« C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

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jeandu53
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« C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par jeandu53 »

Voici un article intéressant, concernant le quartier de Pirmil, à Nantes :
«C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir» : à Nantes, le crépuscule d’un quartier qui bascule dans l’insécurité

Verdoyant et jusqu’alors sans histoire, le quartier de Pirmil, dans le sud de l’agglomération, a été le théâtre de plusieurs séries de coups de feu depuis un an, provoquant le choc de riverains étrangers à une telle violence.

Une note de hargne s’ajoute désormais à leur inquiétude. À Nantes (Loire-Atlantique), les habitants du quartier de Pirmil accusent le coup. Ce secteur du sud-est de l’agglomération, délimité au nord par un bras de Loire et, à l’ouest, par la Sèvre Nantaise, a été le théâtre de plusieurs coups de feu ces derniers jours. Le jeudi 6 novembre, en soirée ; le samedi 8, au matin ; puis encore mardi dernier, le 11, vers midi. À chaque fois, les détonations font sursauter les riverains. À chaque fois, les habitants se disent qu’il n’y aura plus d’autres tirs. Puis les armes claquent de nouveau. Une séquence difficile à vivre pour une zone qui n’est pourtant pas considérée comme un quartier sensible.

Et pour cause, il y a quelques années encore, Pirmil jouissait d’une réputation d’écrin de verdure sans histoire. Située au sud de l’île de Nantes, la partie nord de ce quartier est parsemée d’îlots de nature dont un parc situé le long d’une berge, face à la Sèvre Nantaise. La cité Goudy, composée d’une dizaine de barres d’immeubles, borde cette coulée verte et offre un cadre de vie quasi bucolique à leurs habitants. Du moins il le serait, sans les violences liées au narcotrafic qui éclatent désormais de manière épisodique dans le quartier.

Des habitants terrorisés

Brigitte* se souvient très bien de son installation au Pirmil, en 1978 - et du contraste entre la promesse idyllique du quartier avec ce qu’il est devenu par la suite. «On vivait dans la verdure. Il n’y avait jamais aucun problème par ici», témoigne cette retraitée qui affirme vivre presque cloîtrée chez elle en raison du climat d’insécurité. «Aujourd’hui je suis terrorisée. Je ne sors presque plus, même quand il fait beau. Si j’avais les moyens, je déménagerais». L’une de ses voisines, Adeline*, 73 ans, partage son impression. «J’ai peur dès que je rentre tard. Je ne promène plus mon chien dans le parc, mais juste en bas de chez moi. Et une fois à la maison, on craint de se prendre une balle perdue », raconte cette habitante arrivée en 2001 dans le quartier. «C’était un havre de paix, autrefois, le Pirmil, tout le monde voulait s’y installer. Maintenant tout le monde veut partir».

Les violences se manifestent par bouffées. Avant la série de début novembre, la précédente flambée de coups de feu avait éclaté à la fin de l’été, au mois d’août. Elle s’était achevée début septembre, avec une attaque qui avait fait trois blessés. L’épisode le plus spectaculaire remonte à décembre 2024. Une fusillade avait alors fait trois blessés sous les portes du gymnase du quartier. L’une des victimes avait dû se réfugier dans le hall du bâtiment, alors qu’une cinquantaine d’enfants, âgés de 7 à 8 ans, se trouvaient à l’intérieur. La vision de la mare de sang laissée par le blessé avait choqué plusieurs mineurs.

Entre ces éruptions de brutalité, les riverains ont appris à cohabiter avec les jeunes narcotrafiquants. Situé à un point de passage stratégique du sud de l’agglomération nantaise, le secteur abrite de longue date un point de deal, fixé autour d’une station de tramway et d’un petit centre commercial en déshérence qui abrite, notamment, un pôle associatif. Longtemps modeste, le narcotrafic du Pirmil a déployé ses ailes ces dernières années. Ce pôle secondaire du trafic de drogue nantais se trouve désormais au cœur d’une guerre de territoire entre groupes rivaux, indiquent plusieurs sources policières. «Un cap de la violence a été franchi en fin d’année dernière. Depuis, la situation continue de se dégrader», note l’une d’elles.

Cette activité accrue n’a pas échappé aux habitants. Ceux-ci aperçoivent tantôt «des gamins en armes» s’intimidant les uns les autres, tantôt des silhouettes entreposant des sachets dans les fougères du parc ou dans le lierre d’une maison de retraite voisine. «Leurs clients ne se cachent même pas. Ils viennent en voiture. D’autres passent à vélo, décrit Adeline. Les deals se font parfois à même la station, avec des passagers qui n’ont même pas à descendre du tram. En 30 secondes, la transaction est faite et la rame repart.» Élue centriste d’opposition résidant dans le sud de Nantes, Anne-Sophie Lamberthon-Guerra, affirme être préoccupée par le sujet. «La situation dégénère. La mairie n’a pas pris la mesure de l’inquiétude des habitants et a laissé ces problèmes s’installer. C’est grave», s’indigne-t-elle.

Guinguette éphémère et festive

Pour expliquer la croissance du point de deal, désormais hanté par des individus en cagoule et vêtements sombres, plusieurs voix mettent en cause La Cambuse, une guinguette «éphémère et festive» organisée chaque été depuis 2021 sur les berges de Pirmil. Portée par l’association Rêver Sèvre, la manifestation rencontre un franc succès. Elle occasionne cependant des nuisances sonores qui ont entraîné la formation d’un collectif d’habitants. Ces derniers sont convaincus que la foule attirée par le rendez-vous a contribué à la fortune des dealeurs locaux. «Comme toute manifestation culturelle, il y a du trafic. Mais ce qui est grotesque ici, c’est qu’il y a à peine quelques mètres à faire pour être fourni à la source», souffle un policier nantais. Les aléas du narcotrafic empiètent parfois sur le rendez-vous festif. Les coups de feu de la fin de l’été ont provoqué la fermeture prématurée de La Cambuse, début septembre, pour éviter la mise en danger du public et des professionnels de la guinguette.

Fin octobre, le collectif des habitants de Pirmil a été reçu par l’adjointe municipale en charge de Nantes Sud, Marie Vitoux, pour faire le point sur les nuisances. L’élue écologiste - accessoirement alliée principale de la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland - a botté en touche sur le rôle supposé de La Cambuse dans le narcotrafic local, rapportent plusieurs sources peu satisfaites par la réunion. L’association Rêver Sèvre n’a pas donné suite aux sollicitations du Figaro. Contactée, Marie Vitoux confirme avoir reçu les représentants du collectif dans le cadre de sa permanence de quartier. « L’activité du point de deal existait avant l’installation de la guinguette et se poursuit en hiver, quand elle est fermée. Ce sont deux sujets différents», assure-t-elle, en rappelant que la lutte contre le trafic de stupéfiants relève des compétences de l’État.

Face à la montée de l’insécurité dans le quartier, les forces de l’ordre ont néanmoins ajusté leurs dispositifs. Pour ne pas mettre en danger ses agents, la police municipale - qui, à Nantes, n’est pas équipée d’armes à feu - a suspendu depuis août toute opération dans le secteur, passée midi. Après deux mois d’accalmie, cette suspension a été levée, le 6 novembre. Mais elle a dû être rétablie six jours plus tard, pour une durée indéterminée, après les derniers épisodes de coups de feu. La suspension des opérations de «la PM» nantaise porte désormais sur l’ensemble de la journée.

De son côté, la police nationale a augmenté la pression au Pirmil. Les patrouilles tournent plus régulièrement - une tendance confirmée par les habitants. «Nous avons accentué depuis l’été notre dispositif de sécurité, avec une multiplication des contrôles réalisés avec l’appui des CRS et de l’unité métropolitaine de police des transports», indique Éric Eudes, commandant adjoint de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de Loire-Atlantique. Plus de 70 opérations ont été menées dans le quartier depuis le début de l’année - et plusieurs auteurs présumés des récents coups de feu ont été arrêtés. «Nous allons continuer à harceler ce point, à occuper et reprendre le terrain, poursuit Éric Eudes. Une transformation plus pérenne devra cependant passer par une rénovation urbaine du quartier, en particulier au niveau du centre commercial».

En tout état de cause, un tel chantier est bien sur les rails. Créée en 2018, la zone d’aménagement concertée (ZAC) de Pirmil-Les Isles, portée par Nantes Métropole, prévoit de redessiner le sud de l’agglomération à l’horizon 2037. Le projet prévoit notamment la démolition du centre commercial. De nouveaux équipements publics seront inaugurés dans le secteur, dont deux résidences pour réfugiés et jeunes travailleurs, qui devraient voir le jour dès cet hiver. Prenant acte des conclusions d’un débat citoyen, le nombre de nouveaux logements a été revu à la baisse, passant de 1000 à 600, dont la moitié de sociaux et abordables, afin d’anticiper pour la mairie non pas sur les questions de sécurité mais sur les conséquences du dérèglement climatique. «C’est un impératif de responsabilité et de protection des habitantes et des habitants», soulignait en juin la maire de Nantes, Johanna Rolland.
SOURCE : https://www.lefigaro.fr/nantes/c-etait- ... e-20251117

Cet article me fait penser à un autre, similaire, publié il y a quelques mois concernant le quartier des Chantiers à Versailles :
Dans le quartier des Chantiers, une percée de l'insécurité «même à Versailles»

REPORTAGE - Alors qu’une rixe a fait un blessé la semaine dernière, des parents, notamment des familles de militaires, entendent faire revenir le calme dans le quartier populaire des Chantiers où ils constatent une dégradation du confort de vie.

Ce jeudi 25 avril, au square du Stade des Chantiers à Versailles, des détonations ont résonné et «les gens se sont mis à courir». Il était 17h et des poussières. Comme d’autres, Nadja B. et ses trois enfants se sont réfugiés dans la maison de quartier. Si cette mère de famille n’a pu «qu’entendre», d’autres parents ont vu. Cet après-midi-là, deux «bandes de gamins» se sont affrontées près des grilles du parc. Les détonations n’étaient pas des coups de feu, mais des tirs de mortier. À l’heure où les enfants prennent leur goûter, tapent dans le ballon, s’imaginent que cette cabane en fait ce serait un château et toi, tu serais la reine, un adolescent a été frappé avec une batte de baseball. Certains témoins assurent avoir entendu des «tue-le !».

À l’arrivée de la police à 17h45, dix jeunes ont été interpellés. Plusieurs mineurs. Selon le rapport de police, le jeune molesté n’a été «que» blessé à la tête. Le lendemain, une pétition a été lancée par une poignée de parents, des militaires pour la plupart - Versailles est une ville de garnison. Signée pour l’heure par sept cents personnes, elle sert surtout à rassurer ses signataires, à leur montrer qu’ils sont «nombreux à ne pas vouloir baisser les yeux». «On ne peut pas, insiste Julien V., son rédacteur, père de quatre enfants, accepter de perdre notre quartier, il est notre bien à tous.»

Si jeudi a été «la goutte d’eau», les habitants sont, sur place, nombreux à relater une atmosphère dégradée «depuis plusieurs années.» À demander à la mairie de s’en préoccuper davantage. Car, disent-ils, les drames, les vrais, ceux où l’on compte les morts, commencent de cette façon. «Même à Versailles», grince Quitterie T.. François de Mazières, le maire divers droite de la ville l’admet : «il y a un problème à Chantiers.»
Sarah a deux enfants et aimerait quitter le quartier Madeleine Meteyer

Quitterie T. est mère de trois enfants, presque quatre - elle accouche dans un mois. Par rapport au quartier des Chantiers, l’appartement des T. est au nord-ouest. Un coin plutôt chic, calme. Quand les T. se sont installés ici en 2020, ils étaient «très contents». C’est Versailles comme on se le figure. Des arbres, des familles nombreuses. Après l’école, les T. ont l’habitude de se rendre plus au sud, au square du Stade des Chantiers. Au numéro 53 de la rue du même nom où l’on trouve à la fois une résidence militaire et l’immeuble 42, des logements sociaux gérés par la SCI Les Sablières, un coin «célèbre pour ses problèmes», dixit François de Mazières. Des points de deal, des affrontements de bandes, dépeint une source policière.

Le square du stade des Chantiers, c’est 4600m2, des terrains de pétanque, un plateau de volley, des toilettes propres dont la chasse d’eau fonctionne, une maison de quartier flambant neuf où se donnent des cours de breton. Toutes sortes de familles s’y côtoient. De temps en temps, Quitterie T. et d’autres parents froncent les sourcils, osent parfois se lever pour aller demander aux jeunes qui fument leurs joints sur les bancs «de se décaler, de ne pas s’asseoir sur les jeux des petits, raconte Agathe 42 ans, des yeux clairs, une veste en cuir brun. «Parfois ils acceptent vite. Parfois ils râlent, sans doute qu’ils nous traitent de sales connes.» Ils obtempèrent toutefois. «Mais ça peut péter à tout moment.» «Un jour, craint une mère au carré blond, un de nos enfants s’interposera dans une bagarre, parce qu’on les a éduqués comme ça, et alors…»
Le 42 de la rue des Chantiers Madeleine Meteyer

Les jeunes qui traînent

Trois jours après les évènements de jeudi qui leur ont «peut-être servi de leçon», espère Quitterie T., «les jeunes» sont absents du square. On se les fait décrire. Ils auraient quinze ans, seize ans. Les parents supposent qu’ils sont «déscolarisés vu qu’ils sont dehors même aux heures d’école». Marie* se souvient de la fois où ils se sont emparés des trottinettes des enfants, pour se menacer entre eux, sans mesurer la crainte qu’ils flanquaient aux petits. Quitterie T. précise : «on sait qu’ils ne nous veulent pas de mal, pris individuellement, ils sont même gentils. Mais leurs bagarres peuvent nous atteindre et ils n’ont pas l’air de le comprendre».

Sophie* arrive vers nous, les yeux furieux. Elle brandit son téléphone, montre une photo prise jeudi dernier, le soir de la rixe, au numéro 48B de la rue des Chantiers. Sur le cliché, le mur d’un immeuble éclaboussé de gouttelettes rouges. «On n’avait rien entendu car on était chez nous avec mon mari.» En sortant dans la soirée, le couple et leurs enfants ont vu ce sang «encore frais». Le jeune blessé s’était réfugié à côté. «Nos enfants en ont fait des cauchemars toute la nuit.» D’autres ont évoqué ce choc. En toute franchise, surtout les familles de militaires. Ce qui fait qu’on se pose la question de l’ampleur. Le quartier des Chantiers est-il désagréable, dangereux ou détonne-t-il seulement dans le paysage versaillais ?

Quand on arrive dans le bureau de Mélanie Esteller, elle lance : «j'imagine que vous voulez parler de jeudi». La directrice de la maison de quartier vient de lire l'article de Cnews qui relate les évènements en deux paragraphes et évoque «des moments de tranquillité» «de plus en plus rares» dans le quartier. «C'est très exagéré, souffle-t-elle. Oui, jeudi c'était impressionnant et oui, on a cru à des coups de feu quand les familles se sont réfugiées ici. Mais ce n'est pas du tout quotidien ! Et puis ce n'est pas du grand banditisme. Ce sont des jeunes désœuvrés à qui il faut mettre du plomb dans la cervelle.» Des ados de 15 à 18 ans, «difficiles à capter» scolarisés pour ceux qu'elle connaît, dont les parents ne sont pas toujours absents mais «difficiles à intéresser». La bande rivale ? Issue de Vélizy, une commune voisine. Si Mélanie Esteller admet que Versailles Chantiers connaît des problèmes - l'année dernière, un jeune s'est pris un coup de couteau -, elle insiste : «il faut faire attention à la façon dont on raconte les choses, la plupart du temps, c’est tranquille».

Pas que les militaires

Pour s’entendre «raconter les choses» par d’autres voix, on cherche des historiques, des habitants qui ont toujours ou presque connu les Chantiers. Et pourraient faire état d’un éventuel changement d’atmosphère. Au sud du parc, on tombe sur Sarah*. Elle porte des AirPod roses, des baskets du même ton. Elle est avec sa fille et son fils de dix ans. Lui se fait appeler «Ornato», allez savoir pourquoi, par les grands du quartier. Les mêmes qui se sont castagnés jeudi soir. «Ornato» nous montre des vidéos tournées ce soir-là. On voit les jeunes passer, ils sont une vingtaine, tous masqués, en noir. Tu n’as pas eu peur ? lui demande-t-on. Ben non, «ce sont mes amis».

Sarah mouche sa cadette, assure : «ça fait deux ans que ça part en vrille. Tous les jours, on voit des jeunes qui fument, qui dealent. J’ai peur pour mon fils». Lui, assis sur un banc, raconte la scène d’il y a cinq jours. «On était allé à Aldi et là j’ai vu des grands courir avec des pelles. J’ai vu quelqu’un qui s’est fait ouvrir la joue, il pissait le sang.» Est-ce vrai ? Difficile à dire. On insiste : mais tu n’avais pas peur ? Il secoue la tête. «J’en vois souvent des bagarres.» Sa mère précise : «dans des vidéos, hein». S’il peut, un jour, Ornato sera «comme les grands d’ici». Sarah rit jaune, «si tu fais ça, je te tue», propose de rentrer maintenant.

Les critiques qui dépeignent un quartier peu sûr lui semblent-elles justifiées ? Sourire amer. «Je suis la première à dire que c’est pourri. On est à Versailles, mais ce n’est pas Versailles. Moi je voudrais aller vivre à la campagne». Plus loin, Ayoub et Jeanne, 15 et 19 ans, lui en survet, casquette, elle en robe orange près du corps, en train de surveiller leurs neveux, admettent aussi que le quartier n’est pas des plus champêtres. «Ça part en histoires pour des broutilles, de filles, de territoire.» Ayoub précise que selon lui les «problèmes» ne doivent pas se régler comme ça à la vue de tous, surtout des enfants, «c’est irrespectueux», dénonce Jeanne. Nadja B., elle, s’agace de voir les halls d’immeuble squattés, craint de trouver sa voiture abîmée. Les policiers ? Présents, jamais longtemps. «Ils font des rondes et ça recommence derrière».
La police municipale fait une ronde ce lundi au square du stade des chantiers. Madeleine Meteyer

Que demandent désormais les habitants ? Julien V. le lanceur de la pétition, le renforcement de la présence policière ; la mise en place d'actions pour lutter contre la délinquance juvénile ; l'amélioration de l'éclairage public et la sécurisation des installations du parc… Le maire de Versailles, François de Mazières convient qu’il existe de «vrais difficultés à Chantiers». À la fois propres à l’endroit et mises en évidence par la «tranquillité de Versailles» qui crée un effet de contraste. Et similaires à ceux du pays. «Dans notre ville comme partout, nous avons un problème de désagrégation de la cellule familiale, de respect, un problème de violence amplifié par les réseaux sociaux sur lesquels les jeunes roulent des mécaniques.»

Concernant les événements de jeudi, l’édile promet que l’enquête suit son cours, que tout sera mis en œuvre pour éviter une répétition. «On mobilise déjà au maximum la police municipale.» En 2025, le commissariat sera installé rue des Chantiers. Ce mardi, une réunion se tiendra à 18h avec trois parents à l’origine de la pétition. François de Mazières insiste : «Il n’est pas question de laisser déraper ce genre de choses.» Car tout de même, c’est Versailles.
SOURCE : https://www.lefigaro.fr/faits-divers/da ... s-20240430

Il y a des gens, notamment sur ce forum, qui sont dans le déni, qui croient qu'il n'y a pas d'insécurité en France, tout en plus quelques faits divers regrettables, comme il y en a toujours eu.

Ces articles nous montrent une réalité différente. Voici des quartiers qui, jadis, étaient des havres de paix, mais qui basculent progressivement dans l'insécurité. Et des exemples comme ça, il y en a d'autres.
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Message par Fonck1 »

masturbe allez encore une encore une :mdr3:
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par UBUROI »

Fonck1 a écrit : 17 novembre 2025 11:43 masturbe allez encore une encore une :mdr3:
Ou aussi les consommateurs au goulag!
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par jeandu53 »

Fonck1 a écrit : 17 novembre 2025 11:43 masturbe allez encore une encore une :mdr3:
Le sujet est sérieux, vous réagissez une nouvelle fois par le déni, un déni auquel vous ajoutez la vulgarité.

C'est bien ce que je disais dans un autre topic : les cons ne sont peut-être pas ceux que vous croyez.

Mais continuez donc : avec des gens comme vous, le RN a de beaux jours devant lui.
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Message par jeandu53 »

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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par Patchouli38 »

jeandu53 a écrit : 17 novembre 2025 12:22 Dans le même ordre d'idées :
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par scorpion3917 »

Patchouli38 a écrit : 17 novembre 2025 13:53
jeandu53 a écrit : 17 novembre 2025 12:22 Dans le même ordre d'idées :



Les métastases se répandent dans tout le pays.
Pourquoi y a t'il autant de trafics de drogue ? Parce qu'il y a de plus en plus de consommateurs. Alors, les rivalités augmentent entre bandes rivales pour défendre leurs points de vente lucratifs.

S'il n'y a plus de consommateurs, plus de trafics de drogue.
Et pourquoi y a t-il autant de consommateurs de ces merdes ?
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par Patchouli38 »

scorpion3917 a écrit : 17 novembre 2025 13:59
Patchouli38 a écrit : 17 novembre 2025 13:53

Pourquoi y a t'il autant de trafics de drogue ? Parce qu'il y a de plus en plus de consommateurs. Alors, les rivalités augmentent entre bandes rivales pour défendre leurs points de vente lucratifs.

S'il n'y a plus de consommateurs, plus de trafics de drogue.
Et pourquoi y a t-il autant de consommateurs de ces merdes ?
Vous avez un début de réponse dans le lien ci-dessous :

https://www.lavie.fr/actualite/societe/ ... -99261.php

Je n'ai pas fait de copier-coller car l'article est long. Bonne lecture ! :hello:
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par Agnostirex »

si les salariés sont sous pression parce qu'ils doivent faire le travail de 40 heures en 35, il faudrait peut-être repasser aux 40 heures hebdomadaires...
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par jeandu53 »

Le trafic de drogue est un problème, oui. Mais il ne suffit pas, loin s'en faut, à expliquer pourquoi les petites et moyennes villes, jadis épargnées, sont aujourd'hui gangrénées par la délinquance.
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par Fonck1 »

jeandu53 a écrit : 17 novembre 2025 12:01
Fonck1 a écrit : 17 novembre 2025 11:43 masturbe allez encore une encore une :mdr3:
Le sujet est sérieux, vous réagissez une nouvelle fois par le déni, un déni auquel vous ajoutez la vulgarité.
vous petites frustrations ne méritent pas plus.
mais vraiment.

toujours à prendre des cas isolés débiles pour en faire des généralités.
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par Fonck1 »

jeandu53 a écrit : 18 novembre 2025 19:56 Le trafic de drogue est un problème, oui. Mais il ne suffit pas, loin s'en faut, à expliquer pourquoi les petites et moyennes villes, jadis épargnées, sont aujourd'hui gangrénées par la délinquance.
l'éducation cher ami, mais il y a aussi votre fond de projet de société, avec Cnews et le Rn qui souffle sur des braises avec un vent puissant.
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par jeandu53 »

Fonck1 a écrit : 18 novembre 2025 20:00
jeandu53 a écrit : 18 novembre 2025 19:56 Le trafic de drogue est un problème, oui. Mais il ne suffit pas, loin s'en faut, à expliquer pourquoi les petites et moyennes villes, jadis épargnées, sont aujourd'hui gangrénées par la délinquance.
l'éducation cher ami, mais il y a aussi votre fond de projet de société, avec Cnews et le Rn qui souffle sur des braises avec un vent puissant.
Vous, vous préférez fermer les yeux. Mais ce n'est pas ainsi qu'on résout les problèmes.
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Re: « C’était un havre de paix, maintenant tout le monde veut partir »

Message par Fonck1 »

jeandu53 a écrit : 18 novembre 2025 20:43
Fonck1 a écrit : 18 novembre 2025 20:00

l'éducation cher ami, mais il y a aussi votre fond de projet de société, avec Cnews et le Rn qui souffle sur des braises avec un vent puissant.
Vous, vous préférez fermer les yeux. Mais ce n'est pas ainsi qu'on résout les problèmes.
les miens sont bien ouverts, pour 2 cons sur 100, vous évertuez à parlez deux à 98%.

faut quand même avoir un grain mal placé.

comme quoi, il n'y a pas qu'eux qui sont rétrogrades et mal éduqués. (car je considère que le racisme et tout ce qui s'y rapport, c’est une carence éducative)
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