MACRON loi de moralisation de la vie publique

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UBUROI
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par UBUROI »

Revenons à l'essentiel, c'est à dire le sort de ces 2 lois votées par une écrasante majorité, sauf les LR, la FI et Le FN, pas pourris ces 3 là! avec au moins le détournement de fonds publics

Les LR ont déposé un recours constitutionnel tranché en septembre: en gros, en vertu de la règle de séparation des pouvoirs... seul le réglement interne des assemblées aurait pu modifier les règles concernant les emplois familiaux et le déport...
En gros, sortez les intrus, on est maître chez nous!
Loi de moralisation : le recours des députés LR, entre politique et juridique
Par Renaud Lecadre — 13 août 2017 à 17:45

Le recours constitutionnel de députés LR n'est pas dénué de fondements, notamment sur la séparation des pouvoirs entre exécutif et législatif. Il pourrait entraîner l'annulation des principaux pans de la réforme.

Loi de moralisation : le recours des députés LR, entre politique et juridique

Après le vote à l’Assemblée le 9 août de la loi visant à restaurer «la confiance dans la vie politique», des députés LR ont déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel. Et si ce recours est politiquement peu assumé, il est juridiquement très bien motivé.
«Parlementaires hors-sol»

L’essentiel tourne en effet autour de la séparation des pouvoirs, notion qui ne saurait laisser insensible le Conseil constitutionnel. Ils s’attaquent d’abord à la question du futur «registre des déports», contraignant les parlementaires à s’abstenir de voter ou amender la loi en cas de conflit d’intérêts lié à leurs anciennes fonctions. Une transparence de bon aloi, déjà en vigueur dans des pays scandinaves. Au cours des débats parlementaires, des élus de l’opposition ont ferraillé pour que ce registre concerne aussi les membres du gouvernement et leurs cabinets ministériels, histoire d’élargir le spectre de la lutte contre les conflits d’intérêts – utile compte tenu de la multiplication des allers-retours entre privé et public.


En premier lieu, les députés LR s’insurgent contre le principe même de ce registre : «Veut-on fabriquer des parlementaires hors-sol ? Seraient-ils empêchés de prendre position sur un dossier concernant leur profession antérieure ou actuelle, ou concernant leur circonscription ?» Mais, cette interrogation – légitime sur le papier – étant plus politique que constitutionnelle, les requérants choisissent d’invoquer la séparation des pouvoirs. Ce dispositif vertueux relèverait non pas de la loi mais du règlement intérieur des Assemblées : «Rien ne permet au législateur d’imposer de telles règles aux assemblées, ni la tenue d’un tel registre à disposition des électeurs. Au mieux peut-il inciter à la mise en place de règles déontologiques dont la détermination ne peut que relever des assemblées elles-mêmes : tel n’est pas le cas lorsque la tenue d’un registre est imposée par la loi.»
«Entrave à la liberté du mariage»

Le raisonnement vaut également en matière de suppression des emplois familiaux. Ce point n’arrive qu’en troisième position du recours constitutionnel de LR, mais vu la longueur des arguments consacrés (quatre des sept pages), on comprend que le sujet est essentiel. Toujours sur le thème de la séparation des pouvoirs. Après avoir listé diverses entorses au droit, «discrimination à l’embauche», «entrave à la liberté du mariage», qu’entraînerait l’interdiction d’embaucher femme, enfant ou parent d’un élu sous forme d’assistant parlementaire, le recours souligne que «seules des règles internes aux assemblées pourraient déroger au code du travail».

Le gouvernement, qui avait initialement concentré cette exigence de transparence sur les parlementaires, avait dû, au cours des débats, l’élargir un poil à l’exécutif, histoire de tempérer l’indignation de députés et sénateurs. Mais l’intrusion de l’exécutif dans le législatif n’en demeure pas moins manifeste, du moins au plan politique. Début septembre, le Conseil constitutionnel devra dire si c’est également le cas au plan juridique. Au risque de détricoter complètement la réforme initialement présentée par François Bayrou, puis défendue par Nicole Belloubet (elle-même ancienne «sage») et finalement votée comme un seul homme par le groupe La République en marche à l’Assemblée.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Relax
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par Relax »

UBUROI a écrit : Revenons à l'essentiel, c'est à dire le sort de ces 2 lois votées par une écrasante majorité, sauf les LR, la FI et Le FN, pas pourris ces 3 là! avec au moins le détournement de fonds publics

Les LR ont déposé un recours constitutionnel tranché en septembre: en gros, en vertu de la règle de séparation des pouvoirs... seul le réglement interne des assemblées aurait pu modifier les règles concernant les emplois familiaux et le déport...
En gros, sortez les intrus, on est maître chez nous!
Loi de moralisation : le recours des députés LR, entre politique et juridique
Par Renaud Lecadre — 13 août 2017 à 17:45

Le recours constitutionnel de députés LR n'est pas dénué de fondements, notamment sur la séparation des pouvoirs entre exécutif et législatif. Il pourrait entraîner l'annulation des principaux pans de la réforme.

Loi de moralisation : le recours des députés LR, entre politique et juridique

Après le vote à l’Assemblée le 9 août de la loi visant à restaurer «la confiance dans la vie politique», des députés LR ont déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel. Et si ce recours est politiquement peu assumé, il est juridiquement très bien motivé.
«Parlementaires hors-sol»

L’essentiel tourne en effet autour de la séparation des pouvoirs, notion qui ne saurait laisser insensible le Conseil constitutionnel. Ils s’attaquent d’abord à la question du futur «registre des déports», contraignant les parlementaires à s’abstenir de voter ou amender la loi en cas de conflit d’intérêts lié à leurs anciennes fonctions. Une transparence de bon aloi, déjà en vigueur dans des pays scandinaves. Au cours des débats parlementaires, des élus de l’opposition ont ferraillé pour que ce registre concerne aussi les membres du gouvernement et leurs cabinets ministériels, histoire d’élargir le spectre de la lutte contre les conflits d’intérêts – utile compte tenu de la multiplication des allers-retours entre privé et public.


En premier lieu, les députés LR s’insurgent contre le principe même de ce registre : «Veut-on fabriquer des parlementaires hors-sol ? Seraient-ils empêchés de prendre position sur un dossier concernant leur profession antérieure ou actuelle, ou concernant leur circonscription ?» Mais, cette interrogation – légitime sur le papier – étant plus politique que constitutionnelle, les requérants choisissent d’invoquer la séparation des pouvoirs. Ce dispositif vertueux relèverait non pas de la loi mais du règlement intérieur des Assemblées : «Rien ne permet au législateur d’imposer de telles règles aux assemblées, ni la tenue d’un tel registre à disposition des électeurs. Au mieux peut-il inciter à la mise en place de règles déontologiques dont la détermination ne peut que relever des assemblées elles-mêmes : tel n’est pas le cas lorsque la tenue d’un registre est imposée par la loi.»
«Entrave à la liberté du mariage»

Le raisonnement vaut également en matière de suppression des emplois familiaux. Ce point n’arrive qu’en troisième position du recours constitutionnel de LR, mais vu la longueur des arguments consacrés (quatre des sept pages), on comprend que le sujet est essentiel. Toujours sur le thème de la séparation des pouvoirs. Après avoir listé diverses entorses au droit, «discrimination à l’embauche», «entrave à la liberté du mariage», qu’entraînerait l’interdiction d’embaucher femme, enfant ou parent d’un élu sous forme d’assistant parlementaire, le recours souligne que «seules des règles internes aux assemblées pourraient déroger au code du travail».

Le gouvernement, qui avait initialement concentré cette exigence de transparence sur les parlementaires, avait dû, au cours des débats, l’élargir un poil à l’exécutif, histoire de tempérer l’indignation de députés et sénateurs. Mais l’intrusion de l’exécutif dans le législatif n’en demeure pas moins manifeste, du moins au plan politique. Début septembre, le Conseil constitutionnel devra dire si c’est également le cas au plan juridique. Au risque de détricoter complètement la réforme initialement présentée par François Bayrou, puis défendue par Nicole Belloubet (elle-même ancienne «sage») et finalement votée comme un seul homme par le groupe La République en marche à l’Assemblée.
L'ump a été trés maladroite en contestant la loi sur la moralisation, elle passe pour un parti de magouilleurs congénitaux ....

C'est vrai qu'avec Fillon, Sarkozy, Chirac, Balkany etc. on tient une belle brochette !
:roll:
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par Georges61 »

Alors que Macron lui a été très adroit en proposant sous la pression de Bayrou, une loi au minima qui n'empêchera pas les magouilles entre député et entre sénateurs, et à peu près tout continuera comme avant, mais pour le bon peuple, il aura fait quelque chose.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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Relax
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par Relax »

Georges61 a écrit : Alors que Macron lui a été très adroit en proposant sous la pression de Bayrou, une loi au minima qui n'empêchera pas les magouilles entre député et entre sénateurs, et à peu près tout continuera comme avant, mais pour le bon peuple, il aura fait quelque chose.
Si tu cherches la perfection absolue, tu seras toujours frustré !

La gauche bolivarienne prétend que cette loi ne va pas assez loin, la droite ump trouve que la vase déborde et fait un recours au Conseil Constitutionnel.

Ça laisse à penser que cette loi est bien calibrée non ?
;)
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par henry27 »

commet être intègre de droite , avides de pouvoir , surtout des professionnel de la magouille
prêt a renier leurs conviction, pour avoir un poste
le patron du modem en premier
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par mic43121 »

Georges61 a écrit : Alors que Macron lui a été très adroit en proposant sous la pression de Bayrou, une loi au minima qui n'empêchera pas les magouilles entre député et entre sénateurs, et à peu près tout continuera comme avant, mais pour le bon peuple, il aura fait quelque chose.



Et pourquoi continuraient ils comme avant?
La loi est pour tout le monde …
ce n'est pas parce que le député Pierre va embaucher la femme du député Paul que l'on ne va pas s'en apercevoir..
Le canard (qui n'est pas ton volatil préféré) se fera un plaisir de mettre ça sur la place publique ..
Tu as tendance à prendre les français pour des cons..ignorants (comparé à toi)
:XD:
Modifié en dernier par mic43121 le 15 août 2017 13:23, modifié 1 fois.
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par mic43121 »

Peracetic a écrit : Ubu

Peine perdue de donner une explication doctrinale de cette loi de moralisation
1 Macron n'imposera jamais la pureté républicaine ..!
2 C 'est une loi populiste.... démagogique car visant pour l'essentiel députés et sénateurs pour répondre à un sentiment populiste anti parlementaire
Sans autre commentaire



C'est vrai que pour faire ce genre de commentaire tu fais bien de la fermer..
Enlève la poutre que tu as dans l'oeil..
:content36
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par Georges61 »

ce n'est pas parce que le député Pierre va embaucher la femme du député Paul que l'on ne va pas s'en apercevoir..

Oui ! Mais ce sera légal, donc la loi ne servira à rien.
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par UBUROI »

Georges61 a écrit : ce n'est pas parce que le député Pierre va embaucher la femme du député Paul que l'on ne va pas s'en apercevoir..

Oui ! Mais ce sera légal, donc la loi ne servira à rien.
Quand je lis certains posts je suis sidéré par leur vide sidéral:
- sur les emplois dits croisés, c'est le sénateur socialiste Alain Richard qui a rejoint la REM qui a rédigé un amendement obligeant le parlementaire embauchant un collaborateur "parent" d'un parlementaire de le déclarer au bureau et à l’organe chargé de la déontologie parlementaire de l’assemblée dans laquelle il est employé. Le déontologue exerce un contrôle sur ces" employeurs". Voilà le texte de la loi:

« Art. 8 bis 8 quater. – I. – Il est interdit à un député ou à un sénateur d’employer en tant que collaborateur parlementaire, au sens de l’article 8 bis A 8 bis :

« 1° Son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 2° Ses parents ou les parents de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 3° Ses enfants ou les enfants de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin.

« 4° et 5° (Supprimés)

« La violation de cette interdiction emporte la rupture de plein droit du contrat. Cette rupture ne donne lieu à aucune restitution entre les parties.

« Le bureau de chaque assemblée détermine les modalités selon lesquelles le député ou le sénateur rembourse les sommes versées en vertu des contrats conclus en violation de l’interdiction mentionnée au présent I.

« Le fait, pour un député ou un sénateur, d’employer un collaborateur en méconnaissance de l’interdiction mentionnée au présent I est puni d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

« II. – Le député ou le sénateur informe sans délai le bureau et l’organe chargé de la déontologie parlementaire de l’assemblée à laquelle il appartient du fait qu’il emploie comme collaborateur :

« 1° Son frère ou sa sœur, ou le conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin de celui-ci ou celle-ci ;

« 2° L’enfant de son frère ou de sa sœur, ou le conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin de cet enfant ;

« 3° Son ancien conjoint, la personne ayant été liée à lui par un pacte civil de solidarité ou son ancien concubin ;

« 4° L’enfant, le frère ou la sœur des personnes mentionnées au 3° du présent II ;

« 5° (nouveau) Le frère ou la sœur de la personne mentionnée au 1° du I.

« II bis III. – Lorsqu’un collaborateur parlementaire a un lien familial au sens des I ou II avec un autre député ou sénateur, il en informe sans délai le député ou le sénateur dont il est le collaborateur, le bureau et l’organe chargé de la déontologie parlementaire de l’assemblée dans laquelle il est employé.

« III IV. – Lorsque l’organe chargé de la déontologie parlementaire constate en application des II et II bis III, de sa propre initiative ou à la suite d’un signalement, qu’un député ou un sénateur emploie comme collaborateur une personne mentionnée aux mêmes II et II bis III d’une manière qui serait susceptible de constituer un manquement aux règles de déontologie de l’assemblée à laquelle ce député ou ce sénateur appartient, il peut faire usage d’un pouvoir d’injonction pour faire cesser cette situation. Il rend publique cette injonction.
Toujours mieux que le vide sidéral d'avant!

Le dénigrement systématique de l'action des responsables politiques ou économiques est une spécialité nationale, la seule où les franchouillards excellent
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par Hdelapampa »

Georges61 a écrit : Alors que Macron lui a été très adroit en proposant sous la pression de Bayrou, une loi au minima qui n'empêchera pas les magouilles entre député et entre sénateurs, et à peu près tout continuera comme avant, mais pour le bon peuple, il aura fait quelque chose.
Tellement adroit qu'il a du démissionner.

Moi, je ne suis pas franchouillard... :D
Je suis un mauvais Français, un agent de l'Anti-France.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par Jiimmy »

Commençons, à notre niveau, par moraliser nos comportements, par cesser de nous engouffrer dans les failles que l'on peut déceler au quotidien et une fois ce travail mené jusqu'à son terme, nous aurons toute la légitimité nécessaire qui nous permettra d'exiger que ceux qui nous représentent soient au moins à notre niveau (car là nous leur demandons d'être ce que nous-même nous ne sommes pas).

Cependant, le + ne peut émaner du - et en conséquence, les représentants d'un peuple corrompu ne peuvent qu'être, au minimum, à son image (c-à-d corrompus).
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par lotus95 »

Jiimmy a écrit : Commençons, à notre niveau, par moraliser nos comportements, par cesser de nous engouffrer dans les failles que l'on peut déceler au quotidien et une fois ce travail mené jusqu'à son terme, nous aurons toute la légitimité nécessaire qui nous permettra d'exiger que ceux qui nous représentent soient au moins à notre niveau (car là nous leur demandons d'être ce que nous-même nous ne sommes pas).

Cependant, le + ne peut émaner du - et en conséquence, les représentants d'un peuple corrompu ne peuvent qu'être, au minimum, à son image (c-à-d corrompus).
une approche bien bisounours du sujet ... :shock:
comment pouvez vous non seulement généraliser mais en plus comparer le degré de moralité des pékins moyens avec celui d'élus accédant aux plus hautes sphères et votant nos lois ??? c'est oublier que c'est avant tout le pouvoir qui corrompt ...
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par lotus95 »

où l'on constate que la transparence est définitivement une insulte à l'égard des parlementaires qui préfèrent de loin "laver leur linge sale en famille" ... carrément écoeurant de voir ces escrocs s'insurger contre ceux qui cherchent à y voir plus clair dans leur implication réelle et leurs magouilles budgétaires ...
TRANSPARENCE ? L’ASSEMBLÉE NATIONALE SUGGÈRE À REGARDS CITOYENS DE SUSPENDRE SON SITE !
PUBLIÉ LE 09/08/2017 À 17H43 MIS À JOUR LE 17/08/2017 À 9H

Depuis 2009, l’association Regards Citoyens accomplit un travail statistique remarquable de suivi de l’activité des parlementaires qui mériterait d’être reconnu d’utilité publique. Début août pourtant, les trois députés questeurs de l’Assemblée nationale - élus par leurs pairs - ont suggéré à ces bénévoles de suspendre leur site au motif qu’il nourrirait l’antiparlementarisme. David Gayou, administrateur chez Regards Citoyens, confie son incompréhension.

Capital : L’échange que vous avez eu avec les questeurs Laurianne Rossi (EM), Florian Bachelier (EM) et Thierry Solère (LR) ne s’est pas déroulé comme prévu...
David Gayou : C’est le moins que l’on puisse dire. Nous avions imaginé cette rencontre comme un échange constructif. Nous voulions évoquer leurs propositions pour améliorer la transparence dans les deux assemblées. Mais aussi écouter leurs points de vue sur notre site et les axes d’amélioration possibles. Finalement, nous n’avons abordé aucun thème prévu et le rendez-vous s’est très mal passé.

C’est à dire ?
ll n’y a pas eu de menace explicite, mais les administrateurs de Regards Citoyens présents à cet échange l’ont ressenti comme une atteinte à l’indépendance de l’association, avec une forte tension tout au long de l’entretien. En résumé, les questeurs nous ont fait comprendre qu'à leurs yeux l'Assemblée fonctionnerait mieux sans notre travail associatif et ont même été jusqu'à suggérer une suspension de plusieurs mois de notre site.

Comment expliquez-vous une telle réaction ?
Nous ne voulons pas faire de procès d’intention. Il peut arriver que notre site NosDéputés.fr soit mal interprété : nous ne rendons compte que des informations effectivement publiques, notamment les prises de parole et la présence aux réunions de commissions, mais pas de la présence en hémicycle. Plusieurs députés se sont fait interpeller sur les réseaux sociaux sur leur supposé absentéisme alors qu'ils sont bien venus en séance pour voter mais ne sont que peu intervenus. Ces députés peuvent dès lors avoir le sentiment que leur travail est mal reflété… Les questeurs ont ainsi qualifié notre site de « système pervers », qui nourrirait « l’antiparlementarisme » et les « trolls parlementaires ». Ces propos outranciers nous ont poussé à publier sur notre site le courrier de réponse que nous leur avons adressé : il nous semble important de prendre l'opinion publique à témoin, face à ce type d'intimidations. A ma connaissance, c’est la première fois qu’un tel incident se produit depuis notre création.

Justement, dans cette lettre vous rappelez vos propositions pour améliorer la transparence parlementaire. On retrouve notamment la question de l’opacité de l’activité des… questeurs.

La questure est l'un des secrets les mieux gardés du Parlement. Chaque assemblée élit en début de législature trois questeurs. Ils sont notamment chargés de régir le budget de l’Assemblée nationale ou du Sénat au moyen d’un document gardé secret : le règlement budgétaire, comptable et financier. Il n’est consultable que par les 22 députés participant aux réunions du Bureau de l’Assemblée nationale (sur 577 députés au total). Même le déontologue n’y a pas accès et, bien entendu, le public non plus. C’est sur ce document que figurent les mécanismes régissant par exemple les frais de mandat mais aussi les avantages des anciens députés. On demande simplement la publication de ce règlement, celle de la comptabilité budgétaire (c'est à dire les dépenses engagées notamment pour l’entretien des bâtiments, les frais de fonctionnement de l’Assemblée nationale, les indemnisations...) ou encore la mise en place d’un compte rendu des décisions prises, ainsi qu’un relevé de présences. Nous souhaitons que cela devienne une source officielle d'informations publiques comme les autres en somme.

Vous proposez également un moyen de mesurer précisément la présence des députés dans l’hémicycle.
L’image du parlementaire a été fortement écornée au cours des dernières années... notamment à cause de l’absentéisme de quelques-uns. Pour mesurer l’activité d’un député, nous présentons une dizaine d'indicateurs : les dépôts d’amendements, les prises de parole, les rapports, les propositions de lois, les questions, etc. Mais nous ne pouvons pas prendre en compte les votes en hémicycle comme témoin de présence car chaque député présent est autorisé à voter par délégation pour un autre député absent. Or l'usage de ces délégations est totalement opaque. C'est pourquoi nous proposons de rendre transparentes ces délégations. Cela permettra de savoir à qui chacun confie son vote et qui est réellement présent à l'Assemblée. C’est dans l'intérêt même des députés dont beaucoup nous le demandent depuis longtemps. Bien entendu, on ne demande pas à avoir accès aux justificatifs de leurs absences, qui relèvent de leur vie privée, mais simplement que l'usage des délégations soit déclaré.

Dans votre quête de transparence, vous vous déclarez défavorable à la publication du patrimoine des élus. N’est-ce pas contradictoire ?
Non. Jamais aucune information intéressante n’a été extirpée ce ces déclarations. On a juste retenu des informations secondaire comme le combi Volkswagen de Jean-Marc Ayrault ou les vélos de Christiane Taubira. La publication du patrimoine des élus a été décidée à la suite de l’affaire Jérôme Cahuzac. Mais c’est un procédé très invasif, car il dévoile le lieu de résidence de l’élu. A la différence des ministres, les élus n’ont pas de protection civile. Et lorsqu’on entend le nombre de permanences d’élus qui se font dégrader, on se dit que ça pourrait bientôt être le tour de leurs domiciles. En revanche, nous sommes favorables à la publication d'une évolution du patrimoine des élus au cours de leur mandat, transparence suffisante pour restaurer la confiance des citoyens.
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par Jiimmy »

lotus95 a écrit : une approche bien bisounours du sujet ... :shock:
comment pouvez vous non seulement généraliser mais en plus comparer le degré de moralité des pékins moyens avec celui d'élus accédant aux plus hautes sphères et votant nos lois ??? c'est oublier que c'est avant tout le pouvoir qui corrompt ...
Ce que je peux constater de ma modeste expérience, c'est que nous évoluons dans une société où chacun s'engouffre dans les failles du systèmes qu'il perçoit tant qu'il a la certitude qu'il ne se fera pas prendre. En somme, nous mentons à nos collègues, à nos clients, nous trichons lorsque cela est possible (rien que le simple fait de ne pas respecter les limitations ou le code de la route plus généralement est déjà une forme de corruption de l'esprit car nous nous arrogeons le droit de transgresser parce que nous pensons ne pas être arrêté).

Nous ne déclarons pas telle ou telle chose, ne payons pas telle ou telle chose si nous pouvons l'éviter. Nous ne pouvons dialoguer sans nous énerver si l'autre n'est pas d'accord (référence aux débats politiciens où ceux-ci ne font que s'écharper sur la forme à tout instant). Nous rejetons incessamment la faute sur l'autre ou sur des événements extérieurs ("c la faute à la crise; au précédent gouvernement" etc...).
En somme nous ne sommes pas meilleurs que nos politiques qui procèdent de la même logique que la nôtre.
Certes le montant des "profits" que l'on tente de faire n'est en rien comparable aux sommes que brassent illégalement nos politiques mais dans les procédés ceux-ci sont l'émanation d'un peuple qu'ils représentent effectivement bien quant au niveau de malhonnêteté, de trucage et de mensonge.

Un peuple honnête, bon, sage et loyal ne produit pas des éléments tels que ceux que sont nos politiques. L'infériorité n'émane pas de la supériorité. Commençons donc par modifier nos attitudes et progressivement nous constaterons que notre représentation politique s'améliorera de plus en plus. Continuons à ne pas percevoir notre responsabilité dans les problèmes que connait notre société pour n'y voir que la patte du politique et les choses risquent de ne pas changer.
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Re: MACRON loi de moralisation de la vie publique

Message par Kelenner »

Je suis d'accord globalement sur le constat, le péquin moyen n'est pas par nature plus vertueux que l'homme politique, il a simplement moins de moyens de tricher. Un point qui me paraît quand même fondamental, c'est que dans les hautes sphères le sentiment d'impunité devient tel que les profiteurs ne comprennent même plus ce qui leur est reproché. L'exemple le plus frappant dernièrement étant bien entendu l'infâme Fillon, qui à aucun moment n'a pris conscience de ce qui pouvait légitimement choquer, car le fait de se servir du système à des fins personnelles était devenu pour lui comme une seconde nature.
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