Voulons nous plus d'enfants ?
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papibilou
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Voulons nous plus d'enfants ?
https://www.telos-eu.com/fr/societe/la- ... res%5B3%5D.
Selon un sondage les françaises en souhaiteraient 2,4 enfants par femme en âge de procréer.
Or le taux réel est tombé à 1,62 et poursuit sa baisse.
Certes la population ne diminue pas en raison de l'apport migratoire.
Néanmoins, le désir d'enfants est loin devant la réalité. On peut donc envisager une politique d'encouragement.
Je souhaite vous poser la question.
- faut-il envisager une politique nataliste en France , sachant que cette option devrait être débattue pour le budget social ?
Selon un sondage les françaises en souhaiteraient 2,4 enfants par femme en âge de procréer.
Or le taux réel est tombé à 1,62 et poursuit sa baisse.
Certes la population ne diminue pas en raison de l'apport migratoire.
Néanmoins, le désir d'enfants est loin devant la réalité. On peut donc envisager une politique d'encouragement.
Je souhaite vous poser la question.
- faut-il envisager une politique nataliste en France , sachant que cette option devrait être débattue pour le budget social ?
- Cépajuste
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Il est très difficile et très coûteux, aujourd'hui, pour un jeune ménage qui veut agrandir sa famille, de trouver un appartement plus grand. Les loyers dans les grandes métropoles sont très chers, l'immobilier y est encore plus cher, et les listes d'attente dans le parc social sont décourageantes... Il y a bien sûr d'autres causes, mais la crise du logement est l'un des freins à la remontée de la natalité.
- Mickey
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Non merci ! 
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oups
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
En fait c’est comme les zautos ,les maisons, les vacances ,les bonnes bouteilles ....suffit d’acheter le nombre d’enfants que l’on peut se payerCépajuste a écrit : 02 décembre 2025 19:10 Il est très difficile et très coûteux, aujourd'hui, pour un jeune ménage qui veut agrandir sa famille, de trouver un appartement plus grand. Les loyers dans les grandes métropoles sont très chers, l'immobilier y est encore plus cher, et les listes d'attente dans le parc social sont décourageantes... Il y a bien sûr d'autres causes, mais la crise du logement est l'un des freins à la remontée de la natalité.
Après, mère célibataire depuis 4 ans avec 3 zenfants de 4ans ,3 ans , 1 an et enceinte d’un quatrième , sur que ça va pas bien de passer pour Madame l’inconsciente
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
"Voulons nous plus d'enfants ?"
La réponse est non. On peut le regretter, mais c'est ainsi.
Je pense que la dénatalité procède d'une tendance anthropologique lourde, commune à quasiment tout le monde occidental. Le sondage nous dit que les gens veulent encore des enfants, mais il faudrait voir qui a été interrogé.
Parce que si vous interrogez les jeunes adultes (15/30 ans), vous verrez que le désir de parentalité y est très faible.
Avant 30 ans, ces jeunes qui savent déjà ne pas vouloir d’enfant : « Ce non-désir est viscéral, comme peut l’être l’envie de devenir parent »
Une étude choc révèle la baisse inédite du désir d’enfants chez les jeunes
Beaucoup de jeunes adultes, aujourd'hui, préfèrent avoir un chat qu'un enfant.
Il y a plusieurs raisons à ce refus de la parentalité :
- parce que l'avenir est angoissant, avec notamment un changement climatique qui va rendre la vie sur Terre de plus en plus difficile,
- parce qu'ils ont intériorisé le fait qu'il est de plus en plus compliqué de concilier vie professionnelle et vie publique : ils ont vu leurs parents galérer avec des journées à rallonge, ils n'ont pas envie de ça,
- parce qu'ils n'ont plus ce sentiment de devoir (on fait des enfants par obligation morale, tant pis si les conditions de vie en prennent un coup), ils ont dans une vision plus individualiste, plus égoïste, plus hédoniste de la vie (on a envie de se faire plaisir, on n'a pas envie de se faire chier avec des enfants),
- l'addiction aux réseaux sociaux réduit les liens sociaux : quand on passe ses journées et/ou ses soirées à surfer sur Instagram ou Tiktok, ça veut dire qu'on sort moins avec les copains et les copines, qu'on fait moins de rencontres, qu'il y a donc moins de "plus si affinités".
De façon plus générale, les enfants sont considérés par de plus en plus de gens comme une source de nuisances, et non plus comme une richesse, un gage d'avenir.
Menaces, plaintes... Les enfants réduits au silence jusque dans les cours de récréation
No kids : Sommes-nous en train de bannir les enfants de l'espace public ?
Alors puisque les enfants sont d'abord considérés comme une source d'emmerdes, par les jeunes adultes eux-mêmes, par leurs propres parents, par les voisins... pourquoi continuer à en faire ?
Et face à cette tendance anthropologique lourde, je crains que les quelques mesurettes envisagées ça et là (augmenter les allocations familiales, augmenter le nombre de places en crèches, allonger le congé parental) ne soient bien dérisoires.
Notons que la France a longtemps fait figure d'exception en Europe, avec une natalité supérieure à celle de ses voisins. Finalement, elle rentre dans le rang.
Les conséquences de cette dénatalité sont dommageables pour le monde occidental en général (faiblesse démographique face à d'autres pays, pénuries de main-d’œuvre dans de nombreux métiers, nécessité de recourir à l'immigration pour faire tourner l'économie...), mais elles sont encore plus terribles pour la France, qui a lourd système social à financer, qu'elle a déjà du mal à financer, mais qu'elle n'arrivera plus du tout à financer dans un contexte de déclin démographique. A ce sujet, la Cour de comptes vient de publier un rapport très inquiétant :
61% du PIB en dépenses publiques en 2070: la Cour des comptes tire la sonnette d'alarme sur les conséquences de la dégringolade des naissances
La réponse est non. On peut le regretter, mais c'est ainsi.
Je pense que la dénatalité procède d'une tendance anthropologique lourde, commune à quasiment tout le monde occidental. Le sondage nous dit que les gens veulent encore des enfants, mais il faudrait voir qui a été interrogé.
Parce que si vous interrogez les jeunes adultes (15/30 ans), vous verrez que le désir de parentalité y est très faible.
Avant 30 ans, ces jeunes qui savent déjà ne pas vouloir d’enfant : « Ce non-désir est viscéral, comme peut l’être l’envie de devenir parent »
Une étude choc révèle la baisse inédite du désir d’enfants chez les jeunes
Beaucoup de jeunes adultes, aujourd'hui, préfèrent avoir un chat qu'un enfant.
Il y a plusieurs raisons à ce refus de la parentalité :
- parce que l'avenir est angoissant, avec notamment un changement climatique qui va rendre la vie sur Terre de plus en plus difficile,
- parce qu'ils ont intériorisé le fait qu'il est de plus en plus compliqué de concilier vie professionnelle et vie publique : ils ont vu leurs parents galérer avec des journées à rallonge, ils n'ont pas envie de ça,
- parce qu'ils n'ont plus ce sentiment de devoir (on fait des enfants par obligation morale, tant pis si les conditions de vie en prennent un coup), ils ont dans une vision plus individualiste, plus égoïste, plus hédoniste de la vie (on a envie de se faire plaisir, on n'a pas envie de se faire chier avec des enfants),
- l'addiction aux réseaux sociaux réduit les liens sociaux : quand on passe ses journées et/ou ses soirées à surfer sur Instagram ou Tiktok, ça veut dire qu'on sort moins avec les copains et les copines, qu'on fait moins de rencontres, qu'il y a donc moins de "plus si affinités".
De façon plus générale, les enfants sont considérés par de plus en plus de gens comme une source de nuisances, et non plus comme une richesse, un gage d'avenir.
Menaces, plaintes... Les enfants réduits au silence jusque dans les cours de récréation
No kids : Sommes-nous en train de bannir les enfants de l'espace public ?
Alors puisque les enfants sont d'abord considérés comme une source d'emmerdes, par les jeunes adultes eux-mêmes, par leurs propres parents, par les voisins... pourquoi continuer à en faire ?
Et face à cette tendance anthropologique lourde, je crains que les quelques mesurettes envisagées ça et là (augmenter les allocations familiales, augmenter le nombre de places en crèches, allonger le congé parental) ne soient bien dérisoires.
Notons que la France a longtemps fait figure d'exception en Europe, avec une natalité supérieure à celle de ses voisins. Finalement, elle rentre dans le rang.
Les conséquences de cette dénatalité sont dommageables pour le monde occidental en général (faiblesse démographique face à d'autres pays, pénuries de main-d’œuvre dans de nombreux métiers, nécessité de recourir à l'immigration pour faire tourner l'économie...), mais elles sont encore plus terribles pour la France, qui a lourd système social à financer, qu'elle a déjà du mal à financer, mais qu'elle n'arrivera plus du tout à financer dans un contexte de déclin démographique. A ce sujet, la Cour de comptes vient de publier un rapport très inquiétant :
61% du PIB en dépenses publiques en 2070: la Cour des comptes tire la sonnette d'alarme sur les conséquences de la dégringolade des naissances
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
La baisse de la natalité a des causes multifactorielles, elle n'est pas seulement une simple tendance anthropologique immuable, mais aussi le résultat d’un enchevêtrement de contraintes économiques, matérielles et de choix culturels.jeandu53 a écrit : 02 décembre 2025 21:36 Je pense que la dénatalité procède d'une tendance anthropologique lourde, commune à quasiment tout le monde occidental.
La baisse de la natalité en France a été accentuée par l'affaiblissement des politiques familiales à partir de 2012. Les réformes budgétaires ont réduit certains avantages (allocations, quotient familial, prestations ciblées), ce qui a contribué à fragiliser un modèle longtemps considéré comme l’un des plus efficaces d’Europe.
Israël, qui a une politique familiale très généreuse ainsi qu'une forte valorisation de la famille, a un taux de fécondité de 3.
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Si l'on s'en tient à des raisons écologiques et environnementales, la réponse est NON ; notre empreinte écologique étant déjà largement excédentaire.papibilou a écrit : 02 décembre 2025 18:55 https://www.telos-eu.com/fr/societe/la- ... res%5B3%5D.
Selon un sondage les françaises en souhaiteraient 2,4 enfants par femme en âge de procréer.
Or le taux réel est tombé à 1,62 et poursuit sa baisse.
Certes la population ne diminue pas en raison de l'apport migratoire.
Néanmoins, le désir d'enfants est loin devant la réalité. On peut donc envisager une politique d'encouragement.
Je souhaite vous poser la question.
- faut-il envisager une politique nataliste en France , sachant que cette option devrait être débattue pour le budget social ?
- Kelenner
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Ce ne sont pas exactement les chiffres de l'enquête : on parle plutôt de 2,2 enfants comme "idéal", et autour de 2 enfants "souhaités" effectivement, ce qui est moins éloigné de la fécondité réelle.papibilou a écrit : 02 décembre 2025 18:55 https://www.telos-eu.com/fr/societe/la- ... res%5B3%5D.
Selon un sondage les françaises en souhaiteraient 2,4 enfants par femme en âge de procréer.
Or le taux réel est tombé à 1,62 et poursuit sa baisse.
Certes la population ne diminue pas en raison de l'apport migratoire.
Néanmoins, le désir d'enfants est loin devant la réalité. On peut donc envisager une politique d'encouragement.
Je souhaite vous poser la question.
- faut-il envisager une politique nataliste en France , sachant que cette option devrait être débattue pour le budget social ?
Mon deuxième enfant est né il y a une semaine, c'est un sujet qui m'intéresse depuis longtemps. Comme ça a été dit, je pense que les causes de la baisse de natalité sont profondes et multiples. Elles ne peuvent pas être que matérielles, parce qu'on constate le même phénomène quasiment partout dans le monde. Je pense que la dimension sociétale, le fait qu'avoir des enfants n'est plus forcément un horizon ultime, mais peut passer au second plan derrière les aspirations purement personnelles, joue un rôle essentiel -les considérations pseudo-écologiques ou géopolitiques n'étant, pour moi, que des prétextes cachant des motifs purement "égoïstes", sans que ce soit péjoratif.
Après, il est certain que l'aspect socio-économique joue aussi un rôle important. Mais au-delà des considérations purement financières et matérielles (logement, aides diverses), il y a aussi la contradiction difficilement surmontable entre l'injonction de bosser toujours plus et celles d'élever et de faire garder des enfants, alors que rien ou si peu n'est prévu en terme de temps pour les parents ou de modes de garde. Si chaque parent savait qu'il pourrait mettre son dommage sa carrière entre parenthèses, et/ou faire garder son gosse sans y laisser son salaire, je pense que beaucoup franchiraient le pas plus facilement.
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Perso l'aspect environnemental, géopolitique et sécuritaire de notre pays, notre région, notre planète importe pas mal dans la réflexion sur le fait d'avoir ou non des mioches. Ce sont des paramètres parmi d'autres, mais importants tout de même. Pour ma part l'égoïsme ça a plutôt été d'avoir des enfants, ce qui était un acte purement égoïste de ma part parce que ça me bottait bien d'élever des enfants. Sans cet aspect égoïste et vu que je n'avais aucune pression sociale sur le sujet je n'aurais pas voulu de mioche.
Quant au nombre, passer à un mioche c'est compliqué, ça change énormément de choses dans la vie. Un deuxième semble plus simple, ça fonctionne toujours avec la même voiture, un deuxième mioche autour d'une table ça semble jouable, on peut caser deux mioches dans une chambre, etc, et on est déjà rôdé. A trois ça commence à être serré dans beaucoup de cas. Mais au-delà ? Une voiture de base à 5 places n'est plus suffisant pour un couple et 4 enfants et tout nécessite plus de place. Sans compter les sous nécessaires, le temps passé pour des activités avec les enfants, etc. Il ne semble pas qu'il y ait de dispositif prévu pour aider les familles nombreuses, à part quelques sous en plus en allocations familiales qui ne sont même pas suffisantes pour payer de quoi faire survivre le mioche supplémentaire.
Quant au nombre, passer à un mioche c'est compliqué, ça change énormément de choses dans la vie. Un deuxième semble plus simple, ça fonctionne toujours avec la même voiture, un deuxième mioche autour d'une table ça semble jouable, on peut caser deux mioches dans une chambre, etc, et on est déjà rôdé. A trois ça commence à être serré dans beaucoup de cas. Mais au-delà ? Une voiture de base à 5 places n'est plus suffisant pour un couple et 4 enfants et tout nécessite plus de place. Sans compter les sous nécessaires, le temps passé pour des activités avec les enfants, etc. Il ne semble pas qu'il y ait de dispositif prévu pour aider les familles nombreuses, à part quelques sous en plus en allocations familiales qui ne sont même pas suffisantes pour payer de quoi faire survivre le mioche supplémentaire.
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Deux mioches dans la même chambre, c'est bien tant qu'ils sont petits, mais dès qu'ils grandissent, ils ont besoin d'avoir chacun leur propre chambre. De nombreux Parisiens quittent la capitale parce qu'ils ne trouvent pas d'appartement décent à un prix abordable, et cela ne concerne pas des smicards, mais des couples avec des enfants qui gagnent pourtant bien leur vie. Et c'est la même chose dans d'autres grandes villes, l'immobilier est beaucoup trop cher.Mesoke a écrit : 03 décembre 2025 09:43 Perso l'aspect environnemental, géopolitique et sécuritaire de notre pays, notre région, notre planète importe pas mal dans la réflexion sur le fait d'avoir ou non des mioches. Ce sont des paramètres parmi d'autres, mais importants tout de même. Pour ma part l'égoïsme ça a plutôt été d'avoir des enfants, ce qui était un acte purement égoïste de ma part parce que ça me bottait bien d'élever des enfants. Sans cet aspect égoïste et vu que je n'avais aucune pression sociale sur le sujet je n'aurais pas voulu de mioche.
Quant au nombre, passer à un mioche c'est compliqué, ça change énormément de choses dans la vie. Un deuxième semble plus simple, ça fonctionne toujours avec la même voiture, un deuxième mioche autour d'une table ça semble jouable, on peut caser deux mioches dans une chambre, etc, et on est déjà rôdé. A trois ça commence à être serré dans beaucoup de cas. Mais au-delà ? Une voiture de base à 5 places n'est plus suffisant pour un couple et 4 enfants et tout nécessite plus de place. Sans compter les sous nécessaires, le temps passé pour des activités avec les enfants, etc. Il ne semble pas qu'il y ait de dispositif prévu pour aider les familles nombreuses, à part quelques sous en plus en allocations familiales qui ne sont même pas suffisantes pour payer de quoi faire survivre le mioche supplémentaire.
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
C'est pour ça que j'ai dit que c'était jouable, pas confortable. 2 enfants dans une chambre c'est jouable. Un couple et 4 enfants dans une voiture 5 places ça n'est pas jouable, il faut passer à une voiture plus grosse, plus chère, et on n'a a priori pas d'aide pour le faire. C'est pour ça que je pense qu'il y a des gros freins organisationnels pour les familles nombreuses, plus que pour les familles à 1 ou 2 enfants.
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Des mômes dans ce monde épouvantable ?
Mon dieu, quelle idée ?
Le seul horizon qu'on leur propose c'est la guerre et l'euthanasie, l'ivg inscrite en lettres d'or dans la constitution.....
Quel bel avenir !!
Mon dieu, quelle idée ?
Le seul horizon qu'on leur propose c'est la guerre et l'euthanasie, l'ivg inscrite en lettres d'or dans la constitution.....
Quel bel avenir !!
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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papibilou
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Félicitations d'abord à la maman et un peu aussi au papa. Bon courage pour les nuits à venir !
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papibilou
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
concernant le désir d'enfants il est en recul mais selon l'Ined reste au dessus de 2 ( 2,3):Kelenner a écrit : 03 décembre 2025 09:30Ce ne sont pas exactement les chiffres de l'enquête : on parle plutôt de 2,2 enfants comme "idéal", et autour de 2 enfants "souhaités" effectivement, ce qui est moins éloigné de la fécondité réelle.papibilou a écrit : 02 décembre 2025 18:55 https://www.telos-eu.com/fr/societe/la- ... res%5B3%5D.
Selon un sondage les françaises en souhaiteraient 2,4 enfants par femme en âge de procréer.
Or le taux réel est tombé à 1,62 et poursuit sa baisse.
Certes la population ne diminue pas en raison de l'apport migratoire.
Néanmoins, le désir d'enfants est loin devant la réalité. On peut donc envisager une politique d'encouragement.
Je souhaite vous poser la question.
- faut-il envisager une politique nataliste en France , sachant que cette option devrait être débattue pour le budget social ?
Mon deuxième enfant est né il y a une semaine, c'est un sujet qui m'intéresse depuis longtemps. Comme ça a été dit, je pense que les causes de la baisse de natalité sont profondes et multiples. Elles ne peuvent pas être que matérielles, parce qu'on constate le même phénomène quasiment partout dans le monde. Je pense que la dimension sociétale, le fait qu'avoir des enfants n'est plus forcément un horizon ultime, mais peut passer au second plan derrière les aspirations purement personnelles, joue un rôle essentiel -les considérations pseudo-écologiques ou géopolitiques n'étant, pour moi, que des prétextes cachant des motifs purement "égoïstes", sans que ce soit péjoratif.
Après, il est certain que l'aspect socio-économique joue aussi un rôle important. Mais au-delà des considérations purement financières et matérielles (logement, aides diverses), il y a aussi la contradiction difficilement surmontable entre l'injonction de bosser toujours plus et celles d'élever et de faire garder des enfants, alors que rien ou si peu n'est prévu en terme de temps pour les parents ou de modes de garde. Si chaque parent savait qu'il pourrait mettre son dommage sa carrière entre parenthèses, et/ou faire garder son gosse sans y laisser son salaire, je pense que beaucoup franchiraient le pas plus facilement.
https://www.lemonde.fr/societe/article/ ... _3224.html
Concernant l'injonction de bosser plus vous ne pouvez raisonner sur ce paramètre qui est inexact. Le temps de travail ne baisse plus et reste stable mais a baissé fortement en 30 ans.
Effectivement en revanche il faut, si notre société veut plus d'enfants, une politique nataliste. Ce ne peut-être que des structures favorisant la garde d'enfants et des incitations financières ( par exemple la Hongrie qui par ailleurs n'est pas un exemple a décidé d'exonérer d'impôts à vie les mères de 2 enfants. Mais ce type de politique a un coût et devrait se discuter alors que le budget est en discussion.
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Re: Voulons nous plus d'enfants ?
Oui, félicitations au papa qui a donné de sa personne.
Je doute que des mesures financières ou matérielles soient à même de contrer une tendance lourde...papibilou a écrit : 03 décembre 2025 10:58concernant le désir d'enfants il est en recul mais selon l'Ined reste au dessus de 2 ( 2,3):Kelenner a écrit : 03 décembre 2025 09:30 Ce ne sont pas exactement les chiffres de l'enquête : on parle plutôt de 2,2 enfants comme "idéal", et autour de 2 enfants "souhaités" effectivement, ce qui est moins éloigné de la fécondité réelle.
Mon deuxième enfant est né il y a une semaine, c'est un sujet qui m'intéresse depuis longtemps. Comme ça a été dit, je pense que les causes de la baisse de natalité sont profondes et multiples. Elles ne peuvent pas être que matérielles, parce qu'on constate le même phénomène quasiment partout dans le monde. Je pense que la dimension sociétale, le fait qu'avoir des enfants n'est plus forcément un horizon ultime, mais peut passer au second plan derrière les aspirations purement personnelles, joue un rôle essentiel -les considérations pseudo-écologiques ou géopolitiques n'étant, pour moi, que des prétextes cachant des motifs purement "égoïstes", sans que ce soit péjoratif.
Après, il est certain que l'aspect socio-économique joue aussi un rôle important. Mais au-delà des considérations purement financières et matérielles (logement, aides diverses), il y a aussi la contradiction difficilement surmontable entre l'injonction de bosser toujours plus et celles d'élever et de faire garder des enfants, alors que rien ou si peu n'est prévu en terme de temps pour les parents ou de modes de garde. Si chaque parent savait qu'il pourrait mettre son dommage sa carrière entre parenthèses, et/ou faire garder son gosse sans y laisser son salaire, je pense que beaucoup franchiraient le pas plus facilement.
https://www.lemonde.fr/societe/article/ ... _3224.html
Concernant l'injonction de bosser plus vous ne pouvez raisonner sur ce paramètre qui est inexact. Le temps de travail ne baisse plus et reste stable mais a baissé fortement en 30 ans.
Effectivement en revanche il faut, si notre société veut plus d'enfants, une politique nataliste. Ce ne peut-être que des structures favorisant la garde d'enfants et des incitations financières ( par exemple la Hongrie qui par ailleurs n'est pas un exemple a décidé d'exonérer d'impôts à vie les mères de 2 enfants. Mais ce type de politique a un coût et devrait se discuter alors que le budget est en discussion.