De la popularité de Macron ?: comparaison est elle raison ?
Posté : 04 mars 2021 11:32
Bonjour à vous tous
https://www.lefigaro.fr/vox/politique/e ... e-20210303
Extrait d’un article complet :
« Emmanuel Macron serait un président «populaire» comparativement à François Hollande et Nicolas Sarkozy. «Avec 41 % de satisfaction, le locataire de l’Élysée est dans une situation plus confortable que celle de François Hollande (22 %) et Nicolas Sarkozy (31 %) à pareille époque de leur mandat », peut-on lire sur le site de Paris-Match, qui s'appuie sur un sondage Ifop. Cette évidence ressort de la plupart des commentaires. Le refrain, comme obsessionnel, s'impose dans les médias. Il se présente comme un dogme politico-médiatique, un fait reconnu et admis, une vérité quasi officielle. Nous subissons un véritable matraquage sur la popularité du président de la République, supposée supérieure à celle de ses deux prédécesseur…...L'insistance à rapprocher le niveau de popularité du président Macron de celui de François Hollande et Nicolas Sarkozy est lourde de signification. Si l'objectif est de convaincre que le chef de l'État est un président populaire, le niveau d'environ 40% n'est pas suffisant : loin de la majorité de 50%. D'où le recours systématique à la comparaison avec François Hollande et Nicolas Sarkozy supposée favorable à l'actuel occupant de l'Élysée. En filigrane, le message est clair : si les deux prédécesseurs du président Macron ne sont pas parvenus à obtenir un second mandat, ce dernier est dans une situation plus favorable qui lui ouvre en 2022 la voie de la réussite.
Comparaison est-elle raison ? Le biais de ce raisonnement tient à la différence radicale qui oppose la période 2007-2017 à celle que vit la France depuis un an. La crise sanitaire est sans doute le plus grand bouleversement qu'ait connu notre pays depuis la guerre d'Algérie : 82 000 morts, naufrage économique et social, ruine de nombreuses catégories professionnelles, anéantissement des libertés, en particulier de la liberté d'aller et venir. Cet ouragan produit naturellement un réflexe légitimiste autour du chef de l'État. Une partie des Français dans la tourmente – comme souvent dans l'histoire – se tourne vers le «guide de la nation». François Hollande avait bénéficié de ce phénomène après l'attentat de Charlie Hebdo et du magasin casher de janvier 2015 (+20%). À la différence, le séisme du Covid-19 se prolonge indéfiniment dans le temps et le réflexe légitimiste joue ainsi de manière beaucoup plus étalée.
Par ailleurs, la crise sanitaire a bouleversé dans ses profondeurs le paysage français. Le régime politique a été radicalement transformé. La démocratie libérale et parlementaire s'est trouvée suspendue de fait au profit d'un état d'urgence indéfiniment prolongé. Sous le couvercle de la peur du Covid-19, le Parlement a été marginalisé. La liberté d'aller et venir, mère de toutes les libertés, a été conditionnée. Les oppositions s'enferment dans le silence, la complaisance, la prudence ou l'autocensure. Une pensée unique sanitaire bat son plein et toute réflexion ou parole dissidente est vouée aux gémonies. Les grands débats de société (chômage, pauvreté, sécurité, pouvoir d'achat, immigration) se sont volatilisés. La nature du nouveau régime reste à définir. Post-démocratique ? Autoritaire ? De fait, la quasi-extinction de la contestation sociale ou intellectuelle et de la critique (voire de la caricature), contraste lourdement avec le lynchage quotidien des deux présidents précédents…….. »
En résumé :La côte de popularité est un mirage qui d'ailleurs n'existe pas sur le terrain, et il suffit pour cela de discuter sur les marchés, dans les files d'attente, dans nos familles pour voir et entendre que personne ne se vante d'être de chez Macron hormis ses quelques rares fans et groupies qui portent l’étiquette macronie . Ceci aurait mérité d’être dans ’ la nef des fous ‘de M Onfray (une éphéméride, et ce sur presque tous les jours de cette année 2020)
https://www.lefigaro.fr/vox/politique/e ... e-20210303
Extrait d’un article complet :
« Emmanuel Macron serait un président «populaire» comparativement à François Hollande et Nicolas Sarkozy. «Avec 41 % de satisfaction, le locataire de l’Élysée est dans une situation plus confortable que celle de François Hollande (22 %) et Nicolas Sarkozy (31 %) à pareille époque de leur mandat », peut-on lire sur le site de Paris-Match, qui s'appuie sur un sondage Ifop. Cette évidence ressort de la plupart des commentaires. Le refrain, comme obsessionnel, s'impose dans les médias. Il se présente comme un dogme politico-médiatique, un fait reconnu et admis, une vérité quasi officielle. Nous subissons un véritable matraquage sur la popularité du président de la République, supposée supérieure à celle de ses deux prédécesseur…...L'insistance à rapprocher le niveau de popularité du président Macron de celui de François Hollande et Nicolas Sarkozy est lourde de signification. Si l'objectif est de convaincre que le chef de l'État est un président populaire, le niveau d'environ 40% n'est pas suffisant : loin de la majorité de 50%. D'où le recours systématique à la comparaison avec François Hollande et Nicolas Sarkozy supposée favorable à l'actuel occupant de l'Élysée. En filigrane, le message est clair : si les deux prédécesseurs du président Macron ne sont pas parvenus à obtenir un second mandat, ce dernier est dans une situation plus favorable qui lui ouvre en 2022 la voie de la réussite.
Comparaison est-elle raison ? Le biais de ce raisonnement tient à la différence radicale qui oppose la période 2007-2017 à celle que vit la France depuis un an. La crise sanitaire est sans doute le plus grand bouleversement qu'ait connu notre pays depuis la guerre d'Algérie : 82 000 morts, naufrage économique et social, ruine de nombreuses catégories professionnelles, anéantissement des libertés, en particulier de la liberté d'aller et venir. Cet ouragan produit naturellement un réflexe légitimiste autour du chef de l'État. Une partie des Français dans la tourmente – comme souvent dans l'histoire – se tourne vers le «guide de la nation». François Hollande avait bénéficié de ce phénomène après l'attentat de Charlie Hebdo et du magasin casher de janvier 2015 (+20%). À la différence, le séisme du Covid-19 se prolonge indéfiniment dans le temps et le réflexe légitimiste joue ainsi de manière beaucoup plus étalée.
Par ailleurs, la crise sanitaire a bouleversé dans ses profondeurs le paysage français. Le régime politique a été radicalement transformé. La démocratie libérale et parlementaire s'est trouvée suspendue de fait au profit d'un état d'urgence indéfiniment prolongé. Sous le couvercle de la peur du Covid-19, le Parlement a été marginalisé. La liberté d'aller et venir, mère de toutes les libertés, a été conditionnée. Les oppositions s'enferment dans le silence, la complaisance, la prudence ou l'autocensure. Une pensée unique sanitaire bat son plein et toute réflexion ou parole dissidente est vouée aux gémonies. Les grands débats de société (chômage, pauvreté, sécurité, pouvoir d'achat, immigration) se sont volatilisés. La nature du nouveau régime reste à définir. Post-démocratique ? Autoritaire ? De fait, la quasi-extinction de la contestation sociale ou intellectuelle et de la critique (voire de la caricature), contraste lourdement avec le lynchage quotidien des deux présidents précédents…….. »
En résumé :La côte de popularité est un mirage qui d'ailleurs n'existe pas sur le terrain, et il suffit pour cela de discuter sur les marchés, dans les files d'attente, dans nos familles pour voir et entendre que personne ne se vante d'être de chez Macron hormis ses quelques rares fans et groupies qui portent l’étiquette macronie . Ceci aurait mérité d’être dans ’ la nef des fous ‘de M Onfray (une éphéméride, et ce sur presque tous les jours de cette année 2020)