Anaïs a écrit : sacamalix a écrit :
E Dire à une personne qui développe un cancer qu'elle doit abandonner la médecine et que'elle guérira en mangeant des graines et des fruits, c'est une escroquerie (et il me semble que ça a été jugé comme tel récemment)
L'idéal étant de trouver un dosage équilibré pour que la médecine soit assez efficace sans devenir envahissante

Tout d'abord la personne n'est pas obligée d'"abandonner" ses traitements chimiques, elle peut expérimenter tout en continuant son traitement. .
Ce n'est pourtant pas ce que tu dis depuis le début... La médecine est une science très complexe, et chaque cas est unique. On n'est pas à la même échelle, mais je sais, pour ma part, qu'il me suffit d'une bonne nuit de sommeil pour surmonter la majorité des maladies "habituelles" (grippe, gastro...). J'ai la chance d'avoir un organisme résistant, mais ça n'est pas le cas de tout le monde et certains auront peut-être besoin d'un soutien médicamenteux pour ça. Faut-il pour autant les culpabiliser ?
On sait tous l'apport bénéfique d'une bonne hygiène de vie, d'un bon moral sur le succès de guérison de ce genre de maladies graves (et des autres d'ailleurs...). Il ne faut bien évidemment pas le négliger et, au contraire, tout faire pour encourager le malade à se sentir le mieux possible dans son corps, même meurtri. J'ai d'ailleurs 2 amies qui se remettent d'un cancer du sein, et c'est un peu un "devoir" auquel on s'attache : les accompagner dans la reprise du sport, les inciter à sortir et à passer du bon temps... Là où je te rejoins, c'est que les médecins ne prennent pas suffisamment en compte ces aspects parallèles, et pas seulement dans les cas de cancer ou de VIH. Bien sûr que certaines pratiques "alternatives" peuvent apporter un réel soutien aux traitements conventionnels, voire permettre de les alléger (ce qui n'est pas une mauvaise chose). Toutefois, il ne faut pas écarter la possibilité d'un effet placebo : le malade, en détresse psychologique, retrouve le sens du combat en adhérant à ces pratiques (quand la tête va bien, le corps va mieux). Ca ne le soignera pas complètement, on ne parle pas d'un rhume ou d'une grippe, mais ça le rendra plus fort face à la maladie et augmentera ses chances de guérison. Encore une fois, chaque situation est unique, et c'est pas parce que ça marche chez un patient qu'on pourra le généraliser à tous. Et même si c'est une bonne solution pour 90% des malades, il restera 10% qui auront besoin de soins plus lourds, pour une raison ou une autre...
Anaïs a écrit : Ensuite peux-tu m'expliquer en détail l'escroquerie ?
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je ne retrouve malheureusement pas les détails de l'affaire que j'ai en tête, d'un homme jugé pour escroquerie pour avoir incité des patients à arrêter de consulter leur médecin et soigner leur cancer avec des produits à base de plante. L'escroquerie consiste à faire croire au malade que la médecine ne les soignera pas. C'est faux dans la grande majorité des cas. Certaines pratiques parallèles peuvent permettre de favoriser la guérison ou d'alléger les traitements, par réelle efficacité ou simple effet placebo, mais se passer totalement de la science c'est exposer le malade à la mort...
En cherchant mon "affaire", j'ai pu voir la quantité phénomènale de sites qui proposent et vantent ces pratiques alternatives. Sur bon nombre d'entre eux, on trouve également des articles assurant que le VIH n'existe pas

Désolé mais ça ne m'incite pas à la confiance envers la véracité des informations de ces sites

Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.