sacamalix a écrit :
On peut élargir le débat aux parents célibataires, aux couples divorcés, aux familles recomposées... Toutes ces configurations, construites en intelligence et au sein desquelles les membres s'aiment et se respectent valent mieux que le "un papa, une maman" conflictuel... Et l'inverse est vrai aussi.
La composition du foyer est certainement secondaire par rapport à la sérénité et à l'équilibre entre ses membres qui y règnent...

OK pour les configurations "construites en intelligence" mais je pense que tu dresses un tableau un peu trop optimiste de la situation. Il y a beaucoup de divorces qui ne se passent pas si bien que cela. La garde des enfants est le plus souvent donnée à la mère avec tous les problèmes de père qui se retrouvent en haut d'une grue à faire la grève de la faim pour réclamer une garde alternée.
Autre problème, ce que tu appelles les parents célibataires. En réalité des femmes qui se retrouvent à élever seules un ou plusieurs enfants, et évidemment de manière difficile, elles doivent assumer seules tout le foyer, elles doivent travailler, assurer l'éducation. Ce n'est pas un hasard si dans les ados délinquants, on trouve le plus souvent ce cas de figure.
La situation est donc loin d'être aussi idyllique que celle que tu décris.
Auparavant, dans la société traditionnelle, les mères et la société éduquaient les jeunes filles à se méfier des hommes.A attendre le bon avant de se marier. En fin de compte, le mariage sans divorce protégeait les femmes des salauds.
Aujourd'hui, avec la fin des valeurs traditionnelles, les idées progressistes, est-ce que l'on a réellement un progrès ? Toutes ces femmes qui se mettent en couple, sans mariage, ou qui font "un enfant toute seule" comme dis la chanson. Et bien qu'ont-elles gagné si ce n'est une insécurité accrue ?
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville