Mesoke a écrit : 07 janvier 2026 14:51
Une cohérence sur des jolies phrases parlant de revalorisation du travail, mais rien sur le fond. Sur le fond de ses propositions il n'y a rien de cohérent, et c'est un peu ce qui ressortait de ton message plus haut.
Disons que la philosophie dominante apparaît clairement (ce qui nous change du "en même temps" de Macron) mais que les propositions concrètes laissent à désirer. C'est un peu décevant car, personnellement, je fonde beaucoup d'espoirs à son sujet. J'espère qu'il va se ressaisir.
Kelenner a écrit : 07 janvier 2026 14:55
Je n’arrive toujours pas à saisir comment en 2026 on peut oser proposer quelque chose d’aussi à côté de la plaque. Absolument rien ne va, c’en est presque risible. Ces types sont nuisibles et inutiles.
Retailleau n'est pas un homme de gauche, il est donc logique que ses propositions ne vous conviennent pas.
Victor a écrit : 07 janvier 2026 14:40
C'est soit on bosse beaucoup plus pour le même salaire ou soit on continue à sombrer.
A vous de choisir.
Supposons que vous soyez employé dans une entreprise (c'est peut-être le cas). Le site sur lequel vous travaillez a 20 salariés, dont vous, et ils travaillent déjà disons 35H par semaine soit 700 heures au total. Si l'employeur a besoin de faire faire 700 heures de travail pourquoi proposerait-il que vous passiez à 36H si l'intégralité des taches se fait en 700 heures ? Il va occuper comment ses 20 employés pendant les 20h supplémentaires ?
D'un autre côté il peut demander à chacun de faire 39H et lourder 2 salariés. Ca va lui couter un peu plus cher parce qu'il devra payer les heures sup plus chères. Ses coûts salariaux vont donc augmenter et il sera moins compétitif sauf s'il fait des économies sur les machines ou l'énergie. Et le système de chômage se sera "enrichi" de 2 personnes supplémentaires qu'il faudra indemniser. Pas super comme idée.
En fait, le seul moyen de faire bosser plus c'est que l'entreprise obtienne plus de commandes. Mais ça, ce n'est pas gagné avec ce système.
Mesoke a écrit : 07 janvier 2026 14:51
Une cohérence sur des jolies phrases parlant de revalorisation du travail, mais rien sur le fond. Sur le fond de ses propositions il n'y a rien de cohérent, et c'est un peu ce qui ressortait de ton message plus haut.
Disons que la philosophie dominante apparaît clairement (ce qui nous change du "en même temps" de Macron) mais que les propositions concrètes laissent à désirer. C'est un peu décevant car, personnellement, je fonde beaucoup d'espoirs à son sujet. J'espère qu'il va se ressaisir.
Voilà, c'est un peu ce que je voulais dire : des belles phrases qui montrent un cap, mais rien de concret pour qu'on comprenne comment appliquer ces belles phrases.
Le galimatias de Retailleau n'aborde pas la réduction des dépenses publiques, ce n'est pas en changeant le nom du RSA qu'on va faire des économies.
J'ai l'impression que ce type s'adresse à des débiles.
Victor a écrit : 07 janvier 2026 14:25
Son programme va clairement dans le bon sens pour l'économie de notre pays. Il faut supprimer deux jours fériés + suppression d'une semaine de CP + suppression des 35 heures et retour aux 39 heures.
C'est en travaillant plus que notre pays retrouvera de la compétitivité et créera à nouveau de la richesse.
Victor, le retraité qui trouve que les Français ne travaillent pas assez. Un rentier de plus qui veut mettre le restant des Français au travail. pour son plus grand profit.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
Ça ressemble au programme Sarkozy 2007, "travailler plus pour gagner plus". Mais ce programme était déjà dépassé en 2007, et il l'est encore davantage aujourd'hui.
Il faut reconnaître que ce problème d'idées dépasse largement la seule (petite) personne de Retailleau. Là, en effet, on a un réchauffé des obsessions sarkozystes déjà has been il y a 20 ans ("travailler plus pour gagner plus" qui prend la question de la production totalement à l'envers, taper sur les chômeurs, aggraver encore les déficits en exonérant les patrons de cotisations...), mais il n'y a RIEN sur la production, l'attractivité du pays, l'IA et la robotisation, le libre-échangisme, les traités commerciaux... En fait, ce n'est même pas un programme économique, tout juste un programme "d'économies", avec les mêmes éternelles lubies destinées davantage à faire plaisir à un électorat de boomers oisifs et possédants qu'à résoudre les problèmes du pays.
Mais il faut admettre qu'on retrouve la même problématique dans les programmes du RN (en gros, laisser les friqués diriger et désigner les immigrés comme boucs émissaires), du PS (pas d'idées en dehors de quelques taxes symboliques sur les grandes fortunes, indispensables mais insuffisantes), des Verts... Seul LFI et Hamon proposent des choses nouvelles et audacieuses, même si on peut légitimement douter de leur faisabilité à court terme.
Pour le reste, il faut admettre que c'est assez pitoyable.
Victor a écrit : 07 janvier 2026 14:40
C'est soit on bosse beaucoup plus pour le même salaire ou soit on continue à sombrer.
A vous de choisir.
Supposons que vous soyez employé dans une entreprise (c'est peut-être le cas). Le site sur lequel vous travaillez a 20 salariés, dont vous, et ils travaillent déjà disons 35H par semaine soit 700 heures au total. Si l'employeur a besoin de faire faire 700 heures de travail pourquoi proposerait-il que vous passiez à 36H si l'intégralité des taches se fait en 700 heures ? Il va occuper comment ses 20 employés pendant les 20h supplémentaires ?
D'un autre côté il peut demander à chacun de faire 39H et lourder 2 salariés. Ca va lui couter un peu plus cher parce qu'il devra payer les heures sup plus chères. Ses coûts salariaux vont donc augmenter et il sera moins compétitif sauf s'il fait des économies sur les machines ou l'énergie. Et le système de chômage se sera "enrichi" de 2 personnes supplémentaires qu'il faudra indemniser. Pas super comme idée.
En fait, le seul moyen de faire bosser plus c'est que l'entreprise obtienne plus de commandes. Mais ça, ce n'est pas gagné avec ce système.
Pour que l'entreprise obtienne plus de commandes, il faut qu'elle soit plus compétitive à tous les niveaux, du commercial, au technique en passant par la production et ce n'est pas en bossant moins, en produisant moins pour le même coût qu'une entreprise devient plus compétitive.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
Kelenner a écrit : 07 janvier 2026 17:41
Il faut reconnaître que ce problème d'idées dépasse largement la seule (petite) personne de Retailleau. Là, en effet, on a un réchauffé des obsessions sarkozystes déjà has been il y a 20 ans ("travailler plus pour gagner plus" qui prend la question de la production totalement à l'envers, taper sur les chômeurs, aggraver encore les déficits en exonérant les patrons de cotisations...), mais il n'y a RIEN sur la production, l'attractivité du pays, l'IA et la robotisation, le libre-échangisme, les traités commerciaux... En fait, ce n'est même pas un programme économique, tout juste un programme "d'économies", avec les mêmes éternelles lubies destinées davantage à faire plaisir à un électorat de boomers oisifs et possédants qu'à résoudre les problèmes du pays.
Mais il faut admettre qu'on retrouve la même problématique dans les programmes du RN (en gros, laisser les friqués diriger et désigner les immigrés comme boucs émissaires), du PS (pas d'idées en dehors de quelques taxes symboliques sur les grandes fortunes, indispensables mais insuffisantes), des Verts... Seul LFI et Hamon proposent des choses nouvelles et audacieuses, même si on peut légitimement douter de leur faisabilité à court terme.
Pour le reste, il faut admettre que c'est assez pitoyable.
En France, il faut juste supprimer le social ou tout du moins le réduire fortement et la machine économique redémarre car c'est le coût du social qui plombe toutes nos entreprises et toute notre économie.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
papibilou a écrit : 07 janvier 2026 14:58
Supposons que vous soyez employé dans une entreprise (c'est peut-être le cas). Le site sur lequel vous travaillez a 20 salariés, dont vous, et ils travaillent déjà disons 35H par semaine soit 700 heures au total. Si l'employeur a besoin de faire faire 700 heures de travail pourquoi proposerait-il que vous passiez à 36H si l'intégralité des taches se fait en 700 heures ? Il va occuper comment ses 20 employés pendant les 20h supplémentaires ?
D'un autre côté il peut demander à chacun de faire 39H et lourder 2 salariés. Ca va lui couter un peu plus cher parce qu'il devra payer les heures sup plus chères. Ses coûts salariaux vont donc augmenter et il sera moins compétitif sauf s'il fait des économies sur les machines ou l'énergie. Et le système de chômage se sera "enrichi" de 2 personnes supplémentaires qu'il faudra indemniser. Pas super comme idée.
En fait, le seul moyen de faire bosser plus c'est que l'entreprise obtienne plus de commandes. Mais ça, ce n'est pas gagné avec ce système.
Pour que l'entreprise obtienne plus de commandes, il faut qu'elle soit plus compétitive à tous les niveaux, du commercial, au technique en passant par la production et ce n'est pas en bossant moins, en produisant moins pour le même coût qu'une entreprise devient plus compétitive.
Qui parle de bosser moins ?
Simplement la compétitivité présente des intérêts différents selon que la compétition se situe à l'intérieur du pays ( restaurants, artisans, supermarchés, ...) ou au niveau international ( airbus, voitures, technologies diverses, vêtements, coiffure , etc..). Accroître la compétitivité lorsque la compétition n'est pas internationale ne sert pas à grand chose. Elle n'a d'intérêt que si l'entreprise a des concurrents étrangers. Or, il y a déjà une concurrence que nous ne pourrons atteindre, les chinoises et indiennes. Et ce ne sont pax 5 heures de plus par semaine qui vont y changer .
Kelenner a écrit : 07 janvier 2026 17:41
Il faut reconnaître que ce problème d'idées dépasse largement la seule (petite) personne de Retailleau. Là, en effet, on a un réchauffé des obsessions sarkozystes déjà has been il y a 20 ans ("travailler plus pour gagner plus" qui prend la question de la production totalement à l'envers, taper sur les chômeurs, aggraver encore les déficits en exonérant les patrons de cotisations...), mais il n'y a RIEN sur la production, l'attractivité du pays, l'IA et la robotisation, le libre-échangisme, les traités commerciaux... En fait, ce n'est même pas un programme économique, tout juste un programme "d'économies", avec les mêmes éternelles lubies destinées davantage à faire plaisir à un électorat de boomers oisifs et possédants qu'à résoudre les problèmes du pays.
Mais il faut admettre qu'on retrouve la même problématique dans les programmes du RN (en gros, laisser les friqués diriger et désigner les immigrés comme boucs émissaires), du PS (pas d'idées en dehors de quelques taxes symboliques sur les grandes fortunes, indispensables mais insuffisantes), des Verts... Seul LFI et Hamon proposent des choses nouvelles et audacieuses, même si on peut légitimement douter de leur faisabilité à court terme.
Pour le reste, il faut admettre que c'est assez pitoyable.
Vous êtes un sacré blagueur, vous !
Vous dites que le programme de Retailleau sent le réchauffé. Ce n'est pas faux. Mais la gauche ne vaut pas mieux. Car à gauche, à part promettre des dépenses supplémentaires et taxer les riches, ils ne proposent rien de bien nouveau.