L’eurodéputé RN, Fabrice Leggeri, sous le coup d’une enquête pour « complicité de crimes contre l’humanité »
Posté : 24 mars 2026 10:54
"investigations•A la suite d’une plainte déposée en 2024 par la Ligue des droits de l'homme, une enquête a été ouverte contre l’ancien directeur de Frontex et eurodéputé RN, Fabrice Leggeri, soupçonné de « complicité de crimes contre l’humanité et de torture »
eurodéputé du Rassemblement national, Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, placé sous le coup d’une enquête. La Ligue des droits de l'homme (LDH) a obtenu qu’un juge d’instruction soit bientôt saisi pour enquêter sur l’élu soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.
A la tête de Frontex - une agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières –, entre janvier 2015 et avril 2022, Fabrice Leggeri a régulièrement été accusé par les ONG de tolérer des refoulements illégaux de migrants, s’imposant comme un défenseur de l’imperméabilité des frontières européennes.
Des investigations à la suite d’une plainte
La LDH, à l’origine d’une plainte déposée en 2024, l’accuse notamment d’avoir « encouragé » ses agents à faciliter les interceptions d’embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques. Elle lui reproche d’avoir « fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix - en vies humaines notamment - à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE ».
Après un parcours procédural de deux ans, la plainte de la LDH a finalement abouti à l’ouverture d’investigations, sur décision, le 18 mars, de la cour d’appel de Paris. La chambre de l’instruction a dit « y avoir lieu à informer sur les faits tels qu’ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH », a détaillé une source judiciaire à l’AFP.
« Fabrice Leggeri n’était pas informé de ces développements et n’a donc pas de commentaire à faire à ce stade », a réagi son entourage. « Pour la première fois, un ou des juges d’instruction français vont examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l’hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment », s’est de son côté félicité, l’avocat de la LDH, Emmanuel Daoud.
Une surveillance aérienne pour détecter les embarcations
Quelque 82.000 migrants sont morts ou portés disparus depuis 2014, principalement en Méditerranée, route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Un nombre sous-estimé, d’après la Mission d’appui de l’ONU en Libye et du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, qui, dans un récent rapport, a pointé du doigt les « violations graves » subies par les personnes migrantes « détenues arbitrairement dans des centres de détention officiels et non officiels » en Libye.
Depuis, les moyens maritimes de surveillance de Frontex ont été remplacés par des moyens aériens permettant de détecter plus tôt les embarcations, et de faire intervenir les garde-côtes libyens plutôt que les garde-côtes italiens ou maltais. Ce que dénoncent les ONG."
https://www.20minutes.fr/justice/421476 ... e-humanite
eurodéputé du Rassemblement national, Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, placé sous le coup d’une enquête. La Ligue des droits de l'homme (LDH) a obtenu qu’un juge d’instruction soit bientôt saisi pour enquêter sur l’élu soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.
A la tête de Frontex - une agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières –, entre janvier 2015 et avril 2022, Fabrice Leggeri a régulièrement été accusé par les ONG de tolérer des refoulements illégaux de migrants, s’imposant comme un défenseur de l’imperméabilité des frontières européennes.
Des investigations à la suite d’une plainte
La LDH, à l’origine d’une plainte déposée en 2024, l’accuse notamment d’avoir « encouragé » ses agents à faciliter les interceptions d’embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques. Elle lui reproche d’avoir « fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix - en vies humaines notamment - à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE ».
Après un parcours procédural de deux ans, la plainte de la LDH a finalement abouti à l’ouverture d’investigations, sur décision, le 18 mars, de la cour d’appel de Paris. La chambre de l’instruction a dit « y avoir lieu à informer sur les faits tels qu’ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH », a détaillé une source judiciaire à l’AFP.
« Fabrice Leggeri n’était pas informé de ces développements et n’a donc pas de commentaire à faire à ce stade », a réagi son entourage. « Pour la première fois, un ou des juges d’instruction français vont examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l’hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment », s’est de son côté félicité, l’avocat de la LDH, Emmanuel Daoud.
Une surveillance aérienne pour détecter les embarcations
Quelque 82.000 migrants sont morts ou portés disparus depuis 2014, principalement en Méditerranée, route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Un nombre sous-estimé, d’après la Mission d’appui de l’ONU en Libye et du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, qui, dans un récent rapport, a pointé du doigt les « violations graves » subies par les personnes migrantes « détenues arbitrairement dans des centres de détention officiels et non officiels » en Libye.
Depuis, les moyens maritimes de surveillance de Frontex ont été remplacés par des moyens aériens permettant de détecter plus tôt les embarcations, et de faire intervenir les garde-côtes libyens plutôt que les garde-côtes italiens ou maltais. Ce que dénoncent les ONG."
https://www.20minutes.fr/justice/421476 ... e-humanite
