papibilou a écrit : 17 novembre 2025 09:57
C'est le genre de propos qui me rappelle "Durafour crématoire" de Jean Marie Le Pen. Lui aussi devait trouver que c'était de l'humour.
Caricature : représentation qui, par la déformation, l'exagération de détails, tend à ridiculiser le modèle.
Qu'il y ait des dérapages dans un corps destiné à nous protéger de toutes violences, c'est clair et je n'ai jamais entendu parler de police exempte de dérapages dans aucun pays. Mais quand on parle de la police en général en la comparant à Daesh précisément au moment de la commémoration des attentats de 2015, on fait de l'amalgame volontairement.
Que, en plus, vous en rajoutiez sur un état totalitaire ne semble pas plaider en faveur d'un humour douteux.
Et ne vous inquiétez pas pour les finances de cet "humoriste" il est défendu par sa radio.
Le Pen n'était pas un humoriste qui faisait un jeu de mot dans le cadre d'une émission humoristique, et il a sorti un jeu de mot sans contexte, juste pour le jeu de mot négationniste. Ce qui n'est pas le cas de l'affaire dont on parle avec un sketch de 5 minutes présenté comme étant de l'humour fait par un humoriste.
Le définition que tu donnes de la caricature convient parfaitement à l'affaire dont on parle : exagération de détails pour ridiculiser le modèle. Note que ça n'est pas le cas de Durafour crématoire, qui n'est donc pas une caricature.
Tu sombres toujours plus dans le relativisme. Qu'il y ait des violences policières dans d'autres pays n'empêche qu'il faut lutter contre les violence policières dans le nôtre, surtout quand elles ne semblent pas n'être que des dérapages localisés de la part d'individus, puisqu'on a des preuves d'ordres incitant à la violence.
Je ne m'inquiète pas pour les finances de cet humoriste qui bénéficie du soutien de sa radio et du service juridique qui va avec. Je m'inquiète pour les 100 fois plus de gens qui critiquent le gouvernement sans avoir ce soutien financier et juridique. Les procédures bâillon sont une réalité d'aujourd'hui, des tas de gens, d'institutions ou d'entreprises qui ont les moyens utilisent l'attaque juridique pour faire des exemples et inciter des petits lanceurs d'alerte à ne pas alerter sous peine de procédure judiciaire. C'est la liberté d'expression qui est bâillonnée de cette manière, donc c'est pire quand ça vient du gouvernement.