A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 05:44
par Corvo
Le discours du Premier ministre israélien de ce jeudi 24 septembre au soir intervient alors que plusieurs dirigeants étrangers, dont Emmanuel Macron, ont profité de l’Assemblée générale des Nations unies pour critiquer la politique menée par son gouvernement.
Publié le 24/09/2026 à 22h10
Avant qu’il parvienne au pupitre, des dizaines de personnes, membres de différentes délégations représentées à l’Assemblée générale, ont quitté la salle en signe de protestation. «S’il reste encore dans cette salle des lâches qui n’ont pas quitté les lieux, qu’ils le fassent maintenant», a lancé Benyamin Nétanyahou en prenant la parole. La délégation palestinienne avait appelé les autres délégations à participer à ce geste de protestation, dans un message qui leur avait été envoyé.
Au même moment, devant le siège de l’ONU, plusieurs personnes ont été interpellées par la police à New York, lors de la dispersion d’une manifestation contre le Premier ministre israélien. Parmi les menottés : Susan Sarandon, coutumière des manifestations contre la guerre menée par Israël à Gaza. L’actrice a récemment confié qu’elle perdait des contrats en raison de ses prises de position.
Puis le Premier ministre israélien, isolé sur la scène internationale et lancé dans une difficile campagne pour sa réélection, s’est livré à un réquisitoire contre les détracteurs d’Israël, à un moment où les critiques internationales se multiplient contre les violences commises contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée.
«Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme, quel colonialisme ?» s’est exclamé Benyamin Nétanyahou à la tribune de l’ONU. «Parmi eux, il y a des gens en Grande-Bretagne et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme», a-t-il dit, soulignant que «leurs colonies couvraient la planète entière».
Critiques contre l’Iran, Mamdani et Erdogan
Mardi, le Premier ministre israélien s’en était déjà pris au chef d’Etat français devant l’Assemblée générale des Nations unies, alors qu’Emmanuel Macron avait critiqué les agissements d’Israël en Cisjordanie en affirmant que le Hamas n’était pas actif sur ce territoire où siège l’Autorité palestinienne. «L’absurdité grotesque des propos d’Emmanuel Macron est sidérante», avait ainsi rétorqué le bureau de Benyamin Nétanyahou.
Le dirigeant israélien a ensuite déclaré avoir empêché l’Iran, conjointement avec les Etats-Unis, de mettre au point des armes nucléaires. Il a aussi prédit que le régime iranien «finira par tomber». Puis il a multiplié les critiques à l’égard du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qu’il a accusé de «tyran». «Et maintenant, le dernier pays en date à être devenu un super-propagateur de mensonges antisémites est la Turquie», a lancé le dirigeant israélien.
Et comme il l’avait annoncé, il s’en est de nouveau pris au maire de New York, Zohran Mamdani, militant de longue date de la cause palestinienne, qu’il accuse de soutenir le Hamas, répétant à trois reprises «honte à vous». «Depuis que vous avez été élu dans cette ville de nombreux juifs ne se sentent plus en sécurité», a-t-il dit, accusant l’édile d’être «antisémite» et de propager des «mensonges» sur un génocide à Israël.
«Projet colonial» Avant lui, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, contraint de s’exprimer par vidéo après avoir été privé de visa par les Etats-Unis, a déclaré que les politiques israéliennes ne se contentaient plus de compromettre la solution à deux Etats mais menaçaient désormais «la vie et l’existence mêmes» de son peuple. Le dirigeant palestinien a également fustigé la décision des Etats-Unis de lui interdire, comme l’an passé, de se rendre sur le sol américain, dénonçant «des mesures punitives sans fondement légal».
Le discours de Nétanyahou intervient alors que plusieurs dirigeants étrangers ont profité de la tribune de l’ONU cette semaine pour critiquer la politique menée par le gouvernement israélien.
Au siège de l'ONU à New York, le 24 septembre 2026. (Alexi J. Rosenfeld /Getty Images via AFP)
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 08:13
par Mesoke
Notons que Netanyahou a pu se rendre à New York pour chier sur la France en survolant notre pays alors qu'il est recherché par la justice internationale et qu'on aurait dû intercepter son avion, ou au moins lui interdire de passer chez nous, conformément aux lois internationales.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 09:21
par jeandu53
Israël est aujourd'hui un pays très isolé sur la scène internationale. Mais il a un soutien, un seul : celui des Américains, mais c'est le plus important, celui qui compte vraiment.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 10:45
par Victor
jeandu53 a écrit : 25 septembre 2026 09:21
Israël est aujourd'hui un pays très isolé sur la scène internationale. Mais il a un soutien, un seul : celui des Américains, mais c'est le plus important, celui qui compte vraiment.
J'ai honte de mon propre pays. La France devrait soutenir Israël dans son juste combat pour sa survie.
La position de la France et d'E. Macron me fait juste gerber.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
jeandu53 a écrit : 25 septembre 2026 09:21
Israël est aujourd'hui un pays très isolé sur la scène internationale. Mais il a un soutien, un seul : celui des Américains, mais c'est le plus important, celui qui compte vraiment.
J'ai honte de mon propre pays. La France devrait soutenir Israël dans son juste combat pour sa survie.
La position de la France et d'E. Macron me fait juste gerber.
Je préfère largement celle-ci à celle qui consiste à valider sans broncher des milliers de crimes de guerre.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 11:10
par Mesoke
D'autant plus que ça fait bien longtemps qu'Israël ne lutte plus pour sa survie, qui est largement actée depuis des décennies.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 12:07
par Kabé
Analyse Netanyahu A Transformé L’ONU En Moment De Campagne. La Position D'Israël Était Un Dommage Collatéral
Netanyahu a utilisé son discours annuel de l’Assemblée générale pour rallier sa base et prendre des photos bon marché sur les détracteurs d’Israël. Sa prestation enjouée dans la chambre presque vide ne pouvait pas masquer l’isolement croissant d’Israël
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’est pas allé à l’Assemblée générale des Nations Unies pour s’adresser au monde – il était en campagne électoral.
Avec l’élection d’Israël à près d’un mois, Netanyahu a prononcé un discours à la matraque sur sa scène préférée, déguisé en diplomatie. Il a servi un public international – sauf les dizaines de diplomates qui sont sortis de son discours – une histoire familière: Israël est assiégé, ses ennemis sont partout et ses détracteurs sont de leur côté.
Que son schtick ait encore endommagé davantage la position d’Israël était à côté du point: une fois de plus, la réputation internationale d’Israël était devenue un dommage collatéral de la monomanie de Netanyahu pour pouvoir conserver son pouvoir.
L'itinéraire de la brève visite de Netanyahu a rendu la fatigue de Washington Bibi difficile à ignorer, car Israël reste une source de division politique qui pourrait menacer l'emprise des républicains sur le Congrès lors des midterms de 2026. Netanyahu n’avait qu’une poignée de réunions bilatérales sur son calendrier, mais aucune avec les États-Unis. Le président Donald Trump ou tout haut responsable de l’administration – qui avait plus de poisson avec le président chinois Xi Jinping en visite à Washington.
Que son schtick ait encore endommagé la position d’Israël était à côté du point: une fois de plus, la réputation internationale d’Israël était devenue un dommage collatéral de la monomanie de Netanyahu pour avoir conservé son pouvoir.
L'itinéraire de la brève visite de Netanyahu a rendu la fatigue de Washington par rapport à Bibi difficile à ignorer, car Israël reste une source de division politique qui pourrait menacer l'emprise des républicains sur le Congrès lors des midterms de 2026. Netanyahu n’avait qu’une poignée de réunions bilatérales sur son calendrier, mais aucune avec les États-Unis. Le président Donald Trump ou tout haut responsable de l’administration – qui avait un plus grand poisson avec le président chinois Xi Jinping en visite à Washington.
Netanyahu, une fois de plus, n’a pas non plus pris de temps pour les dirigeants juifs américains. Dans son discours à l’ONU, il a osé mettre en garde contre les dangers auxquels sont confrontés les Juifs dans le monde tout en contournant la plus grande communauté de la diaspora dont il prétend représenter les intérêts. Cette absurdité a été exposée la veille au soir, lors du rassemblement de l'antisémitisme de l'establishment juif à la Dag Hammarskjold Plaza.
Un sondage de septembre a révélé que 56% des électeurs juifs étaient profondément préoccupés par le fait que les actions d’Israël sous Netanyahu avaient augmenté l’antisémitisme et le sentiment anti-israélien aux États-Unis. Le problème du rassemblement n'était pas que l'antisémitisme soit imaginaire; c'est que les organisateurs ne pouvaient pas discuter de manière crédible de la menace tout en laissant le rôle de Netanyahu sans examen.
À l’intérieur de l’ONU, Netanyahu avait une audience plus fiable: une section en liesse qui comprenait l’animateur de radio Sid Rosenberg et Alan Dershowitz. Les applaudissements ont peut-être aidé la performance, mais il n'a pas été un substitut au soutien diplomatique. Un groupe de loyalistes offrait une apparence fugace de justification, mais n’a absolument rien fait pour soulager l’isolement d’Israël.
Netanyahu a utilisé son discours pour attaquer des cibles, y compris, mais sans s’y limiter, le président syrien Ahmed al-Sharaa, la Grande-Bretagne et la France, le Qatar et la Turquie. Netanyahu a utilisé le podium comme une occasion de choisir des combats et de tirer sur des cibles faciles, pas de préserver la place pour la diplomatie ou de réparer les liens avec les pays jouant un rôle crucial dans le présent et l'avenir d'Israël. Le Premier ministre a passé des années à démolir la position d’Israël. Il est beaucoup trop clair qu'il se contente d'utiliser l'épave comme rien d'autre que de faire campagne.
Sa défense de la guerre en Iran a montré le même mépris pour l'opinion publique. Netanyahu a parlé comme si la nécessité de la guerre était évidente, sans aborder ses coûts ni son impopularité. Dans un sondage Quinnipiac de juin, 60% des électeurs américains ont déclaré que l’action militaire contre l’Iran n’en valait pas la peine.
Avant le discours de Netanyahu, les dirigeants du monde entier avaient condamné la politique israélienne et mis en garde contre les conflits croissants de la région. Netanyahu n’a tenu aucun compte avec quoi que ce soit – juste un autre argument pour les électeurs prêts à entendre qu’Israël a raison et que le monde est contre.
La mention de la violence des colons par le discours était peut-être l’acte de mauvaise direction le plus offensant de Netanyahu. Il a inexactement et de manière ahurissante minimisé les victimes palestiniennes – «peut-être deux ou trois» tuées par an, a-t-il déclaré – comme s’il s’agissait d’un coût accidentel d’un conflit défini uniquement par des menaces pour les Israéliens. Un dirigeant qui prétend audacieusement parler pour la sécurité juive mais refuse de faire face au préjudice infligé par les extrémistes de sa propre base et permis par son propre gouvernement n’est pas en train de défendre la position morale d’Israël. Il aide à le détruire.
À travers New York, pendant ce temps, les manifestations ont réuni des opposants israéliens à Netanyahu, des critiques juifs de son gouvernement, des militants pro-palestiniens et d’autres personnes avec peu en commun. Leurs désaccords étaient réels, ainsi leur rejet partagé de lui. Cinq démocrates se dirigeant probablement vers le Congrès se sont joints aux manifestants, montrant le changement générationnel en cours dans le parti et préfigurant les difficultés auxquelles les défenseurs pro-israéliens seront confrontés au Congrès.
L’attaque de Netanyahu contre le maire de New York, Zohran Mamdani, a été l’un des signes les plus clairs que Netanyahu parlait à sa base, pas au monde. Il a accusé le maire de soutenir le Hamas et d’inciter à l’hostilité envers les Juifs de New York. Les diffamations, cependant, n'ont pas répondu aux critiques de Mamdani mais les ont réduites à des accusations d'antisémitisme et ont offert à Netanyahu un autre méchant pour sa campagne. Cela également montré qu'il est grandement déconnecté de la ville dans laquelle il parlait.
Netanyahu voulait son discours annuel à l’ONU – un lieu qu’il chérit pour la chance de se prélasser dans le mépris du monde tout en brandissant des accessoires comme un clown – pour montrer qu’il pouvait se tenir seul et commander la salle.
Il peut encore s'inspirer de ses fans acharnés. Le mince calendrier diplomatique, la rencontre ignorée avec les dirigeants juifs américains et les manifestations ont montré les limites de ce soutien. Netanyahu a tellement endommagé la position d’Israël qu’il pourrait être au-delà du réparable dans un avenir prévisible. À l'ONU, il a donné peu de signes que la réparation était à une priorité.
Victor a écrit : 25 septembre 2026 10:45
J'ai honte de mon propre pays. La France devrait soutenir Israël dans son juste combat pour sa survie.
La position de la France et d'E. Macron me fait juste gerber.
Je préfère largement celle-ci à celle qui consiste à valider sans broncher des milliers de crimes de guerre.
Tsahal a toujours demandé aux populations civiles de se déplacer du nord vers le sud de la bande de Gaza ou inversement lors de ses interventions militaires afin justement de limiter au maximum les pertes collatérales de civils gazaouis.
Je me permets de vous rappeler que la densité humaine à Gaza est l'une des plus élevées au monde avec une frontière vers l'Egypte bloquée et fermée par l'Egypte.
Dans ces conditions et de plus avec le hamas se sevrant de la population comme bouclier humain, il est très difficile de limiter au maximum les pertes civiles.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 13:49
par Mesoke
Et du coup les dizaines de milliers de civils morts c'est juste des gens qui n'ont pas fui assez vite ? Les civils qu'on voit en vidéo se faire intentionnellement tirer dessus c'est parce qu'ils étaient déguisés en membres du Hamas ? Les déclarations de politiciens du gouvernement israéliens appelant à tuer tous les palestiniens c'est juste des phrases mal interprétées ?
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
jeandu53 a écrit : 25 septembre 2026 09:21
Israël est aujourd'hui un pays très isolé sur la scène internationale. Mais il a un soutien, un seul : celui des Américains, mais c'est le plus important, celui qui compte vraiment.
J'ai honte de mon propre pays. La France devrait soutenir Israël dans son juste combat pour sa survie.
La position de la France et d'E. Macron me fait juste gerber.
Ce conflit est un sac de nœuds, totalement inextricable.
Si on prend partie pour les Palestiniens, on peut se voir reprocher de cautionner le terrorisme.
Si on prend partie pour les Israéliens, on peut se voir reprocher de cautionner les crimes de guerre.
Il n'y a pas de bon choix. Alors autant rester en dehors de ce conflit. C'est ce qu'il y a de mieux à faire.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Victor a écrit : 25 septembre 2026 10:45
J'ai honte de mon propre pays. La France devrait soutenir Israël dans son juste combat pour sa survie.
La position de la France et d'E. Macron me fait juste gerber.
Ce conflit est un sac de nœuds, totalement inextricable.
Si on prend partie pour les Palestiniens, on peut se voir reprocher de cautionner le terrorisme.
Si on prend partie pour les Israéliens, on peut se voir reprocher de cautionner les crimes de guerre.
Il n'y a pas de bon choix. Alors autant rester en dehors de ce conflit. C'est ce qu'il y a de mieux à faire.
Et au fond, je crois que la position "rien à branler" est la pire de toutes.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Ce conflit est un sac de nœuds, totalement inextricable.
Si on prend partie pour les Palestiniens, on peut se voir reprocher de cautionner le terrorisme.
Si on prend partie pour les Israéliens, on peut se voir reprocher de cautionner les crimes de guerre.
Il n'y a pas de bon choix. Alors autant rester en dehors de ce conflit. C'est ce qu'il y a de mieux à faire.
Et au fond, je crois que la position "rien à branler" est la pire de toutes.
C'est la plus lucide, et la plus prudente, pour plusieurs raisons :
- Le conflit dure depuis 78 ans. S'il dure depuis si longtemps, c'est parce qu'aucun des deux camps ne veut la paix. En effet, cette paix passe par une solution à deux États, sauf qu'aucun des deux camps n'en veut :
* les Palestiniens (aidés notamment par les Iraniens) veulent la destruction pure et simple de l’État d'Israël, une solution de paix à deux États impliquerait pour eux de reconnaître l'existence de l’État d'Israël, ce qui est impossible pour eux,
* les Israéliens considèrent que toutes les terres de la Palestine mandataire (voire plus) leur appartiennent, ils ont entrepris de les coloniser, parfois au mépris du droit international, ils ne veulent pas d'une solution qui impliquerait, pour eux, de laisser une partie de ces terres aux Palestiniens.
- La population française étant ce qu'elle est (avec à la fois beaucoup de Juifs et de musulmans), il y a le risque d'une importation du conflit chez nous, et je n'y tiens pas spécialement.
Donc pour toutes ces raisons, le mieux à faire est de laisser les Israéliens et les Palestiniens s'entre-tuer, parce que de toute façon, ils ont envie de ça, les uns et les autres, et qu'il n'y aura jamais la paix. JAMAIS. Tous dans le même sac. Il me semble donc à la fois vain et dangereux de se mêler de ce conflit qui de toute façon n'est pas le nôtre.
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 16:05
par Mesoke
On peut prendre partie contre le gouvernement israélien, contre le Hamas et en faveur des peuples israélien et palestinien. On est le pays des Droits de l'Homme non ?
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Et au fond, je crois que la position "rien à branler" est la pire de toutes.
C'est la plus lucide, et la plus prudente, pour plusieurs raisons :
- Le conflit dure depuis 78 ans. S'il dure depuis si longtemps, c'est parce qu'aucun des deux camps ne veut la paix. En effet, cette paix passe par une solution à deux États, sauf qu'aucun des deux camps n'en veut :
* les Palestiniens (aidés notamment par les Iraniens) veulent la destruction pure et simple de l’État d'Israël, une solution de paix à deux États impliquerait pour eux de reconnaître l'existence de l’État d'Israël, ce qui est impossible pour eux,
* les Israéliens considèrent que toutes les terres de la Palestine mandataire (voire plus) leur appartiennent, ils ont entrepris de les coloniser, parfois au mépris du droit international, ils ne veulent pas d'une solution qui impliquerait, pour eux, de laisser une partie de ces terres aux Palestiniens.
- La population française étant ce qu'elle est (avec à la fois beaucoup de Juifs et de musulmans), il y a le risque d'une importation du conflit chez nous, et je n'y tiens pas spécialement.
Donc pour toutes ces raisons, le mieux à faire est de laisser les Israéliens et les Palestiniens s'entre-tuer, parce que de toute façon, ils ont envie de ça, les uns et les autres, et qu'il n'y aura jamais la paix. JAMAIS. Tous dans le même sac. Il me semble donc à la fois vain et dangereux de se mêler de ce conflit qui de toute façon n'est pas le nôtre.
Oui.
Et c'est vrai dans la vie de tous les jours aussi.
Quand tu vois 2 personnes se battre devant toi ou bien quand tu vois un fort en train de tabasser un faible, la position la plus lucide, celle qui correspond le mieux aux intérêts de ta situation de témoin, c'est de laisser les gens se tuer devant toi, de faire semblant de n'avoir rien vu et de passer tranquillement son chemin.
Alors je ne te cacherais pas que les personnes qui raisonnent ainsi me débectent littéralement, mais le raisonnement se tient !
Re: A la tribune de l’ONU, un Nétanyahou isolé s’en prend aux détracteurs d’Israël
Posté : 25 septembre 2026 16:14
par jeandu53
Mesoke a écrit : 25 septembre 2026 16:05
On peut prendre partie contre le gouvernement israélien, contre le Hamas et en faveur des peuples israélien et palestinien. On est le pays des Droits de l'Homme non ?
C'est déjà le cas. La France a condamné le terrorisme du Hamas, elle a condamné les crimes de guerre du gouvernement israélien, elle a reconnu officiellement l'existence d'un État palestinien, et elle a aussi affirmé le droit des Israéliens à exister et à se défendre. Et après ?
Le terrorisme palestinien, c'est mal, et les crimes de guerre israéliens, c'est mal aussi. Et une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ?
Les pro-israéliens vont vous dire : les Israéliens ne font que se défendre face au terrorisme qui menace leur existence.
Les pro-Palestiniens vont vous dire : les Palestiniens ne font que se défendre face à l'impérialisme israélien qui les empêche de vivre correctement dans leur pays.
Et une fois qu'on a dit tout ça ?
A partir du moment aucun des deux camps ne veut de la solution à deux États qui, vue de l'extérieur, semble s'imposer, que faire ?