Louis Sarkozy explique pourquoi il appelle à supprimer le Smic
Posté : 18 mai 2026 15:15
Après la proposition de suppression de tous les panneaux de signalisation sur les routes, c'est aujourd'hui au tour du SMIC :
""C'est un crime social": Louis Sarkozy explique pourquoi il appelle à supprimer le Smic
VOIX DE DROITE. Le Smic va être revalorisé à partir du 1er juin. Mais pour Louis Sarkozy, le salaire minimum tel qu'il existe aujourd'hui en France doit être supprimé en raison, selon lui, d'un effet désastreux sur l'emploi et notamment celui des jeunes.
Le Smic va de nouveau être revalorisé dans deux semaines, avec une hausse de 34 euros nets par mois. Marylise Léon, la numéro 1 de la CFDT, estime dans Le Parisien que si la guerre en Iran s'éternise, il faudra peut-être un nouveau coup de pouce. Mais le Smic, en tout cas tel qu'il existe en France, doit être supprimé, selon Louis Sarkozy.
"Milton Friedman, prix Nobel d'économie, affirmait que le salaire minimum avait fait plus de mal aux pauvres que n'importe quelle autre mesure depuis la Grande Dépression. C'est dur. Mais ça dit une vérité que la France refuse de regarder en face, sur ce sujet, nous sommes parmi les plus mauvais élèves d'Europe. Il faut supprimer le SMIC et le remplacer par un crédit d'impôt pour les bas salaires.
Le Smic français, aujourd'hui, c'est 1.800 euros bruts par mois et environ 2.000 euros pour l'employeur. Et il monte tout seul chaque année, indexé sur l'inflation et sur la croissance du pouvoir d'achat. Aucun autre pays ne fait ça. Trois millions de Français y sont coincés. Soit un salarié sur six, parfois pour 10 ou 20 ans.
La France n'a pas inventé le minimum vital. Elle a inventé la trappe. Et l’effet sur l'emploi est désastreux. Surtout pour les jeunes et ceux sans diplôme.
Le chômage des jeunes est de 17 % en France, 6 % en Allemagne, 3 % en Suisse et 7 % aux Pays-Bas. Là-bas, on peut embaucher un jeune à un prix qui correspond à ce qu'il sait faire. Il apprend, il monte, il progresse. Ici, vous l'embauchez à 1.800 euros bruts, ou vous ne l'embauchez pas.
La matinale 100% info et auditeurs. Tous les matins, à partir de 7H Apolline de Malherbe décrypte l'actualité du jour dans la bonne humeur, avec un journal toutes les demi-heures, l'historien Arthur Chevallier, Emmanuel Lechypre pour l'économie, Matthieu Belliard et l'humoriste Arnaud Demanche avec deux rendez-vous à 7h20 et 8h20. Nouveauté cette année : des points de vue engagés tous les jours à 7H50 avec Louis Sarkozy, Cécile Duflot et Charles Consigny.
Voix de droite : Notre SMIC est un crime social - 18/05
4:20
"On a fermé la porte du marché du travail"
Le Smic n’est pas une question de dignité. Car la dignité, ce n'est pas un chiffre inscrit dans la loi, c'est d'avoir un travail. Quelle dignité y a-t-il à vivre au RSA à 28 ans parce qu'aucune entreprise n'a pu se permettre de vous embaucher ?
Quelle dignité pour ce jeune des Mureaux, de Roubaix, d'Aulnay, qui n'aura jamais son premier poste, parce qu'à 19 ans, sans diplôme, il coûte trop cher au regard de ce qu'il peut produire? Le Smic français, dans sa forme actuelle, est devenu un crime social. Il y a cinq millions de personnes aux minima sociaux, 8 % de chômage, un million et demi de jeunes ni en emploi, ni en formation. Et chaque année, on augmente le SMIC sous les applaudissements. On a fermé la porte du marché du travail. Et on s'étonne que personne n'y entre.
L'Allemagne paie mieux parce que son Smic est plus bas. Là-bas, les salaires se fixent secteur par secteur, par accord entre syndicats et patrons, en fonction de la productivité réelle. C'est la négociation qui fait monter le salaire, pas le décret. Quand le marché parle, vous obtenez des salaires réels. Quand l'État impose, vous obtenez un salaire artificiel et tout ce qui est en dessous disparaît.
Comment supprimer le Smic?
Pour supprimer le Smic, sans tout casser, il faut y aller en trois temps, sans drame. D’abord, on gèle. Le Smic ne suit plus que l'inflation. En cinq ans, il redescend tout seul, en proportion. Ensuite, on diversifie. Un Smic plus bas pour les jeunes, comme aux Pays-Bas. Plus bas pour les apprentis. Différent selon les régions. Parce que le Smic unique, de la baie de Somme au 6e arrondissement de Paris, n'a aucun sens.
Et troisièmement, on abroge et on remplace par deux choses simples: les syndicats et les patrons négocient le minimum, secteur par secteur comme en Suède, au Danemark, en Italie. Et l'État garantit un complément aux bas salaires, comme la prime d'activité, mais beaucoup plus puissant. Au lieu de faire payer l'employeur, on aide directement le travailleur.
C'est ce que font les Britanniques et les Américains depuis quarante ans, sous le nom de crédits d'impôt.
Ce n'est pas une lubie d'ultralibéral. La Suède, le Danemark, la Finlande, la Norvège, l'Autriche, l'Islande, la Suisse, l'Italie: aucun de ces pays n'a de Smic fixé par l'État. Aucun. Et le résultat, c’est moins de chômage, des salaires plus élevés, une vraie protection sociale.
"On peut monter à 80 heures par semaine": près de la moitié des agriculteurs touchent moins que le Smic
Le Smic, dans sa forme actuelle, n'est pas un acquis social. Il produit des légions de chômeurs. Il décourage l'embauche, accélère l'automatisation, pousse à la délocalisation, et étrangle, mois après mois, les petites entreprises qui voudraient créer un emploi de plus. C’est ça, sa dure réalité.".
https://rmc.bfmtv.com/actualites/econom ... 80451.html
""C'est un crime social": Louis Sarkozy explique pourquoi il appelle à supprimer le Smic
VOIX DE DROITE. Le Smic va être revalorisé à partir du 1er juin. Mais pour Louis Sarkozy, le salaire minimum tel qu'il existe aujourd'hui en France doit être supprimé en raison, selon lui, d'un effet désastreux sur l'emploi et notamment celui des jeunes.
Le Smic va de nouveau être revalorisé dans deux semaines, avec une hausse de 34 euros nets par mois. Marylise Léon, la numéro 1 de la CFDT, estime dans Le Parisien que si la guerre en Iran s'éternise, il faudra peut-être un nouveau coup de pouce. Mais le Smic, en tout cas tel qu'il existe en France, doit être supprimé, selon Louis Sarkozy.
"Milton Friedman, prix Nobel d'économie, affirmait que le salaire minimum avait fait plus de mal aux pauvres que n'importe quelle autre mesure depuis la Grande Dépression. C'est dur. Mais ça dit une vérité que la France refuse de regarder en face, sur ce sujet, nous sommes parmi les plus mauvais élèves d'Europe. Il faut supprimer le SMIC et le remplacer par un crédit d'impôt pour les bas salaires.
Le Smic français, aujourd'hui, c'est 1.800 euros bruts par mois et environ 2.000 euros pour l'employeur. Et il monte tout seul chaque année, indexé sur l'inflation et sur la croissance du pouvoir d'achat. Aucun autre pays ne fait ça. Trois millions de Français y sont coincés. Soit un salarié sur six, parfois pour 10 ou 20 ans.
La France n'a pas inventé le minimum vital. Elle a inventé la trappe. Et l’effet sur l'emploi est désastreux. Surtout pour les jeunes et ceux sans diplôme.
Le chômage des jeunes est de 17 % en France, 6 % en Allemagne, 3 % en Suisse et 7 % aux Pays-Bas. Là-bas, on peut embaucher un jeune à un prix qui correspond à ce qu'il sait faire. Il apprend, il monte, il progresse. Ici, vous l'embauchez à 1.800 euros bruts, ou vous ne l'embauchez pas.
La matinale 100% info et auditeurs. Tous les matins, à partir de 7H Apolline de Malherbe décrypte l'actualité du jour dans la bonne humeur, avec un journal toutes les demi-heures, l'historien Arthur Chevallier, Emmanuel Lechypre pour l'économie, Matthieu Belliard et l'humoriste Arnaud Demanche avec deux rendez-vous à 7h20 et 8h20. Nouveauté cette année : des points de vue engagés tous les jours à 7H50 avec Louis Sarkozy, Cécile Duflot et Charles Consigny.
Voix de droite : Notre SMIC est un crime social - 18/05
4:20
"On a fermé la porte du marché du travail"
Le Smic n’est pas une question de dignité. Car la dignité, ce n'est pas un chiffre inscrit dans la loi, c'est d'avoir un travail. Quelle dignité y a-t-il à vivre au RSA à 28 ans parce qu'aucune entreprise n'a pu se permettre de vous embaucher ?
Quelle dignité pour ce jeune des Mureaux, de Roubaix, d'Aulnay, qui n'aura jamais son premier poste, parce qu'à 19 ans, sans diplôme, il coûte trop cher au regard de ce qu'il peut produire? Le Smic français, dans sa forme actuelle, est devenu un crime social. Il y a cinq millions de personnes aux minima sociaux, 8 % de chômage, un million et demi de jeunes ni en emploi, ni en formation. Et chaque année, on augmente le SMIC sous les applaudissements. On a fermé la porte du marché du travail. Et on s'étonne que personne n'y entre.
L'Allemagne paie mieux parce que son Smic est plus bas. Là-bas, les salaires se fixent secteur par secteur, par accord entre syndicats et patrons, en fonction de la productivité réelle. C'est la négociation qui fait monter le salaire, pas le décret. Quand le marché parle, vous obtenez des salaires réels. Quand l'État impose, vous obtenez un salaire artificiel et tout ce qui est en dessous disparaît.
Comment supprimer le Smic?
Pour supprimer le Smic, sans tout casser, il faut y aller en trois temps, sans drame. D’abord, on gèle. Le Smic ne suit plus que l'inflation. En cinq ans, il redescend tout seul, en proportion. Ensuite, on diversifie. Un Smic plus bas pour les jeunes, comme aux Pays-Bas. Plus bas pour les apprentis. Différent selon les régions. Parce que le Smic unique, de la baie de Somme au 6e arrondissement de Paris, n'a aucun sens.
Et troisièmement, on abroge et on remplace par deux choses simples: les syndicats et les patrons négocient le minimum, secteur par secteur comme en Suède, au Danemark, en Italie. Et l'État garantit un complément aux bas salaires, comme la prime d'activité, mais beaucoup plus puissant. Au lieu de faire payer l'employeur, on aide directement le travailleur.
C'est ce que font les Britanniques et les Américains depuis quarante ans, sous le nom de crédits d'impôt.
Ce n'est pas une lubie d'ultralibéral. La Suède, le Danemark, la Finlande, la Norvège, l'Autriche, l'Islande, la Suisse, l'Italie: aucun de ces pays n'a de Smic fixé par l'État. Aucun. Et le résultat, c’est moins de chômage, des salaires plus élevés, une vraie protection sociale.
"On peut monter à 80 heures par semaine": près de la moitié des agriculteurs touchent moins que le Smic
Le Smic, dans sa forme actuelle, n'est pas un acquis social. Il produit des légions de chômeurs. Il décourage l'embauche, accélère l'automatisation, pousse à la délocalisation, et étrangle, mois après mois, les petites entreprises qui voudraient créer un emploi de plus. C’est ça, sa dure réalité.".
https://rmc.bfmtv.com/actualites/econom ... 80451.html