gare au gorille a écrit : 18 novembre 2025 13:42
Fonck1 a écrit : 17 novembre 2025 17:10
il n'a vraiment que ça, le reste est aux abonnés absents :mdr3:la plastique, les français votent pour des bimbos.
allons un peu de sérieux.
La pauvreté intellectuelle de certains arguments anti RN est sidérante. Et donc pour en rester dans la pertinence d'un argumentaire aussi stupide sur le physique, Marine Le Pen qui est à quelque chose près au même niveau que Bardella dans les sondage ne devrait son score élevé qu'à sa plastique. Les français voteraient donc pour la bimbo Marine !! Edifiant au niveau de la pertinence. Le sérieux il faut le chercher ailleurs.
À votre place...
Assistants fictifs du RN : Jordan Bardella visé par une plainte, notamment pour «escroquerie»
Publié le 25/03/2025 à 17h08
Réagissant à des révélations de «Libération», en septembre, l’association anticorruption Adelibe reproche au président du Rassemblement national son emploi fictif présumé de collaborateur parlementaire en 2015 et la fabrication de fausses preuves.
Six mois après les premières révélations de Libération sur la fabrication de faux documents pour maquiller l’emploi fictif présumé de Jordan Bardella, quand il était assistant d’un eurodéputé en 2015, une association anticorruption a saisi mardi 25 mars le procureur de Paris d’une plainte.
Selon nos informations, celle-ci, portée par l’Association de défense écologiste de la démocratie et des libertés (Adelibe), vise notamment à «éviter l’acquisition d’une prescription extinctive qui pourrait toucher lesdites infractions» présumées, à savoir, «détournement de fonds publics», «recel de détournement de fonds publics», «faux», «usage de faux», «escroquerie» et «tentative d’escroquerie».
La plainte vise à la fois Jordan Bardella et l’ancien eurodéputé auprès duquel il était censé remplir des fonctions à l’époque, Jean-François Jalkh. Cette plainte intervient moins d’une semaine avant le rendu du délibéré dans l’affaire dite des «assistants parlementaires fictifs du Rassemblement national», attendue au 31 mars, dans laquelle Jordan Bardella n’est pas poursuivi, contrairement à Marine Le Pen. Dans ce dossier, qui porte sur des détournements de fonds publics au préjudice du Parlement européen, estimés à plus de 4,5 millions d’euros, le parquet a requis contre elle cinq ans de prison dont deux fermes, 300 000 euros d’amende, et cinq ans d’inéligibilité avec exécutoire provisoire.
A côté d’elle, douze anciens assistants parlementaires présumés fictifs avaient été renvoyés en procès à l’automne, mais pas Jordan Bardella, alors qu’il y aurait eu de quoi. D’abord parce que son nom figurait à l’époque comme celui d’autres assistants sur le fameux organigramme du FN publié en février 2015, qui a motivé le Parlement européen à saisir la justice française. On l’y voit alors comme «chargé de mission» auprès du vice-président du FN, Florian Philippot. Tout en étant censé être l’assistant parlementaire local de l’eurodéputé Jean-François Jalkh, une fonction qu’il n’a semble-t-il jamais exercée, selon nos révélations, mais pour laquelle il a perçu un salaire de 1 200 euros net mensuels.
Par chance pour lui, la justice ne s’est pas attardée sur son cas. Pour ne pas alourdir un dossier déjà conséquent, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), saisis par le parquet français en 2015, ont focalisé leur enquête sur des députés européens et des collaborateurs à qui il a été reproché d’avoir détourné de plus grosses sommes d’argent public, sur de plus longues périodes. Jordan Bardella n’a été assistant parlementaire que quatre mois et demi, pour un coût de 10 444 euros. Surtout, la justice n’était pas encore au courant à l’époque que, pour maquiller son ancien emploi fictif présumé, de faux documents antidatés avaient été fabriqués en 2017 et 2018 pour berner les enquêteurs s’ils venaient un jour à entendre Jordan Bardella ou son eurodéputé sur son cas. Il s’agit, principalement, d’une revue de presse de 1 500 pages censée couvrir la période de son contrat de travail de 2015, mais en réalité créée en 2017, signée et annotée à la main de nombreuse fois par Jordan Bardella, ainsi que d’un calendrier de 2015, acheté cette fois en 2018, là encore rempli à la main par l’actuel président du Rassemblement national.
Selon la plainte de l’association Adelibe, que Libération a pu consulter, «l’apposition sur les documents de la signature de Jordan Bardella montre son intention, pas seulement de réaliser un faux, mais de faire usage de ce faux», tout cela pour «faire accroire à autrui [en l’occurrence la justice, ndlr] un travail, pour maquiller une absence d’activité réelle au parlement européen». Cet usage de faux pourrait, toujours selon la plainte, être établi par l’affirmation par Jean-François Jalkh, devant les juges, en 2021, que ce dernier avait «tous les justificatifs de travail de Jordan Bardella, notamment ses revues de presse», pourtant totalement bidon.
Lors de cette audition, Jalkh avait par ailleurs fourni aux juges une clef USB censée contenir des preuves de travail de ses assistants, toujours sous scellé dans le dossier. Selon l’avocat d’Adelibe, Jérémy Afane-Jacquart, que cette clef contienne ou non les faux de Bardella, son utilisation pour tromper la justice s’apparenterait a minima à une tentative d’escroquerie au jugement. Quant aux éléments intentionnel et matériel constituant le délit reproché à Jordan Bardella, ils pourraient être caractérisés par la signature des revues de presse, et la remise de ses documents à un tiers, qu’il s’agisse ou non de la justice. «Mon rôle n’est pas d’accuser, précise l’avocat à Libération, mais de demander au parquet d’enquêter.»
Signature de revues de presse
Aussi, au-delà du potentiel emploi fictif de Jordan Bardella, la présidente de l’association Adelibe, la députée écologiste Léa Balage El Mariky, lui reproche son rôle dans le système de fausses preuves mis en place pour le protéger en tant que figure montante du futur RN. «C’est un parti qui se dit antisystème et ils sont accusés de corruption du système, reproche-t-elle. La justice doit se pencher sur quelque chose qu’elle n’a pas vu.»
Selon les révélations de Libération, plusieurs cadres du Front national de l’époque ont été en effet impliqués dans la fabrication des fausses pièces. L’impression de la revue de presse a par exemple été commandée à un stagiaire de Jean-François Jalkh, un certain Paul Delcampe, en 2018. Dans une discussion Messenger avec d’anciens membres du Front national, ce dernier finira par affirmer avoir «créé des faux dossiers pour des assistants qui n’ont jamais travaillé pour le Parlement européen». Ghislain Dubois, alors collaborateur parlementaire de Jalkh, par ailleurs avocat belge de Marine Le Pen, l’avait chargé, pendant son stage, du «montage du dossier de Jordan Bardella», dans un mail révélé lui aussi par Libération. «La signature de l’ensemble des revues de presse interroge : quel assistant signe lui-même la revue de presse qu’il compte remettre à son parlementaire ?» questionne la plainte d’Adelibe.
Contactés par Libération, Jordan Bardella et Jean-François Jalkh n’ont pas donné suite.
https://www.liberation.fr/politique/ass ... directed=1