Patchouli38 a écrit : ↑29 août 2025 17:06
papibilou a écrit : ↑29 août 2025 16:55
Il ne faut jamais rejeter par principe des propositions sous prétexte qu'elles viennent d'un bord politique qui n'est pas le notre.
Les chiffres méritent d'être revus. Par exemple, l'aide publique au développement annoncée par cette dame à 15 milliards ne serait en réalité que de 4,3.
Par ailleurs, il y a un mélange entre des économies qui peuvent être renouvelées année après année et un cas comme la privatisation de l'audiovisuel public que l'état ne vendra qu'une fois, et pas tous les ans.
Ensuite des suppressions comme celle de France Travail laissent supposer que ces agences ne servent à rien, ce qui est manifestement faux. L'Ademe coute cher mais mérite un bilan de ses actions autrement que sur un coin de table.
Je ne sais comment elle a calculé l'économie sur les prestations sociales non contributives aux étrangers. Néanmoins il y a sans doute matière à faire des économies: voici des propositions à ne pas prendre pour argent comptant mai envisageables:
https://www.ifrap.org/la-revue/exiger-p ... s-sociales
Ces propositions devraient nous inciter à regarder d'un peu plus près nos dépenses sociales et publiques. Mais l'habitude a été prise de rajouter sans faire le bilan de l'existant. Notons cependant que un tel examen prend du temps et qu'un bayrou n'avait pas beaucoup de temps pour présenter un budget. Alors cette dame ???
Je ne rejette pas les propositions par principe, la preuve, j'ai lu ces propositions.
Supprimer France Travail reviendrait à dire que ceux qui en dépendent sont tous des assistés
Supprimer les aides aux énergies renouvelables et supprimer toute aide en faveur de l'environnement, prouve qu'elle n'a rien à foutre de l'environnement,
Supprimer les agences citées, c'est supprimer des conseils, des garde-foues afin de mener une politique hors-la-loi et dans l'irrespect des droits humains
Supprimer l'AME, c'est faire courir le risque de l'émergence de maladies "tropicales" envers la population française
Privatiser l'audiovisuel public, c'est la jeter dans les bras de milliardaire d'extrême-droite type Bolloré et Stérin
Supprimer les subventions aux associations politisées, c'est tout simplement le commencement d'un baillonnage de toute riposte car le terme "politisé", c'est l'excuse souvent avancée pour supprimer tout propos qui déplaisent.
Supprimer l'aide public au développement, c'est condamner des populations fragiles à la famine, la pauvreté, au manque d'accès à certains soins, etc.
Réserver les prestations sociales non contributives aux français, c'est tout simplement "anti-constitutionnel" et xénophobe.
Donc, le calcul est fait à l'arrache et sans aucune réflexion, des mesures populistes déjà appliquées aux USA, et l'on voit le résultat.
Elle ferait mieux de faire des cours d'économie, au lieu de nous balancer des imbécilités pareilles.
Effectivement, à y regarder de plus près, ces propositions sont moyennement convaincantes.
Je suis d'accord avec la privatisation de l'audiovisuel public. A part peut-être France 3 (pour les régions) et France 5 (chaîne de la connaissance), ces médias apportent-ils une plu-value quelconque ?
Je suis d'accord aussi avec la suppression des subventions aux associations politisées. Question de principe : au nom de quoi ces associations qui jouent contre l'ordre public (par exemple, les passeurs de migrants) devraient-elles recevoir des subventions ? Il ne s'agit pas de porter atteinte à la liberté d'association : ces associations ont le droit d'exister, mais qu'elles se débrouillent pour financer leurs basses besognes.
Pour France Travail, la question qui se pose est de savoir si cet organisme aide vraiment les chômeurs et les entreprises. Je pense que les entreprises qui veulent créer des emplois peuvent passer des annonces pour ce faire et n'ont pas besoin de France travail pour ce faire. Et les chômeurs, s'ils le veulent, peuvent trouver par leurs propres moyens.
Pour les agences, il y a un ménage à faire, certaines doublonnent (par exemple, Santé publique France et les ARS, l'ANAH et l'ADEME), mais globalement, elles ont leur utilité.
Pour les aides publiques au développement, il y a aussi du ménage à faire. Mais elles ont leur utilité, ne serait-ce que pour des raisons stratégiques. Par exemple, si on veut que tel pays collabore pour accueillir ses ressortissants expulsés de chez nous, on est obligé de mettre dans la balance les aides publiques au développement. Elles sont un moyen de pression, de négociation.
Pour l'AME, on peut redéfinir le périmètre exact des soins pris en charge, mais je suis globalement contre sa suppression, pour d'évidentes raisons sanitaires.