Victor a écrit : 02 novembre 2022 11:14
Mais peut-être n'êtes-vous pas un être humain ?
Pour votre information, la grande majorité des êtres humains ressent le besoin d'un contact relativement régulier avec la nature.
D'où le succès des activités de randonnée, de trek, etc.
Mais attention ce genre d'activité n'a rien à voir avec la construction de routes bitumées, de constructions d'habitations, d'industries, de zones commerciales, ou d'extension de zones agricoles sur la forêt comme en Amazonie.
Le problème n'est pas là.
Je suppose d'ailleurs que vous êtes "accro" au "'
contact relativement régulier avec la nature."
Je sais que les "espaces protégés" où, selon vous, il n'y a aucune activité humaine n'existent pas (sauf dans le cratère des volcans,et les très grands fonds marins où s'accumulent cependant les ordures ).
Même l'Antarctique et le sommet de l'Everest ne sont pas à l'abri.
Je le sais parce que, si je ne suis pas allé à Yellowstone, j'ai quand même pu observer ce qui se passe dans les Parcs "naturels" et autres "réserves".
Les foules humaines qui ont besoin de contact avec la nature recherchent ce contact préférentiellement dans les espaces qui ont ce label de "qualité".
Comme ils sont très petits, il s'en suit un phénomène d'affluence massive, particulièrement destructeur (aménagements, routes, parkings, camping)

Nous sommes là en pleine Réserve Nationale du Néouvielle (Pyrénées Centrales).
Donc on détruit joyeusement toute possibilité de contact en dehors des zones protégées et on envahit, on piétine, on salit (avec des déchets), on va brailler, faire du ski, du parapente, du canoë kayak, du rafting, de la spéléo et que sais-je encore dans ces "zones protégées".
Et même de l'élevage!!!
Protégées de quoi exactement?
Qui s'intéresse aux besoins de chaque espèce en matière de tranquillité, de repos pour s'alimenter, se reproduire ou hiverner/hiberner?
Dans le PN des Pyrénées ou la réserve d'Orlu, les isards (chamois pyrénéens) se réfugient l'été dans les parois les plus abruptes pendant le jour, où ils ne se nourrissent pas.
Ils ne se nourrissent que la nuit et jusqu'au lever du jour, où arrivent les braillards en tenue Decathlon qui les font fuir vers les hauteurs.
Bonne préparation à la survie en hiver.
Alors pourquoi les "écomodernistes" proposent ils de "vastes espaces sauvages"?
Et lesquels?
Il ne s'agit pas du retour A la nature, mais du retour DE la nature (au contact de laquelle, on "profite").
Plus d'espaces sauvages?
Sauf si
1) s'ils sont au-dessus d'un gisement de lithium ou de schistes bitumineux.
2) ils conviennent à la culture des palmiers (huile de palme) ou de la betterave (bio carburants).
3) sont recouverts de forêts (pâte à papier, meubles, charpentes, etc).
4) font obstacle à la construction de routes.
5) sont propices à la construction de marinas, d'aéroports, de ports-de-plaisances-qui-créent-des-emplois.
6) sont constructibles (lotissements etc).
7) contiennent des nuisibles

etc, etc.
Bref, un piège à neu-neus, du bla-bla-bla de green washer.