L'accord douanier est en version finale semble t'il, et nos producteurs de vins et spiritueux ne sont pas contents. Certains ministres tiennent des discours peu crédibles, répétant que la renégociation est possible. Les droits de douane sont augmentés à 15% pour l'automobile, la pharmacie mais aussi nos vins fins et spiritueux nationaux.
Droits de douane américains : les exportateurs de vins et spiritueux français s’alarment, le gouvernement veut des «exemptions»
«Il y a une immense déception, parce qu’on a travaillé énormément pour obtenir l’exemption», regrette le président de la fédération, après l’annonce que le secteur sera taxé à 15% aux États-Unis. «L’histoire n’est pas finie», veut croire le ministre délégué au Commerce extérieur.
Une claque pour les producteurs tricolores. La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a fait part de son «immense déception» jeudi après que l’Union européenne a annoncé avoir échoué à obtenir une exemption pour le secteur, qui sera taxé à 15% à son entrée aux États-Unis.
«Il y a une immense déception, parce qu’on a travaillé énormément pour obtenir l’exemption et elle était à portée de main. Nous avons la certitude que cela entraînera de grosses difficultés pour la filière des vins et spiritueux», a déclaré Gabriel Picard, président de la fédération. Selon lui, ces 15% s’ajouteront aux «15% d’effets de change que la filière observe déjà» en exportant aux États-Unis, son premier marché, du fait de la faiblesse actuelle du dollar par rapport à l’euro.
Le ministre français délégué au Commerce extérieur s’est quant à lui voulu rassurant, assurant que «l’histoire n’est pas finie». «La défense de nos secteurs à l’export reste notre priorité. L’accord laisse ouverte la possibilité d’exemptions additionnelles, nous y travaillerons», a écrit Laurent Saint-Martin, sur X.
«Un fil de discussion ouvert»
Gabriel Picard, qui a salué l’engagement de la Commission européenne et de la France auprès de la filière, espère lui aussi que «ce n’est pas la fin de l’histoire»: «il y a encore des portes ouvertes pour négocier(...) des exemptions ou des aménagements (...) on a encore un fil de discussion ouvert, ça ne va pas changer le très court terme, mais on espère que ça pourra changer le moyen terme». La FEVS avertit sur les risques pour les producteurs européens mais aussi pour l’industrie américaine du vin: «un dollar expédié aux États-Unis, c’est cinq dollars d’activité générés aux États-Unis», selon Gabriel Picard pour qui c’est l’argument qui pourrait convaincre le président américain Donald Trump qu’une exemption serait «gagnant-gagnant».
En 2024, pour rappel, l’UE a exporté pour 8 milliards d’euros d’alcools, dont plus de 5 milliards de vin, aux États-Unis, son premier marché à l’exportation. La France représente environ la moitié: 2,4 milliards d’euros de vin et 1,5 milliard de spiritueux ont été écoulés aux États-Unis (environ 25% de ses exportations).
Si vous voulez mon avis concernant les vins et spiritueux: le droit de douane actuel est de 4,8%, on passe à 15%, ce qui fait 10,2% en plus. Un produit entrant aux USA à 30 US$ payait 1,44 US$ et partait donc vers la distribution à 31,44 US$, et il partira maintenant à 34,5 US$. Une fois rajouté les frais logistique (transport et stockage) et les marges brutes des acteurs, il va être vendu 50 ou 60 US$ et les 3,06 US$ de droit de douane supplémentaire ne vont pas avoir un si grand impact commercial.
Le problème n'est pas le même pour les objets plus encombrants comme les voitures. Les constructeurs allemands vont souffrir.
Sinon, comme rien n'est prêt techniquement pour appliquer les nouveaux droits de douane, c'est la panique et
La Poste va suspendre les envois de colis vers les États-Unis à partir de lundi en répercussion des droits de douane.
“Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes." Jacques-Bénigne Bossuet.