Page 1 sur 2

Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 14:56
par sofasurfer
Hier le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a proposé la fin du plafonnement égalitaire des frais de scolarité pour les étudiants extra communautaires ( en dehors de l'UE).Cela signifie que les universités pourront fixer librement le montant annuel des frais de scolarité pour ces étudiants, et l'état ne compensera pas le montant d'exonération restant.
Parmi les mesures annoncées dans le cadre du nouveau plan d'attractivité internationale "Choose France for Higher Education", plusieurs suscitent l'inquiétude des représentants des universités et des étudiants.

En 2019, le précédent plan d'attractivité "Bienvenue en France" mettait en place des frais différenciés pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Ces derniers devant s’acquitter de 2.895 euros en licence et 3.941 euros en master, contre 178 euros et 254 euros pour les étudiants français. Néanmoins, à l’heure actuelle, seulement 10% d'étudiants étrangers s'acquittent de ces frais, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.

En dévoilant son nouveau plan le 21 avril à l'UTC université de technologie de Compiègne), le ministre Philippe Baptiste a annoncé la publication à venir d'un décret pour rendre effective l’application de ces droits différenciés dès la rentrée de septembre 2026.

Les boursiers du gouvernement français et les étudiants dans le cadre d’une mobilité d’échange resteront exempts. Les établissements pourront par ailleurs exonérer au maximum 10% des étudiants concernés par ces frais différenciés.

Autre mesure contestée du nouveau plan, une préférence pour accueillir des étudiants internationaux dans les filières d'études répondant aux enjeux technologiques et économiques de la France.
https://www.letudiant.fr/educpros/actua ... ngers.html

Cette mesure vise a faire des économies sur les dotations de fonctionnement données aux universités, qui doivent plus compter sur la collecte des frais de scolarité pour pouvoir fonctionner.

Sauf que cette mesure a deux conséquences :

Une sélection des étudiants étrangers par l'argent, ceux qui n'auront pas les moyens de payer seront recalés de fait même s'ils ont un excellent niveau scolaire, faisant de fait baisser le niveau moyen

Une étendue possible à l'ensemble des inscrits : ca commence par els étrangers hors UE, puis étrangers UE inclus, pour terminer par l'ensemble des étudiants.

Cette dynamique privatisante est dangereuse car elle signe la favorisation de la sélection par l'argent et non par le niveau. A terme nous allons vers la privatisation totale du fonctionnement des universités, qui trouveront leurs budgets de fonctionnement à travers les frais de scolarité, dans l'objectif de permettre à l'état de faire des économies.

SAuf que dans ce cas, nous ferons également l'économie de l'innovation, de la recherche publique et du rayonnement international...

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 15:10
par jeandu53
Je trouve cette mesure tout à fait logique.

Il faut savoir que les frais d'inscription à l'université sont très faibles, chaque étudiant ne paye qu'une petite partie de ce qu'il coûte réellement, le différentiel est assumé par l’État (donc le contribuable) par le biais de dotations budgétaires diverses et variées.

La question à poser est : est-il nécessaire que l’État (donc le contribuable) finance aussi les frais de scolarité d'étudiants étrangers qui, probablement, retourneront dans leur pays une fois leurs études achevées ? Non, le contribuable n'a pas à financer les frais de scolarité de ces étudiants étrangers, sauf à prouver que leur présence est utile à la grandeur de notre pays ou au dynamisme de notre économie (mais ça reste à prouver).

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 15:23
par Patchouli38
jeandu53 a écrit : 06 mai 2026 15:10 Je trouve cette mesure tout à fait logique.

Il faut savoir que les frais d'inscription à l'université sont très faibles, chaque étudiant ne paye qu'une petite partie de ce qu'il coûte réellement, le différentiel est assumé par l’État (donc le contribuable) par le biais de dotations budgétaires diverses et variées.

La question à poser est : est-il nécessaire que l’État (donc le contribuable) finance aussi les frais de scolarité d'étudiants étrangers qui, probablement, retourneront dans leur pays une fois leurs études achevées ? Non, le contribuable n'a pas à financer les frais de scolarité de ces étudiants étrangers, sauf à prouver que leur présence est utile à la grandeur de notre pays ou au dynamisme de notre économie (mais ça reste à prouver).
Bonjour jeandu,

Oui, les étudiants étrangers sont indispensables aux universités françaises car ce ne sont pas uniquement des étudiants, mais avant tout des clients. Ils participent au rayonnement de nos établissements d'enseignement supérieur à l'étranger.
Supprimez tous les étudiants étrangers et les universités s'effondrent. Il ne faut pas non plus oublier que les établissements français subissent la concurrence des universités étrangères.

L'Etat a déjà réduit le budget des universités et aujourd'hui multiplie les frais d'inscription pour certains étudiants étrangers. Cela a un impact direct sur les finances des universités et donc également sur l'embauche de contractuels. En effet, avec la réduction de moyens financiers, cela entraîne également et automatiquement une réduction de ses effectifs et donc une baisse des embauches.
Je sais de quoi je parle car je travaille dans une université.

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 15:47
par Kabé
Patchouli38 a écrit : 06 mai 2026 15:23
jeandu53 a écrit : 06 mai 2026 15:10 Je trouve cette mesure tout à fait logique.

Il faut savoir que les frais d'inscription à l'université sont très faibles, chaque étudiant ne paye qu'une petite partie de ce qu'il coûte réellement, le différentiel est assumé par l’État (donc le contribuable) par le biais de dotations budgétaires diverses et variées.

La question à poser est : est-il nécessaire que l’État (donc le contribuable) finance aussi les frais de scolarité d'étudiants étrangers qui, probablement, retourneront dans leur pays une fois leurs études achevées ? Non, le contribuable n'a pas à financer les frais de scolarité de ces étudiants étrangers, sauf à prouver que leur présence est utile à la grandeur de notre pays ou au dynamisme de notre économie (mais ça reste à prouver).
Bonjour jeandu,

Oui, les étudiants étrangers sont indispensables aux universités françaises car ce ne sont pas uniquement des étudiants, mais avant tout des clients. Ils participent au rayonnement de nos établissements d'enseignement supérieur à l'étranger.
Supprimez tous les étudiants étrangers et les universités s'effondrent. Il ne faut pas non plus oublier que les établissements français subissent la concurrence des universités étrangères.

Cela me semble très exagéré. Je suis d'accord avec Jeandu53 : En France, il y a un système de bourses. Dans l'UE on a le programme Erasmus, un système de bourses (entre autres) pour faciliter les études à l'étranger (au sein de l'UE ou hors UE) - j'en ai pu profiter quand j'étais petit. Cela ne me semble pas relever de la responsabilité de la France, ni de l'UE de financer, même pas partiellement, les études des étudiants hors UE, mais de la responsabilité des pays d'origine de ces étudiants de leur éventuellement donner des bourses. Si/quand ces pays d'origine n'ont pas un tel système de bourses, en effet, ce ne serait que pour les étudiants de familles aisées, mais encore une fois, ce n'est que de la responsabilité de ces pays et non pas de la nôtre.
Ceci n'exclue bien évidemment pas la possibilité que des pays et/ou des universités mettent en place des coopérations/échanges dont ils pensent que ce serait gagnant/gagnant...

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 16:22
par sofasurfer
Kabé a écrit : 06 mai 2026 15:47
Patchouli38 a écrit : 06 mai 2026 15:23

Bonjour jeandu,

Oui, les étudiants étrangers sont indispensables aux universités françaises car ce ne sont pas uniquement des étudiants, mais avant tout des clients. Ils participent au rayonnement de nos établissements d'enseignement supérieur à l'étranger.
Supprimez tous les étudiants étrangers et les universités s'effondrent. Il ne faut pas non plus oublier que les établissements français subissent la concurrence des universités étrangères.

Cela me semble très exagéré. Je suis d'accord avec Jeandu53 : En France, il y a un système de bourses. Dans l'UE on a le programme Erasmus, un système de bourses (entre autres) pour faciliter les études à l'étranger (au sein de l'UE ou hors UE) - j'en ai pu profiter quand j'étais petit. Cela ne me semble pas relever de la responsabilité de la France, ni de l'UE de financer, même pas partiellement, les études des étudiants hors UE, mais de la responsabilité des pays d'origine de ces étudiants de leur éventuellement donner des bourses. Si/quand ces pays d'origine n'ont pas un tel système de bourses, en effet, ce ne serait que pour les étudiants de familles aisées, mais encore une fois, ce n'est que de la responsabilité de ces pays et non pas de la nôtre.
Ceci n'exclue bien évidemment pas la possibilité que des pays et/ou des universités mettent en place des coopérations/échanges dont ils pensent que ce serait gagnant/gagnant...
Les étudiants étrangers ont bien souvent un meilleur niveau que les étudiants Français, ils ont la rage de réussir car leur famille a investi sur eux. Et une fois le diplôme obtenu, ils tissent des liens avec les laboratoires de recherche, les enseignants etc et cela contribue à faire rayonner la recherche française dans le monde. La part des étrangers hors UE dans les filières master 1 2 et doctorat est de quasiment 50%, c'est un potentiel énorme pour attirer les futurs cerveaux dans notre pays.

Et ici on ne parle pas de bourses , mais de frais de scolarité, ce n'est pas la même chose.

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 16:25
par sofasurfer
jeandu53 a écrit : 06 mai 2026 15:10 Je trouve cette mesure tout à fait logique.

Il faut savoir que les frais d'inscription à l'université sont très faibles, chaque étudiant ne paye qu'une petite partie de ce qu'il coûte réellement, le différentiel est assumé par l’État (donc le contribuable) par le biais de dotations budgétaires diverses et variées.

La question à poser est : est-il nécessaire que l’État (donc le contribuable) finance aussi les frais de scolarité d'étudiants étrangers qui, probablement, retourneront dans leur pays une fois leurs études achevées ? Non, le contribuable n'a pas à financer les frais de scolarité de ces étudiants étrangers, sauf à prouver que leur présence est utile à la grandeur de notre pays ou au dynamisme de notre économie (mais ça reste à prouver).
La plupart ont déjà débuté leur cursus universitaire dans leur pays, ils sont sélectionnés parmi les meilleurs et intègrent des master et doctorats.

Ils tissent donc des liens avec les labos de recherche et des enseignants chercheurs entre la France et leur pays.

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 16:52
par Victor
sofasurfer a écrit : 06 mai 2026 14:56 Hier le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a proposé la fin du plafonnement égalitaire des frais de scolarité pour les étudiants extra communautaires ( en dehors de l'UE).Cela signifie que les universités pourront fixer librement le montant annuel des frais de scolarité pour ces étudiants, et l'état ne compensera pas le montant d'exonération restant.
Parmi les mesures annoncées dans le cadre du nouveau plan d'attractivité internationale "Choose France for Higher Education", plusieurs suscitent l'inquiétude des représentants des universités et des étudiants.

En 2019, le précédent plan d'attractivité "Bienvenue en France" mettait en place des frais différenciés pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Ces derniers devant s’acquitter de 2.895 euros en licence et 3.941 euros en master, contre 178 euros et 254 euros pour les étudiants français. Néanmoins, à l’heure actuelle, seulement 10% d'étudiants étrangers s'acquittent de ces frais, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.

En dévoilant son nouveau plan le 21 avril à l'UTC université de technologie de Compiègne), le ministre Philippe Baptiste a annoncé la publication à venir d'un décret pour rendre effective l’application de ces droits différenciés dès la rentrée de septembre 2026.

Les boursiers du gouvernement français et les étudiants dans le cadre d’une mobilité d’échange resteront exempts. Les établissements pourront par ailleurs exonérer au maximum 10% des étudiants concernés par ces frais différenciés.

Autre mesure contestée du nouveau plan, une préférence pour accueillir des étudiants internationaux dans les filières d'études répondant aux enjeux technologiques et économiques de la France.
https://www.letudiant.fr/educpros/actua ... ngers.html

Cette mesure vise a faire des économies sur les dotations de fonctionnement données aux universités, qui doivent plus compter sur la collecte des frais de scolarité pour pouvoir fonctionner.

Sauf que cette mesure a deux conséquences :

Une sélection des étudiants étrangers par l'argent, ceux qui n'auront pas les moyens de payer seront recalés de fait même s'ils ont un excellent niveau scolaire, faisant de fait baisser le niveau moyen

Une étendue possible à l'ensemble des inscrits : ca commence par els étrangers hors UE, puis étrangers UE inclus, pour terminer par l'ensemble des étudiants.

Cette dynamique privatisante est dangereuse car elle signe la favorisation de la sélection par l'argent et non par le niveau. A terme nous allons vers la privatisation totale du fonctionnement des universités, qui trouveront leurs budgets de fonctionnement à travers les frais de scolarité, dans l'objectif de permettre à l'état de faire des économies.

SAuf que dans ce cas, nous ferons également l'économie de l'innovation, de la recherche publique et du rayonnement international...
Oui mais vous n'êtes pas sans savoir qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses.
Il va bien falloir faire des économies.
Et faire des économies, c'est toujours plus difficile que de dépenser plus.

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 16:53
par Kabé
sofasurfer a écrit : 06 mai 2026 16:22
Kabé a écrit : 06 mai 2026 15:47
Cela me semble très exagéré. Je suis d'accord avec Jeandu53 : En France, il y a un système de bourses. Dans l'UE on a le programme Erasmus, un système de bourses (entre autres) pour faciliter les études à l'étranger (au sein de l'UE ou hors UE) - j'en ai pu profiter quand j'étais petit. Cela ne me semble pas relever de la responsabilité de la France, ni de l'UE de financer, même pas partiellement, les études des étudiants hors UE, mais de la responsabilité des pays d'origine de ces étudiants de leur éventuellement donner des bourses. Si/quand ces pays d'origine n'ont pas un tel système de bourses, en effet, ce ne serait que pour les étudiants de familles aisées, mais encore une fois, ce n'est que de la responsabilité de ces pays et non pas de la nôtre.
Ceci n'exclue bien évidemment pas la possibilité que des pays et/ou des universités mettent en place des coopérations/échanges dont ils pensent que ce serait gagnant/gagnant...
Les étudiants étrangers ont bien souvent un meilleur niveau que les étudiants Français, ils ont la rage de réussir car leur famille a investi sur eux. Et une fois le diplôme obtenu, ils tissent des liens avec les laboratoires de recherche, les enseignants etc et cela contribue à faire rayonner la recherche française dans le monde. La part des étrangers hors UE dans les filières master 1 2 et doctorat est de quasiment 50%, c'est un potentiel énorme pour attirer les futurs cerveaux dans notre pays.

Et ici on ne parle pas de bourses , mais de frais de scolarité, ce n'est pas la même chose.

Euh, non. J'enseigne à une université et je n'ai pas constaté que les étudiants étrangers "ont bien souvent un meilleur niveau que les étudiants Français". Je ne sais pas sur quoi vous basez une telle affirmation. Les 50% en master et doctorat, je demande aussi à voir une référence là-dessus, parce que je n'ai pas cette impression. Il y en a beaucoup aussi au niveau licence : j'ai régulièrement des étudiants et étudiantes (en Licence, peu en M1 ou M2), beaucoup de Chinois/es, et, honnêtement, malgré le fait qu'il sont généralement assez motivés je les trouve souvent assez médiocres ; en tout cas, pas plus intelligents que les étudiants français. Mais bon, ça ce n'est qu'une expérience personnelle.
Aussi, ce n'est pas parce que des familles sont riches qu'elles pondent des enfants plus intelligents...

En ce qui concerne les frais de scolarité : en France, elle ne couvrent pas les vrais coûts des études d'une personne. Pourquoi alors ne pas faire payer aux étudiants étrangers, en dehors des programmes d'échanges, les frais réels ? Encore une fois, ce n'est pas à nous de financer/bourser les étudiants étrangers. C'est pas Versailles, ici !

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 06 mai 2026 19:29
par vivarais
sofasurfer a écrit : 06 mai 2026 14:56 Hier le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a proposé la fin du plafonnement égalitaire des frais de scolarité pour les étudiants extra communautaires ( en dehors de l'UE).Cela signifie que les universités pourront fixer librement le montant annuel des frais de scolarité pour ces étudiants, et l'état ne compensera pas le montant d'exonération restant.
Parmi les mesures annoncées dans le cadre du nouveau plan d'attractivité internationale "Choose France for Higher Education", plusieurs suscitent l'inquiétude des représentants des universités et des étudiants.

En 2019, le précédent plan d'attractivité "Bienvenue en France" mettait en place des frais différenciés pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Ces derniers devant s’acquitter de 2.895 euros en licence et 3.941 euros en master, contre 178 euros et 254 euros pour les étudiants français. Néanmoins, à l’heure actuelle, seulement 10% d'étudiants étrangers s'acquittent de ces frais, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.

En dévoilant son nouveau plan le 21 avril à l'UTC université de technologie de Compiègne), le ministre Philippe Baptiste a annoncé la publication à venir d'un décret pour rendre effective l’application de ces droits différenciés dès la rentrée de septembre 2026.

Les boursiers du gouvernement français et les étudiants dans le cadre d’une mobilité d’échange resteront exempts. Les établissements pourront par ailleurs exonérer au maximum 10% des étudiants concernés par ces frais différenciés.

Autre mesure contestée du nouveau plan, une préférence pour accueillir des étudiants internationaux dans les filières d'études répondant aux enjeux technologiques et économiques de la France.
https://www.letudiant.fr/educpros/actua ... ngers.html

Cette mesure vise a faire des économies sur les dotations de fonctionnement données aux universités, qui doivent plus compter sur la collecte des frais de scolarité pour pouvoir fonctionner.

Sauf que cette mesure a deux conséquences :

Une sélection des étudiants étrangers par l'argent, ceux qui n'auront pas les moyens de payer seront recalés de fait même s'ils ont un excellent niveau scolaire, faisant de fait baisser le niveau moyen

Une étendue possible à l'ensemble des inscrits : ca commence par els étrangers hors UE, puis étrangers UE inclus, pour terminer par l'ensemble des étudiants.

Cette dynamique privatisante est dangereuse car elle signe la favorisation de la sélection par l'argent et non par le niveau. A terme nous allons vers la privatisation totale du fonctionnement des universités, qui trouveront leurs budgets de fonctionnement à travers les frais de scolarité, dans l'objectif de permettre à l'état de faire des économies.

SAuf que dans ce cas, nous ferons également l'économie de l'innovation, de la recherche publique et du rayonnement international...
80 % des universités et facultés sont privatisée déjà
Où est le scoop
Vous croyez que les inscriptions pour les étudiants français c'est gratuit :mdr3: :mdr3:
https://etudier-en-france.net/liste-des ... en-france/

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 07 mai 2026 09:37
par jeandu53
sofasurfer a écrit : 06 mai 2026 16:22
Kabé a écrit : 06 mai 2026 15:47


Cela me semble très exagéré. Je suis d'accord avec Jeandu53 : En France, il y a un système de bourses. Dans l'UE on a le programme Erasmus, un système de bourses (entre autres) pour faciliter les études à l'étranger (au sein de l'UE ou hors UE) - j'en ai pu profiter quand j'étais petit. Cela ne me semble pas relever de la responsabilité de la France, ni de l'UE de financer, même pas partiellement, les études des étudiants hors UE, mais de la responsabilité des pays d'origine de ces étudiants de leur éventuellement donner des bourses. Si/quand ces pays d'origine n'ont pas un tel système de bourses, en effet, ce ne serait que pour les étudiants de familles aisées, mais encore une fois, ce n'est que de la responsabilité de ces pays et non pas de la nôtre.
Ceci n'exclue bien évidemment pas la possibilité que des pays et/ou des universités mettent en place des coopérations/échanges dont ils pensent que ce serait gagnant/gagnant...
Les étudiants étrangers ont bien souvent un meilleur niveau que les étudiants Français, ils ont la rage de réussir car leur famille a investi sur eux. Et une fois le diplôme obtenu, ils tissent des liens avec les laboratoires de recherche, les enseignants etc et cela contribue à faire rayonner la recherche française dans le monde. La part des étrangers hors UE dans les filières master 1 2 et doctorat est de quasiment 50%, c'est un potentiel énorme pour attirer les futurs cerveaux dans notre pays.

Et ici on ne parle pas de bourses , mais de frais de scolarité, ce n'est pas la même chose.
Est-il vraiment prouvé qu'ils ont un meilleur niveau et contribuent à l'influence diplomatique de la France ?

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 07 mai 2026 10:04
par sofasurfer
jeandu53 a écrit : 07 mai 2026 09:37
sofasurfer a écrit : 06 mai 2026 16:22

Les étudiants étrangers ont bien souvent un meilleur niveau que les étudiants Français, ils ont la rage de réussir car leur famille a investi sur eux. Et une fois le diplôme obtenu, ils tissent des liens avec les laboratoires de recherche, les enseignants etc et cela contribue à faire rayonner la recherche française dans le monde. La part des étrangers hors UE dans les filières master 1 2 et doctorat est de quasiment 50%, c'est un potentiel énorme pour attirer les futurs cerveaux dans notre pays.

Et ici on ne parle pas de bourses , mais de frais de scolarité, ce n'est pas la même chose.
Est-il vraiment prouvé qu'ils ont un meilleur niveau et contribuent à l'influence diplomatique de la France ?
Il y a des doctorants Français qui vont étudier au canada, chine, Chili, Maroc, et des doctorants de ces pays qui vont étudier en France. Cela renforce les liens collaboratifs sur la recherche et l'innovation, avec parfois la possibilité d'accéder à des laboratoires uniques dans le monde.

Ca me parait plus productif que de créer des alliances militaires pou taper sur X ou des alliances économiques pour pouvoir distribuer des produits dégueulasses, comme le mercosur...

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 07 mai 2026 10:05
par sofasurfer
vivarais a écrit : 06 mai 2026 19:29
sofasurfer a écrit : 06 mai 2026 14:56 Hier le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a proposé la fin du plafonnement égalitaire des frais de scolarité pour les étudiants extra communautaires ( en dehors de l'UE).Cela signifie que les universités pourront fixer librement le montant annuel des frais de scolarité pour ces étudiants, et l'état ne compensera pas le montant d'exonération restant.



https://www.letudiant.fr/educpros/actua ... ngers.html

Cette mesure vise a faire des économies sur les dotations de fonctionnement données aux universités, qui doivent plus compter sur la collecte des frais de scolarité pour pouvoir fonctionner.

Sauf que cette mesure a deux conséquences :

Une sélection des étudiants étrangers par l'argent, ceux qui n'auront pas les moyens de payer seront recalés de fait même s'ils ont un excellent niveau scolaire, faisant de fait baisser le niveau moyen

Une étendue possible à l'ensemble des inscrits : ca commence par els étrangers hors UE, puis étrangers UE inclus, pour terminer par l'ensemble des étudiants.

Cette dynamique privatisante est dangereuse car elle signe la favorisation de la sélection par l'argent et non par le niveau. A terme nous allons vers la privatisation totale du fonctionnement des universités, qui trouveront leurs budgets de fonctionnement à travers les frais de scolarité, dans l'objectif de permettre à l'état de faire des économies.

SAuf que dans ce cas, nous ferons également l'économie de l'innovation, de la recherche publique et du rayonnement international...
80 % des universités et facultés sont privatisée déjà
Où est le scoop
Vous croyez que les inscriptions pour les étudiants français c'est gratuit :mdr3: :mdr3:
https://etudier-en-france.net/liste-des ... en-france/
Tu confonds établissement du supérieur avec université.

Mais comme tu ne connais rien au sujet, avec toi c'est toujours 100% ridicule.

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 07 mai 2026 10:43
par papibilou
Encore une fois, cibler serait sans doute la bonne solution, même si c'est toujours compliqué pour des étudiants étrangers. Je m'explique:
- si vous aidez une entreprise qui n'en a pas besoin et qui fait de gros bénéfices, j'estime que vous gaspillez l'argent du contribuable,
- si vous aidez des familles par exemple pour l'achat du carburant, en ce moment, si vous faites une baisse uniforme vous pénalisez les finances publiques puisque celui qui a une Rolls en bénéficiera comme celui qui en a vraiment besoin dans le cadre de son activité professionnelle, et à condition que son patrimoine ne soit pas trop élevé.
Conclusion il faut apprendre à cibler ceux qui ont besoin d'un coup de pouce et ceux qui n'en ont nul besoin.
- enfin, c'est la même chose pour l'enseignement supérieur. Chaque étudiant, étranger ou pas coute environ 13000 euros par an et verse des droits compris entre 2800 et 3800, soit un cout approximatif de 10 000 euros par étudieant et par an.
https://publication.enseignementsup-rec ... i%C3%A8res.
https://www.letudiant.fr/etudes/interna ... peens.html

Il y a environ 450 000 étudiants étrangers https://www.campusfrance.org/fr/actu/pr ... -2024-2025
soit un coût global plus de 4,5 milliards, ce qui est énorme et pèse sur le budget de l'état.
Mais, ces étudiants consomment en France et apportent donc leur cosommation au pays, et ça représente une somme presque équivalente. Le hic, c'est que si on regarde bien, ce sont les entreprises et les particuliers qui en profitent, et pas l'état. Donc, une fois de plus on a un coût pour l'état et des rentrées d'argent pour le privé.

Or, parmi ces étudiants un certain nombre viennent de familles aisées qui pourraient financer un montant largement supérieur (même si le montant des droits de ces étudiants étrangers a été revalorisé fortement). Ajoutons que c'est pareil en France, le prix d'inscription est dérisoire dans les universités pour les étudiants français (moins de 300 euros) dont certains viennent de familles qui peuvent financer un montant nettement supérieur.

Enfin, le problème n'est pas la privatisation des universités mais de savoir si l'état doit tout financer. Auux USA les universités sont hyper couteuses. Mais un système de bourses très large (plus que chez nous) permet jusqu'aux classes moyennes de financer en partie les études y compris dans des universités prestigieuses.

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 07 mai 2026 11:07
par sofasurfer
papibilou a écrit : 07 mai 2026 10:43 Encore une fois, cibler serait sans doute la bonne solution, même si c'est toujours compliqué pour des étudiants étrangers. Je m'explique:
- si vous aidez une entreprise qui n'en a pas besoin et qui fait de gros bénéfices, j'estime que vous gaspillez l'argent du contribuable,
- si vous aidez des familles par exemple pour l'achat du carburant, en ce moment, si vous faites une baisse uniforme vous pénalisez les finances publiques puisque celui qui a une Rolls en bénéficiera comme celui qui en a vraiment besoin dans le cadre de son activité professionnelle, et à condition que son patrimoine ne soit pas trop élevé.
Conclusion il faut apprendre à cibler ceux qui ont besoin d'un coup de pouce et ceux qui n'en ont nul besoin.
- enfin, c'est la même chose pour l'enseignement supérieur. Chaque étudiant, étranger ou pas coute environ 13000 euros par an et verse des droits compris entre 2800 et 3800, soit un cout approximatif de 10 000 euros par étudieant et par an.
https://publication.enseignementsup-rec ... i%C3%A8res.
https://www.letudiant.fr/etudes/interna ... peens.html

Il y a environ 450 000 étudiants étrangers https://www.campusfrance.org/fr/actu/pr ... -2024-2025
soit un coût global plus de 4,5 milliards, ce qui est énorme et pèse sur le budget de l'état.
Mais, ces étudiants consomment en France et apportent donc leur cosommation au pays, et ça représente une somme presque équivalente. Le hic, c'est que si on regarde bien, ce sont les entreprises et les particuliers qui en profitent, et pas l'état. Donc, une fois de plus on a un coût pour l'état et des rentrées d'argent pour le privé.

Or, parmi ces étudiants un certain nombre viennent de familles aisées qui pourraient financer un montant largement supérieur (même si le montant des droits de ces étudiants étrangers a été revalorisé fortement). Ajoutons que c'est pareil en France, le prix d'inscription est dérisoire dans les universités pour les étudiants français (moins de 300 euros) dont certains viennent de familles qui peuvent financer un montant nettement supérieur.

Enfin, le problème n'est pas la privatisation des universités mais de savoir si l'état doit tout financer. Auux USA les universités sont hyper couteuses. Mais un système de bourses très large (plus que chez nous) permet jusqu'aux classes moyennes de financer en partie les études y compris dans des universités prestigieuses.
C'est extrêmement choquant de parler de cout dans l'investissement de nos étudiants. C'est comme parler de cout pour l'école, dans cette logique nous allons faire payer les parents d'élèves à la hauteur du "cout" d'un élève, cela revient bien à privatiser l'enseignement public.

Parce qu'il faut bien se dire que dans une logique d'économies à la petite semaine, après les étudiants étrangers, ce sera au tour de l'ensemble des étudiants de payer leurs études, organisant l'université comme prestataire de service privé. Cela sera ensuite étendu aux établissements du secondaire, puis au primaire. Puisque cela " coute", puisque cela n'est plus considéré comme un investissement collectif sur l'avenir de notre pays, on fait raquer.

et il en ressortira que nous aurons des diplômés universitaires liés non pas a leur niveau, mais à leur capacité à financer leurs études. C'est une vision destructrice pour la recherche et l'innovation dans notre pays...

Re: Vers la privatisation des universités et la sélection par le fric?

Posté : 07 mai 2026 17:23
par papibilou
sofasurfer a écrit : 07 mai 2026 11:07
C'est extrêmement choquant de parler de cout dans l'investissement de nos étudiants. C'est comme parler de cout pour l'école, dans cette logique nous allons faire payer les parents d'élèves à la hauteur du "cout" d'un élève, cela revient bien à privatiser l'enseignement public.

Parce qu'il faut bien se dire que dans une logique d'économies à la petite semaine, après les étudiants étrangers, ce sera au tour de l'ensemble des étudiants de payer leurs études, organisant l'université comme prestataire de service privé. Cela sera ensuite étendu aux établissements du secondaire, puis au primaire. Puisque cela " coute", puisque cela n'est plus considéré comme un investissement collectif sur l'avenir de notre pays, on fait raquer.

et il en ressortira que nous aurons des diplômés universitaires liés non pas a leur niveau, mais à leur capacité à financer leurs études. C'est une vision destructrice pour la recherche et l'innovation dans notre pays...
Économies à la petite semaine ? On parle d'un coût global de 4,5 milliards !
Seul l'enseignement supérieur peut amener à poser la question des moyens financiers sans pour autant parler de privatisation et encore moins dans le secondaire.
Déjà nos plus grandes écoles de Polytechnique à HEC sont payantes. Donc le problème doit être : comment permettre aux étudiants issus de milieux défavorisés d'y accéder ? Selon moi un système de bourses doit le leur permettre, mais l'attribution des bourses et son montant sont insuffisants.
Par ailleurs, peut-être que le principal problème des étudiants est le logement. Des grands campus avec un grand nombre de chambres d'étudiants pour un loyer très modeste serait une orientation intéressante.