Un tableau bien sombre !
Un tableau bien sombre !
Deux mille milliards d'euros de dette souveraine, soit un an de PIB, 5 millions de demandeurs d'emploi, pas de croissance, le moral des français au plus bas, des impôts en augmentations, des déficits abyssaux, des élus de plus en plus éloignée des citoyens, le FN aux porte du pouvoir, une jeunesse désemparée, une médecine à deux vitesses, un fossé de plus en plus grand entre riches et pauvres, une paupérisation de la société..... Bref un tableau bien sombre.
Mais comment allons nous nous en sortir ?
Mais comment allons nous nous en sortir ?
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
Edmund Burke.
Re: Un tableau bien sombre !
en se bougeant le cul,en travaillant et en remboursant ce que l'on doit.scorpion3917 a écrit :
Mais comment allons nous nous en sortir ?
dans le cas contraire,ce sera la guerre et des faillites par centaines de milliers,comme en 29......
il faudra choisir.
mais je pense que les français préfèrent la seconde solution,les vacances,les aides sociales sont d'avantage prisées que la première solution,il faudra donc attendre la faillite.....
Re: Un tableau bien sombre !
je crois plutôt que les Français n'aimeraient pas qu'une guerre vienne les priver de tout ce qu'ils possédent.Fonck1 a écrit : en se bougeant le cul,en travaillant et en remboursant ce que l'on doit.
dans le cas contraire,ce sera la guerre et des faillites par centaines de milliers,comme en 29......
il faudra choisir.
mais je pense que les français préfèrent la seconde solution,les vacances,les aides sociales sont d'avantage prisées que la première solution,il faudra donc attendre la faillite.....
quand a la dette , demande aux politiques pourquoi ils ont fait le choix d'enrichir les usuriers mondialistes.
si maupassant est devenu fou , c'est parce que il avait une conscience aigüe de la matiére , du néant et de la mort.
"extension du domaine de la lutte".michel houellbecq
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Re: Un tableau bien sombre !
ils ne vont pas avoir vraiment le choix.gemmill a écrit : je crois plutôt que les Français n'aimeraient pas qu'une guerre vienne les priver de tout ce qu'ils possédent.
on les enrichit parce qu'on le veut bien.quand a la dette , demande aux politiques pourquoi ils ont fait le choix d'enrichir les usuriers mondialistes.
parce qu'on préfère faire la cigale que la fourmi.
nous,c'est le peuple.
C'est nous qui votons pour ces cons.
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Re: Un tableau bien sombre !
Pour toi, la faillite n'est imputable qu'aux vacanciers et bénéficiaires d'aide sociale.. Ce n'est que ton point de vue personnel, heureusement, mais c'est un peu réducteur, non ?Fonck1 a écrit : en se bougeant le cul,en travaillant et en remboursant ce que l'on doit.
dans le cas contraire,ce sera la guerre et des faillites par centaines de milliers,comme en 29......
il faudra choisir.
mais je pense que les français préfèrent la seconde solution,les vacances,les aides sociales sont d'avantage prisées que la première solution,il faudra donc attendre la faillite.....
Lion a écrit :
Re: Un tableau bien sombre !
la guerre contre qui , quoi ??Fonck1 a écrit : ils ne vont pas avoir vraiment le choix.
on les enrichit parce qu'on le veut bien.
parce qu'on préfère faire la cigale que la fourmi.
nous,c'est le peuple.
C'est nous qui votons pour ces cons.
je ne partage pas ton avis sur la supposée faineantise des Français.
les Français , et l'histoire l'a prouvé , ont toujours donnés le meilleur d'eux-mêmes.
maintenant , quand les conditions de travail se dégradent , quand les usines ferment , quand le salaire ne suffit plus a satifaire a une vie décente , quand l'éducation et l'autorité sont rabrouées en permanence , quand les étrangers se voient offrir tous les avantages qui leur permettent de se la couler , quand les politiques ne sont plus a donner en exemple , quand les médias valorisent l'argent vite gagné et dénigrent la sueur des manants , quand la justice reste indifférente a l'assaut contre ton travail quotidien par les délinquants , et bien il peut y avoir de quoi se décourager.
si maupassant est devenu fou , c'est parce que il avait une conscience aigüe de la matiére , du néant et de la mort.
"extension du domaine de la lutte".michel houellbecq
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Re: Un tableau bien sombre !
avant 45,c'est possible,depuis,la lutte sociale a fait son travail de chemin,qui aujourd'hui n'est plus de la lutte sociale,mais de la lutte a en faire moins tous les jours.gemmill a écrit :
la guerre contre qui , quoi ??
je ne partage pas ton avis sur la supposée faineantise des Français.
les Français , et l'histoire l'a prouvé , ont toujours donnés le meilleur d'eux-mêmes.
mais tout cela est largement mis en avant pour aller au pire.....parce que dans le fond,c'est moins pire qu'il y a 40 ans....on s'offusque plus et on en voit plus,mais dans les chiffres,ce pays est plus tranquille aujourd'hui qu'après guerre.maintenant , quand les conditions de travail se dégradent , quand les usines ferment , quand le salaire ne suffit plus a satifaire a une vie décente , quand l'éducation et l'autorité sont rabrouées en permanence , quand les étrangers se voient offrir tous les avantages qui leur permettent de se la couler , quand les politiques ne sont plus a donner en exemple , quand les médias valorisent l'argent vite gagné et dénigrent la sueur des manants , quand la justice reste indifférete a l'assaut contre ton travail quotidien par les délinquants , et bien il peut y avoir de quoi se décourager.
quand à la guerre,on aura pas de mal à se trouver un ennemi t'inquiète !
Re: Un tableau bien sombre !
C'est nous qui exigeons toujours plus de l'etat, c'est nous qui voulons toujours plus de social sans vouloir connaitre les repercutions.Fonck1 a écrit :
C'est nous qui votons pour ces cons.
Les responsables politique sont au service du peuple, ils ont tellement envie de se faire reelire.
Re: Un tableau bien sombre !
le vrai probleme s est notre mode de vie , il n est plus tenable a l avenir pour l ensemble de l population .
il y a donc 2 projet de société :
ou l on partage les ressources disponible on interdit l accumulation et l on donne a chacun es moyen de vivre dans la dignité par le travail .
ou l on partage la population en 2 ou certain vivrons dans le luxe et l est autre continuerons a s enfoncé dans le paupérisation et la précarité !
le problème na jamais était les droit sociaux le problème c est un droit de la propriété sans limite !
il y a donc 2 projet de société :
ou l on partage les ressources disponible on interdit l accumulation et l on donne a chacun es moyen de vivre dans la dignité par le travail .
ou l on partage la population en 2 ou certain vivrons dans le luxe et l est autre continuerons a s enfoncé dans le paupérisation et la précarité !
le problème na jamais était les droit sociaux le problème c est un droit de la propriété sans limite !
- sacamalix
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Re: Un tableau bien sombre !
Pourquoi le problème serait-il d'avoir "trop" de social ? Pourquoi le problème ne serait-il pas justement de ne pas en avoir assez (ou mal mis en oeuvre) ?NSC a écrit : C'est nous qui exigeons toujours plus de l'etat, c'est nous qui voulons toujours plus de social sans vouloir connaitre les repercutions.
Les responsables politique sont au service du peuple, ils ont tellement envie de se faire reelire.
Il y a une chose sur laquelle je rejoins les idées de Mélenchon : l'humain a perdu sa place au coeur de nos sociétés et c'est la cause de bien des problèmes. Tant qu'on pourra voir un patron, un rentier, un sportif, un artiste, amasser des millions voire des milliards en regardant les autres crever la bouche ouverte, on ne pourra pas résoudre nos problèmes sociaux. Tant que le chômage, les licenciements, ne seront que des "chiffres" et non des drames humains, tant que l'entreprise ne sera qu'une "machine à fric" pour quelques uns et non un lieu de valorisation de l'individu, il n'y aura pas de sortie pérenne de crise.
Vous parlez de guerre, et vous vous demandez qui pourra être l'ennemi ?
A vrai dire, et on le sent tous en y croyant plus ou moins, les éléments nécessaires au déclenchement d'une révolte d'ampleur dans le pays sont réunis : division "ethnique" entre les "bons français" d'un côté et les "immigrés" de l'autre (arabes, roms...) symbolisée par la montée en puissance du FN, division "économique" entre ceux qui sont frappés de plein fouet par la situation économique catastrophique du pays et les fameux "1%" qui s'enrichissent chaque jour un peu plus, gouvernance à la dérive et perte de confiance des français envers leurs dirigeants...
Il ne manque plus qu'une étincelle. Quelle sera-t'elle ? Un geste désespéré comme celui du jeune Tunisien en 2011 ? Des manifs un peu trop durement réprimées comme en Grèce ou en Ukraine ? Une décision gouvernementale qui ferait "déborder le vase" ? Un attentat contre le Président ou un autre personnage important ? Sur ce point, comme sur ce qu'il adviendra alors ("simples" manifestations violentes comme en Grèce, révolution "à la tunisienne" avec remise à plat du régime et des institutions, guerre civile comme en Ukraine...) bien malin qui pourrait répondre. Toujours est-il que je ne vois plus, désormais, comment la France pourra revenir à une situation "normalisée" sans passer par une phase de "chaos"
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
Re: Un tableau bien sombre !
pour moi l'étincelle ca serait une agravation de la situation économique et l'éléction de marine le pen au futur présidentielle . d'un coté le monde change quand il y a une trops grande misére et que les gens doivent défendre leurs survie et aussi quand les idées sont trops antagonistes pour faire bon ménage
salut à tous
- GEORGES
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Re: Un tableau bien sombre !
Yaka, faukon, je vois là toujours la sacrosainte litanie du planqué avec ces clichés habituels.Fonck1 a écrit : en se bougeant le cul,en travaillant et en remboursant ce que l'on doit.
dans le cas contraire,ce sera la guerre et des faillites par centaines de milliers,comme en 29......
il faudra choisir.
mais je pense que les français préfèrent la seconde solution,les vacances,les aides sociales sont d'avantage prisées que la première solution,il faudra donc attendre la faillite.....
Renseigne toi un peu tu verras en Europe, les Allemands, les Suisses, les Belges, las Autrichiens, les Italiens, les Espagnols, les Portugais à 2 ou 3 jours près ont le même nombre jours de congés par an que les fenians de français, sauf petit détail qui a son importance la FRANCE possède la main d'œuvre la plus productive.
C'est qu'à ton poste de plaqué tu ne t'en rends pas compte.
Si tu veux je t'embauche pour 50% du SMIC et 45 heures par semaine, comme çà tu verras ce qu'est l'exploitation de l'homme par l'homme.
"Les batailles de la vie ne sont jamais gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n'abandonnent jamais."
-
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Re: Un tableau bien sombre !
Faire un état des lieux est difficile, mais on va essayer de résumer un peu sur quelques questions.
Risque-t-on la guerre ?
En l'état, c'est hautement improbable concernant les pays européens unifiés par l'UE, car ils sont aussi unifiés par d'autres accords internationaux, dont des accords militaires. La menace de guerre est plus probable aux frontières de l'UE : Moyen-Orient ou Russie. Dès lors, la crise ne serait pas responsable à proprement parlé de la guerre, mais elle peut précipiter cette dernière.
Risque-t-on la révolte ?
Peu probable, mais si la situation se détériore assez, ça deviendrait envisageable.
D'une part, tant qu'un niveau minimum de confort lié à la consommation se maintient à un niveau acceptable (suffisance alimentaire, capacité à se loger, etc.) et qu'une part réduite de la population n'est pas touché par ces restrictions, il n'y aura pas de révolte. Il faut atteindre un niveau de précarité et de manque important pour susciter des désirs de révoltes.
D'autre part, les actions de masse ont disparu avec la chute du syndicalisme et le triomphe de l'individualisme et des nouveaux mouvements sociaux. Outre le fait que cela explique par exemple l'échec des luttes sociales de ces 3 dernières décennies, cela empêche l'organisation de mouvements massifs capable de mettre en péril l'économie ou le politique (grève générale, etc.). Dès lors, peu de chance qu'une vague de révolte organisée s'opère.
Pour la révolte, il faudra attendre ! Des pays bien plus dans la misère et voisins du nôtre ne se sont pas révoltés. Alors nous...
L'Etat est-il toujours plus obèse ?
Non. Définitivement. Il s'avère qu'au contraire, l'Etat dispose de moins en moins d'outils d'action et qu'il devient moins présent dans la vie des citoyens.
D'abord il y a eu les privatisations, avec quelques réussites (France Télécom), mais aussi des échecs (les autoroutes). Ensuite, il y a des reculs sociaux : non-remboursement de certains traitements et équipements médicaux (le scandale de test pour diabétiques par exemple), le remplacement du RMI par le RSA (minima social d'incitation à un retour vers l'emploi), réduction des subventions d'Etat/des collectivités, centralisation de certaines structures (fusion ANPE/ASSEDIC), baisse globale du nombre de fonctionnaires d'Etat, gel des revenus de la fonction publique, etc.
Quoi qu'on en pense, l'Etat a maigri. Mais si nous somme encore largement déficitaire, c'est parce que la charge de la dette est devenue colossale : premier poste de dépense pour l'Etat, donc captant une bonne part de l'impôt, et ce à seule fin de rembourser une dette qui ne sera, en réalité, jamais remboursée dans son intégralité. Il est même tout à fait probable qu'un jour nous demandons aux créanciers d'abandonner une partie de la dette que nous avons contracté pour sauvegarder à tout prix notre solvabilité... Nous sommes surendetté et quoi que nous fassions, nous resterons dans cette situation jusqu'à ce que nous soyons définitivement incapable de rembourser.
Peut-on expliquer la crise ?
En fait, il n'y a pas une, mais DES crises, touchant divers secteurs :
- l'automobile souffre car le marché européen est sont totalement saturé. Les européens veulent moins de voiture, et les voitures recherchées doivent être moins polluantes, moins consommatrices et pas trop chères. Seule solution : le marché extra-européen. Hors, les pays en voie de développement développent leurs propres marques et à des prix défiant la concurrence européenne. D'où des délocalisation afin de répondre à ce critère de prix.
- l'immobilier a ralenti. Mais c'était prévisible : globalement, l'Etat perfuse à grand coup de subventions ce secteur, créant de la rente et favorisant la spéculation, donc l'augmentation des prix, tant par la pénurie de logements que par la volonté des investisseurs à gagner plus. Ce qui fait que la France fut l'un des seuls pays à ne pas avoir connu une baisse importante des prix de l'immobilier en 2008-2009. Il s'avère que les loyers ont augmenté plus vite que l'inflation et la part de revenu disponible et que le prix à l'achat a explosé, obligeant les acheteurs à allonger la durée et le montant des prêts, ce qui laisse présager une crise de solvabilité dans le secteur, donc à un éclatement de la bulle immobilière, surtout si le chômage et la précarité continuent de gagner du terrain.
Bref, je pourrais continuer le week-end entier à faire une liste... Globalement, c'est clair, on est un peu mal barré. Et plus intéressant encore, malgré la progression d'une économie libérée, il n'y a pas d'améliorations, loin de là.
Risque-t-on la guerre ?
En l'état, c'est hautement improbable concernant les pays européens unifiés par l'UE, car ils sont aussi unifiés par d'autres accords internationaux, dont des accords militaires. La menace de guerre est plus probable aux frontières de l'UE : Moyen-Orient ou Russie. Dès lors, la crise ne serait pas responsable à proprement parlé de la guerre, mais elle peut précipiter cette dernière.
Risque-t-on la révolte ?
Peu probable, mais si la situation se détériore assez, ça deviendrait envisageable.
D'une part, tant qu'un niveau minimum de confort lié à la consommation se maintient à un niveau acceptable (suffisance alimentaire, capacité à se loger, etc.) et qu'une part réduite de la population n'est pas touché par ces restrictions, il n'y aura pas de révolte. Il faut atteindre un niveau de précarité et de manque important pour susciter des désirs de révoltes.
D'autre part, les actions de masse ont disparu avec la chute du syndicalisme et le triomphe de l'individualisme et des nouveaux mouvements sociaux. Outre le fait que cela explique par exemple l'échec des luttes sociales de ces 3 dernières décennies, cela empêche l'organisation de mouvements massifs capable de mettre en péril l'économie ou le politique (grève générale, etc.). Dès lors, peu de chance qu'une vague de révolte organisée s'opère.
Pour la révolte, il faudra attendre ! Des pays bien plus dans la misère et voisins du nôtre ne se sont pas révoltés. Alors nous...
L'Etat est-il toujours plus obèse ?
Non. Définitivement. Il s'avère qu'au contraire, l'Etat dispose de moins en moins d'outils d'action et qu'il devient moins présent dans la vie des citoyens.
D'abord il y a eu les privatisations, avec quelques réussites (France Télécom), mais aussi des échecs (les autoroutes). Ensuite, il y a des reculs sociaux : non-remboursement de certains traitements et équipements médicaux (le scandale de test pour diabétiques par exemple), le remplacement du RMI par le RSA (minima social d'incitation à un retour vers l'emploi), réduction des subventions d'Etat/des collectivités, centralisation de certaines structures (fusion ANPE/ASSEDIC), baisse globale du nombre de fonctionnaires d'Etat, gel des revenus de la fonction publique, etc.
Quoi qu'on en pense, l'Etat a maigri. Mais si nous somme encore largement déficitaire, c'est parce que la charge de la dette est devenue colossale : premier poste de dépense pour l'Etat, donc captant une bonne part de l'impôt, et ce à seule fin de rembourser une dette qui ne sera, en réalité, jamais remboursée dans son intégralité. Il est même tout à fait probable qu'un jour nous demandons aux créanciers d'abandonner une partie de la dette que nous avons contracté pour sauvegarder à tout prix notre solvabilité... Nous sommes surendetté et quoi que nous fassions, nous resterons dans cette situation jusqu'à ce que nous soyons définitivement incapable de rembourser.
Peut-on expliquer la crise ?
En fait, il n'y a pas une, mais DES crises, touchant divers secteurs :
- l'automobile souffre car le marché européen est sont totalement saturé. Les européens veulent moins de voiture, et les voitures recherchées doivent être moins polluantes, moins consommatrices et pas trop chères. Seule solution : le marché extra-européen. Hors, les pays en voie de développement développent leurs propres marques et à des prix défiant la concurrence européenne. D'où des délocalisation afin de répondre à ce critère de prix.
- l'immobilier a ralenti. Mais c'était prévisible : globalement, l'Etat perfuse à grand coup de subventions ce secteur, créant de la rente et favorisant la spéculation, donc l'augmentation des prix, tant par la pénurie de logements que par la volonté des investisseurs à gagner plus. Ce qui fait que la France fut l'un des seuls pays à ne pas avoir connu une baisse importante des prix de l'immobilier en 2008-2009. Il s'avère que les loyers ont augmenté plus vite que l'inflation et la part de revenu disponible et que le prix à l'achat a explosé, obligeant les acheteurs à allonger la durée et le montant des prêts, ce qui laisse présager une crise de solvabilité dans le secteur, donc à un éclatement de la bulle immobilière, surtout si le chômage et la précarité continuent de gagner du terrain.
Bref, je pourrais continuer le week-end entier à faire une liste... Globalement, c'est clair, on est un peu mal barré. Et plus intéressant encore, malgré la progression d'une économie libérée, il n'y a pas d'améliorations, loin de là.
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Re: Un tableau bien sombre !
Je plussoie avec vigueurdoublon a écrit : Faire un état des lieux est difficile, mais on va essayer de résumer un peu sur quelques questions.
Risque-t-on la guerre ?
En l'état, c'est hautement improbable concernant les pays européens unifiés par l'UE, car ils sont aussi unifiés par d'autres accords internationaux, dont des accords militaires. La menace de guerre est plus probable aux frontières de l'UE : Moyen-Orient ou Russie. Dès lors, la crise ne serait pas responsable à proprement parlé de la guerre, mais elle peut précipiter cette dernière.
Risque-t-on la révolte ?
Peu probable, mais si la situation se détériore assez, ça deviendrait envisageable.
D'une part, tant qu'un niveau minimum de confort lié à la consommation se maintient à un niveau acceptable (suffisance alimentaire, capacité à se loger, etc.) et qu'une part réduite de la population n'est pas touché par ces restrictions, il n'y aura pas de révolte. Il faut atteindre un niveau de précarité et de manque important pour susciter des désirs de révoltes.
D'autre part, les actions de masse ont disparu avec la chute du syndicalisme et le triomphe de l'individualisme et des nouveaux mouvements sociaux. Outre le fait que cela explique par exemple l'échec des luttes sociales de ces 3 dernières décennies, cela empêche l'organisation de mouvements massifs capable de mettre en péril l'économie ou le politique (grève générale, etc.). Dès lors, peu de chance qu'une vague de révolte organisée s'opère.
Pour la révolte, il faudra attendre ! Des pays bien plus dans la misère et voisins du nôtre ne se sont pas révoltés. Alors nous...
L'Etat est-il toujours plus obèse ?
Non. Définitivement. Il s'avère qu'au contraire, l'Etat dispose de moins en moins d'outils d'action et qu'il devient moins présent dans la vie des citoyens.
D'abord il y a eu les privatisations, avec quelques réussites (France Télécom), mais aussi des échecs (les autoroutes). Ensuite, il y a des reculs sociaux : non-remboursement de certains traitements et équipements médicaux (le scandale de test pour diabétiques par exemple), le remplacement du RMI par le RSA (minima social d'incitation à un retour vers l'emploi), réduction des subventions d'Etat/des collectivités, centralisation de certaines structures (fusion ANPE/ASSEDIC), baisse globale du nombre de fonctionnaires d'Etat, gel des revenus de la fonction publique, etc.
Quoi qu'on en pense, l'Etat a maigri. Mais si nous somme encore largement déficitaire, c'est parce que la charge de la dette est devenue colossale : premier poste de dépense pour l'Etat, donc captant une bonne part de l'impôt, et ce à seule fin de rembourser une dette qui ne sera, en réalité, jamais remboursée dans son intégralité. Il est même tout à fait probable qu'un jour nous demandons aux créanciers d'abandonner une partie de la dette que nous avons contracté pour sauvegarder à tout prix notre solvabilité... Nous sommes surendetté et quoi que nous fassions, nous resterons dans cette situation jusqu'à ce que nous soyons définitivement incapable de rembourser.
Peut-on expliquer la crise ?
En fait, il n'y a pas une, mais DES crises, touchant divers secteurs :
- l'automobile souffre car le marché européen est sont totalement saturé. Les européens veulent moins de voiture, et les voitures recherchées doivent être moins polluantes, moins consommatrices et pas trop chères. Seule solution : le marché extra-européen. Hors, les pays en voie de développement développent leurs propres marques et à des prix défiant la concurrence européenne. D'où des délocalisation afin de répondre à ce critère de prix.
- l'immobilier a ralenti. Mais c'était prévisible : globalement, l'Etat perfuse à grand coup de subventions ce secteur, créant de la rente et favorisant la spéculation, donc l'augmentation des prix, tant par la pénurie de logements que par la volonté des investisseurs à gagner plus. Ce qui fait que la France fut l'un des seuls pays à ne pas avoir connu une baisse importante des prix de l'immobilier en 2008-2009. Il s'avère que les loyers ont augmenté plus vite que l'inflation et la part de revenu disponible et que le prix à l'achat a explosé, obligeant les acheteurs à allonger la durée et le montant des prêts, ce qui laisse présager une crise de solvabilité dans le secteur, donc à un éclatement de la bulle immobilière, surtout si le chômage et la précarité continuent de gagner du terrain.
Bref, je pourrais continuer le week-end entier à faire une liste... Globalement, c'est clair, on est un peu mal barré. Et plus intéressant encore, malgré la progression d'une économie libérée, il n'y a pas d'améliorations, loin de là.
Juste un détail : une situation tendue comme l'a connue la Grèce il y a quelques années (manifestations violentes pouvant entraîner des morts collatérales) peut assez facilement basculer d'un côté ou de l'autre. Si effectivement un 1789 est à exclure, un 1968 ne me paraît pas improbable s'il n'y a pas un rétablissement franc de la situation dans les 15 à 20 ans, malgré l'individualisation de la société comme tu le rappelles.
Parce que malgré tout, en ces temps difficiles, les échanges reprennent, que ce soit par l'intermédiaire de recherche de solutions alternatives aux petits tracas quotidiens (covoiturage, associations d'entraide...) ou tout simplement en réaction à cette individualisation.
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
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Re: Un tableau bien sombre !
Ah mais justement ! Ce que je trouve intéressant, c'est qu'au lieu de proposer des moyens d'action de masse, comme la grève générale, des manifestations massives, etc. On préfère récréer de la solidarité en réponse à l'individualisme. D'où le triomphant succès des associations dans ce registre qui attirent de plus en plus de jeunes notamment.sacamalix a écrit :Je plussoie avec vigueur![]()
![]()
Juste un détail : une situation tendue comme l'a connue la Grèce il y a quelques années (manifestations violentes pouvant entraîner des morts collatérales) peut assez facilement basculer d'un côté ou de l'autre. Si effectivement un 1789 est à exclure, un 1968 ne me paraît pas improbable s'il n'y a pas un rétablissement franc de la situation dans les 15 à 20 ans, malgré l'individualisation de la société comme tu le rappelles.
Parce que malgré tout, en ces temps difficiles, les échanges reprennent, que ce soit par l'intermédiaire de recherche de solutions alternatives aux petits tracas quotidiens (covoiturage, associations d'entraide...) ou tout simplement en réaction à cette individualisation.
C'est même encore plus intéressant, car les jeunes, nullement désintéressé du politique, se désintéresse plutôt des formes classiques d'action politique : le parti, etc. Au profit de l'action sociale politisée : lutte contre la pauvreté, aide humanitaire, etc.


