La récente identification d'un lien entre la cigarette et 15 maladies mortelles pourrait entraîner une réévaluation des chiffres officiels.
Ce mois de février a apporté une bonne nouvelle et une mauvaise. Pour commencer, la bonne: la consommation de tabac recule en France. Certes, de seulement 0,9 % sur l'année écoulée, ce qui est peu et n'évite pas à la France de rester l'un des gros consommateurs occidentaux (28 % de fumeurs quotidiens contre 20 % au Royaume-Uni). La mauvaise nouvelle, c'est que les chiffres sur la surmortalité des fumeurs seraient sous-estimés de 17 %. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a permis d'identifier une quinzaine de nouvelles causes de décès prématurés liées au tabagisme, en plus des 21 pathologies déjà connues. Ainsi, les fumeurs voient leurs risques de mourir d'insuffisance rénale multipliés par deux, et d'ischémie intestinale (artères du tube digestif bouchées) par six. La probabilité qu'une fumeuse meure d'un cancer du sein est augmentée de 30 %, et qu'un fumeur succombe à un cancer de la prostate, de 43 %.
Il faut bien mourir de quelque chose !





