#2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

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Corvo
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Corvo »

Général Thierry Burkhard : «Les Européens doivent être prêts à prendre des risques pour maintenir la paix en Ukraine»

Quelques jours avant de quitter son poste après quatre années, le chef d’état-major des armées françaises partage son analyse sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine, l’état des menaces pour l’Europe et la nécessaire adaptation de la défense de l’Hexagone.

Au lendemain de la réunion qui s’est tenue à Washington sur les garanties d’un éventuel accord de paix en Ukraine, le général Thierry Burkhard, chef d’état-major des armées françaises, a livré dans une longue interview à Libération et à Politico sa vision des équilibres stratégiques et des enjeux de la sécurité européenne, quelques jours avant de quitter son poste.

Où en est-on des garanties de sécurité en Ukraine ?
Lors de la visite du président Zelensky au président Trump, le 18 août, il y a eu une volonté de décliner au niveau militaire la prise en compte d’une position européenne. Une réunion s’est donc tenue avec mes homologues italien, allemand, finlandais, britannique et ukrainien autour du chef d’état-major des armées américain. Le président Trump avait affirmé une volonté très forte d’obtenir un accord de paix, alors que jusqu’ici on imaginait d’abord un cessez-le-feu.

La situation est nouvelle, mais l’objectif militaire est le même : il faudra empêcher la reprise des opérations russes de grande ampleur contre l’Ukraine et maintenir la paix obtenue. La coalition des volontaires [ensemble d’une trentaine de pays alliés de l’Ukraine, créé en mars, ndlr], qui était impulsée par le Royaume-Uni et la France, va être maintenant un peu plus coordonnée avec les Américains, puisque Donald Trump a assuré que les Etats-Unis seront présents et qu’ils pèseront pour que l’accord de paix soit préservé.

Comment protéger cet éventuel accord de paix ?
Il faudra surveiller la zone de séparation entre les belligérants, et dire aux Ukrainiens que les pays européens sont prêts à apporter des garanties de sécurité. C’est-à-dire être prêts à prendre des risques. Cela veut probablement dire se déployer en Ukraine, avoir des avions dans le ciel ukrainien, assurer une reprise du trafic en mer Noire et aider à la reconstruction de l’armée ukrainienne.

Même si on sera présents, l’objectif est que, à terme, l’Ukraine soit suffisamment forte pour assurer sa défense seule, ce qui ne se fera pas instantanément. Les règles d’engagement seront donc normalement de l’ordre de l’autodéfense. Il ne s’agit pas de faire monter le niveau de violence mais d’afficher notre détermination à maintenir la paix. Même si c’est bien sûr lié aux forces sur le terrain, le cœur du débat est plus politique que militaire. Les Européens et les Américains doivent assurer aux Russes que si l’accord de paix négocié par Donald Trump est violé, il y aura des mesures de rétorsion, qui ne seront d’ailleurs pas uniquement militaires. On basculerait alors dans une autre dynamique.

Vous avez dit que la Russie est capable de «tenir cinq minutes de plus que nous» en Ukraine, quelle que soit la durée du conflit. Qu’entendez-vous par là ?
Dans trente ans, les historiens écriront que Poutine a été le pire stratège de la Russie. Il n’a pas réussi à s’emparer de l’Ukraine, il a perdu des centaines de milliers d’hommes, il a déclenché l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Otan, il ne peut plus naviguer en mer Noire sans se faire couler ses bateaux, il s’est placé dans une sorte de dépendance vis-à-vis de la Chine. La population russe le sait, les généraux russes aussi. Les Russes n’aiment pas plus mourir que nous.

Pour autant, je pense que les caractéristiques de la société et de l’organisation du pouvoir font qu’ils tiendront plus longtemps, parce qu’ils se sont mis en économie de guerre, et que la guerre ne s’arrêtera que quand Poutine le décidera. Les plus cyniques peuvent penser que c’est le problème de l’Ukraine, que les chars russes n’arriveront pas à la frontière française. C’est probable, mais cela ne veut pas dire que la menace n’existe pas. Une Ukraine qui n’est pas sous domination russe et qui possède une armée forte contribue à nos intérêts de sécurité. Si nous, Européens, ne sommes pas capables de prendre des risques pour assurer une paix durable et la sécurité de notre continent, Poutine aura imposé l’idée que désormais, la force est supérieure au droit. Et cela aussi est une menace.

Comment définiriez-vous les menaces pour l’Europe ?
Il y a aujourd’hui une forme d’accoutumance à la violence extrêmement dangereuse. Quand un pays tire 300 missiles sur un autre, que des missiles sont tirés sur des navires de commerce et qu’on considère que ce n’est pas grave parce que la plupart des projectiles ont été interceptés, je trouve qu’il y a une forme de déni de la part des Européens sur le niveau de violence atteint. Il faut prendre conscience que, de l’Ukraine à Gaza en passant par le Soudan, l’emploi de la force devient l’outil de règlement des différends et qu’il y a une vraie volonté de «désoccidentalisation», de mise en place d’un «ordre alternatif», et que cela concerne plus spécifiquement les Européens.

La guerre informationnelle est devenue une arme très puissante, qui permet d’agir sous le seuil de l’engagement armé avec une forme d’impunité. De plus, l’impact du changement climatique, qui me semble sous-estimé, est un vrai catalyseur de chaos. Aujourd’hui, le rapport de force prévaut. Si on n’est pas capables de jouer dans ce domaine-là, ou en tout cas de montrer notre détermination, le risque est important.

L’Europe a-t-elle la capacité de se défendre ?
Le continent européen, qui ne peut pas se penser sans les Britanniques, est probablement le groupe de pays qui possède le plus d’atouts au monde, en termes de valeurs, d’histoire, de puissance économique et industrielle, de modèle démocratique. Mais c’est aussi celui qui est le plus menacé s’il ne se met pas en ordre de bataille. Militairement, l’armée russe est impressionnante parce que c’est un modèle complet, depuis les moyens de guerre électronique jusqu’à la logistique. Mais la faire fonctionner n’est pas si simple, et je n’ai aucun doute que nos soldats sont meilleurs que les soldats russes, avec un meilleur sens de l’initiative, une meilleure formation.

Mais reconnaissons que d’un côté, il y a la décision qui ne dépend que d’un seul homme et qu’en face, c’est celle d’un groupe de pays. Nous devons collectivement trouver le chemin d’une Europe puissante, pas contre les Etats-Unis, ni forcément contre la Russie, pour qu’elle ne soit pas vendue à la découpe. Les pays européens doivent être unis par une solidarité stratégique très forte, car aucun ne peut peser par lui-même. La France a un rôle à jouer, mais elle ne peut pas le jouer seule.

La Chine s’attelle, elle aussi, à miner les systèmes démocratiques. La Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord construisent-ils une alliance idéologique et militaire ?
Cette alliance existe déjà. Un partenariat stratégique a été signé entre la Russie et la Chine quelques jours avant l’attaque de l’Ukraine, et un partenariat stratégique a été signé par Moscou avec la Corée du Nord et avec l’Iran. Même si elles ne sont pas totalement alliées, on voit que ces puissances travaillent entre elles. On subit déjà des actions hostiles, des attaques cyber, des mesures de rétorsion économique et d’accès aux ressources, des interdictions de survol. Les opérations d’espionnage, y compris de nos moyens militaires, sont en forte augmentation.

En Allemagne, il y a eu des attaques, une tentative d’homicide du dirigeant d’un groupe industriel [le fabricant d’armes Rheinmetall]. En France, on n’a pas véritablement subi d’actions de sabotage, mais il faut qu’on soit extrêmement vigilants, y compris en outre-mer. Chacun cherche à affirmer sa détermination et à affaiblir celle de l’autre. La compétition est permanente, c’est la guerre avant la guerre et la faiblesse peut se payer cher.

Les Européens sont-ils prêts à un désengagement américain sur le continent ?
Même si les Etats-Unis montrent qu’ils veulent maintenir le lien transatlantique, les pays européens vont devoir prendre leurs responsabilités et développer leurs capacités de défense et de sécurité. L’incertitude par rapport à la posture des Etats-Unis est déstabilisante pour les pays qui ont trop compté sur leur soutien. J’ai expliqué à mon homologue américain à Washington qu’après avoir, pendant soixante ans, assuré aux Européens qu’ils s’occupaient de leur sécurité, ils ne pouvaient pas tout arrêter d’un claquement de doigts, et qu’il doit y avoir une phase transitoire.

Comment pensez-vous que l’armée française doit s’adapter à ces nouvelles donnes ?
Pendant soixante ans, les pays occidentaux et leurs armées ont été engagés dans des guerres dans lesquelles ils pouvaient choisir leur niveau d’implication. On parle de guerres «choisies». Aujourd’hui, on doit se préparer à un retour à des guerres imposées, qui concernent la nation tout entière. Il faut que l’on durcisse nos moyens de protection, que l’on complique la lecture de ceux qui nous surveillent. Il est essentiel de veiller sur notre cohésion nationale, de faire prendre conscience aux jeunes Français qu’ils doivent se sentir concernés par la défense au sens large de leur pays, pas forcément pour devenir militaires, et que les menaces ne sont pas forcément physiques. On s’organise déjà pour se battre dans le champ informationnel.

Menez-vous des actions de guerre hybride ?
La guerre hybride, c’est pour tout le monde. Certains la mènent en commettant des crimes de guerre, comme dans l’affaire du charnier de Gossi, au Mali [où le groupe russe Wagner a fait croire à une exécution commise par l’armée française], mais on peut la faire en respectant le droit des conflits armés. Les Russes font de la propagande auprès de nos citoyens, alors que l’opinion publique russe nous est un peu inaccessible. Mais on peut travailler avec des alliés qui ont une connaissance assez fine de la pensée russe.

Pour les armées, la règle est de ne jamais mentir. Les opérations de déception [tromperie] sont vieilles comme la guerre. Par exemple, des systèmes peuvent simuler un grand nombre de communications. Si l’adversaire les perçoit et estime qu’il y a là un poste de commandement et une grande unité, c’est lui qui se trompe. De même, si j’envoie une colonne de véhicules marqués «PC» dans une direction et que des journalistes en déduisent qu’on va s’installer là-bas, il n’y a pas mensonge.

Et du point de vue de l’équipement ?
Dans le monde d’aujourd’hui, notre système de combat doit être extrêmement létal. Il faut être capable, si on le décide, de détruire les capacités militaires adverses, si possible dès le premier contact. Ce que montre la guerre en Ukraine, c’est que la question «qui tue quoi et à quel prix» est devenue centrale. Au côté des armes de haute technologie, il faut avoir des armes d’usure bon marché, presque des consommables. Pour certains armements qui évoluent très vite, comme les drones, acheter des séries où le millième objet est identique au premier n’a plus de sens, tout comme s’assurer leur maintenance sur vingt ans.

Il y aura toujours besoin des grandes sociétés d’armement, mais il faut aussi pouvoir utiliser des petites entreprises capables de développer rapidement des petites séries. La direction générale de l’armement a créé un lien avec l’industrie automobile car elle peut à la fois faire de la production de masse et avoir une forme d’agilité. Et même s’il faut favoriser nos industriels, dans le cas de petites séries qui ont peu de chance d’être vendues à l’export, cela semble plus efficace «d’acheter sur étagère» que de développer un système national. Dans tous les cas, l’armée française est capable de s’engager en opération ce soir s’il le faut. Une armée qui arrive en disant qu’il ne lui manque pas un bouton de guêtre, cela n’existe pas.

https://www.liberation.fr/international ... 27VAPHEAE/

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Yaroslav
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Yaroslav »

Le général Burkhard aura été très lucide sur le guerre en Ukraine.
Espérons que le général Mandon qui lui succède à la tête du CEMA à partir du 1er septembre le sera tout autant.
Victor a écrit : 27 août 2025 22:05Vous me faites marrer.
Vous êtes vraiment comme je l'ai écrit. Vous raisonnez comme si la Russie n'était pas une superpuissance nucléaire.
Incroyable mais vrai.
L'Inde et le Pakistan sont deux puissances nucléaires, certes cela ne les empêches d'être régulièrement en conflit armé, mais avez-vous remarqué que ces conflits armés sont toujours très limités .. Pourquoi ?
Vous avez compris, parce que ce sont deux puissances nucléaires.
Est-ce que la Russie est une superpuissance nucléaire : Oui.
Est-ce que l'Europe est une superpuissance nucléaire : Non. La France et le UK sont des puissances nucléaires mais pas des superpuissances.
C'est un point fondamental à prendre en compte.
Ce que vous ne saisissez pas c'est qu'il y a un seuil au-delà duquel le nombre de têtes nucléaires importe peu.
Si on rase la planète à partir de 100 têtes nucléaires (je donne un nombre au hasard...), alors l'intérêt d'avoir 10 000 têtes nucléaires plutôt que 1000 devient très relatif...

Voici un article intéressant sur notre arsenal nucléaire.
https://www.science-et-vie.com/technos- ... 80988.html

Il y est notamment dit ↓

Il n’y a pas que la taille qui compte

La France dispose d’environ 290 têtes nucléaires stratégiques. Elles peuvent être encapsulées dans des missiles portés par des avions de chasse, ou bien lancées à partir de missiles balistiques depuis des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). De prime abord, on peut se dire que près de 300 têtes nucléaires c’est peu par rapport aux Etats-Unis et la Russie qui disposent d’autour de 1600 têtes nucléaires chacun.

Mais cette limitation est volontaire. Elle repose sur un principe baptisé « stricte suffisance ». Elle consiste à infliger à l’adversaire des dégâts supérieurs aux bénéfices qu’il pourrait escompter d’une attaque. Et avec son arsenal, la France a largement de quoi vitrifier les principaux centres de décision d’une grande puissance.
«Il n'y a rien de plus terrible qu'un pouvoir illimité dans les mains d'un être borné.» Vassyl Symonenko (1935-1963)
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Patchouli38 »

"Emmanuel Véron, spécialiste des relations internationales, décrypte dans "La Matinale" du 29 août les tenants et aboutissants de la dernière attaque russe sur Kiev, qui a fait au moins 17 morts, dont des enfants. Est-il encore possible de négocier avec Moscou ?

La nouvelle frappe d'ampleur menée par Moscou sur Kiev mercredi a de quoi interroger à l'international. L'attaque, la plus importante depuis un mois sur la capitale ukrainienne a fait plus d'une quinzaine de morts, dont quatre enfants, avec 598 drones et 31 missiles envoyés. Comment interpréter le retour au dialogue de Vladimir Poutine dans un tel contexte ? Pour en parler, "La Matinale" a reçu, vendredi 29 août, Emmanuel Véron, docteur en géographie et spécialiste des questions internationales.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Brigitte Boucher : On va parler de cette frappe russe qui a visé Kiev jeudi, faisant au moins 17 morts, dont quatre enfants et une cinquantaine de blessés. Au total, 598 drones et 31 missiles ont été envoyés. Des représentations de l'Union européenne et de la Grande-Bretagne ont été touchées. Est-ce que Vladimir Poutine négocie vraiment la paix ou, finalement, est-ce qu'il nous mène en bateau ?

Emmanuel Véron : Ce n'est pas du tout une façon de négocier, ce n'est pas du tout une logique diplomatique de dialogue, d'échange, y compris derrière le rideau. On est sur une continuation, sur la continuité claire, nette et évidente de la destruction, de la menace, de l'intimidation et d'une pression exercée qui est considérable. À la fois sur le pouvoir politique de Zelensky, qui, lui, négocie et essaie d'évoquer un certain nombre de sujets, de pistes, et, également, une pression considérable sur les populations civiles et sur l'appareil d'Etat et de défense ukrainien. Donc, ce n'est en rien une logique de négociation, c'est une logique de prédation, c'est une logique qui continue à être dans l'agressivité, la violence et la destruction.

"L'intention réelle du régime n'est pas du tout de négocier mais de continuer la guerre"
Ça signifie que pour vous, les négociations, elles sont véritablement au point mort ?

Côté russe, il est évident qu'avec l'exécutif et l'équipe de Poutine, on n'est pas du tout dans une logique de négociation. Tant qu'il n'y aura pas, côté américain et européen, une logique de pression sur ce régime, pas uniquement financière et de sanctions...

Et comment on met cette pression, justement ? On applique des sanctions financières ?

Industrielles, militaires, politiques, et, évidemment, énergétiques. C'est l'une des deux grandes jambes de l'économie russe, qui ne va pas si bien que cela d'ailleurs. À côté de l'autre jambe étant l'industrie de défense, qui est en train de se refondre, de se recomposer, notamment avec le soutien de la Chine, à la fois technologique, industriel et également financier.

Le Kremlin dit quand même vouloir poursuivre le processus de négociation. Qu'est-ce qu'il entend par là ? Il ne veut pas totalement se déjuger à la face du monde ?

Exactement, c'est à la fois pour afficher des termes clés, si je puis dire, des choses qui vont lui confirmer que la Russie est responsable dans un jeu international face à Washington, face aux Etats-Unis, pour s'affirmer comme étant une puissance qui peut négocier. L'intention finale, l'intention réelle du régime n'est pas du tout de négocier mais de continuer la guerre et de continuer d'exercer une pression sur l'Ukraine. Et derrière l'Ukraine, c'est une pression considérable sur l'Europe, sur l'Otan, et en particulier sur les pays qui soutiennent le plus l'Ukraine. Notamment la Grande-Bretagne, notamment la France ou d'autres, avec la rencontre entre Mertz et Macron hier.

"L'armée ukrainienne ne s'effondre pas"

Et Vladimir Poutine, il est en position de force. Aujourd'hui, on a l'impression que rien ne peut l'arrêter, même face à Donald Trump...

C'est en tout cas l'image qu'ils souhaitent donner, c'est l'image qu'ils souhaitent afficher. Dans les faits, cette logique d'agressivité veut aussi dire qu'en interne, ça ne va pas si fort que cela, que les sanctions fonctionnent, que sur le front des 1 000-1 200 km, l'Ukraine n'est pas en train de s'effondrer, contrairement à ce qu'on a pu entendre encore ces derniers jours, ces dernières semaines.

Mais il y a une progression russe quand même, non, sur le terrain ?

Qui n'est pas si significative que cela. Il continue d'y avoir des pertes, mais on est sur là aussi une continuité à peu près claire de ces derniers mois où l'Ukraine continue d'agresser, continue de taper très, très fort. Il y a des milliers de morts par semaine, c'est considérable, avec des destructions considérables. Mais l'Ukraine ne s'effondre pas, l'armée ukrainienne ne s'effondre pas, continue de se battre, continue de tenir malgré la faiblesse et la fragilité du soutien américain."

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/ ... 61259.html
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par gare au gorille »

Patchouli38 a écrit : 29 août 2025 15:58
gare au gorille a écrit : 29 août 2025 15:48


Non, dire que Poutine qui est en position de force ne signera aucun d'accord de paix à moins d'obtenir des concessions Ukrainiennes assez importantes pour le pousser à cesser cette guerre n'est en rien céder aux demandes russes. C'est simplement énoncer la réalité de la situation.
Et pour vous, vu que c'est "la réalité de la situation", il faut dire amen aux exigences russes ? Si Hitler avait dit : "j'arrête la guerre mais en échange, j'exige d'avoir l'Alsace et la Lorraine, ainsi que la Côte d'Azur", vous auriez accepté sans sourciller, alors qu'il demande le démantèlement de plusieurs morceaux de votre propre pays, après avoir envoyé des milliers de juifs dans les camps de la mort, assassiné des civils, des résistants, violé des femmes et des jeunes filles ?

Ce que vous avez du mal à comprendre est que V. Poutine n'arrêtera JAMAIS la guerre, tellement il est obsédé par son désir de "Grande Russie".
Si vous lui donnez la main, il vous prendra le bras et le reste avec. Si vous accédez à ces exigences, il se calmera pendant quelques temps, le temps de refaire son armées, d'effectuer des provisions conséquentes d'armes, de drones, de blindés, et une fois fait, il s'attaquera à nouveau au reste de l'Ukraine ainsi qu'aux pays limitrophes. Il faut être naïf pour croire qu'il s'arrêtera d'un coup. Lui faire des concessions, c'est lui faire croire qu'il a gagné, et qu'il peut encore aller plus loin car aucune limite ne lui a été fixé. Seule la mort arrête un dictateur, pas des concessions.
Mais ou donc avez vous lu de ma part qu'il fallait céder quoi que ce soit aux russes. Je dis simplement depuis le début qu'une négociation n'est pas une cours de justice ou se rétabli le droit international et l'équité, une négociation est un rapport de force et que pour l'heure le rapport de force est du coté de Poutine. C'est l'Ukraine qui se prend chaque jour les bombes sur la tête et pas la Russie. Il me semble que l'usure face cette guerre se fait davantage du coté Ukrainien que russe et Poutine ne signera un traité de paix que s'il en tire des avantages.
Et effectivement vous avez raison, lui faire des concessions s'est lui faire croire qu'il a gagné et pour ma part je ne lui en ferais aucune. Sauf que ce n'est pas moi qui me prends les bombes sur la tête et c'est donc aux Ukrainiens de décider s'ils doivent faire des concessions, assez pour que Poutine cesse son invasion ou s'ils doivent continuer dans leur héroïque résistance.
Mais il est illusoire de penser qu'une négociation se ferait avec des concessions de parts et d'autres tant que Poutine se trouve en position de force Maintenant on peut toujours me contredire sur le fait que la Russie soit en position de force, mais il me semble que le gros problème de l'Ukraine se situe au niveau du potentiel de recrutement, la population russe étant trois fois et demie plus nombreuse, sans compter des troupes Nord Coréennes qui n'hésitent pas à intervenir aux cotés de l'armée russe alors qu'à ce jour, aucune troupe alliée d'importance n'ose s'aventurer sur le terrain.
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Patchouli38 »

Gare au Gorille, il n'y aura pas de négociations car V. Poutine n'en veut pas sinon il n'aurait pas bombardé Kiev comme il le fait actuellement.
Tout le monde veut la paix, tout le monde sauf le dictateur russe. Voilà où nous en sommes et voilà la réalité.
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par papibilou »

Victor a écrit : 29 août 2025 17:06
papibilou a écrit : 29 août 2025 17:00
Surtout pas bombarder la Russie. Mais s'attaquer à une armée d'invasion sans déborder des frontières ukrainiennes ... Faudrait quand même pas oublier que les russes se sont permis d'attaquer un état indépendant, qui plus est avec des soldats nord coréens.
Je pense que vous vous plantez dans les grandes largeurs . Aucun dirigeant européen ne prendra ce risque.
Les 6000 têtes nucléaires russes calment instantanément ce genre d'ardeur.
La Russie ne prendra pas le risque de destruction de Moscou, Saint Pétersbourg etc.. Car c'est ce qui arriverait juste pour gagner quelques km2 de territoire ukrainien. Le but est de stopper leur progression.
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Mesoke »

Victor a écrit : 29 août 2025 17:45 Vous avez le droit d'y croire mais pour ma part je suis persuadé à 100% qu'aucun dirigeant européen ne donnera son accord pour aller bombarder les forces russes en Ukraine. Tout simplement parce qu'à part la France aucun autre pays membre de l'UE ne dispose de l'arme nucléaire, c'est à dire d'aucune dissuasion nucléaire face aux 6000 têtes nucléaires russes.
Si des pays comme l'Allemagne, l'Italie, la Pologne disposaient d'un arsenal nucléaire ce serait une autre histoire mais ce n'est pas le cas.
Ils savent qu'en cas d'escalade suite à des bombardements sur des forces russes, ils ne seraient pas certains d'être couvert par la dissuasion nucléaire française ou anglaise. En clair ils sont à poil devant les 6000 têtes nucléaires russes.
Les russes ne balanceront pas de missiles nucléaires sur les forces européennes en Ukraine parce que ce serait la fin du monde, et que même Poutine n'en veut pas. C'est pour ça que les armes nucléaire sont uniquement des armes diplomatiques, pas militaires. Personne n'est assez crétin pour en utiliser en vrai pour raser des villes.

Par contre les russes peuvent utiliser des armes nucléaires tactiques, faites pour vitrifier un bout de champ de bataille comme le feraient des centaines de bombes, avec de la pollution en plus. Mais vu qu'ils balancent déjà des centaines de bombes par jour sur l'Ukraine ...
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Mesoke »

gare au gorille a écrit : 29 août 2025 19:51 Mais ou donc avez vous lu de ma part qu'il fallait céder quoi que ce soit aux russes. Je dis simplement depuis le début qu'une négociation n'est pas une cours de justice ou se rétabli le droit international et l'équité, une négociation est un rapport de force et que pour l'heure le rapport de force est du coté de Poutine. C'est l'Ukraine qui se prend chaque jour les bombes sur la tête et pas la Russie. Il me semble que l'usure face cette guerre se fait davantage du coté Ukrainien que russe et Poutine ne signera un traité de paix que s'il en tire des avantages.
Et effectivement vous avez raison, lui faire des concessions s'est lui faire croire qu'il a gagné et pour ma part je ne lui en ferais aucune. Sauf que ce n'est pas moi qui me prends les bombes sur la tête et c'est donc aux Ukrainiens de décider s'ils doivent faire des concessions, assez pour que Poutine cesse son invasion ou s'ils doivent continuer dans leur héroïque résistance.
Mais il est illusoire de penser qu'une négociation se ferait avec des concessions de parts et d'autres tant que Poutine se trouve en position de force Maintenant on peut toujours me contredire sur le fait que la Russie soit en position de force, mais il me semble que le gros problème de l'Ukraine se situe au niveau du potentiel de recrutement, la population russe étant trois fois et demie plus nombreuse, sans compter des troupes Nord Coréennes qui n'hésitent pas à intervenir aux cotés de l'armée russe alors qu'à ce jour, aucune troupe alliée d'importance n'ose s'aventurer sur le terrain.
Vu que pas une fois tu n'as dit que les russes devaient faire des concessions et que l'objectif russe est d'annexer les 4 oblasts du sud (à minima), même si tu n'as pas écrit directement qu'il fallait céder quoi que ce soit aux russes ton discours revient à dire qu'il faut céder aux russes ces 4 oblasts.

La population russe est trois fois et demi plus grande que l'ukrainienne, mais ses pertes militaires aussi donc ça a peu d'effet.

Et depuis la conquête initiale de début 2022 suite à l'invasion de l'Ukraine sans déclaration de guerre, les ukrainiens ont repris plus de territoire aux russes que les russes n'en ont conquis. Donc à part l'occupation territoriale de début de 2022 les russes ne sont pas en position de force sur le terrain. Sur le champ de bataille les russes ne dominent pas du tout, ce qui ne pèse donc pas dans les négociations. Et la population russe râle de plus en plus, son économie s'affaiblit de plus en plus.
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Message par gare au gorille »

Mesoke a écrit : 29 août 2025 20:20
gare au gorille a écrit : 29 août 2025 19:51 Mais ou donc avez vous lu de ma part qu'il fallait céder quoi que ce soit aux russes. Je dis simplement depuis le début qu'une négociation n'est pas une cours de justice ou se rétabli le droit international et l'équité, une négociation est un rapport de force et que pour l'heure le rapport de force est du coté de Poutine. C'est l'Ukraine qui se prend chaque jour les bombes sur la tête et pas la Russie. Il me semble que l'usure face cette guerre se fait davantage du coté Ukrainien que russe et Poutine ne signera un traité de paix que s'il en tire des avantages.
Et effectivement vous avez raison, lui faire des concessions s'est lui faire croire qu'il a gagné et pour ma part je ne lui en ferais aucune. Sauf que ce n'est pas moi qui me prends les bombes sur la tête et c'est donc aux Ukrainiens de décider s'ils doivent faire des concessions, assez pour que Poutine cesse son invasion ou s'ils doivent continuer dans leur héroïque résistance.
Mais il est illusoire de penser qu'une négociation se ferait avec des concessions de parts et d'autres tant que Poutine se trouve en position de force Maintenant on peut toujours me contredire sur le fait que la Russie soit en position de force, mais il me semble que le gros problème de l'Ukraine se situe au niveau du potentiel de recrutement, la population russe étant trois fois et demie plus nombreuse, sans compter des troupes Nord Coréennes qui n'hésitent pas à intervenir aux cotés de l'armée russe alors qu'à ce jour, aucune troupe alliée d'importance n'ose s'aventurer sur le terrain.
Vu que pas une fois tu n'as dit que les russes devaient faire des concessions et que l'objectif russe est d'annexer les 4 oblasts du sud (à minima), même si tu n'as pas écrit directement qu'il fallait céder quoi que ce soit aux russes ton discours revient à dire qu'il faut céder aux russes ces 4 oblasts.

La population russe est trois fois et demi plus grande que l'ukrainienne, mais ses pertes militaires aussi donc ça a peu d'effet.

Et depuis la conquête initiale de début 2022 suite à l'invasion de l'Ukraine sans déclaration de guerre, les ukrainiens ont repris plus de territoire aux russes que les russes n'en ont conquis. Donc à part l'occupation territoriale de début de 2022 les russes ne sont pas en position de force sur le terrain. Sur le champ de bataille les russes ne dominent pas du tout, ce qui ne pèse donc pas dans les négociations. Et la population russe râle de plus en plus, son économie s'affaiblit de plus en plus.

Mais vous pouvez toujours rester dans le déni des réalités et continuer à dire que les russes devraient faire des concessions, dans la réalité les russes ne font aucune concession et n'en feront aucune tant qu'ils ne seront pas mis en échec.
Bien sur que dans un soucis de justice et d'équité les russes devraient faire des concessions si on en demande à l'Ukraine, mais la négociation d'un traité de paix n'est pas une cours de justice ou un arbitrage qui se voudrait équitable, une négociation n'est rien d'autre qu'un rapport de force, essayez de comprendre cela une fois pour toute.
Après, pour ce qui concerne l'usure économique et morale de la Russie qui serait davantage impactée par cette guerre que l'Ukraine ce n'est pas vraiment ce que j'observe, mais pour le coup tant mieux si c'est vous qui avez raison.
Modifié en dernier par gare au gorille le 31 août 2025 02:28, modifié 2 fois.
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par UBUROI »

Quant à la gestion de l'agression russe en Ukraine après l'élection de Trump, une remise en cause des USA s'impose!

Et ça commence:
Après un article sur Steve Witkoff, la Maison Blanche dénonce une « opération d’ingérence étrangère »
Selon « Politico », « l’approche en solitaire » de cet homme d’affaires devenu émissaire spécial diplomatique du président américain « a mené de manière répétée à des erreurs avec la Russie ».
Le Monde avec AFP

Publié hier à 21h29
https://www.lemonde.fr/international/ar ... ick_rank=3

Le vice-président américain, J. D. Vance, a dénoncé, vendredi 29 août sur X, une « opération d’ingérence étrangère ayant pour but de nuire au gouvernement et à l’un de ses représentants les plus efficaces » après la publication d’un article du média Politico sur Steve Witkoff, l’homme de confiance de Donald Trump pour les questions diplomatiques les plus sensibles et envoyé spécial de la présidence américaine pour le Moyen-Orient.

Sur X aussi, le directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, James Blair, a fustigé une « opération d’ingérence étrangère menée à travers un média en ligne sous contrôle allemand », tandis que Taylor Budowich, un autre proche conseiller du président américain, a décrit Politico comme « une machine de propagande sous contrôle étranger », le média étant la propriété du groupe allemand Axel Springer.

Selon Politico, « l’approche en solitaire de Witkoff a mené de manière répétée à des erreurs avec la Russie ». « Son inexpérience transparaît », déclare l’une des sources anonymes du site d’information à propos de cet homme d’affaires devenu émissaire spécial du président américain. Il mène en particulier des missions de médiation sur le conflit à Gaza et sur la guerre en Ukraine ; il s’est ainsi entretenu à plusieurs reprises avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou.

Sa dernière entrevue a mené à un sommet en Alaska, le 15 août, entre le président russe et Donald Trump, qui n’a débouché sur aucune annonce concrète de plan de paix. Puis, le président américain a rencontré son homologue Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants étrangers. Il leur a annoncé l’organisation rapide d’une entrevue entre les dirigeants russe et ukrainien sans que cela ne se concrétise.
Un tribunal pour juger tout ça!

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https://www.politico.com/news/2025/08/2 ... e-00533390
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mic43121
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par mic43121 »

C'est vrai que la guerre sur du papier c'est supportable ..
Je lis vos commentaires je n'ai pas la trouille ..
C'est même confortable :hehe:
Je pourrai même en rajouter :))
Je joue ce matin ... :XD:
Bonne continuation ..
:hello:
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Once »

J'ai vu hier un excellent C dans l'Air qui m'est apparu assez objectif : l'un des intervenants ( ancien pilote de chasse) rappelait avec force détails à quel point la Russie de Poutine était mal en point en ce moment y compris sur le plan militaire où elle n'arrivait pas vraiment à avancer sur le front. D'où le recours à des frappes sur Kiev pour tenter de démoraliser les civils mais ça ne marche pas. Au contraire cela renforce la détermination des Ukrainiens ( qui serait exactement celle de leurs cousins russes s'ils se trouvaient dans les mêmes circonstances.)

Autre chose : cet intervenant rappelait que si les Etats Unis mettaient vraiment le paquet en aides militaires et en munitions ( comme elle le fait pour Israël), sur le terrain, les Ukrainiens pourraient - non pas regagner tous leurs territoires perdus - mais une partie en infligeant un sacré revers à la Russie.

En attendant, Trump n'abandonne pas totalement l'aide à l'Ukraine voyant bien que Poutine poursuit son escalade, sa stratégie étant la suivante : il ne veut pas que la Russie écrase l'Ukraine mais il ne veut pas non plus que l'Ukraine remporte cette guerre en affaiblissant trop la Russie. Fifty/ Fifty quoi.

Il y a donc un espoir pour qu'une bonne partie de l'intégralité territoriale de l'Ukraine soit préservée.

Courage, l'Ukraine ! Poutine n'est pas si fort que cela. Sinon, il y a longtemps qu'il se serait emparé de l'Ukraine toute entière !
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par papibilou »

Once a écrit : 30 août 2025 10:42 J'ai vu hier un excellent C dans l'Air qui m'est apparu assez objectif : l'un des intervenants ( ancien pilote de chasse) rappelait avec force détails à quel point la Russie de Poutine était mal en point en ce moment y compris sur le plan militaire où elle n'arrivait pas vraiment à avancer sur le front. D'où le recours à des frappes sur Kiev pour tenter de démoraliser les civils mais ça ne marche pas. Au contraire cela renforce la détermination des Ukrainiens ( qui serait exactement celle de leurs cousins russes s'ils se trouvaient dans les mêmes circonstances.)

Autre chose : cet intervenant rappelait que si les Etats Unis mettaient vraiment le paquet en aides militaires et en munitions ( comme elle le fait pour Israël), sur le terrain, les Ukrainiens pourraient - non pas regagner tous leurs territoires perdus - mais une partie en infligeant un sacré revers à la Russie.

En attendant, Trump n'abandonne pas totalement l'aide à l'Ukraine voyant bien que Poutine poursuit son escalade, sa stratégie étant la suivante : il ne veut pas que la Russie écrase l'Ukraine mais il ne veut pas non plus que l'Ukraine remporte cette guerre en affaiblissant trop la Russie. Fifty/ Fifty quoi.

Il y a donc un espoir pour qu'une bonne partie de l'intégralité territoriale de l'Ukraine soit préservée.

Courage, l'Ukraine ! Poutine n'est pas si fort que cela. Sinon, il y a longtemps qu'il se serait emparé de l'Ukraine toute entière !
Courage l'Ukraine, mais ce sont eux qui reçoivent les bombes sur la tronche. Ils en ont montré beaucoup mais s'ils pouvaient se reposer un peu, ce serait apprécié à Kiev.
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Once »

papibilou a écrit : 30 août 2025 12:18
Once a écrit : 30 août 2025 10:42 J'ai vu hier un excellent C dans l'Air qui m'est apparu assez objectif : l'un des intervenants ( ancien pilote de chasse) rappelait avec force détails à quel point la Russie de Poutine était mal en point en ce moment y compris sur le plan militaire où elle n'arrivait pas vraiment à avancer sur le front. D'où le recours à des frappes sur Kiev pour tenter de démoraliser les civils mais ça ne marche pas. Au contraire cela renforce la détermination des Ukrainiens ( qui serait exactement celle de leurs cousins russes s'ils se trouvaient dans les mêmes circonstances.)

Autre chose : cet intervenant rappelait que si les Etats Unis mettaient vraiment le paquet en aides militaires et en munitions ( comme elle le fait pour Israël), sur le terrain, les Ukrainiens pourraient - non pas regagner tous leurs territoires perdus - mais une partie en infligeant un sacré revers à la Russie.

En attendant, Trump n'abandonne pas totalement l'aide à l'Ukraine voyant bien que Poutine poursuit son escalade, sa stratégie étant la suivante : il ne veut pas que la Russie écrase l'Ukraine mais il ne veut pas non plus que l'Ukraine remporte cette guerre en affaiblissant trop la Russie. Fifty/ Fifty quoi.

Il y a donc un espoir pour qu'une bonne partie de l'intégralité territoriale de l'Ukraine soit préservée.

Courage, l'Ukraine ! Poutine n'est pas si fort que cela. Sinon, il y a longtemps qu'il se serait emparé de l'Ukraine toute entière !
Courage l'Ukraine, mais ce sont eux qui reçoivent les bombes sur la tronche. Ils en ont montré beaucoup mais s'ils pouvaient se reposer un peu, ce serait apprécié à Kiev.
Il y a une chose qui est difficile à admettre pour les herbivores trouillards européens que nous sommes devenus : c'est que les bombes qui tombent, effraient dans un premier temps mais qu'on peut finir par s'y habituer dès qu'on est résilients et qu'on a une cause à défendre. Et c'est l'impression que donnent les Ukrainiens : ils semblent vouloir poursuivre leurs vies normalement avec résignation et sagesse que ce soient ceux qui sont sur le front ou que ce soient ceux à l'arrière qui déblaient les décombres pour retrouver les victimes en essayant toujours de mener une vie normale -même sous les sirènes d'alertes- en allant au café, ou chez le coiffeur, ou pour ravitailler, voire même aller danser dans quelques boîtes qui fonctionnent toujours à Kiev.
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Re: #2 Guerre en Ukraine : nouvelle donne sous Trump, l'Europe réagit

Message par Once »

A la suite des derniers bombardements russes sur Kiev et d'autres villes, on a vu Madame Van Der Leyen faire son bref petit discours d'indignation et puis repartir en pantalon avec ses jambes arquées.

Franchement, c'est lamentable : cette représentante de l'UE est lamentable, l'image technocratique et désincarnée qu'elle donne de l'UE est lamentable.

Il faudrait que l'UE parle enfin d'une voix forte et unitaire pour donner un autre visage à ceux qui la méprisent et veulent sa mort : comme Poutine.

il faudrait une grande gueule européenne qui réponde à Poutine : pas Orban, non, parce que celui-là on sait pour qui il bosse. Mais quelqu'un d'autre qui reste à trouver. Quelqu'un de volontaire et d'assuré, quelqu'un de ferme, de crédible (j'allais dire : "de couillu") mais surtout pas cette triste et froide bonne femme désincarnée.

Franchement, il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans ce truc, ce machin, ce bidule, ce montage invraisemblable qu'est devenue l'UE.

Ce n'est plus possible : cette Europe là n'est plus du tout adaptée aux temps nouveaux et sa représentation doit changer.

Mais elle est à changer de fond en comble et je pense qu'elle devrait se regrouper autour d' une dizaine de membres d'accord sur les mêmes lignes à suivre et ayant des voix majoritaires, les autres n'ayant plus de droit de veto.
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