Patchouli38 a écrit : 07 octobre 2025 15:48
Fonck1 a écrit : 07 octobre 2025 15:01
c'est quand même autre chose que les aléas des politiques....
En parlant de politique, qui me dit que D. Trump ne va pas lâcher les palestiniens une fois le prix Nobel obtenu ? Ce qui ne serait pas mérité car son but n'est pas de se battre pour une paix hypothétique, mais bien pour flatter son égo démesuré.
Ça n'est pas gagné et c'est tant mieux.

Prix Nobel de la paix 2025 : Trump est-il le favori ? Pas vraiment
A l’heure où le monde est secoué par des guerres civiles, des crises humanitaires et des conflits de toutes parts, le prix Nobel de la paix – qui sera annoncé ce vendredi 10 octobre à l’institut Nobel norvégien – est scruté de très près. Mais les gros titres des médias internationaux ne semblent pas s’attarder sur les acteurs fondamentaux des aides humanitaires au Proche-Orient, ni même sur les ONG de défense des journalistes – pourtant centraux dans la couverture des conflits cette année. Un seul nom cristallise l’attention : celui de Donald Trump, pour son palmarès autoproclamé et particulièrement impressionnant : «avoir mis fin à sept guerres», tout simplement… Mais face à cette représentation d’humilité notoire, 388 personnes ou organisations ont également officiellement été proposées. Quels sont les favoris ? Libération fait le point.
Donald Trump
Le locataire de la Maison Blanche ne semble pas ouvert au débat.
Pour lui, il s’agirait d’une «insulte» aux Etats-Unis qu’il ne soit pas décoré du prix Nobel de la paix – comme son prédécesseur Barack Obama en 2009. Pourtant, c’est bien ce qu’il risque de lui arriver. Le comité Nobel norvégien est clair : les experts se concentrent généralement sur la pérennité de la paix, la promotion de la fraternité internationale, ou encore le travail des institutions qui renforcent ces objectifs.
Et la ligne directrice du milliardaire gouvernée par le slogan «l’Amérique d’abord», couplée à ses interventions publiques bien loin de faire l’unanimité – son climato scepticisme revendiqué ou encore ses rêves de «French Riviera» à Gaza – ne lui laissent que très peu d’espoirs.
Pourtant, certains semblent encourager cette nomination. Et pas seulement Benyamin Nétanyahou qui y trouve des intérêts clairs.
Le Forum des familles des otages et des disparus a envoyé une lettre ouverte aux membres du comité Nobel norvégien, les exhortant à décerner le prix Nobel de la paix au président américain. «
Pour la première fois depuis des mois, nous avons bon espoir que notre cauchemar touche enfin à sa fin», peut-on y lire.
Les salles d’intervention d’urgence du Soudan (ERR)
Les experts du prix Nobel de la paix privilégient la mise en lumière des causes oubliées. C’est le cas de la crise du Soudan – pays ravagé depuis 2023 par une guerre meurtrière entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide – récemment reconnue par l’ONU comme la «pire crise humanitaire au monde». Héritier des comités de résistance qui ont participé à la révolution qui a mis fin au règne du dictateur Omar el-Béchir en 2019, le mouvement, baptisé Emergency Response Rooms (ERR), regroupe des milliers de bénévoles. Dès les premiers jours des affrontements, l’ERR a mis en place des infrastructures et services de base pour gérer les cuisines communautaires, distribuer des colis alimentaires, organiser des évacuations ou fournir une assistance médicale.
Ioulia Navalnaïa
Veuve du principal opposant russe Alexeï Navalny, mort dans les geôles arctiques russes en février 2024, elle s’est largement engagée à poursuivre son travail pour une Russie «libre et pacifique». Un engagement contre Vladimir Poutine qui lui a valu un mandat d’arrêt de la Russie pour «participation à un groupe extrémiste».
UNRWA
L’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens est également en lice pour recevoir le prestigieux prix Nobel d’après les observateurs. L’organisation, qui vient en aide depuis 1949 aux réfugiés palestiniens, incarne une mémoire institutionnalisée de la Nakba («catastrophe» en arabe, terme qui fait référence à la défaite des pays arabes lors de la première guerre israélo-arabe et l’exode palestinien de 1948), que le gouvernement israélien cherche à effacer. L’organisation est active dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, Jordanie, au Liban et en Syrie. Ses actions sont de plus en plus entravées par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
Les ONG de défense des journalistes
Après une année meurtrière pour la profession, en particulier dans la bande de Gaza mais aussi en Ukraine, les ONG de défense des journalistes telles que le Comité de protection des journalistes ou Reporter sans frontières ont aussi leurs chances d’être récompensées. «Jamais auparavant autant de journalistes n’avaient été tués en une seule année», a déclaré Nina Grager, la directrice de l’Institut de recherche sur la paix à Oslo.
Sur les sites de paris en ligne et de projections de nomination, un certain nombre de personnalités apparaissent par ailleurs, côtoyant la barre des 3 % de probabilités. On y retrouve Greta Thunberg, militante suédoise montée à plusieurs reprises à bord des navires des Flottilles de la liberté pour tenter de briser le blocus israélien à Gaza, mais aussi Volodymyr Zelensky, pour sa force et sa résilience face au Kremlin.
L’association Médecins sans frontières, qui a déjà reçu le prix en 1999, est également mentionnée comme une possible lauréate. Le prix Nobel de la paix peut être attribué plusieurs fois à la même personne ou organisation, en reconnaissance d’actions répétées en faveur de la paix. Cela a été le cas de la Croix-Rouge, qui l’a reçu à trois reprises, en 1917, 1944 et 1963, pour son assistance aux blessés et aux prisonniers de guerre et en reconnaissance de ses efforts pour promouvoir la Convention de Genève sur le droit international humanitaire.
Le choix final revient au comité Nobel norvégien et reste largement imprévisible. Résultats donc, vendredi 10 octobre, avant la cérémonie de remise de prix le 10 décembre – date d’anniversaire de la mort d’Alfred Nobel.
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