Des sénateurs préconisent-ils de contrôler la liberté d'expression des citoyens et des politiques ?
Posté : 17 juillet 2026 09:27
"Marine Le Pen accuse un rapport sénatorial de franchir une "ligne rouge" en proposant un observatoire indépendant de la désinformation. Ses auteurs assurent pourtant qu'il ne s'agit pas de limiter la liberté d'expression, mais de mieux lutter contre les campagnes de manipulation.
Marine Le Pen dénonce un rapport du Sénat, rendu public le 9 juillet, qu'elle accuse de vouloir encadrer la liberté d'expression des responsables politiques et des citoyens. La candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle conteste notamment la proposition de créer un observatoire indépendant de la désinformation afin de lutter contre ce que les auteurs appellent les "ingérences intérieures". Une expression employée par l'un des coauteurs du rapport, le sénateur centriste Laurent Lafon, lors de sa présentation. "Que se passerait-il en effet si une personnalité, un courant de pensée, un parti politique, disposant de moyens financiers conséquents, décidaient de les mettre au service d'un projet politique en utilisant les réseaux sociaux comme une arme ? Sommes-nous prémunis de tout risque d'ingérence intérieure ?", questionne le sénateur.
Cette notion "d'ingérence intérieure" signifie-t-elle que les citoyens ne pourraient plus exprimer librement leurs opinions ? Interrogé sur ce point, Laurent Lafon répond que ce n'est pas l'objectif. Le rapport, cosigné par un sénateur centriste, une sénatrice Les Républicains et une sénatrice socialiste, vise, selon ses auteurs, "le financement opaque de certains réseaux de think tanks ou de groupes d'activistes organisés" ainsi que "le recours à des stratégies de communication coordonnées à des fins d'influence politique".
Des campagnes de manipulation plutôt que les opinions des citoyens
Pour Laurent Lafon, il ne s'agit pas d'empêcher les partis politiques de s'exprimer sur les réseaux sociaux. "On n'interdit pas aux partis de communiquer sur les réseaux sociaux, assure-t-il. Au contraire, c'est même tout à fait normal. Ce qu'on dit, c'est qu'est-ce qui se passe quand il y a un phénomène de manipulation à grande échelle, dont on ne connaît pas la provenance, qui souvent sont des faux comptes anonymes." Le rapport cible donc des opérations de manipulation massives, automatisées, anonymes et trompeuses, comme un réseau de bots publiant des dizaines, voire des centaines de fois le même message.
Les auteurs reconnaissent toutefois que ce type d'opération ne s'est pas encore produit en France à grande échelle. Leur démarche se veut avant tout préventive : si cela arrivait, estiment-ils, les autorités ne disposeraient pas aujourd'hui des outils nécessaires pour y faire face. Ils proposent donc de renforcer l'arsenal existant en créant un observatoire indépendant de la désinformation, qui pourrait saisir l'Arcom.
Au total, le rapport formule 56 recommandations. Certaines devraient faire l'objet d'une proposition de loi à la rentrée. Par ailleurs, le Premier ministre souhaite déjà tripler les peines encourues par les producteurs de fausses informations en période électorale."
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ ... 63906.html
Elle tente surtout de saborder ce rapport afin que son pote Bolloré, ainsi que ses élus, à continuer à diffuser leur propagande mensongère comme celle sur les propos de Jean-Luc Mélenchon.
Ah flute, ils n'auront plus le droit de mentir !
Marine Le Pen dénonce un rapport du Sénat, rendu public le 9 juillet, qu'elle accuse de vouloir encadrer la liberté d'expression des responsables politiques et des citoyens. La candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle conteste notamment la proposition de créer un observatoire indépendant de la désinformation afin de lutter contre ce que les auteurs appellent les "ingérences intérieures". Une expression employée par l'un des coauteurs du rapport, le sénateur centriste Laurent Lafon, lors de sa présentation. "Que se passerait-il en effet si une personnalité, un courant de pensée, un parti politique, disposant de moyens financiers conséquents, décidaient de les mettre au service d'un projet politique en utilisant les réseaux sociaux comme une arme ? Sommes-nous prémunis de tout risque d'ingérence intérieure ?", questionne le sénateur.
Cette notion "d'ingérence intérieure" signifie-t-elle que les citoyens ne pourraient plus exprimer librement leurs opinions ? Interrogé sur ce point, Laurent Lafon répond que ce n'est pas l'objectif. Le rapport, cosigné par un sénateur centriste, une sénatrice Les Républicains et une sénatrice socialiste, vise, selon ses auteurs, "le financement opaque de certains réseaux de think tanks ou de groupes d'activistes organisés" ainsi que "le recours à des stratégies de communication coordonnées à des fins d'influence politique".
Des campagnes de manipulation plutôt que les opinions des citoyens
Pour Laurent Lafon, il ne s'agit pas d'empêcher les partis politiques de s'exprimer sur les réseaux sociaux. "On n'interdit pas aux partis de communiquer sur les réseaux sociaux, assure-t-il. Au contraire, c'est même tout à fait normal. Ce qu'on dit, c'est qu'est-ce qui se passe quand il y a un phénomène de manipulation à grande échelle, dont on ne connaît pas la provenance, qui souvent sont des faux comptes anonymes." Le rapport cible donc des opérations de manipulation massives, automatisées, anonymes et trompeuses, comme un réseau de bots publiant des dizaines, voire des centaines de fois le même message.
Les auteurs reconnaissent toutefois que ce type d'opération ne s'est pas encore produit en France à grande échelle. Leur démarche se veut avant tout préventive : si cela arrivait, estiment-ils, les autorités ne disposeraient pas aujourd'hui des outils nécessaires pour y faire face. Ils proposent donc de renforcer l'arsenal existant en créant un observatoire indépendant de la désinformation, qui pourrait saisir l'Arcom.
Au total, le rapport formule 56 recommandations. Certaines devraient faire l'objet d'une proposition de loi à la rentrée. Par ailleurs, le Premier ministre souhaite déjà tripler les peines encourues par les producteurs de fausses informations en période électorale."
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ ... 63906.html
Elle tente surtout de saborder ce rapport afin que son pote Bolloré, ainsi que ses élus, à continuer à diffuser leur propagande mensongère comme celle sur les propos de Jean-Luc Mélenchon.
Ah flute, ils n'auront plus le droit de mentir !