https://www.letudiant.fr/educpros/actua ... ngers.htmlParmi les mesures annoncées dans le cadre du nouveau plan d'attractivité internationale "Choose France for Higher Education", plusieurs suscitent l'inquiétude des représentants des universités et des étudiants.
En 2019, le précédent plan d'attractivité "Bienvenue en France" mettait en place des frais différenciés pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Ces derniers devant s’acquitter de 2.895 euros en licence et 3.941 euros en master, contre 178 euros et 254 euros pour les étudiants français. Néanmoins, à l’heure actuelle, seulement 10% d'étudiants étrangers s'acquittent de ces frais, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.
En dévoilant son nouveau plan le 21 avril à l'UTC université de technologie de Compiègne), le ministre Philippe Baptiste a annoncé la publication à venir d'un décret pour rendre effective l’application de ces droits différenciés dès la rentrée de septembre 2026.
Les boursiers du gouvernement français et les étudiants dans le cadre d’une mobilité d’échange resteront exempts. Les établissements pourront par ailleurs exonérer au maximum 10% des étudiants concernés par ces frais différenciés.
Autre mesure contestée du nouveau plan, une préférence pour accueillir des étudiants internationaux dans les filières d'études répondant aux enjeux technologiques et économiques de la France.
Cette mesure vise a faire des économies sur les dotations de fonctionnement données aux universités, qui doivent plus compter sur la collecte des frais de scolarité pour pouvoir fonctionner.
Sauf que cette mesure a deux conséquences :
Une sélection des étudiants étrangers par l'argent, ceux qui n'auront pas les moyens de payer seront recalés de fait même s'ils ont un excellent niveau scolaire, faisant de fait baisser le niveau moyen
Une étendue possible à l'ensemble des inscrits : ca commence par els étrangers hors UE, puis étrangers UE inclus, pour terminer par l'ensemble des étudiants.
Cette dynamique privatisante est dangereuse car elle signe la favorisation de la sélection par l'argent et non par le niveau. A terme nous allons vers la privatisation totale du fonctionnement des universités, qui trouveront leurs budgets de fonctionnement à travers les frais de scolarité, dans l'objectif de permettre à l'état de faire des économies.
SAuf que dans ce cas, nous ferons également l'économie de l'innovation, de la recherche publique et du rayonnement international...
