Jordan Bardella tend la main aux LR pour des listes d’union au second tour et se prend un vent
Posté : 09 février 2026 06:44
Et toc !...
Xavier Bertrand et Michel Barnier ont répondu au patron du RN, estimant qu’il était hors de question de s’allier avec l’extrême droite.
L’union de la droite et de l’extrême droite n’est peut-être pas pour tout de suite. Malgré la multiplication des signaux faibles, et les rapprochements sur le fond, certains cadres LR continuent de s’opposer à une coalition en bonne et due forme. Et ce, malgré les appels du pied incessants en provenance du RN ou de Reconquête.
Ainsi Jordan Bardella a-t-il annoncé, le 7 février sur BFMTV, qu’il n’excluait pas, « au cas par cas », des « listes d’union » ou de « rassemblement » au deuxième tour des élections municipales. Dans le cas notamment où « l’extrême gauche » est en mesure de l’emporter. Une main très clairement tendue en direction des Républicains, à condition que ces derniers acceptent « une discussion sur la sécurité, le rétablissement des comptes publics, la défense de la laïcité, de nos traditions, de notre identité ».
Le prémice de la grande union à laquelle croyait Éric Ciotti en 2024 (mais qui a en fait consisté à se faire aspirer par le RN) ? Pas vraiment. Aussitôt la proposition de Jordan Bardella rendue publique, plusieurs responsables LR l’ont rejetée. « Certainement pas. Je suis résolument opposé aux dirigeants du RN. Je les combats », a affirmé Xavier Bertrand sur BFMTV. Pour le président de la région Hauts-de-France, candidat déclaré à l’élection présidentielle, « leur enjeu n’est pas de sortir le pays de l’ornière mais de conquérir le pouvoir à tout prix en profitant du désaroi économique et social ».
Il ajoute : « Si le RN arrive un jour au pouvoir, je m’y opposerai de toutes mes forces ». Y compris dans le cas d’un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national, Xavier Bertrand refuse de choisir. Pas vraiment le genre de réponse qu’attendait Jordan Bardella, convaincu du « danger » supposé de « l’extrême gauche ».
Si la position de Xavier Bertrand n’est pas surprenante puisqu’il s’est toujours opposé à l’extrême droite, alors même qu’elle réalise parmi ses meilleurs scores dans la région qu’il préside, celle de l’ancien Premier ministre Michel Barnier l’est un peu plus. Celui qui avait tenté jusqu’au bout de négocier avec Marine Le Pen pour s’épargner une censure en décembre 2024 se montre aujourd’hui beaucoup plus ferme.
« Pas question »
« Je ne plaide pas et ne plaiderai jamais pour une alliance avec les formations d’extrême droite », a déclaré le Savoyard sur LCI. Ajoutant que « Jordan Bardella n’est pas propriétaire de ses voix ». Sous-entendu : les électeurs du RN pourront, au second tour, porter leur voix sur celle de LR sans que cela ne passe par un quelconque accord d’appareil.
Prenant l’exemple de Paris, où la candidate Sarah Knafo fait parler d’elle avec une stratégie délibérée du buzz permanent, Michel Barnier rappelle que cette dernière, issue du parti Reconquête d’Éric Zemmour, est « alliée au parti d’extrême droite l’AfD au Parlement européen ». Un parti, rappelle-t-il, « d’inspiration néonazie ». « Pas question » dès lors de s’allier avec elle. « Pas question, c’est aussi simple que ça ». L’éphémère Premier ministre estime que les LR, qui représentent « une droite républicaine », doivent « redevenir un parti qui attire et qui donne confiance aux citoyens », en privilégiant « l’unité avec d’autres formations du centre ».
Le patron du parti, Bruno Retailleau, ne s’est en revanche pas exprimé. Est-il favorable à des alliances de circonstance avec le RN dans certains cas au second tour ? On se souvient qu’en octobre, quand le second tour d’une élection législative partielle avait vu s’affronter le PS à un candidat d’extrême droite, le Vendéen avait appelé les électeurs à faire barrage à la gauche. Ce qui ne plaît pas franchement à Xavier Bertrand, qui demande à Bruno Retailleau d’être « plus clair ».
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 60161.html
Xavier Bertrand et Michel Barnier ont répondu au patron du RN, estimant qu’il était hors de question de s’allier avec l’extrême droite.
L’union de la droite et de l’extrême droite n’est peut-être pas pour tout de suite. Malgré la multiplication des signaux faibles, et les rapprochements sur le fond, certains cadres LR continuent de s’opposer à une coalition en bonne et due forme. Et ce, malgré les appels du pied incessants en provenance du RN ou de Reconquête.
Ainsi Jordan Bardella a-t-il annoncé, le 7 février sur BFMTV, qu’il n’excluait pas, « au cas par cas », des « listes d’union » ou de « rassemblement » au deuxième tour des élections municipales. Dans le cas notamment où « l’extrême gauche » est en mesure de l’emporter. Une main très clairement tendue en direction des Républicains, à condition que ces derniers acceptent « une discussion sur la sécurité, le rétablissement des comptes publics, la défense de la laïcité, de nos traditions, de notre identité ».
Le prémice de la grande union à laquelle croyait Éric Ciotti en 2024 (mais qui a en fait consisté à se faire aspirer par le RN) ? Pas vraiment. Aussitôt la proposition de Jordan Bardella rendue publique, plusieurs responsables LR l’ont rejetée. « Certainement pas. Je suis résolument opposé aux dirigeants du RN. Je les combats », a affirmé Xavier Bertrand sur BFMTV. Pour le président de la région Hauts-de-France, candidat déclaré à l’élection présidentielle, « leur enjeu n’est pas de sortir le pays de l’ornière mais de conquérir le pouvoir à tout prix en profitant du désaroi économique et social ».
Il ajoute : « Si le RN arrive un jour au pouvoir, je m’y opposerai de toutes mes forces ». Y compris dans le cas d’un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national, Xavier Bertrand refuse de choisir. Pas vraiment le genre de réponse qu’attendait Jordan Bardella, convaincu du « danger » supposé de « l’extrême gauche ».
Si la position de Xavier Bertrand n’est pas surprenante puisqu’il s’est toujours opposé à l’extrême droite, alors même qu’elle réalise parmi ses meilleurs scores dans la région qu’il préside, celle de l’ancien Premier ministre Michel Barnier l’est un peu plus. Celui qui avait tenté jusqu’au bout de négocier avec Marine Le Pen pour s’épargner une censure en décembre 2024 se montre aujourd’hui beaucoup plus ferme.
« Pas question »
« Je ne plaide pas et ne plaiderai jamais pour une alliance avec les formations d’extrême droite », a déclaré le Savoyard sur LCI. Ajoutant que « Jordan Bardella n’est pas propriétaire de ses voix ». Sous-entendu : les électeurs du RN pourront, au second tour, porter leur voix sur celle de LR sans que cela ne passe par un quelconque accord d’appareil.
Prenant l’exemple de Paris, où la candidate Sarah Knafo fait parler d’elle avec une stratégie délibérée du buzz permanent, Michel Barnier rappelle que cette dernière, issue du parti Reconquête d’Éric Zemmour, est « alliée au parti d’extrême droite l’AfD au Parlement européen ». Un parti, rappelle-t-il, « d’inspiration néonazie ». « Pas question » dès lors de s’allier avec elle. « Pas question, c’est aussi simple que ça ». L’éphémère Premier ministre estime que les LR, qui représentent « une droite républicaine », doivent « redevenir un parti qui attire et qui donne confiance aux citoyens », en privilégiant « l’unité avec d’autres formations du centre ».
Le patron du parti, Bruno Retailleau, ne s’est en revanche pas exprimé. Est-il favorable à des alliances de circonstance avec le RN dans certains cas au second tour ? On se souvient qu’en octobre, quand le second tour d’une élection législative partielle avait vu s’affronter le PS à un candidat d’extrême droite, le Vendéen avait appelé les électeurs à faire barrage à la gauche. Ce qui ne plaît pas franchement à Xavier Bertrand, qui demande à Bruno Retailleau d’être « plus clair ».
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 60161.html
