Les marées vertes et autres proliférations d’algues gagnent inexorablement du terrain sur les façades maritimes depuis une quinzaine d’années. C’est ce que constate le Commissariat général au développement durable (CGDD), avec le service de l’observation et des statistiques du ministère de l’écologie, dans son bulletin de janvier.
Les nouvelles de Bretagne ne sont pas bonnes : les ulves responsables des tristement célèbres marées vertes y poursuivent leur avancée. Mais elles sont inquiétantes aussi du côté de la Méditerranée et dans le Pas-de-Calais, où se multiplient les alertes aux « blooms » de microalgues capables de libérer des toxines dangereuses pour la faune et pour la santé humaine.
Les conditions météorologiques ne leur ayant pas été favorables plusieurs printemps de suite sur les côtes armoricaines, les marées vertes nauséabondes y ont été moins spectaculaires depuis 2010. C’est là une maigre consolation, car non seulement ce phénomène touche de plus en plus de sites dans la région - 51 plages et 23 fonds d’estuaires en 2012 -, mais il s’étend à présent sur les littoraux bas-normands du Calvados et de la Manche, ainsi qu’en Loire-Atlantique, Vendée et Charente-Maritime. Les concentrations d’ulves ont fait leur apparition jusque sur les îles de Ré et d’Oléron.
C'est cette détérioration persistante qui vaut à la France les remontrances de l'Union européenne.
Cette pollution est bien sûr la conséquence de l'élevage intensif en Bretagne (poulets, bovins et porcins).



