Les deux anciens ministres Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti ont publié chacun un tweet mardi saluant la récente décision du gouvernement italien de nationaliser une aciérie. "Une leçon magistrale de courage de Renzi à Hollande", a écrit l'ex-ministre de l’Économie, en évoquant le dossier Florange.
C'est un cadeau de fin d'année de deux anciens ministres à François Hollande. Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, sortis tous deux du gouvernement fin août et que l'on a vu depuis en couple dans plusieurs magazines, ont publié chacun à quelques minutes d'intervalle un tweet qui avait un goût de règlement de comptes.
Leur message? Un hommage appuyé au président du Conseil italien, Matteo Renzi, qui a choisi de nationaliser provisoirement une aciérie afin de lui trouver un repreneur. L'information n'est pas nouvelle, puisque le dirigeant a fait cette annonce le 24 décembre. Mais elle fait écho avec le sort de Florange, en Moselle. Une cause chère à l'ex-ministre de l'Economie, qui avait échoué il y a deux ans à faire nationaliser le site, et l'ex-ministre de la Culture, députée du département.
Arnaud Montebourg a ainsi vu dans la décision italienne "une leçon magistrale de courage de Renzi à Hollande". Sa camarade a quant à elle cité directement des propos de Matteo Renzi.
Arnaud Montebourg ✔ @montebourg
Suivre
La leçon magistrale de courage de Renzi à Hollande : le décret de nationalisation temporaire des aciéries d'Ilva le soir de Noël. #Florange
15:13 - 30 Déc 2014
Aurélie Filippetti ✔ @aurelifil
Suivre
Renzi nationalise temporairement l'aciérie de l'Ilva: "une administration doit savoir prendre des décisions courageuses" #Florange...
14:53 - 30 Déc 2014
Il se "retire de la vie publique professionnelle"
Invité en début de mois de la conférence Berryer, un concours d’éloquence entre avocats, Arnaud Montebourg s'était déjà payer la tête de François Hollande, en présence d'Aurélie Filippetti. L'ancien ministre de l’Économie a par ailleurs adressé à ses concitoyens de son département de Saône-et-Loire des voeux en forme d'adieu, rapporte mardi le Journal de Saône-et-Loire. "Le moment est venu pour moi de me retirer de la vie publique professionnelle", a indiqué celui qui veut désormais créer une entreprise, après avoir suivi une formation de quatre semaines dans une grande école de commerce.
Pour autant, précise le socialiste, cela ne "signifie pas l’abandon de tout engagement dans la vie publique" qui se dit "toujours disponible (...) pour intervenir ailleurs lorsqu'(il) le jugera utile et nécessaire". Il ne s'en est pas privé mardi sur Twitter.