
http://www.francetvinfo.fr/politique/ps ... connexe%5DA moins de quatre mois du congrès de Poitiers, le Parti socialiste est-il menacé d'une scission ? A-t-il déjà connu des crises aussi fortes par le passé ? Alors que la majorité a connu de nouvelles turbulences durant la semaine, avec l'emploi de 49.3 pour faire passer la loi Macron, mardi 17 février, francetv info a interrogé l'historien Denis Lefebvre. Auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire du PS (Le Socialisme pour les nuls, 2008), il est secrétaire général de l'Office universitaire de recherche socialiste (OURS).
Francetv info : Le Parti socialiste a-t-il déjà traversé, dans son histoire, une crise aussi grave que celle d'aujourd'hui ?
Denis Lefebvre : Depuis qu'il existe sous la forme actuelle, c'est-à-dire depuis 1905, le PS a toujours été confronté à un certain nombre de problèmes. L'un d'eux revient de manière récurrente : à chaque fois qu'il est au pouvoir, le Parti socialiste se divise.
Ce fut le cas en 1936, au moment du Front populaire, dans les années 50, avec le gouvernement de Guy Mollet, ou encore sous Mitterrand, après 1981. Et c'est encore le cas aujourd'hui. A chaque fois, deux familles du Parti socialiste s'affrontent, et à chaque fois – ou presque –, cela aboutit à une scission.
Autrement dit, la crise actuelle n'est pas inédite…
Non. Cette division est une constante pour le Parti socialiste. En 1936, un leader socialiste, Marceau Pivert, lance : "Tout est possible." Le lendemain, Léon Blum lui répond : "Tout n'est pas possible." Rendez-vous compte, c'était il y a quatre-vingts ans ! Et pourtant, il s'agissait, grosso modo, de la même question de fond que celle qui agite le PS aujourd'hui.
Quelles sont ces deux familles qui s'opposent ?
Il y a effectivement deux familles au sein de la gauche française : d'une part, une gauche qui choisit de gouverner, avec tous les compromis, les erreurs et les déceptions que cela implique ; et d'autre (...)
Croire que Monsieur 5% (niveau de Valls lors des primaires PS) avec ses manières tyranniques et son peu de respects pour le reste de la gauche (non socialiste: EELV et FDG) représenterait la gauche progressiste de ce pays est assez risible
La droite, fidèle à son manque de jugeote, préfère fleureté avec le FN que d'avouer sa proximité avec le social libéralisme digne du Sarkozy de la grande époque
Le PS ne survivra pas (come le PS Grecque, et les PS du sud de l'Europe et d'Amérique latine) à cette conversion au libéralisme. Quand on voit dans le libéralisme la solution à tous nos maux, on vote à droite (et les 10 dernières année de droite nous ont démontré (s'il avait besoin) le marasme découlant de ces politique tantôt libérale, tantôt autoritaire (sans oublier sa version austéritaire): qui n'ont comme finalité que l'enrichissement des plus riches (et sa conséquence direct: l'appauvrissement des autres)
le mouvement progressiste n'a que faire du sociale libéralisme... Que le PS disparaisse et qu'on passe à autre chose de plus vivant, qui aura une autre finalité que l'austérité jusqu'à la fin ...



