Une journaliste de « Nice Matin » agressée par un élu durant un reportage sur un incendie
Posté : 07 août 2026 18:00
Ça sent la magouille tout ça.
Les faits se sont déroulés mercredi à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes. Le conseiller municipal RN Ugo Massi est l’agresseur, selon « Nice-Matin ».
Bousculée et projetée au sol. Le quotidien régional Nice-Matin a dénoncé ce vendredi 7 août l’agression d’une de ses journalistes par un élu de la majorité municipale de Cagnes-sur-Mer (RN), dans les Alpes-Maritimes, alors qu’elle couvrait un incendie.
« Nous ne pouvons cautionner cette agression. La rédaction apporte tout son soutien à la journaliste agressée », a déclaré à l’AFP le directeur adjoint de la rédaction, Guilhem Ricavy, qui condamne les faits dans un éditorial paru ce vendredi.
La journaliste s’était rendue mercredi sur une exploitation dans le Val de Cagnes, à Cagnes-sur-Mer, où un incendie a ravagé des serres.
Sur place, elle constate la présence sous certaines serres de carcasses de voitures de luxe incendiées, ainsi qu’une banderole faisant état d’une activité de garage. Elle est prise à partie, avec une riveraine engagée dans le monde associatif qui l’accompagne, par le propriétaire du terrain.
Le fils de ce dernier, Ugo Massi, agriculteur sur l’exploitation et conseiller municipal, a ensuite bousculé et projeté au sol la journaliste avant de lui arracher son téléphone, selon le récit du directeur de la rédaction.
Une plainte a été déposée
Ce sont des proches de l’élu, délégué à la jeunesse, qui ont fini par exfiltrer la journaliste et lui restituer son téléphone, selon la même source qui précise qu’une plainte a été déposée.
« La journaliste s’est rendue sur cette exploitation agricole dans le cadre de l’exercice de sa mission d’informer », a souligné Guilhem Ricavy.
La direction de Nice-Matin a décidé d’adresser un courrier au maire RN de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson. Sollicité par l’AFP, ce dernier a appelé à « attendre sereinement » les conclusions de la justice, disant ne disposer « d’aucun élément objectif » sur les faits.
« Cette affaire intervient au lendemain d’un drame ayant frappé une famille d’agriculteurs, dont l’exploitation a été ravagée par un incendie. Dans un tel contexte, chacun mesure l’émotion que cela peut susciter », a-t-il ajouté, soulignant que « les faits seraient intervenus dans le cadre de l’activité professionnelle de l’intéressé et non dans l’exercice de son mandat d’élu ». « La liberté de la presse est une liberté fondamentale. La présomption d’innocence l’est tout autant », fait-il encore valoir.
Le Parti communiste des Alpes-Maritimes a dénoncé de son côté dans un communiqué des agissements qui, selon lui, « révèlent le véritable visage de l’extrême droite lorsqu’elle exerce le pouvoir : celui de la brutalité, de la pression sur les contrepouvoirs et du mépris des principes républicains ».
https://www.huffingtonpost.fr/medias/ar ... 01198.html

Les faits se sont déroulés mercredi à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes. Le conseiller municipal RN Ugo Massi est l’agresseur, selon « Nice-Matin ».
Bousculée et projetée au sol. Le quotidien régional Nice-Matin a dénoncé ce vendredi 7 août l’agression d’une de ses journalistes par un élu de la majorité municipale de Cagnes-sur-Mer (RN), dans les Alpes-Maritimes, alors qu’elle couvrait un incendie.
« Nous ne pouvons cautionner cette agression. La rédaction apporte tout son soutien à la journaliste agressée », a déclaré à l’AFP le directeur adjoint de la rédaction, Guilhem Ricavy, qui condamne les faits dans un éditorial paru ce vendredi.
La journaliste s’était rendue mercredi sur une exploitation dans le Val de Cagnes, à Cagnes-sur-Mer, où un incendie a ravagé des serres.
Sur place, elle constate la présence sous certaines serres de carcasses de voitures de luxe incendiées, ainsi qu’une banderole faisant état d’une activité de garage. Elle est prise à partie, avec une riveraine engagée dans le monde associatif qui l’accompagne, par le propriétaire du terrain.
Le fils de ce dernier, Ugo Massi, agriculteur sur l’exploitation et conseiller municipal, a ensuite bousculé et projeté au sol la journaliste avant de lui arracher son téléphone, selon le récit du directeur de la rédaction.
Une plainte a été déposée
Ce sont des proches de l’élu, délégué à la jeunesse, qui ont fini par exfiltrer la journaliste et lui restituer son téléphone, selon la même source qui précise qu’une plainte a été déposée.
« La journaliste s’est rendue sur cette exploitation agricole dans le cadre de l’exercice de sa mission d’informer », a souligné Guilhem Ricavy.
La direction de Nice-Matin a décidé d’adresser un courrier au maire RN de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson. Sollicité par l’AFP, ce dernier a appelé à « attendre sereinement » les conclusions de la justice, disant ne disposer « d’aucun élément objectif » sur les faits.
« Cette affaire intervient au lendemain d’un drame ayant frappé une famille d’agriculteurs, dont l’exploitation a été ravagée par un incendie. Dans un tel contexte, chacun mesure l’émotion que cela peut susciter », a-t-il ajouté, soulignant que « les faits seraient intervenus dans le cadre de l’activité professionnelle de l’intéressé et non dans l’exercice de son mandat d’élu ». « La liberté de la presse est une liberté fondamentale. La présomption d’innocence l’est tout autant », fait-il encore valoir.
Le Parti communiste des Alpes-Maritimes a dénoncé de son côté dans un communiqué des agissements qui, selon lui, « révèlent le véritable visage de l’extrême droite lorsqu’elle exerce le pouvoir : celui de la brutalité, de la pression sur les contrepouvoirs et du mépris des principes républicains ».
https://www.huffingtonpost.fr/medias/ar ... 01198.html