Interdiction de X : Elon Musk «exige de faire taire» Marine Tondelier pour «trahison envers la France»
Posté : 07 août 2026 06:37
Que Musk aille se faire foutre.
Le milliardaire a répondu vertement, jeudi, à la candidate écologiste à la présidentielle, qui a proposé de faire fermer le réseau social en raison des ingérences que son algorithme fait courir, surtout en période de campagne électorale.
Publié le 06/08/2026 à 20h52, mis à jour le 06/08/2026 à 21h54
Le compte X de Marine Tondelier devrait connaitre une certaine agitation dans les prochaines heures. Dans une réponse au message d’un utilisateur de sa plateforme relayant sa proposition d’interdire les plateformes (dont X) particulièrement laxistes en matière de lutte contre la désinformation, le chef d’entreprises d’extrême droite, habitué des messages emportés, a exigé de «la faire taire».
Singeant la formulation de l’internaute («La leader des écologistes français demande que X soit fermé»), Musk n’y est pas allé de main morte, comme à son habitude : «Je demande à ce qu’elle soit réduite au silence pour trahison envers la France !» Une «trahison» qu’on imagine liée à ce que le patron de Tesla considère comme une attaque à la liberté d’expression, concept qu’il instrumentalise pour limiter les volontés régulatrices de la France et de l’Union européenne.
«La France n’a pas à recevoir de leçons de patriotisme d’un milliardaire étranger»
Marine Tondelier n’a pas laissé filer l’admonestation et a répliqué au milliardaire en l’interpellant sur le même réseau social : «Je suis la candidate à la présidentielle française que vous voulez “faire taire pour trahison envers la France” (ça n’a même pas de sens).» Et de poursuivre, à l’endroit de celui qui a plusieurs fois apporté son soutien à des candidats d’extrême droite (Nigel Farage au Royaume-Uni, Alice Weidel en Allemagne, et plus récemment Marine Le Pen...) : «La France n’a pas à recevoir de leçons de patriotisme d’un milliardaire étranger qui estime pouvoir décider quels responsables politiques européens doivent être réduits au silence.»
L’écologiste a reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon : «Après l’ambassadeur d’Israël contre moi, voilà Musk contre Tondelier. Sinon, il y a les Russes aussi contre Glucksmann, le probable candidat PS. La présidentielle française est open bar pour tous les manipulateurs du monde.» Promettant de rétablir «le respect qui est dû à notre pays et à sa démocratie le moment venu», le candidat insoumis a encouragé le ministre des Affaires étrangères à «rappeler à l’ordre les divers suprémacistes au lieu de demander des clowneries à nos ambassades comme le raconte le Canard Enchainé !»
Dans Libération, mercredi 5 août, la secrétaire nationale des Ecologistes, candidate déclarée à la présidentielle 2027, estimait qu’au-delà des ingérences numériques visant Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal ou les insoumis François Piquemal et Sébastien Delogu, le réseau social d’Elon Musk avait «un impact beaucoup plus structurel, quotidien, dans la désinformation». Dénonçant le climatoscepticisme et le sexisme en vogue sur la plateforme et le «suprémacisme» de son propriétaire, elle estimait «nécessaire» de «menacer des plateformes comme X d’une interdiction pendant les élections». Elle souhaite par ailleurs «imposer le cadre légal européen (le digital service act ou DSA) et sanctionner les plateformes de réseaux sociaux qui n’agissent pas assez vite pour lutter contre ces campagnes, qui refusent de transmettre des informations ou d’enlever des contenus problématiques».
Mise à jour avec la réaction de Jean-Luc Mélenchon
https://www.liberation.fr/politique/ele ... ected=7896
Le milliardaire a répondu vertement, jeudi, à la candidate écologiste à la présidentielle, qui a proposé de faire fermer le réseau social en raison des ingérences que son algorithme fait courir, surtout en période de campagne électorale.
Publié le 06/08/2026 à 20h52, mis à jour le 06/08/2026 à 21h54
Le compte X de Marine Tondelier devrait connaitre une certaine agitation dans les prochaines heures. Dans une réponse au message d’un utilisateur de sa plateforme relayant sa proposition d’interdire les plateformes (dont X) particulièrement laxistes en matière de lutte contre la désinformation, le chef d’entreprises d’extrême droite, habitué des messages emportés, a exigé de «la faire taire».
Singeant la formulation de l’internaute («La leader des écologistes français demande que X soit fermé»), Musk n’y est pas allé de main morte, comme à son habitude : «Je demande à ce qu’elle soit réduite au silence pour trahison envers la France !» Une «trahison» qu’on imagine liée à ce que le patron de Tesla considère comme une attaque à la liberté d’expression, concept qu’il instrumentalise pour limiter les volontés régulatrices de la France et de l’Union européenne.
«La France n’a pas à recevoir de leçons de patriotisme d’un milliardaire étranger»
Marine Tondelier n’a pas laissé filer l’admonestation et a répliqué au milliardaire en l’interpellant sur le même réseau social : «Je suis la candidate à la présidentielle française que vous voulez “faire taire pour trahison envers la France” (ça n’a même pas de sens).» Et de poursuivre, à l’endroit de celui qui a plusieurs fois apporté son soutien à des candidats d’extrême droite (Nigel Farage au Royaume-Uni, Alice Weidel en Allemagne, et plus récemment Marine Le Pen...) : «La France n’a pas à recevoir de leçons de patriotisme d’un milliardaire étranger qui estime pouvoir décider quels responsables politiques européens doivent être réduits au silence.»
L’écologiste a reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon : «Après l’ambassadeur d’Israël contre moi, voilà Musk contre Tondelier. Sinon, il y a les Russes aussi contre Glucksmann, le probable candidat PS. La présidentielle française est open bar pour tous les manipulateurs du monde.» Promettant de rétablir «le respect qui est dû à notre pays et à sa démocratie le moment venu», le candidat insoumis a encouragé le ministre des Affaires étrangères à «rappeler à l’ordre les divers suprémacistes au lieu de demander des clowneries à nos ambassades comme le raconte le Canard Enchainé !»
Dans Libération, mercredi 5 août, la secrétaire nationale des Ecologistes, candidate déclarée à la présidentielle 2027, estimait qu’au-delà des ingérences numériques visant Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal ou les insoumis François Piquemal et Sébastien Delogu, le réseau social d’Elon Musk avait «un impact beaucoup plus structurel, quotidien, dans la désinformation». Dénonçant le climatoscepticisme et le sexisme en vogue sur la plateforme et le «suprémacisme» de son propriétaire, elle estimait «nécessaire» de «menacer des plateformes comme X d’une interdiction pendant les élections». Elle souhaite par ailleurs «imposer le cadre légal européen (le digital service act ou DSA) et sanctionner les plateformes de réseaux sociaux qui n’agissent pas assez vite pour lutter contre ces campagnes, qui refusent de transmettre des informations ou d’enlever des contenus problématiques».
Mise à jour avec la réaction de Jean-Luc Mélenchon
https://www.liberation.fr/politique/ele ... ected=7896