Victor a écrit : 19 décembre 2025 10:19
La vérité est bien plus simple.
Onfray dérange la gauche mélenchonisée parce qu'il l'a critique vertement et que cette critique vient d'un intellectuel de gauche et non pas de la droite.
Voilà pourquoi tout est bon pour le flinguer.
Libé, le service "public", et tous les autres médias et relais de ce qu'est devenue la gauche française font tout pour le faire taire
Ah bon ?
Il est grand temps d'en finir avec cette posture indignée de Onfray qui joue les "censurés".
Pauvre petit chou ! Il est grand temps de remettre les pendules à l'heure ! Et juste un peu de vérifications à ce sujet.
"Michel Onfray, la philosophie de l’imposture"
"
Censuré « depuis des années » donc, notre petit entrepreneur en oublierait presque que le service public (France 2) lui avait également offert une participation à la nouvelle version de « L’émission politique » animée par Léa Salamé, à compter du 28 septembre 2017. Un duo hélas tué dans l’œuf, sacrifié pour une banale histoire de rémunération – le philosophe impécunieux réclamait 2 000 euros par émission (Téléobs, 13 sept. 2017) – et une occasion manquée, rejouant le triste loupé de 2011 : « Dans le cœur de Laurent Ruquier, le philosophe Michel Onfray était le favori pour remplacer Éric Naulleau [dans l’émission "On n’est pas couché" sur France 2, NDLR]. "C’était ma tête de liste. Malheureusement, il a un problème d’emploi du temps et ne peut se rendre disponible". » (Le Point, 6 juin 2011). Malheur de l’agenda.
Mais le « ouin-ouinisme » d’Onfray ne se borne pas au seul service public. « Il ne reste plus que quelques îlots de résistance à vouloir m’accueillir pour porter ma voix dissidente » déclarait-il à L’Express en janvier 2017, avant d’ajouter : « Il me reste peu d’endroits, mais on y pratique l’hospitalité, qui est l’autre nom de la tolérance. »
Voyons plutôt la maigreur de la presse qui lui accorde régulièrement l’asile (et parfois la Une) : Le Figaro, Le Figaro Magazine, Le Point, L’Express, Valeurs actuelles, Marianne, La revue des deux mondes, la PQR, Causeur, sans parler de sa propre revue Font populaire et de son site. Et les quelques bribes d’audiovisuel qui lui offrent encore l’hospitalité : BFM-TV, RMC, Europe 1, CNews, LCI, RT France, Sputnik, i24news, Paris Première, Europe 1, Radio Classique, Sud Radio… Autant d’avant-gardes, isolées parmi les médias français, qui donnent à méditer cet adage d’Onfray Michel : « Les intellectuels les plus exposés médiatiquement sont les plus complices du système libéral. » (Le Parisien, 6 avr. 2006 [1]).
Si l’imposture de Michel Onfray est de longue date dévoilée et nombre de ses travaux de faussaire, démontés [2], le capital médiatique de l’entrepreneur ne faiblit (presque) pas au fil du temps. Et dans son cas, comme dans celui d’autres « réprouvés » tels Zemmour ou Finkielkraut, l’excommunication médiatique ne se fait jamais prophétie autoréalisatrice !
La patte du philosophe est pourtant caractérisée : « Je préfère effectivement éviter un certain nombre d’émissions où on perd son âme. Ruquier, Ardisson, d’autres endroits où on est coincé entre un chauffeur routier transsexuel (sic) et un gardien de but qui n’a pas écrit ses livres, […] un comédien qui n’a pas écrit ses livres non plus. » (BFM-TV, 21 mars 2016). Un discours qu’il tenait quasiment mot pour mot à L’Express dix ans plus tôt (1er nov. 2007).
Constance ou bouffonnerie ? Jugeons plutôt : entre décembre 2009 et janvier 2019, on dénombre douze passages dans les émissions que Thierry Ardisson animait sur Canal + et C8 (« Les terriens du samedi », « Les terriens du dimanche », « Salut les terriens ») [3]. Quant aux plateaux de Laurent Ruquier sur France 2 (« On n’est pas couché » et « On est en direct »), on y aura croisé Michel Onfray onze fois entre mai 2010 et mars 2021 [4].
Reste qu’aujourd’hui, ce faussaire réactionnaire occupe une surface médiatique d’ampleur, et, sans vent ni marée, déblatère à l’infini : « Dans l’air de la post-vérité dans laquelle nous nous trouvons, tout peut être dit et le contraire de tout. » (CNews, « La matinale », 11 nov. 2020). C’est en effet spectaculaire.
Ainsi, se poser en victime d’un système médiatique dont on est un rouage depuis près de trois décennies, et auquel on doit une très large part de sa notoriété et de ses succès en librairie [7], peut se révéler fort profitable… pour certains. Et il n’y a jamais de petits profits : à l’instar de nos plus grands philosophes à leurs heures (médiatiques) perdues, Michel Onfray se fait conférencier, mettant à disposition ses services via des catalogues de communicants en ligne. Pontifier sur « la médecine et le transhumanisme » lors de la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé - médecins libéraux ? Fait. Pérorer sur la « fin du corps classique » en clôture du 33ème Congrès national des cardiologues français (23 oct. 2021) ? Fait. Philosopher sur « l’ontologie de l’entrepreneur [et] l’éthique du risque » devant un parterre de chefs d’entreprise à l’invitation d’un Club des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) de Nouvelle-Aquitaine (18 sept. 2019) ? Fait.
Dans l’ouvrage Les imposteurs de la philo paru aux éditions Le Passeur en 2019, Michel Onfray assène dans la préface qu’il rédige avec gourmandise :
Faute de fond, il ne reste à ces nouveaux sophistes que la forme. D’où l’abondance chez eux des effets rhétoriques, des jongleries faussement dialectiques, des sophisteries énoncées avec le ton du magicien, de paradoxes souvent compagnons de route de paralogismes ou de purs effets de langage, comme s’il s’agissait de briller dans un perpétuel concours de rhétorique – ou dans un dîner mondain dont il faudrait être le centre en n’étant nulle part, donc partout. Le tout en citant ponctuellement Epicure ou Platon, Hegel ou Spinoza, Camus ou Sartre comme on saupoudre de ciboulette un plat très allégé.
On n’est jamais mieux portraituré que par soi-même !"
https://www.acrimed.org/Michel-Onfray-l ... -imposture
Onfray n'est qu'un Tartuffe ingrat qui oublie tout ce que sa postérité doit aux médias mainstream qui a contribué à la façonner.