Victor a écrit : 24 octobre 2019 11:32
Brouette a écrit : 23 octobre 2019 19:12
Si je comprend bien, tu conseillerais aux peuples d'être docile sans quoi les élites seront forcé de transformer le pays en dictature?
Je me permets de faire un peu de prospective. D'imaginer notre futur, à partir des tendances que l'on voit naître et croître dans notre présent.
Dans les modèles démocratiques habituels, les contestations étaient canalisées et organisées via les syndicats et les partis politiques.
C'est ce qui faisait la force de ce modèle démocratique, sa résilience, son efficacité face aux systèmes totalitaires.
Dans les systèmes totalitaires, on fermait le couvercle, ...., jusqu'à l'explosion.
Alors que dans les systèmes démocratiques, il y avait une soupape de sécurité (syndicats + partis d'opposition).
Ce que l'on voit dans les mouvements GJ, au Chili, au Liban, ..., c'est que ces mouvements ne se structurent pas autour de syndicats ou de partis d'opposition ... Ce sont des mouvements spontanées issus des réseaux sociaux.
Autant dire que cela va tuer les démocraties.
Et comme les systèmes totalitaires ont trouvé le moyen de fermer le couvercle encore plus fortement (contrôle d'internet, reconnaissance faciale, pistage et fichage complet de la population via l'informatique).
Il est finalement assez simple de prévoir l'avenir de nos sociétés. Les démocraties vont s'écrouler face à ces mouvements populistes de plus en plus nombreux et imprévisibles issus des réseaux sociaux et seront remplacés par des systèmes totalitaires qui vont, eux, utiliser toutes les nouvelles technologies, non pas pour donner un nouveau moyen d'expression à la population mais pour la contrôler totalement et hyper efficacement.
Nos époques démocratiques apparaîtront bientôt comme un lointain passé et une période heureuse de l'humanité.
tu es dans un doux rêve Victor si tu crois que nous sommes en démocratie actuellement, on n'en a que des apparences, et c'était valable bien avant le mouvement des GJ ;
- d'abord, par le système électoral où les dés sont pipés depuis de nombreuses années par des stratégies qui visent à l'emporter à tous les coups, quel que soit le candidat, et qui ne laisse pour ainsi dire pas de véritable choix à une majorité de français
- ensuite, par des directives européennes ou des légiférations nationales qui grignotent petit à petit nos libertés fondamentales (travail, alimentation, santé, liberté d'expression ...)
- et enfin, les évolutions technologiques qui visent d'ores et déjà à contrôler les populations progressivement
Il n'y a pour ainsi dire plus d'opposition, les syndicats n'ont plus de force d'action ; et tout cela n'a pas grand chose à voir avec le mouvement des GJ qui serait plutôt une résultante de cette situation qu'une cause.
S'il est vrai qu'un cap supplémentaire a été franchi avec le mouvement par une répression policière disproportionnée et une instrumentalisation de la justice, il ne tient qu'au concept autoritariste du maintien de l'ordre de ce GVT que bien des pays voisins n'ont pas.
Ce n'est donc pas une fatalité mais un choix délibéré.
Tu inverses la situation, tu confonds causes et conséquences ... plutôt que pointer du doigt des mouvements sociaux qui visent justement à rétablir une plus grande justice sociale et une démocratie plus équilibrée, il faut le faire en direction de ceux qui sont à l'origine de ces mouvements sociaux.
si on raisonne à l'extrême comme tu le fais, cela voudrait dire que les citoyens n'ont pas d'autre choix qu'accepter et la fermer ... et pour le coup, quelle différence avec un système totalitaire ? où seront les limites ?