Des néonazis tabassent plusieurs clients d’un bar de l’ouest parisien
Posté : 07 mai 2026 15:28
"La vidéosurveillance du bar a filmé l’agression : mi-avril à Paris, une vingtaine de militants néofascistes effectuent des saluts nazis puis attaquent des clients. StreetPress a identifié sur les images Gabriel Loustau, le leader des Hussards.
"Pas de bol, la vidéosurveillance a tout filmé
StreetPress a pu consulter les vidéos de surveillance du bar. On y distingue en effet plusieurs saluts nazis effectués dans le groupe, puis on voit plusieurs personnes s’approcher de Martin. Parmi elles, Gabriel Loustau, leader des néofascistes les Hussards Paris et habitué des tribunaux, est le plus véhément. Il bouscule Martin, puis finit par s’en prendre à Louis, qui lui intimait de se calmer, en lui assénant un fort coup de tête. Ensuite, « quatre ou cinq » autres néofascistes se jettent sur Louis pour le rouer de coups. Mathieu se lance à son tour dans la mêlée pour tenter de défendre son ami, mais il est projeté au sol."
.....
"Quatre profils très radicaux
La vidéosurveillance, largement plébiscitée par l’extrême droite, fait ici ses preuves. Ainsi StreetPress a pu identifier sur les images quatre profils radicaux : Gabriel Loustau, Louis Germanaz, Théodore D. et Tristan Lugan.
Loustau et Germanaz étaient de l’équipée violente qui a été interpellée en juin 2024, le soir des élections européennes : pour fêter le score de la liste emmenée par Jordan Bardella, les deux nervis étaient sortis pour « casser du pédé ». Ils avaient affirmé appartenir au Groupe union défense (GUD).
Pour ces violences homophobes, Loustau ont écopé d’une peine de prison avec sursis, et Louis Germanaz de prison ferme. Ils avaient également l’interdiction d’entrer en contact jusqu’en juin 2026 (3). Dix jours après ces faits, Gabriel Loustau a également été condamné à une amende de 1.440 euros pour menaces de mort et injure publique en raison de posts sur Twitter (X) datant de 2023, juste après la mort de Thomas Perotto à Crépol (26). Il avait, entre autres, publié : « Crevez-les putain, que chacun en frappe un à mort aujourd’hui. Et les femmes à l’acide. »
Loustau est clairement identifié comme le leader des néofascistes parisiens, notamment par les forces de l’ordre. En février 2025, 27 militants d’extrême droite des Hussards attaquent un syndicaliste antifasciste à Paris, avant de s’en prendre aux serveurs d’un bar, qu’ils insultent de « sales bougnoules ». Au cours de l’enquête, les policiers déclarent clairement que c’est Loustau, absent lors de l’attaque, qui donne les ordres chez les Hussards. Gabriel Loustau est le fils d’Axel Loustau, célèbre cadre du GUD dans les années 1990, longtemps très proche de Marine Le Pen et de la direction du Rassemblement national.
Sur les images de vidéosurveillance de la nuit du 17 au 18 avril, StreetPress a également identifié un certain Théodore D., interpellé en décembre 2022 aux côtés de plusieurs dizaines d’autres néofascistes, lors d’une descente raciste avortée le soir de la demi-finale France-Maroc de la Coupe du monde de football.
Tristan Lugan apparaît lui aussi sur les images. Il semble, comme Gabriel Loustau, bénéficier du népotisme bien particulier de l’extrême droite. Ami d’enfance du chef des Hussards, il est le fils de l’historien Bernard Lugan, connu pour son appétence pour les thèses de Charles Maurras ou de Renaud Camus, et coqueluche des médias nationalistes.
À la suite de leur agression, Louis et Mathieu ont porté plainte pour violences sans interruption du temps de travail et apologie de crime ou délit, Louis contre Gabriel Loustau, et Mathieu, qui n’a pas réussi à identifier ses agresseurs, contre X. Le parquet de Paris ne s’est pas encore saisi de l’enquête, la plainte ayant été déposée quelques jours après les faits (3)."
https://www.streetpress.com/1778076117- ... veillance/
Que nos extrêmes-droitistes du forum ne viennent plus nous dire que l'extrême-gauche est le vrai danger de la France car, du côté extrême-droite, ce n'est pas mieux.
Là, dans le cas présent, on parle d'un tabassage gratuit contre des clients d'un bar par des ex-gudards pour certains agresseurs.
"Pas de bol, la vidéosurveillance a tout filmé
StreetPress a pu consulter les vidéos de surveillance du bar. On y distingue en effet plusieurs saluts nazis effectués dans le groupe, puis on voit plusieurs personnes s’approcher de Martin. Parmi elles, Gabriel Loustau, leader des néofascistes les Hussards Paris et habitué des tribunaux, est le plus véhément. Il bouscule Martin, puis finit par s’en prendre à Louis, qui lui intimait de se calmer, en lui assénant un fort coup de tête. Ensuite, « quatre ou cinq » autres néofascistes se jettent sur Louis pour le rouer de coups. Mathieu se lance à son tour dans la mêlée pour tenter de défendre son ami, mais il est projeté au sol."
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"Quatre profils très radicaux
La vidéosurveillance, largement plébiscitée par l’extrême droite, fait ici ses preuves. Ainsi StreetPress a pu identifier sur les images quatre profils radicaux : Gabriel Loustau, Louis Germanaz, Théodore D. et Tristan Lugan.
Loustau et Germanaz étaient de l’équipée violente qui a été interpellée en juin 2024, le soir des élections européennes : pour fêter le score de la liste emmenée par Jordan Bardella, les deux nervis étaient sortis pour « casser du pédé ». Ils avaient affirmé appartenir au Groupe union défense (GUD).
Pour ces violences homophobes, Loustau ont écopé d’une peine de prison avec sursis, et Louis Germanaz de prison ferme. Ils avaient également l’interdiction d’entrer en contact jusqu’en juin 2026 (3). Dix jours après ces faits, Gabriel Loustau a également été condamné à une amende de 1.440 euros pour menaces de mort et injure publique en raison de posts sur Twitter (X) datant de 2023, juste après la mort de Thomas Perotto à Crépol (26). Il avait, entre autres, publié : « Crevez-les putain, que chacun en frappe un à mort aujourd’hui. Et les femmes à l’acide. »
Loustau est clairement identifié comme le leader des néofascistes parisiens, notamment par les forces de l’ordre. En février 2025, 27 militants d’extrême droite des Hussards attaquent un syndicaliste antifasciste à Paris, avant de s’en prendre aux serveurs d’un bar, qu’ils insultent de « sales bougnoules ». Au cours de l’enquête, les policiers déclarent clairement que c’est Loustau, absent lors de l’attaque, qui donne les ordres chez les Hussards. Gabriel Loustau est le fils d’Axel Loustau, célèbre cadre du GUD dans les années 1990, longtemps très proche de Marine Le Pen et de la direction du Rassemblement national.
Sur les images de vidéosurveillance de la nuit du 17 au 18 avril, StreetPress a également identifié un certain Théodore D., interpellé en décembre 2022 aux côtés de plusieurs dizaines d’autres néofascistes, lors d’une descente raciste avortée le soir de la demi-finale France-Maroc de la Coupe du monde de football.
Tristan Lugan apparaît lui aussi sur les images. Il semble, comme Gabriel Loustau, bénéficier du népotisme bien particulier de l’extrême droite. Ami d’enfance du chef des Hussards, il est le fils de l’historien Bernard Lugan, connu pour son appétence pour les thèses de Charles Maurras ou de Renaud Camus, et coqueluche des médias nationalistes.
À la suite de leur agression, Louis et Mathieu ont porté plainte pour violences sans interruption du temps de travail et apologie de crime ou délit, Louis contre Gabriel Loustau, et Mathieu, qui n’a pas réussi à identifier ses agresseurs, contre X. Le parquet de Paris ne s’est pas encore saisi de l’enquête, la plainte ayant été déposée quelques jours après les faits (3)."
https://www.streetpress.com/1778076117- ... veillance/
Que nos extrêmes-droitistes du forum ne viennent plus nous dire que l'extrême-gauche est le vrai danger de la France car, du côté extrême-droite, ce n'est pas mieux.
Là, dans le cas présent, on parle d'un tabassage gratuit contre des clients d'un bar par des ex-gudards pour certains agresseurs.