Une lumineuse enquête de sociologie politique restitue les modes de vie et les représentations subjectives d’électeurs ordinaires du Rassemblement National dans le Sud de la France. Elle met en lumière les ressorts racistes du vote pour ce parti.
Dans un livre ayant fait grand bruit, à très juste titre au regard de sa pertinence dans le contexte électoral et de sa qualité intrinsèque, Félicien Faury restitue magistralement une enquête réalisée pendant plusieurs années dans le sud de la France. Cette enquête a consisté à étudier les ressorts du vote pour le Rassemblement National à partir des logiques sociales, résidentielles et relationnelles dans lesquels il s’inscrit. Pour ce faire, il a adopté le parti de l’enquête qualitative et d’entretiens peu ou non directifs, laissant libre cours aux associations de pensée et aux principes de vision et de division du monde social de ses enquêtés, rencontrés sur différentes scènes sociales. Sans chercher à décrire le monde social dans l’objectivité de ses caractéristiques, ce sont les cartes mentales, les perceptions subjectives, dotées d’une efficacité sociale propre, qui intéressent l’auteur : la perception de son quartier par un commerçant ; la perception de l’environnement scolaire de ses enfants d’une mère de famille ; la perception de l’évolution de la fréquentation d’un café de centre-ville, etc.
Les ressorts du vote Rassemblement National sont ainsi expliqués à partir de l’environnement social au sein duquel il s’inscrit. Cette méthode qui ancre l’analyse de la politique dans les situations les plus ordinaires permet d’éviter de reproduire et de redoubler, dans le dispositif d’enquête, les phénomènes de mise à distance à l’égard du champ politique qui caractérise une grande partie de la population. Deux résultats principaux apparaissent, qui sont étroitement liés entre eux : la prééminence du racisme dans les déterminants du vote pour le Rassemblement National et son ancrage quotidien dans une critique de la redistribution par l’impôt et les prestations d’assistance ; la mise en lumière de formes de dépossession spatiales et culturelles. Un des résultats majeurs du livre est de souligner que, même si les inégalités économiques sont d’une ampleur beaucoup plus considérable, les distances culturelles, objectivement moins grandes, sont plus blessantes et plus déterminantes dans l’adhésion au Rassemblement National.
Corvo a écrit : 24 novembre 2025 17:55
Ça pègue !...
Une lumineuse enquête de sociologie politique restitue les modes de vie et les représentations subjectives d’électeurs ordinaires du Rassemblement National dans le Sud de la France. Elle met en lumière les ressorts racistes du vote pour ce parti.
Dans un livre ayant fait grand bruit, à très juste titre au regard de sa pertinence dans le contexte électoral et de sa qualité intrinsèque, Félicien Faury restitue magistralement une enquête réalisée pendant plusieurs années dans le sud de la France. Cette enquête a consisté à étudier les ressorts du vote pour le Rassemblement National à partir des logiques sociales, résidentielles et relationnelles dans lesquels il s’inscrit. Pour ce faire, il a adopté le parti de l’enquête qualitative et d’entretiens peu ou non directifs, laissant libre cours aux associations de pensée et aux principes de vision et de division du monde social de ses enquêtés, rencontrés sur différentes scènes sociales. Sans chercher à décrire le monde social dans l’objectivité de ses caractéristiques, ce sont les cartes mentales, les perceptions subjectives, dotées d’une efficacité sociale propre, qui intéressent l’auteur : la perception de son quartier par un commerçant ; la perception de l’environnement scolaire de ses enfants d’une mère de famille ; la perception de l’évolution de la fréquentation d’un café de centre-ville, etc.
Les ressorts du vote Rassemblement National sont ainsi expliqués à partir de l’environnement social au sein duquel il s’inscrit. Cette méthode qui ancre l’analyse de la politique dans les situations les plus ordinaires permet d’éviter de reproduire et de redoubler, dans le dispositif d’enquête, les phénomènes de mise à distance à l’égard du champ politique qui caractérise une grande partie de la population. Deux résultats principaux apparaissent, qui sont étroitement liés entre eux : la prééminence du racisme dans les déterminants du vote pour le Rassemblement National et son ancrage quotidien dans une critique de la redistribution par l’impôt et les prestations d’assistance ; la mise en lumière de formes de dépossession spatiales et culturelles. Un des résultats majeurs du livre est de souligner que, même si les inégalités économiques sont d’une ampleur beaucoup plus considérable, les distances culturelles, objectivement moins grandes, sont plus blessantes et plus déterminantes dans l’adhésion au Rassemblement National.
Ben voyons, ce monsieur est allé sonder les corps et les âmes des millions d'électeurs et à défaut de science exacte, sa conclusion originale que personne n'avait tenté avant lui c'est la diabolisation du RN.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
Corvo a écrit : 24 novembre 2025 17:55
Ça pègue !...
Une lumineuse enquête de sociologie politique restitue les modes de vie et les représentations subjectives d’électeurs ordinaires du Rassemblement National dans le Sud de la France. Elle met en lumière les ressorts racistes du vote pour ce parti.
Dans un livre ayant fait grand bruit, à très juste titre au regard de sa pertinence dans le contexte électoral et de sa qualité intrinsèque, Félicien Faury restitue magistralement une enquête réalisée pendant plusieurs années dans le sud de la France. Cette enquête a consisté à étudier les ressorts du vote pour le Rassemblement National à partir des logiques sociales, résidentielles et relationnelles dans lesquels il s’inscrit. Pour ce faire, il a adopté le parti de l’enquête qualitative et d’entretiens peu ou non directifs, laissant libre cours aux associations de pensée et aux principes de vision et de division du monde social de ses enquêtés, rencontrés sur différentes scènes sociales. Sans chercher à décrire le monde social dans l’objectivité de ses caractéristiques, ce sont les cartes mentales, les perceptions subjectives, dotées d’une efficacité sociale propre, qui intéressent l’auteur : la perception de son quartier par un commerçant ; la perception de l’environnement scolaire de ses enfants d’une mère de famille ; la perception de l’évolution de la fréquentation d’un café de centre-ville, etc.
Les ressorts du vote Rassemblement National sont ainsi expliqués à partir de l’environnement social au sein duquel il s’inscrit. Cette méthode qui ancre l’analyse de la politique dans les situations les plus ordinaires permet d’éviter de reproduire et de redoubler, dans le dispositif d’enquête, les phénomènes de mise à distance à l’égard du champ politique qui caractérise une grande partie de la population. Deux résultats principaux apparaissent, qui sont étroitement liés entre eux : la prééminence du racisme dans les déterminants du vote pour le Rassemblement National et son ancrage quotidien dans une critique de la redistribution par l’impôt et les prestations d’assistance ; la mise en lumière de formes de dépossession spatiales et culturelles. Un des résultats majeurs du livre est de souligner que, même si les inégalités économiques sont d’une ampleur beaucoup plus considérable, les distances culturelles, objectivement moins grandes, sont plus blessantes et plus déterminantes dans l’adhésion au Rassemblement National.
Ben voyons, ce monsieur est allé sonder les corps et les âmes des millions d'électeurs et à défaut de science exacte, sa conclusion originale que personne n'avait tenté avant lui c'est la diabolisation du RN.
C'est vrai que vous vivez dans le sud de la France.
scorpion3917 a écrit : 24 novembre 2025 18:27
Encore un sujet sur le RN !
Fait il peur à ce point ?
Les Dupont La Joie nouvelle version sont plein de haine et on besoin de la déverser, le RN semble un bon exutoire. Par opposition et au final ça contribue à rendre ce parti plus sympathique.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
scorpion3917 a écrit : 24 novembre 2025 18:27
Encore un sujet sur le RN !
Fait il peur à ce point ?
Les Dupont La Joie nouvelle version sont plein de haine et on besoin de la déverser, le RN semble un bon exutoire. Par opposition et au final ça contribue à rendre ce parti plus sympathique.
Nous baignons en pleine hypocrisie avec le RN.
Soit il est républicain et on accepte de le fréquenter soit on estime qu'il est dangereux, raciste.....et on l'interdit.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
papibilou a écrit : 24 novembre 2025 18:16
Carrément obscur.
Le type a fait des "l’enquêtes qualitatives".
C'est à dire qu'il a mené des interviews puis en a tirer ses conclusions.
Un peu comme Badella qui a rencontré des français et qui sait désormais ce que veulent les français.
Dans un cas, ce serait la vérité avec un grand V et dans l'autre ce serait une fumisterie.
et dire qu'il y a des gogos pour croire à ce genre de trucs.
Bardella a rencontré des français et se contente de rapporter les témoignages d'une dizaines qui l'ont le plus marqués.
Ce monsieur avec son bouquin pseudo scientifique se permet une généralisation qui insulte des millions de français. Mais encore une fois la diabolisation du RN n'est pas une idée nouvelle. Ce monsieur est le suivant d'une longue liste, les bouquins qui crachent sur le RN se ramassent à la pelle, se vendent très peu et n'ont jamais empêché le RN de devenir le premier parti de France.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
Les Dupont La Joie nouvelle version sont plein de haine et on besoin de la déverser, le RN semble un bon exutoire. Par opposition et au final ça contribue à rendre ce parti plus sympathique.
Nous baignons en pleine hypocrisie avec le RN.
Soit il est républicain et on accepte de le fréquenter soit on estime qu'il est dangereux, raciste.....et on l'interdit.
Ben beaucoup faute d'arriver à le combattre aimeraient bien l'interdire, mais il manque le début d'un argument pour pouvoir le faire. Vouloir l'interdiction d'un parti concurrent ça marche très fort dans les pays non démocratiques, en France c'est un peu plus compliqué.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
Corvo a écrit : 24 novembre 2025 17:55
Ça pègue !...
Une lumineuse enquête de sociologie politique restitue les modes de vie et les représentations subjectives d’électeurs ordinaires du Rassemblement National dans le Sud de la France. Elle met en lumière les ressorts racistes du vote pour ce parti.
Dans un livre ayant fait grand bruit, à très juste titre au regard de sa pertinence dans le contexte électoral et de sa qualité intrinsèque, Félicien Faury restitue magistralement une enquête réalisée pendant plusieurs années dans le sud de la France. Cette enquête a consisté à étudier les ressorts du vote pour le Rassemblement National à partir des logiques sociales, résidentielles et relationnelles dans lesquels il s’inscrit. Pour ce faire, il a adopté le parti de l’enquête qualitative et d’entretiens peu ou non directifs, laissant libre cours aux associations de pensée et aux principes de vision et de division du monde social de ses enquêtés, rencontrés sur différentes scènes sociales. Sans chercher à décrire le monde social dans l’objectivité de ses caractéristiques, ce sont les cartes mentales, les perceptions subjectives, dotées d’une efficacité sociale propre, qui intéressent l’auteur : la perception de son quartier par un commerçant ; la perception de l’environnement scolaire de ses enfants d’une mère de famille ; la perception de l’évolution de la fréquentation d’un café de centre-ville, etc.
Les ressorts du vote Rassemblement National sont ainsi expliqués à partir de l’environnement social au sein duquel il s’inscrit. Cette méthode qui ancre l’analyse de la politique dans les situations les plus ordinaires permet d’éviter de reproduire et de redoubler, dans le dispositif d’enquête, les phénomènes de mise à distance à l’égard du champ politique qui caractérise une grande partie de la population. Deux résultats principaux apparaissent, qui sont étroitement liés entre eux : la prééminence du racisme dans les déterminants du vote pour le Rassemblement National et son ancrage quotidien dans une critique de la redistribution par l’impôt et les prestations d’assistance ; la mise en lumière de formes de dépossession spatiales et culturelles. Un des résultats majeurs du livre est de souligner que, même si les inégalités économiques sont d’une ampleur beaucoup plus considérable, les distances culturelles, objectivement moins grandes, sont plus blessantes et plus déterminantes dans l’adhésion au Rassemblement National.