Que contient la niche parlementaire défendue par la Droite républicaine ce jeudi ?
Posté : 22 janvier 2026 09:03
"Port du voile pour les mineures, travail le 1er mai, légitime défense des forces de l’ordre… Que contient la niche parlementaire défendue par la Droite républicaine ce jeudi ?
Le groupe de la Droite républicaine défend ce jeudi 22 janvier sa niche parlementaire devant l’Assemblée nationale. Dix textes seront soumis aux députés au cours de cette journée.
Un programme chargé. Ce jeudi 22 janvier, les députés du groupe de la Droite républicaine défendent leur niche parlementaire à l’Assemblée nationale. Au cours de cette journée, ce ne sont pas moins de dix textes qui vont être présentés.
Il faut toutefois rappeler que les députés n’auront peut-être pas le temps de voter l’ensemble des textes portés par le groupe de Laurent Wauquiez. En effet, le règlement de l’Assemblée nationale prévoit la fin automatique de la niche à minuit, quelle que soit l’avancée des débats au sein de l’Hémicycle.
Placer les Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’UE
La Droite républicaine défendra en première position au cours de sa niche un texte visant à réduire l’impact de l’islamisme politique en France. Il s’agira d’une proposition de résolution européenne portée par le député des Alpes-Maritimes Eric Pauget.
Le texte a pour ambition d’inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Fondée en 1928 en Egypte, elle compterait environ 100.000 adeptes en France et est déjà considérée comme terroriste dans plusieurs pays parmi lesquels les Etats-Unis, la Russie, la Jordanie ou encore l’Arabie saoudite.
Suspendre la création de nouvelles instances administratives
Placée en deuxième position de cette niche parlementaire, la proposition de loi visant à suspendre la création de nouvelles instances administratives est un texte phare de la Droite républicaine.
Ce texte a pour ambition de lutter contre le phénomène d’agencification de l’Etat et de rendre son administration plus lisible pour les usagers. Par ailleurs, cette suspension permettrait, selon les députés signataires, de réduire les dépenses à une époque où la France fait face à une dette colossale.
Instaurer de la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre
Déposé en décembre 2024, ce texte du député Ian Boucard aura dû attendre cette niche parlementaire pour faire l’objet d’une discussion en séance publique.
Placé en troisième position, ce dernier prévoit l’instauration du principe de présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans le cadre de leurs fonctions.
Rejetée en commission des lois, la proposition vise à protéger les forces de l’ordre «lorsqu’elles agissent en réponse à une menace réelle, immédiate et grave à leur intégrité physique ou à celle d’autrui.»
Toutefois, le texte n’a pas pour ambition de «soustraire les forces de l’ordre au contrôle judiciaire» qui demeure «indispensable».
Autoriser le travail le 1er mai dans certains secteurs
Déjà voté au Sénat, le texte visant à autoriser le travail le 1er mai dans certains secteurs a été repris par la Droite républicaine pour cette niche parlementaire.
En effet, le 1er mai est l’unique jour férié français qui est également obligatoirement chômé sauf dérogation prévue par la loi depuis 1947. Toutefois, un flou juridique persiste qui empêche par exemple les boulangeries d’ouvrir leurs portes lors de la journée du Travail.
C’est dans l’optique de clarifier le cadre légal que cette proposition de loi a été déposée.
Interdiction du port du voile pour les mineures
C’est la proposition de loi la plus médiatisée de cette niche parlementaire mais elle ne sera pourtant étudiée qu'en cinquième position. Porté par le président du groupe, Laurent Wauquiez, ce texte prévoit l’interdiction du port du voile pour les jeunes filles mineures et ce, même en cas d’accord des parents.
Le député de Haute-Loire s’est notamment appuyé sur le rapport «Frères musulmans et islamisme politique» publié par le ministère de l’Intérieur au mois de mai dernier. Pour Laurent Wauquiez, cette augmentation massive du voilement chez les mineures «heurte nos principes les plus fondamentaux».
Cette proposition de loi qui devrait recevoir le soutien de l’aile droite de l’Hémicycle risque de créer de vifs remous parmi les députés.
Débloquer la participation et l’intéressement en 2026
En sixième position de sa niche parlementaire, la Droite républicaine a opté pour un texte en faveur du pouvoir d’achat des Français. Porté par Sylvie Bonnet, ce dernier a pour but de permettre le déblocage exceptionnel de la participation et de l’intéressement en 2026.
Si ce texte est adopté, les salariés pourront débloquer dans le cadre de ce dispositif jusqu’à 50.000 euros soumis aux exonérations fiscales et sociales.
Suspendre les aides publiques pour les auteurs de violence
C’est un texte qui risque lui aussi de faire du bruit lors de cette journée de niche parlementaire. En effet, portée par le député breton Corentin Le Fur, la proposition de loi entend priver temporairement de certaines aides et allocations les personnes reconnues coupables de violences lors d’un rassemblement ou d’une manifestation.
Avec ce texte, la Droite républicaine souhaite mettre en place le principe du «casseur-payeur» et «faire porter une responsabilité réelle à ceux qui choisissent de semer le chaos».
Toutefois, septième dans l'ordre d'examen, le texte pourrait être l'un des derniers à être étudié voire l'un des premiers à ne pas l'être.
Interdire le maintien de l’hébergement d’urgence aux immigrés illégaux
En pleine trêve hivernale ce texte défendu par Anne-Laure Blin risque de déplaire à une partie de l’Hémicycle. En effet, la proposition de loi de la députée du Maine-et-Loire prévoit l’interdiction du maintien de l’hébergement d’urgence pour les immigrés en situation irrégulière.
Avec ce texte, la Droite républicaine souhaite réduire la saturation des centres d’accueil, qui selon un rapport de la Cour des comptes paru en janvier 2024 sont occupés entre 40 à 60% par des immigrés illégaux.
Toutefois, placé en huitième position de la niche parlementaire, ce texte a peu de change d’être étudié par les députés.
Autoriser la saisie des amendes impayées sur les minima sociaux
Les députés de la Droite républicaine présentent un second texte de responsabilisation. Ce dernier porté par Fabien Di Filippo vise à permettre la saisie des amendes impayées sur les minima sociaux.
En effet, comme l'a rappelé le député de Moselle, les amendes pénales et forfaitaires «représentent plus d'un tiers des peines prononcées par les tribunaux français». Toutefois, selon un rapport du ministère de la Justice daté de 2023, le taux de recouvrement de ces dernières ne dépasse pas les 50%.
Avec cette proposition de loi, les députés de la Droite républicaine souhaitent fluidifier les procédures pour obtenir un recouvrement plus rapide et plus haut, notamment via la saisie sur les minima sociaux tels que les indemnités chômage, les allocations familiales ou le RSA.
Le texte prévoit que ces saisies ne puissent se faire de manière étalée à raison de 50 euros maximum par mois.
Concilier droit de grève et continuité du service public des transports
Dernier texte de cette niche parlementaire, la proposition de loi visant à concilier droit de grève et continuité du service public des transports ne sera sans doute pas étudiée lors de cette journée, faute de temps.
Toutefois, cette dernière a pour ambition de réduire l’impact négatif des grèves du secteur des transports du quotidien des usagers. "
https://www.cnews.fr/france/2026-01-22/ ... -forces-de
Le groupe de la Droite républicaine défend ce jeudi 22 janvier sa niche parlementaire devant l’Assemblée nationale. Dix textes seront soumis aux députés au cours de cette journée.
Un programme chargé. Ce jeudi 22 janvier, les députés du groupe de la Droite républicaine défendent leur niche parlementaire à l’Assemblée nationale. Au cours de cette journée, ce ne sont pas moins de dix textes qui vont être présentés.
Il faut toutefois rappeler que les députés n’auront peut-être pas le temps de voter l’ensemble des textes portés par le groupe de Laurent Wauquiez. En effet, le règlement de l’Assemblée nationale prévoit la fin automatique de la niche à minuit, quelle que soit l’avancée des débats au sein de l’Hémicycle.
Placer les Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’UE
La Droite républicaine défendra en première position au cours de sa niche un texte visant à réduire l’impact de l’islamisme politique en France. Il s’agira d’une proposition de résolution européenne portée par le député des Alpes-Maritimes Eric Pauget.
Le texte a pour ambition d’inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Fondée en 1928 en Egypte, elle compterait environ 100.000 adeptes en France et est déjà considérée comme terroriste dans plusieurs pays parmi lesquels les Etats-Unis, la Russie, la Jordanie ou encore l’Arabie saoudite.
Suspendre la création de nouvelles instances administratives
Placée en deuxième position de cette niche parlementaire, la proposition de loi visant à suspendre la création de nouvelles instances administratives est un texte phare de la Droite républicaine.
Ce texte a pour ambition de lutter contre le phénomène d’agencification de l’Etat et de rendre son administration plus lisible pour les usagers. Par ailleurs, cette suspension permettrait, selon les députés signataires, de réduire les dépenses à une époque où la France fait face à une dette colossale.
Instaurer de la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre
Déposé en décembre 2024, ce texte du député Ian Boucard aura dû attendre cette niche parlementaire pour faire l’objet d’une discussion en séance publique.
Placé en troisième position, ce dernier prévoit l’instauration du principe de présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans le cadre de leurs fonctions.
Rejetée en commission des lois, la proposition vise à protéger les forces de l’ordre «lorsqu’elles agissent en réponse à une menace réelle, immédiate et grave à leur intégrité physique ou à celle d’autrui.»
Toutefois, le texte n’a pas pour ambition de «soustraire les forces de l’ordre au contrôle judiciaire» qui demeure «indispensable».
Autoriser le travail le 1er mai dans certains secteurs
Déjà voté au Sénat, le texte visant à autoriser le travail le 1er mai dans certains secteurs a été repris par la Droite républicaine pour cette niche parlementaire.
En effet, le 1er mai est l’unique jour férié français qui est également obligatoirement chômé sauf dérogation prévue par la loi depuis 1947. Toutefois, un flou juridique persiste qui empêche par exemple les boulangeries d’ouvrir leurs portes lors de la journée du Travail.
C’est dans l’optique de clarifier le cadre légal que cette proposition de loi a été déposée.
Interdiction du port du voile pour les mineures
C’est la proposition de loi la plus médiatisée de cette niche parlementaire mais elle ne sera pourtant étudiée qu'en cinquième position. Porté par le président du groupe, Laurent Wauquiez, ce texte prévoit l’interdiction du port du voile pour les jeunes filles mineures et ce, même en cas d’accord des parents.
Le député de Haute-Loire s’est notamment appuyé sur le rapport «Frères musulmans et islamisme politique» publié par le ministère de l’Intérieur au mois de mai dernier. Pour Laurent Wauquiez, cette augmentation massive du voilement chez les mineures «heurte nos principes les plus fondamentaux».
Cette proposition de loi qui devrait recevoir le soutien de l’aile droite de l’Hémicycle risque de créer de vifs remous parmi les députés.
Débloquer la participation et l’intéressement en 2026
En sixième position de sa niche parlementaire, la Droite républicaine a opté pour un texte en faveur du pouvoir d’achat des Français. Porté par Sylvie Bonnet, ce dernier a pour but de permettre le déblocage exceptionnel de la participation et de l’intéressement en 2026.
Si ce texte est adopté, les salariés pourront débloquer dans le cadre de ce dispositif jusqu’à 50.000 euros soumis aux exonérations fiscales et sociales.
Suspendre les aides publiques pour les auteurs de violence
C’est un texte qui risque lui aussi de faire du bruit lors de cette journée de niche parlementaire. En effet, portée par le député breton Corentin Le Fur, la proposition de loi entend priver temporairement de certaines aides et allocations les personnes reconnues coupables de violences lors d’un rassemblement ou d’une manifestation.
Avec ce texte, la Droite républicaine souhaite mettre en place le principe du «casseur-payeur» et «faire porter une responsabilité réelle à ceux qui choisissent de semer le chaos».
Toutefois, septième dans l'ordre d'examen, le texte pourrait être l'un des derniers à être étudié voire l'un des premiers à ne pas l'être.
Interdire le maintien de l’hébergement d’urgence aux immigrés illégaux
En pleine trêve hivernale ce texte défendu par Anne-Laure Blin risque de déplaire à une partie de l’Hémicycle. En effet, la proposition de loi de la députée du Maine-et-Loire prévoit l’interdiction du maintien de l’hébergement d’urgence pour les immigrés en situation irrégulière.
Avec ce texte, la Droite républicaine souhaite réduire la saturation des centres d’accueil, qui selon un rapport de la Cour des comptes paru en janvier 2024 sont occupés entre 40 à 60% par des immigrés illégaux.
Toutefois, placé en huitième position de la niche parlementaire, ce texte a peu de change d’être étudié par les députés.
Autoriser la saisie des amendes impayées sur les minima sociaux
Les députés de la Droite républicaine présentent un second texte de responsabilisation. Ce dernier porté par Fabien Di Filippo vise à permettre la saisie des amendes impayées sur les minima sociaux.
En effet, comme l'a rappelé le député de Moselle, les amendes pénales et forfaitaires «représentent plus d'un tiers des peines prononcées par les tribunaux français». Toutefois, selon un rapport du ministère de la Justice daté de 2023, le taux de recouvrement de ces dernières ne dépasse pas les 50%.
Avec cette proposition de loi, les députés de la Droite républicaine souhaitent fluidifier les procédures pour obtenir un recouvrement plus rapide et plus haut, notamment via la saisie sur les minima sociaux tels que les indemnités chômage, les allocations familiales ou le RSA.
Le texte prévoit que ces saisies ne puissent se faire de manière étalée à raison de 50 euros maximum par mois.
Concilier droit de grève et continuité du service public des transports
Dernier texte de cette niche parlementaire, la proposition de loi visant à concilier droit de grève et continuité du service public des transports ne sera sans doute pas étudiée lors de cette journée, faute de temps.
Toutefois, cette dernière a pour ambition de réduire l’impact négatif des grèves du secteur des transports du quotidien des usagers. "
https://www.cnews.fr/france/2026-01-22/ ... -forces-de
