«Il n'assume pas ces propos, il les refuse.» L'entourage de François Rebsamen tente de déminer le terrain, après la publication ce vendredi d'une interview décoiffante du ministre du Travail au «Miroir», un magazine bourguignon. Une série de questions-réponses très vite enlevée du web, comme l'a remarqué «Le Monde», sur demande de l'entourage de l'ex-sénateur-maire de Dijon (Côte d'Or).
«Parce que ce n'était pas une interview autorisée. Qui dit interview dit relecture. Là, il n'y en a pas eu», justifie au Parisien.fr l'attachée de presse du ministre, persuadée qu'«il y a des raccourcis» et même «des erreurs» dans la version mise en ligne, dont il reste des traces. «Mes propos ont été déformés», a dénoncé François Rebsamen lui-même, en fin de journée, auprès du quotidien régional «Le Bien public».
De son côté, l'auteur de l'article Jérémie Lorand confie avoir retiré l'interview-au moins provisoirement- seulement pour «être conciliant» avec l'ancien sénateur-maire de Dijon, mais réfute toute erreur dans la retranscription des propos. A l'AFP, il explique avoir «l'habitude de travailler avec François Rebsamen depuis 4 ou 5 ans à Dijon, jamais il n'a relu d'interview. J'ai continué à bosser comme je bossais avant, l'interview n'a pas été relue et n'a donc pas été validée par le ministère.»
Le journaliste était au départ venu à Paris pour réaliser un reportage sur la vie de François Rebsamen au ministère. Un sujet qui sera d'ailleurs diffusé dans la version papier du mois prochain. Mais à cette occasion, le ministre du Travail s'est aussi épanché sur les sujets d'actualité. Des propos qui se sont donc retrouvés en ligne ce matin. Contrôle des chômeurs, travail du dimanche, 35 heures, doctrine du PS... Ses paroles détonnent.
Interrogé sur sa sortie relative au renforcement du contrôle des chômeurs qui lui avaient valu une volée de bois vert de son propre camp début septembre, François Rebsamen ne regrette rien. «Ce fut un véritable tollé médiatique. Politique aussi. Ce qui n’a pas empêché 60% de la population d’approuver ce message», se défend-il. «Ils ont conscience qu’il faut adapter notre système social, par ailleurs très protecteur : en renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche.»
«Les socialistes ne vivent plus comme les gens»
L'occasion pour le ministre du Travail de régler ses comptes avec la direction du PS, notamment Jean-Christophe Cambadélis qui s'était désolidarisé de lui. «Malheureusement, le Parti socialiste, ou du moins son secrétariat national, refuse toutes ces avancées. Il ne veut pas casser les tabous, se pose en garant de l’ordre social établi.»
Et Rebsamen d'enfoncer le clou : «Le Parti socialiste est en pleine mue idéologique. Moi je l’ai effectuée depuis longtemps», assure-t-il, avant d'avancer sa vision du monde économique. «Je ne suis pas un ennemi de l’entreprise, je ne suis pas pour l’économie administrée ni pour les pays communistes. Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie, de la vie de l’entreprise. Avec des droits sociaux, avec une protection de l’individu. Les citoyens des classes populaires se rendent bien compte que la droite ou la gauche ne sont pas prêtes à appliquer ces réformes alors ils se tournent vers les extrêmes. C’est ça que je veux éviter. »
Selon lui, «les socialistes ne vivent plus comme les gens». Il vise ces élus déconnectés du terrain. «Dans les quartiers, ils auraient rencontré des citoyens qui touchent le Smic, qui triment et qui peuvent en voir d’autres profiter du système. Ils se disent pourquoi eux et pas moi ? Pourquoi c’est comme ça ? Il faut être rigoureux et proche.»
Dans cette interview, François Rebsamen tacle aussi son prédécesseur Michel Sapin, sur la manière de parler des chiffres du chômage. «Malgré l’amitié que je porte à Michel, il s’est totalement trompé. On ne juge pas le chômage mois par mois, mais sur des périodes plus longues : un trimestre, un semestre. Il s’est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur», rapporte le journaliste. Ces propos, l'attachée de presse du ministre les contestent fermement.
Les manières «un peu olé olé» de Montebourg
Revenant sur l'aventure d'Arnaud Montebourg au gouvernement et ses rapports avec les grands patrons, François Rebsamen reconnaît qu'il « s’est investi dans sa mission. Il aime l’industrie, l’industrie lourde, l’industrie tricolore.(...) Arnaud Montebourg est un personnage complexe : il s’accrochait avec des patrons en arrivant puis les câlinait. Il a bien fait son boulot pour les entreprises en difficulté.» Mais il estime aussi que l'ancien ministre de l'économie avait «une approche particulière. Un peu olé olé ! C’est un comédien, un avocat.»
une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
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Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Emmanuel Valls fait beaucoup de bien aux socio-démocrates, il était tant qu'ils brisent le liens avec le marxisme
"les animaux lâches vont en troupeau" Alfred de Musset
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
et temps qu'ils renforcent leurs liens avec le caputalisme...Labrecche a écrit : Emmanuel Valls fait beaucoup de bien aux socio-démocrates, il était tant qu'ils brisent le liens avec le marxisme
si maupassant est devenu fou , c'est parce que il avait une conscience aigüe de la matiére , du néant et de la mort.
"extension du domaine de la lutte".michel houellbecq
"extension du domaine de la lutte".michel houellbecq
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Labrecche a écrit : Emmanuel Valls fait beaucoup de bien aux socio-démocrates, il était tant qu'ils brisent le liens avec le marxisme
son prénom est Manuel et pas Emmanuel !!
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
J'aime bien l'humour, mais le "marxisme" ça fait belle lurette que ce n'est plus du tout une référence pour la soi-disant "gauche" du PS..Labrecche a écrit : Emmanuel Valls fait beaucoup de bien aux socio-démocrates, il était tant qu'ils brisent le liens avec le marxisme
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Parle en à Vincent Peillon, qui se revendique d'un courant de pensée marxisme, qui lui au moins il a le courage de le dire. Mais quand on entend tous leurs commentaires, il n'y a aucun doute qu'il reste un égalitarisme qui est en est la marque, et un mode de gestion qui reste imprégné de ces principesKelenner a écrit : J'aime bien l'humour, mais le "marxisme" ça fait belle lurette que ce n'est plus du tout une référence pour la soi-disant "gauche" du PS..
"les animaux lâches vont en troupeau" Alfred de Musset
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Non mais tu sais ce que c'est que le marxisme ? Parce que si pour toi Peillon est marxiste , j'ai de sérieux doutes sur la défintion que tu donnes à ce mot...

Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
sans égalité la liberté n'existe pas !
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Sans veaux les riches ne seraient pas ce qu'ils sontRananen a écrit : sans égalité la liberté n'existe pas !
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Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Vous avez de la chance , a gauche d'avoir un type comme Rebsamen . Je suis de droite mais Ca fait longtemps que je le suis ce type.
Il peut aller loin .
Il peut aller loin .
" Qui veut la Paix prépare la guerre " J'te le rappelle .
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Bah, oui : Égalité en droit.Rananen a écrit : sans égalité la liberté n'existe pas !
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Il n'y a pas de marxisme à gauche, alors d'où vient l'idée du collectivisme et de la puissance de l'Etat, d'où vient l'idée qu'un code du travail doit supprimer les contraintes et définir des salaires sur d'autres critères que la récompense, d'où vient l'idée d'opposition qui entretien l'affrontement public-privé, salariés-entreprise et toute forme de corporatisme et d'installation de tabou sur certains groupe, d'où vient l'idée de l'argent amassé obligatoirement salement, et de patrons profiteurs qui accumulent des fortunes correspondant, par exemple à environ 40 dollar cents le logicielKelenner a écrit : Non mais tu sais ce que c'est que le marxisme ? Parce que si pour toi Peillon est marxiste , j'ai de sérieux doutes sur la défintion que tu donnes à ce mot...![]()
"les animaux lâches vont en troupeau" Alfred de Musset
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Le marxisme prône la lutte des classes, la dictature du prolétariat, la collectivisation de TOUS les moyens de production et la suppression de la propriété privée. Personne en France, même pas Lutte Ouvrière, ne défend un programme purement "marxiste", sûrement pas le PC, et encore moins le PS dont le programme actuel est sans ambiguïté de droite sur le plan économique.
Tu n'as pas l'air d'avoir les idées très claires sur ce que sont les différents courants de pensée politique et économique si tu penses que le "marxisme" est à la mode aujourd'hui en France. Si j'applique ta définition, alors Roosevelt ou De Gaulle sont de véritables communistes.
Tu n'as pas l'air d'avoir les idées très claires sur ce que sont les différents courants de pensée politique et économique si tu penses que le "marxisme" est à la mode aujourd'hui en France. Si j'applique ta définition, alors Roosevelt ou De Gaulle sont de véritables communistes.
Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Roosevelt et De Gaulle répondent-ils à tous les critères annoncés?, bien sûr que le système politique n'est plus au goût du jour mais toutes ces idées ont pour origine le marxisme, maintenant elles ne peuvent pas être mises en place sans qu'il y ai une obligation forte de l'Etat, rien qu'à voir le code du travail qui empêche que le CDI soit le contrat d'embauche principal, les entreprises préférant renouveler le personnel soit par intérim soit par CDD de 18 mois maximum
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Re: une interview choc de F. Rebsamen retirée par son entourage
Ba justement, ce genre de mesure est d'inspiration purement "libérale", de "laisser le choix" (la bonne blague) aux entreprises de choisir le type de contrat qui leur convient le mieux -ce qu'elles ne se privent pas de faire, comme tu le soulignes à juste titre.Labrecche a écrit : Roosevelt et De Gaulle répondent-ils à tous les critères annoncés?, bien sûr que le système politique n'est plus au goût du jour mais toutes ces idées ont pour origine le marxisme, maintenant elles ne peuvent pas être mises en place sans qu'il y ai une obligation forte de l'Etat, rien qu'à voir le code du travail qui empêche que le CDI soit le contrat d'embauche principal, les entreprises préférant renouveler le personnel soit par intérim soit par CDD de 18 mois maximum
L'antithèse du marxisme ou le contrat unique et le travail à vie sont la norme. Du coup je ne comprends pas trop où tu veux en venir, mais bref, passons car tout ceci nous éloigne du sujet.
