Re: L'antidote n’est pas le repli, mais la coopération
Posté : 10 avril 2020 00:57
Je leur ai "coupé le sifflet"?
Je n'en reviens pas...
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Tu es apatrides, fédéralistes pour la disparition de la France. Tu n'aimes pas ton pays, tu es un traitre à ta nation.Victor a écrit : 06 avril 2020 20:05Cela fait tellement de bien de lire des choses intelligentes. Tellement éloignées des thèses nationalistes, des anti-mondialisations et de ceux qui veulent fermer les frontières.Yuval Noah Harari : « Le véritable antidote à l’épidémie n’est pas le repli, mais la coopération »
L’auteur de « Sapiens. Une brève histoire de l’humanité », rappelle que l’humanité est parvenue, au cours du dernier siècle, à faire reculer l’impact des épidémies.
Tribune. Face à l’épidémie due au coronavirus, beaucoup accusent la mondialisation et prétendent que le seul moyen d’éviter que ce scénario se reproduise est de démondialiser le monde. Construire des murs, restreindre les voyages, limiter les échanges. Et pourtant, si le confinement, à court terme, est essentiel pour freiner l’épidémie, l’isolationnisme, à long terme, provoquerait un effondrement de l’économie sans offrir aucune protection contre les maladies infectieuses. Au contraire. Le véritable antidote à l’épidémie n’est pas la ségrégation, mais la coopération.
Les épidémies ont tué des millions de gens bien avant l’ère de la mondialisation. Au XIVe siècle, il n’y avait ni avion ni bateaux de croisière, ce qui n’a pas empêché la peste noire de se répandre de l’Extrême-Orient à l’Europe occidentale en guère plus de dix ans, tuant au moins un quart de la population. En 1520, au Mexique, il n’y avait pas de trains, pas de bus et pas même d’ânes, et, pourtant, une épidémie de variole a décimé en six mois à peine un tiers de ses habitants. En 1918, une souche particulièrement virulente de grippe parvint à se répandre en quelques mois jusque dans les coins les plus reculés de la planète. Elle contamina plus d’un quart de l’espèce humaine et causa la mort de dizaines de millions de personnes en moins d’une année.
https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html
Hdelapampa a écrit : 09 avril 2020 17:28 A propos de l'Economie Suisse:
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89con ... _la_Suisse#
Alors,L'économie de la Suisse figure parmi les plus prospères5 et les plus développées au monde en dépit de l'absence de matières premières et de son absence de débouché maritime. Le taux de chômage y est structurellement bas, de même que le taux d'inflation. L'industrie, tournée vers l'exportation, est largement spécialisée dans les produits à haute valeur ajoutée.
Comme la plupart des pays européens, la Suisse est essentiellement un pays de petites et moyennes entreprises (PME) occupant moins de 500 personnes, phénomène renforcé par le développement du secteur tertiaire : plus de 99 % des entreprises privées non agricoles étaient ainsi des PME en 2005, un chiffre qui a peu varié depuis la seconde moitié du XXe siècle6,7 : l'évolution du nombre moyen d'emplois à temps plein ne montre pas de tendance à la concentration malgré le dynamisme accru des grandes entreprises privées8.
La philosophie de politique économique des autorités est de conception libérale et non interventionniste, ce qui se traduit par une défense du libre-échange, l'absence relative de secteurs subventionnés — à l'exception notable de l'agriculture et des transports — et une politique régionale prudente9.
1) qu'est ce qui est "protégé" dans le marché intérieur?
2) les exportations (nécessaires) pour acquérir les devises qui permettent les importations sont constituées principalement de produits à haute valeur ajoutée (donc fabriqués avec des emplois très qualifiés bien rémunérés...en francs suisses et non ...en euros dans un secteur peu concurrentiel.
Est ce que ce modèle est transposable à la France?
3) D'autre part, même si la protection du marché intérieur n'existe pas, quel pourrait en être l'outil d'une telle protection, sinon la monnaie nationale?
Je rappelle que MLP est sagement revenue à l'euro.
Alors mesdames, messieurs du RN?
Hdelapampa a écrit : 12 avril 2020 15:55 Il ne protège rien.
Les salaires sont suffisants pour payer des produits plus chers sans qu'il soit besoin de dévaloriser le FRS.
Qui décide des prix?
L'Etat ou le Marché?
Qui décide du montant desz salaires? L'Etat ou le Marché?
Marché intérieur protégé. Comment: taxe douanière à l'importation.gare au gorille a écrit : 12 avril 2020 16:04Hdelapampa a écrit : 12 avril 2020 15:55 Il ne protège rien.
Les salaires sont suffisants pour payer des produits plus chers sans qu'il soit besoin de dévaloriser le FRS.
Qui décide des prix?
L'Etat ou le Marché?
Qui décide du montant des salaires? L'Etat ou le Marché?
Je comprends mal ta question. C'est bien sur le marché qui décide des salaires et des prix. Pour payer les produits plus chers, c'est à dire au juste prix pour que le producteur s'en sorte, les salaires sont tout à fait suffisants du fait qu'on a pas besoin de tout surtaxer et massacrer les travailleurs pour payer du social devenu inutile. En France nous payons nos produits d'importations moins chers, mais ensuite on est obligé de nous ponctionner pour offrir la PAC et soutenir les gens privés d'emplois du fait des délocalisations rendues obligatoires par les concurrences des pays à faibles couts.
Je pense que nous avons pris le problème tout à fait à l'envers.
Hdelapampa a écrit : 12 avril 2020 17:49Marché intérieur protégé. Comment: taxe douanière à l'importation.gare au gorille a écrit : 12 avril 2020 16:04
Je comprends mal ta question. C'est bien sur le marché qui décide des salaires et des prix. Pour payer les produits plus chers, c'est à dire au juste prix pour que le producteur s'en sorte, les salaires sont tout à fait suffisants du fait qu'on a pas besoin de tout surtaxer et massacrer les travailleurs pour payer du social devenu inutile. En France nous payons nos produits d'importations moins chers, mais ensuite on est obligé de nous ponctionner pour offrir la PAC et soutenir les gens privés d'emplois du fait des délocalisations rendues obligatoires par les concurrences des pays à faibles couts.
Je pense que nous avons pris le problème tout à fait à l'envers.
Dans ce cas, TOUS les produits ont un prix voisin, c'est à dire aligné sur les coûts de production en France.
Parmi les coûts de production: il y a les salaires.
Alors se pose immédiatement le problème de leur MONTANT qui détermine le pouvoir d'achat sur le marché intérieur. En effet, si les produits français se vendent mal, c'est parce que les produits importés sont moins chers à l'achat par les salariés Français (les GJ ?).
Donc première question: comment le RN résout-il ce problème?
En augmentant les salaires? Il est très flou sur la question: il faudrait dans ce cas réduire les marges et léser les intérêts des patrons...français (qui ont des intérêts communs avec les salariés français?).
Autre chose;
Si des états étrangers voient les productions de leurs entreprises taxées à l'importation en France , ils taxent les produits que les entreprises exportent vers leur marché intérieur: la part de marché diminue, car les produits français sont alors plus chers. Si la part de marché diminue, l'activité de production en France est en surchauffe: licenciements, faillite.
Comment le RN résout ce problème sans léser ni les salariés, ni...les entreprises?
Qui choisir?
Suspense...
C'est plus clair?
C'est précisément ce que je fais.gare au gorille a écrit : 12 avril 2020 23:35
Ben je t 'invite à reprendre le cas de la Suisse qui taxe les importations étrangères qui viendraient concurrencer sa production nationale sur son marché intérieur. Pourtant elle continue ses exportations de produits à haute valeur ajoutée et son protectionnisme ne l'empêche aucunement d'être un pays exportateur avec une balance commerciale bien supérieure à la notre.
Par son protectionnisme elle maintient ses moyens de productions en état de marche et assure l'activité et l'emploi au sein du pays.
Bien sur que les produits importés des pays à faibles couts sont moins cher pour les salariés Français, mais dans la réalité nous les payons au prix fort par la destruction de nos emplois, par des prélèvements fiscaux en délires pour maintenir le social de tous les gens que notre système laisse sur le bord de la route. En réalité, nous ruinons l'économie de notre pays en croyant faire des économies qui ne font que nous appauvrir.
la liste serait longue donc je vais me maintenir à une seuleHdelapampa a écrit : 13 avril 2020 01:34C'est précisément ce que je fais.gare au gorille a écrit : 12 avril 2020 23:35
Ben je t 'invite à reprendre le cas de la Suisse qui taxe les importations étrangères qui viendraient concurrencer sa production nationale sur son marché intérieur. Pourtant elle continue ses exportations de produits à haute valeur ajoutée et son protectionnisme ne l'empêche aucunement d'être un pays exportateur avec une balance commerciale bien supérieure à la notre.
Par son protectionnisme elle maintient ses moyens de productions en état de marche et assure l'activité et l'emploi au sein du pays.
Bien sur que les produits importés des pays à faibles couts sont moins cher pour les salariés Français, mais dans la réalité nous les payons au prix fort par la destruction de nos emplois, par des prélèvements fiscaux en délires pour maintenir le social de tous les gens que notre système laisse sur le bord de la route. En réalité, nous ruinons l'économie de notre pays en croyant faire des économies qui ne font que nous appauvrir.
Dis nous donc quelles sont les importations étrangères qui viennent concurrencer sa production nationale.
Je serais très curieux de ta réponse.
Ils produisent des articles à forte marge comme les montres de luxe parce que les salaires sont très élevés.danielle49 a écrit : 10 avril 2020 21:15 Hdelapampa, je connais bien la Suisse, pour y avoir travaillé (pas longtemps), et y avoir passé des vacances, il y a maintenant, longtemps. Une phrase à retenir : "l'industrie suisse tournée vers l'exportation est à haute valeur ajoutée"
Tout le secret de la prospérité suisse est là, "la valeur ajoutée" , ce que notre MEDEF ne sait plus faire !
La France est devenue championne du low-cost en Europe, alors pour la "valeur ajoutée" on repassera.
Victor a écrit : 13 avril 2020 18:24Ils produisent des articles à forte marge comme les montres de luxe parce que les salaires sont très élevés.danielle49 a écrit : 10 avril 2020 21:15 Hdelapampa, je connais bien la Suisse, pour y avoir travaillé (pas longtemps), et y avoir passé des vacances, il y a maintenant, longtemps. Une phrase à retenir : "l'industrie suisse tournée vers l'exportation est à haute valeur ajoutée"
Tout le secret de la prospérité suisse est là, "la valeur ajoutée" , ce que notre MEDEF ne sait plus faire !
La France est devenue championne du low-cost en Europe, alors pour la "valeur ajoutée" on repassera.
Mais c'est un peu la même chose en France.
Quels sont les secteurs industriels qui fonctionnent encore en France ?
Le luxe , pour la même raison que la Suisse.
l'Aéronautique, parce qu'il n'y a pas encore de concurrence low-cost.
Mais on est bien plus fort et malin que les Suisses parce que nous on fait venir les Chinois en France.gare au gorille a écrit : 13 avril 2020 23:42Victor a écrit : 13 avril 2020 18:24
Ils produisent des articles à forte marge comme les montres de luxe parce que les salaires sont très élevés.
Mais c'est un peu la même chose en France.
Quels sont les secteurs industriels qui fonctionnent encore en France ?
Le luxe , pour la même raison que la Suisse.
l'Aéronautique, parce qu'il n'y a pas encore de concurrence low-cost.
Ben on est bien d'accord la dessus. La Suisse exporte sa production à haute valeur ajoutée
Oui, mais pourquoi les consommateurs suisses peuvent-ils acheter leurs tomates plus chères (au prix demandé par les producteurs suisses)?gare au gorille a écrit : 13 avril 2020 23:42
Ben on est bien d'accord la dessus. La Suisse exporte sa production à haute valeur ajoutée, mais dans le même temps elle protège son marché intérieur par un protectionnisme intelligent. Les producteurs de tomates et de salades Suisses existent bel et bien, ils vivent dignement de leurs exploitations , peuvent investir sans être obligés d'aller se pendre. Avec eux subsiste tout un tissu productif qui donne un pays en pleine activité.
Les Suisses payent un peu plus cher leurs légumes, mais ils ne sont pas taxés pour offrir la PAC comme moyen de survie aux agriculteurs, et il n'y a pas cette casse qui oblige à compenser par un social hors de prix qui fait que au final nous payons très cher ce que nous pensons acheter bon marché. .