Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Actualité hebdo, politique, économie, informations...
Verrouillé
lepicard
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 22984
Enregistré le : 20 août 2017 21:14
A été liké : 4 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par lepicard »

crepenutella a écrit :
lepicard a écrit :
Arrete ; c'est surtout du à la flèmme de se déplacer et à l'insouscience reposante de la vie par procuration
je peux m^eme t'assurer que si un scrutin aurait lieu en juillet /aout ;il ne se présenterait pas un chien au bureau de vote
Mais un scrutin pour quoi? Pour élire un Lord qui vivrait dans un palais? Quel intérêt?
jusqu' à présent nous n'avons jamais participé à l'élection du pape , n'importe qui peux se présenter , pour cela ,il faut présenter un projet qui tienne la route et réellement convainquant , il faut aussi les 500 signatures
Ce n'est pas en étant systématiquement "anti tout" que vous risquerez d'etre représentés
Je sens bien votre mentalité de zadiste dans vos propos .Allez tenter une expérience politique digne d'intéret en terre Adélie et revenez peter votre score pour qu'on s'en inspire
capochef99
Posteur Giganovesque
Posteur Giganovesque
Messages : 4340
Enregistré le : 05 novembre 2018 10:38

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par capochef99 »

Si le 17/11/2018 les gilets jaunes nous étonnaient et pouvaient être fiers, il n'y avait aucun doute !
Aujourd’hui , ceux qui se travestissent de ces mêmes gilets jaunes sont, pour beaucoup aux ordres de manipulateurs politiques
Avatar du membre
Lion blanc
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 31102
Enregistré le : 23 avril 2013 14:59
Localisation : A la croisée de l'Auvergne et de l'Occitanie

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par Lion blanc »

oscar a écrit :
"vivarais"] oscar,l'espagne en augmentant les salaires de 22% va t elle au suicide
il faut arreter de gober comme parole d'évangile tout ce que dit le gouvernement
Très mauvaise comparaison Vivarais.
Je connais particulièrement bien l’Espagne.(j'ai même failli vivre dans ce pays européen)
Ils ont eu des moments extrêmement difficile économiquement, visiblement le peuple espagnol est plus courageux dans les efforts collectifs.
Les espagnols ne cassent pas les outils (touristiques) d'une potentiel croissance de leur PIB. 8/
Moi je les aimerais encore plus si ils arrêtaient les Corridas.
::d :hello:
Image
Lion a écrit :
Je me suis assis au bord du fleuve et j'ai vu passer le corps de mon ennemi.
lepicard
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 22984
Enregistré le : 20 août 2017 21:14
A été liké : 4 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par lepicard »

Lion blanc a écrit :
oscar a écrit :
Très mauvaise comparaison Vivarais.
Je connais particulièrement bien l’Espagne.(j'ai même failli vivre dans ce pays européen)
Ils ont eu des moments extrêmement difficile économiquement, visiblement le peuple espagnol est plus courageux dans les efforts collectifs.
Les espagnols ne cassent pas les outils (touristiques) d'une potentiel croissance de leur PIB. 8/
Moi je les aimerais encore plus si ils arrêtaient les Corridas.
::d :hello:
Pourquoi ? t'as des cornes ? ou t'as peur qu'on te les coupe ? :mdr3:
l'espagnol sait ce que qu'est la dèche , la vraie ,je me souviens de nos bineurs de betteraves qui venaient bosser à la ferme ,des gens plus que méritants
Avatar du membre
Hdelapampa
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 11331
Enregistré le : 01 mars 2016 17:47
Localisation : Normandie

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par Hdelapampa »

quo vadis a écrit : .

Certains affirment à satiété depuis un mois que "les gilets jaunes sont le peuple". C’est un raccourci problématique à plusieurs égards. Dans un système démocratique, "le peuple", c’est la communauté formée par l’ensemble des citoyens. C’est une abstraction, un idéal qui permet de penser le vivre en commun.

Il reste à savoir ce que veut le peuple. Par convention, on peut s’en approcher par le suffrage universel.
A la présidentielle de 2017, rappelons que 37 millions de citoyens se sont rendus aux urnes.

On peut insister sur l’importance de l’abstention et du vote blanc et nul, mais 37 millions, cela reste 100 fois plus
que les plus importantes mobilisations de gilets jaunes.


La règle majoritaire est une approximation de ce que "veut" le peuple. En France, pour certaines élections du moins, notamment pour les présidentielles, le mode de scrutin veille à ce qu’une majorité se dégage. Au second tour, on contraint les électeurs à choisir entre deux candidats seulement, de sorte que le vainqueur puisse clamer avoir été élu par une majorité.

C’est là encore une illusion, mais les électeurs jouent habituellement le jeu. Ainsi, ils confirment toujours le résultat de l’élection lors des législatives, car ils savent que – en France du moins – l’existence d’une majorité claire est indispensable au bon fonctionnement des institutions et à la conduite de l’action publique.


Certes, cette majorité est un peu artificielle, et Emmanuel Macron a sans doute perdu de vue qu’il a été élu par de nombreux citoyens qui entendaient, avant tout, s’opposer à Marine Le Pen. En outre, la démocratie ne s’épuise pas dans le vote, et la majorité ne peut pas tout imposer. Les citoyens doivent pouvoir s’exprimer entre deux élections.

C’est la raison pour laquelle la démocratie garantit le droit de s’exprimer, de s’engager dans un parti, un syndicat ou une association, de manifester, de faire grève, de signer une pétition. Par ailleurs, les droits des minorités doivent être
défendus par la Constitution et le droit, et par les autorités.


Les députés ne sont pas censés représenter leurs électeurs, mais la nation, et le président jouit d’importantes prérogatives, dans une approche de sa fonction très gaullienne, voire bonapartiste.

La crise des "gilets jaunes" est sans doute l’occasion de repenser tout cela, et de donner plus de poids à des mécanismes de démocratie participative et délibérative. Elle est aussi une salutaire mise en garde pour les gouvernants qui ont trop fait abstraction de la manière dont certaines mesures ont été perçues par la population.

Réforme de l’ISF, baisse des APL, hausse de la CSG pour les retraités, limitation à 80 km/h ou fiscalité sur le gazole sont autant de décisions qui ont suscité de fortes récriminations qui n’ont pas été entendues, au nom de l’idée que le président avait un mandat clair et un projet pour la France, et qu’il devait garder le cap.

Il n’en reste pas moins qu’une minorité, même très mobilisée, même bénéficiant d’un soutien de l’opinion publique,
ne peut pas se substituer à la majorité et effacer les résultats des élections.

Les "gilets jaunes" sont un mouvement d’ampleur, mais on n’a jamais eu plus de 300 000 personnes dans la rue.
La foule n’est pas le peuple et 300 000 personnes ne peuvent pas décider pour le peuple.


Que faire, en effet, si 300 000 personnes défilent pour demander l’interdiction de la chasse, et si la semaine d’après 300 000 défilent pour demander son maintien ?

Quand les opposants au mariage pour tous ont défilé en masse, et durablement, le gouvernement aurait-il dû retirer sa loi ?

Comment distinguer les revendications légitimes, qui doivent être prises en compte, des autres ?

Dans le cas du mouvement des "gilets jaunes", le gouvernement aurait dû comprendre plus tôt qu’il était l’expression d’un fort mécontentement chez une partie substantielle du corps électoral.
Les premières réactions – ou l’absence de réaction – n’ont fait que mettre de l’huile sur le feu et cultiver chez les citoyens mobilisés l’idée qu’ils étaient déconsidérés.

Il n’en reste pas moins que, dans une démocratie représentative, on ne peut laisser la rue gouverner, sinon
toute réforme – qui fait généralement des gagnants qui s’ignorent et des perdants qui se mobilisent – serait exclue.

En outre, comment intégrer la violence à cette équation ? Une manifestation violente est-elle plus ou moins légitime qu’une manifestation pacifique ? Certains estiment que la violence est un indice du degré de mécontentement des manifestants (de "désespoir", diraient ceux qui les soutiennent) et que le gouvernement doit être plus à l’écoute en cas de débordements. Mais, une fois encore, peut-on gouverner un pays ainsi ?

Ce qui caractérise le mouvement des "gilets jaunes" depuis le premier jour, c’est la méconnaissance des règles habituelles de la mobilisation, qui doit opérer à travers un ensemble d’outils démocratiques et pacifiques : pétitions, tribunes dans la presse, manifestations (déclarées et encadrées), contacts avec les élus, grèves…

Le mouvement avait trouvé, avec le gilet jaune, un marqueur de mobilisation très astucieux : chaque automobiliste français était équipé de cet accessoire visible, facile à porter ou à mettre en évidence sur son tableau de bord.

Mais les initiateurs du mouvement ont choisi d’emblée d’opter pour des formes d’action illégales : manifestations non
déclarées en préfecture et dépourvues de responsable et de service d’ordre, blocages de routes et de commerces,
violences envers les automobilistes récalcitrants et les forces de l’ordre, dégradations et incendies volontaires…

Ils ont en outre, par principe, refusé de rencontrer les représentants de l’État et cherché à imposer leurs revendications de manière unilatérale, dans une logique du "tout ou rien".
Si n’importe quelle organisation – mouvement politique, syndicat, association, collectif – s’était rendue coupable du dixième des exactions commises par le mouvement des "gilets jaunes", elle aurait sans doute été rapidement dissoute.


En l’espèce, l’impunité règne, car le mouvement n’a pas de structure et de représentants officiels : chacun peut s’improviser porte-parole des "gilets jaunes" auprès de médias très complaisants, sans endosser la moindre responsabilité, ou se livrer à une surenchère sur les réseaux sociaux.


La question de la violence, nœud du conflit

La question de la violence est le nœud de ce conflit. Elle en constitue alternativement la légitimité ("Il faut prendre en
compte les revendications de ces gens en colère") et l’illégitimité ("On ne cède pas aux casseurs et aux factieux").

Car, sitôt que le pouvoir accède à des revendications exprimées avec violence – et le gouvernement n’a eu d’autre choix
que de le faire, pour que la pression retombe –, on encourage d’autres groupes sociaux à adopter des comportements
inciviques et délictueux.


Pourquoi faire grève des semaines durant ou se réunir pacifiquement – à la manière du mouvement Nuit debout – pendant des mois sans rien obtenir si, en mettant à sac les Champs-Elysées ou en incendiant une préfecture, l’on provoque un recul immédiat du gouvernement ?
La manière dont certains lycéens se sont récemment "mobilisés" – en brûlant des voitures et en s’équipant pour en découdre avec les forces de l’ordre – montre que le recul face à la violence crée des effets de contagion difficilement contrôlables.

Les sondages, un outil à manier avec prudence

Les partisans des "gilets jaunes" argueront que le gouvernement n’a pas cédé à la violence, mais à l’opinion publique. Que les sondages établissent que les citoyens ont pris fait et cause pour les gilets jaunes, contre le président.
Mais qu’en est-il réellement ? D’abord, que veut dire "soutien aux 'gilets jaunes'" ? On ne reviendra pas ici sur l’inanité de
certains sondages.
Interroger les gens sur leur comportement passés ou futurs ("pour qui avez-vous/allez-vous voter ?" ou sur leurs préférences "quelle est votre sensibilité politique ?") a du sens, mais interroger les gens sur des questions vagues ou très complexes, donne des résultats qui doivent être considérés avec prudence.


Eprouver une forme de sympathie pour des citoyens qui protestent contre la hausse des taxes, réclament plus de pouvoir d’achat et de services publics, s’élèvent contre des réformes impopulaires, et dénoncent le mépris des élites, ne revient pas à valider l’ensemble de leurs revendications ou à souscrire à un changement de pouvoir ou de régime.

On rappellera alors que 80% des Français désapprouvent l’action du président. Mais qui peut se dire satisfait de son action alors que la France vit une situation insurrectionnelle, que les citoyens sont empêchés de circuler à leur guise ou de travailler, que les chaînes de télévision passent en boucle des images de guérilla urbaine ? Le citoyen de bonne foi ne peut que constater que le président s’y prend mal pour gouverner le pays.

Pour autant, est-ce que les 80 % de sondés seraient prêts à porter Jacline Mouraud ou Éric Drouet au pouvoir, ou l’un des leaders de l’opposition ? Jean‑Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Olivier Faure soufflent sur les braises depuis le début du mouvement, en espérant tirer leur épingle du jeu et rejouer la présidentielle, mais les citoyens ne sont pas dupes : les sondages les plus récents montrent qu’aucun ne tire bénéfice du mouvement et ne constitue une alternative politique crédible.

Une majorité attachée aux institutions et à la paix sociale


Nul ne sait où va ce mouvement. La mobilisation est numériquement en baisse, mais les plus radicaux pensent leur heure venue et ne vont sans doute pas relâcher la pression.
On rappellera aussi que le mouvement des "gilets jaunes" n’a, initialement, guère laissé le choix au quidam.

Face à un barrage, il était contraint, plus ou moins aimablement, d’enfiler son gilet jaune, de prêter allégeance à la cause, d’y contribuer éventuellement par une obole, afin de pouvoir aller travailler ou conduire ses enfants à l’école. Nombreux étaient les automobilistes qui arboraient un gilet jaune dans leur véhicule, "au cas où".

"Ce qui n’était encore que le sentiment d’une partie de la nation parut ainsi l’opinion de tous…"

Face à ces pressions, face à la quasi-unanimité des responsables politiques, des commentateurs et des leaders d’opinion, il semblait difficile pour le citoyen de faire part de ses doutes. Mais, sauf à penser que l’électorat modéré, qui a dominé les élections l’an passé, s’est subitement volatilisé ou a radicalement changé d’orientation politique, on peut faire l’hypothèse qu’une partie des citoyens a dissimulé ses préférences.


Olivier Costa, auteur de cet article, est directeur de recherche au CNRS et directeur des études politiques au Collège d'Europe, Sciences Po

https://www.francetvinfo.fr/economie/tr ... 00373.html

.
Laborieuse analyse...
Pour moi, "le peuple", c'est l'union des classes aux intérêts pourtant antagonistes autour de l'idée de nation.
Les salariés représentent environ 90 % des actifs: ils sont ultra-majoritaires mais selon leurs croyances et leurs niveaux de revenus, ils se divisent et s'opposent.
La première constatation, le premier FAIT qui vient contredire l'analyse de "degauche" est que l'Etat a reculé comme depuis très longtemps devant une "minorité".
Comment l'expliquer?
Pas de grève générale, pourtant.
Je me demande si le gouvernement ne la craint pas et s'il ne protège pas le Medef, jusqu'ici épargné.
Ensuite c'est ne rien connaître à ce mouvement que de ne le compter que sur les ronds-points "à un instant t".
Il y a un renouvellement au cours de la journée: certains partent (enfants, repas, repos) d'autres (les plus courageux) arrivent après le boulot, d'autres ne restent que quelques minutes.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"
lepicard
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 22984
Enregistré le : 20 août 2017 21:14
A été liké : 4 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par lepicard »

Hdelapampa a écrit :
quo vadis a écrit : .

Certains affirment à satiété depuis un mois que "les gilets jaunes sont le peuple". C’est un raccourci problématique à plusieurs égards. Dans un système démocratique, "le peuple", c’est la communauté formée par l’ensemble des citoyens. C’est une abstraction, un idéal qui permet de penser le vivre en commun.

Il reste à savoir ce que veut le peuple. Par convention, on peut s’en approcher par le suffrage universel.
A la présidentielle de 2017, rappelons que 37 millions de citoyens se sont rendus aux urnes.

On peut insister sur l’importance de l’abstention et du vote blanc et nul, mais 37 millions, cela reste 100 fois plus
que les plus importantes mobilisations de gilets jaunes.


La règle majoritaire est une approximation de ce que "veut" le peuple. En France, pour certaines élections du moins, notamment pour les présidentielles, le mode de scrutin veille à ce qu’une majorité se dégage. Au second tour, on contraint les électeurs à choisir entre deux candidats seulement, de sorte que le vainqueur puisse clamer avoir été élu par une majorité.

C’est là encore une illusion, mais les électeurs jouent habituellement le jeu. Ainsi, ils confirment toujours le résultat de l’élection lors des législatives, car ils savent que – en France du moins – l’existence d’une majorité claire est indispensable au bon fonctionnement des institutions et à la conduite de l’action publique.


Certes, cette majorité est un peu artificielle, et Emmanuel Macron a sans doute perdu de vue qu’il a été élu par de nombreux citoyens qui entendaient, avant tout, s’opposer à Marine Le Pen. En outre, la démocratie ne s’épuise pas dans le vote, et la majorité ne peut pas tout imposer. Les citoyens doivent pouvoir s’exprimer entre deux élections.

C’est la raison pour laquelle la démocratie garantit le droit de s’exprimer, de s’engager dans un parti, un syndicat ou une association, de manifester, de faire grève, de signer une pétition. Par ailleurs, les droits des minorités doivent être
défendus par la Constitution et le droit, et par les autorités.


Les députés ne sont pas censés représenter leurs électeurs, mais la nation, et le président jouit d’importantes prérogatives, dans une approche de sa fonction très gaullienne, voire bonapartiste.

La crise des "gilets jaunes" est sans doute l’occasion de repenser tout cela, et de donner plus de poids à des mécanismes de démocratie participative et délibérative. Elle est aussi une salutaire mise en garde pour les gouvernants qui ont trop fait abstraction de la manière dont certaines mesures ont été perçues par la population.

Réforme de l’ISF, baisse des APL, hausse de la CSG pour les retraités, limitation à 80 km/h ou fiscalité sur le gazole sont autant de décisions qui ont suscité de fortes récriminations qui n’ont pas été entendues, au nom de l’idée que le président avait un mandat clair et un projet pour la France, et qu’il devait garder le cap.

Il n’en reste pas moins qu’une minorité, même très mobilisée, même bénéficiant d’un soutien de l’opinion publique,
ne peut pas se substituer à la majorité et effacer les résultats des élections.

Les "gilets jaunes" sont un mouvement d’ampleur, mais on n’a jamais eu plus de 300 000 personnes dans la rue.
La foule n’est pas le peuple et 300 000 personnes ne peuvent pas décider pour le peuple.


Que faire, en effet, si 300 000 personnes défilent pour demander l’interdiction de la chasse, et si la semaine d’après 300 000 défilent pour demander son maintien ?

Quand les opposants au mariage pour tous ont défilé en masse, et durablement, le gouvernement aurait-il dû retirer sa loi ?

Comment distinguer les revendications légitimes, qui doivent être prises en compte, des autres ?

Dans le cas du mouvement des "gilets jaunes", le gouvernement aurait dû comprendre plus tôt qu’il était l’expression d’un fort mécontentement chez une partie substantielle du corps électoral.
Les premières réactions – ou l’absence de réaction – n’ont fait que mettre de l’huile sur le feu et cultiver chez les citoyens mobilisés l’idée qu’ils étaient déconsidérés.

Il n’en reste pas moins que, dans une démocratie représentative, on ne peut laisser la rue gouverner, sinon
toute réforme – qui fait généralement des gagnants qui s’ignorent et des perdants qui se mobilisent – serait exclue.

En outre, comment intégrer la violence à cette équation ? Une manifestation violente est-elle plus ou moins légitime qu’une manifestation pacifique ? Certains estiment que la violence est un indice du degré de mécontentement des manifestants (de "désespoir", diraient ceux qui les soutiennent) et que le gouvernement doit être plus à l’écoute en cas de débordements. Mais, une fois encore, peut-on gouverner un pays ainsi ?

Ce qui caractérise le mouvement des "gilets jaunes" depuis le premier jour, c’est la méconnaissance des règles habituelles de la mobilisation, qui doit opérer à travers un ensemble d’outils démocratiques et pacifiques : pétitions, tribunes dans la presse, manifestations (déclarées et encadrées), contacts avec les élus, grèves…

Le mouvement avait trouvé, avec le gilet jaune, un marqueur de mobilisation très astucieux : chaque automobiliste français était équipé de cet accessoire visible, facile à porter ou à mettre en évidence sur son tableau de bord.

Mais les initiateurs du mouvement ont choisi d’emblée d’opter pour des formes d’action illégales : manifestations non
déclarées en préfecture et dépourvues de responsable et de service d’ordre, blocages de routes et de commerces,
violences envers les automobilistes récalcitrants et les forces de l’ordre, dégradations et incendies volontaires…

Ils ont en outre, par principe, refusé de rencontrer les représentants de l’État et cherché à imposer leurs revendications de manière unilatérale, dans une logique du "tout ou rien".
Si n’importe quelle organisation – mouvement politique, syndicat, association, collectif – s’était rendue coupable du dixième des exactions commises par le mouvement des "gilets jaunes", elle aurait sans doute été rapidement dissoute.


En l’espèce, l’impunité règne, car le mouvement n’a pas de structure et de représentants officiels : chacun peut s’improviser porte-parole des "gilets jaunes" auprès de médias très complaisants, sans endosser la moindre responsabilité, ou se livrer à une surenchère sur les réseaux sociaux.


La question de la violence, nœud du conflit

La question de la violence est le nœud de ce conflit. Elle en constitue alternativement la légitimité ("Il faut prendre en
compte les revendications de ces gens en colère") et l’illégitimité ("On ne cède pas aux casseurs et aux factieux").

Car, sitôt que le pouvoir accède à des revendications exprimées avec violence – et le gouvernement n’a eu d’autre choix
que de le faire, pour que la pression retombe –, on encourage d’autres groupes sociaux à adopter des comportements
inciviques et délictueux.


Pourquoi faire grève des semaines durant ou se réunir pacifiquement – à la manière du mouvement Nuit debout – pendant des mois sans rien obtenir si, en mettant à sac les Champs-Elysées ou en incendiant une préfecture, l’on provoque un recul immédiat du gouvernement ?
La manière dont certains lycéens se sont récemment "mobilisés" – en brûlant des voitures et en s’équipant pour en découdre avec les forces de l’ordre – montre que le recul face à la violence crée des effets de contagion difficilement contrôlables.

Les sondages, un outil à manier avec prudence

Les partisans des "gilets jaunes" argueront que le gouvernement n’a pas cédé à la violence, mais à l’opinion publique. Que les sondages établissent que les citoyens ont pris fait et cause pour les gilets jaunes, contre le président.
Mais qu’en est-il réellement ? D’abord, que veut dire "soutien aux 'gilets jaunes'" ? On ne reviendra pas ici sur l’inanité de
certains sondages.
Interroger les gens sur leur comportement passés ou futurs ("pour qui avez-vous/allez-vous voter ?" ou sur leurs préférences "quelle est votre sensibilité politique ?") a du sens, mais interroger les gens sur des questions vagues ou très complexes, donne des résultats qui doivent être considérés avec prudence.


Eprouver une forme de sympathie pour des citoyens qui protestent contre la hausse des taxes, réclament plus de pouvoir d’achat et de services publics, s’élèvent contre des réformes impopulaires, et dénoncent le mépris des élites, ne revient pas à valider l’ensemble de leurs revendications ou à souscrire à un changement de pouvoir ou de régime.

On rappellera alors que 80% des Français désapprouvent l’action du président. Mais qui peut se dire satisfait de son action alors que la France vit une situation insurrectionnelle, que les citoyens sont empêchés de circuler à leur guise ou de travailler, que les chaînes de télévision passent en boucle des images de guérilla urbaine ? Le citoyen de bonne foi ne peut que constater que le président s’y prend mal pour gouverner le pays.

Pour autant, est-ce que les 80 % de sondés seraient prêts à porter Jacline Mouraud ou Éric Drouet au pouvoir, ou l’un des leaders de l’opposition ? Jean‑Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Olivier Faure soufflent sur les braises depuis le début du mouvement, en espérant tirer leur épingle du jeu et rejouer la présidentielle, mais les citoyens ne sont pas dupes : les sondages les plus récents montrent qu’aucun ne tire bénéfice du mouvement et ne constitue une alternative politique crédible.

Une majorité attachée aux institutions et à la paix sociale


Nul ne sait où va ce mouvement. La mobilisation est numériquement en baisse, mais les plus radicaux pensent leur heure venue et ne vont sans doute pas relâcher la pression.
On rappellera aussi que le mouvement des "gilets jaunes" n’a, initialement, guère laissé le choix au quidam.

Face à un barrage, il était contraint, plus ou moins aimablement, d’enfiler son gilet jaune, de prêter allégeance à la cause, d’y contribuer éventuellement par une obole, afin de pouvoir aller travailler ou conduire ses enfants à l’école. Nombreux étaient les automobilistes qui arboraient un gilet jaune dans leur véhicule, "au cas où".

"Ce qui n’était encore que le sentiment d’une partie de la nation parut ainsi l’opinion de tous…"

Face à ces pressions, face à la quasi-unanimité des responsables politiques, des commentateurs et des leaders d’opinion, il semblait difficile pour le citoyen de faire part de ses doutes. Mais, sauf à penser que l’électorat modéré, qui a dominé les élections l’an passé, s’est subitement volatilisé ou a radicalement changé d’orientation politique, on peut faire l’hypothèse qu’une partie des citoyens a dissimulé ses préférences.


Olivier Costa, auteur de cet article, est directeur de recherche au CNRS et directeur des études politiques au Collège d'Europe, Sciences Po

https://www.francetvinfo.fr/economie/tr ... 00373.html

.
Laborieuse analyse...
Pour moi, "le peuple", c'est l'union des classes aux intérêts pourtant antagonistes autour de l'idée de nation.
Les salariés représentent environ 90 % des actifs: ils sont ultra-majoritaires mais selon leurs croyances et leurs niveaux de revenus, ils se divisent et s'opposent.
La première constatation, le premier FAIT qui vient contredire l'analyse de "degauche" est que l'Etat a reculé comme depuis très longtemps devant une "minorité".
Comment l'expliquer?
Pas de grève générale, pourtant.
Je me demande si le gouvernement ne la craint pas et s'il ne protège pas le Medef, jusqu'ici épargné.
Ensuite c'est ne rien connaître à ce mouvement que de ne le compter que sur les ronds-points "à un instant t".
Il y a un renouvellement au cours de la journée: certains partent (enfants, repas, repos) d'autres (les plus courageux) arrivent après le boulot, d'autres ne restent que quelques minutes.[/quote]
Si l'état est dans se petits souliers avec les organisations patronales , c'est pour (maladroitement) préserver le peu d'emploi qu'il nous reste
Si je ne me trompe , les termites ont le meme comportement ,enfin tant qu'ils y trouvent leur compte
latresne
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18216
Enregistré le : 27 juin 2017 17:22
A été liké : 1 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par latresne »

Pour répondre à la question : les gj ne représentent qu'une partie du peuple ,mais pas tt le peuple .
Avatar du membre
Fonck1
Administrateur
Administrateur
Messages : 153072
Enregistré le : 02 mai 2006 16:22
A Liké : 11 fois
A été liké : 16 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par Fonck1 »

ils représentent des gens de toutes classes, qui veulent détruire la démocratie, casser le système, pour le remplacer par on se sait quoi, vu qu'ils sont composés de FI ou de FN ou de non votants, autant vous dire que l’avenir n'est pas rose.
quand je vois la haine qui les anime, parce que l'on peut parler de haine, il faut bien réfléchir à savoir ce que l'on veut pour notre pays, parce que j'ai honte de voir ce que j'ai vu hier, on est plus dans la protestation politique, on est dans le lynchage.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)

“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
Romain Gary De Romain Gary
Avatar du membre
Stounk
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 23662
Enregistré le : 03 février 2015 13:54
Localisation : Septentrionale

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par Stounk »

Fonck1 a écrit : ils représentent des gens de toutes classes, qui veulent détruire la démocratie, casser le système, pour le remplacer par on se sait quoi, vu qu'ils sont composés de FI ou de FN ou de non votants, autant vous dire que l’avenir n'est pas rose.
quand je vois la haine qui les anime, parce que l'on peut parler de haine, il faut bien réfléchir à savoir ce que l'on veut pour notre pays, parce que j'ai honte de voir ce que j'ai vu hier, on est plus dans la protestation politique, on est dans le lynchage.
C'est probablement pour ça qu'ils réclament le RIC... :roll:

Et concernant la haine, ce qu'on voit sur ce forum, c'est surtout la haine de cette France périphérique de la part des macronistes qui n'ont pas d'insultes et de mots assez durs pour parler de ces Français qu'ils détestent.
latresne
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18216
Enregistré le : 27 juin 2017 17:22
A été liké : 1 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par latresne »

Stounk a écrit :
Fonck1 a écrit : ils représentent des gens de toutes classes, qui veulent détruire la démocratie, casser le système, pour le remplacer par on se sait quoi, vu qu'ils sont composés de FI ou de FN ou de non votants, autant vous dire que l’avenir n'est pas rose.
quand je vois la haine qui les anime, parce que l'on peut parler de haine, il faut bien réfléchir à savoir ce que l'on veut pour notre pays, parce que j'ai honte de voir ce que j'ai vu hier, on est plus dans la protestation politique, on est dans le lynchage.
C'est probablement pour ça qu'ils réclament le RIC... :roll:

Et concernant la haine, ce qu'on voit sur ce forum, c'est surtout la haine de cette France périphérique de la part des macronistes qui n'ont pas d'insultes et de mots assez durs pour parler de ces Français qu'ils détestent.

Parce que ce racisme ,(dont je note que vous n'avez pas le courage de le nommer )est à sens unique ?
Un peu de courage allez .
Avatar du membre
gare au gorille
Rang beau gosse d'Interaldys
Messages : 29388
Enregistré le : 30 octobre 2016 18:53
A Liké : 5 fois
A été liké : 5 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par gare au gorille »

Fonck1 a écrit : ils représentent des gens de toutes classes, qui veulent détruire la démocratie, casser le système, pour le remplacer par on se sait quoi, vu qu'ils sont composés de FI ou de FN ou de non votants, autant vous dire que l’avenir n'est pas rose.
quand je vois la haine qui les anime, parce que l'on peut parler de haine, il faut bien réfléchir à savoir ce que l'on veut pour notre pays, parce que j'ai honte de voir ce que j'ai vu hier, on est plus dans la protestation politique, on est dans le lynchage.
Vouai je suis un peu d'accord, 6000 flics pour tabasser 2000 manifestant on était pas loin du lynchage, du gazage général.
On a d'ailleurs aperçu des images nous montrant des CRS en train de matraquer une femme à terre qui hurlait, ce qui n'empêchait pas le CRS tortionnaire de revenir s'acharner sur elle à grands coups de gourdin. Son mari à coté avait déjà le visage en sang. Ils affirment n'avoir rien fait à part se trouver dans la manif, d'ailleurs s'ils avaient commis des actions répréhensibles ils auraient été emmenés. Les flics se sont contentés de les laisser à terre après s'être acharné sur eux.
En comparaison les motards ont eu beaucoup plus de chance que ce couple lynché lui par les "forces de l'ordre".
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
Avatar du membre
Hdelapampa
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 11331
Enregistré le : 01 mars 2016 17:47
Localisation : Normandie

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par Hdelapampa »

latresne a écrit : Pour répondre à la question : les gj ne représentent qu'une partie du peuple ,mais pas tt le peuple .
C'est évident.
Mais ils ont obtenu bien plus (c'est encore trop peu) que d'autres bien plus nombreux.
L'action collective paie. C'est de loin le plus important.
Ca peut donner des idées...à d'autres.
Etonnant, non? :cool:
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"
capochef99
Posteur Giganovesque
Posteur Giganovesque
Messages : 4340
Enregistré le : 05 novembre 2018 10:38

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par capochef99 »

Pour moi, les Gilets Jaunes, cela a été, d'abord l'impression d'une misère qui en avait assez de ces avalanches de taxes et impôts, puis j'ai beaucoup examiné la méthode et le symbole utilisé et j'ai trouvé cela très innovant , et puis il m'est venu de la tristesse et de la suspicion avec le ministre de l'intérieur que nous avons actuellement et j'ai vite souhaité que les Gilets Jaunes contournent les manipulations qui les mélangent à toutes ces arapèdes qui tentent de se coller à eux avec cette violence inacceptable !
Ces Gilets Jaunes doivent très très vite se structurer car la situation, les situations qu'ils subissent, méritent qu'ils tentent une présentation politique !
lepicard
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 22984
Enregistré le : 20 août 2017 21:14
A été liké : 4 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par lepicard »

capochef99 a écrit : Pour moi, les Gilets Jaunes, cela a été, d'abord l'impression d'une misère qui en avait assez de ces avalanches de taxes et impôts, puis j'ai beaucoup examiné la méthode et le symbole utilisé et j'ai trouvé cela très innovant , et puis il m'est venu de la tristesse et de la suspicion avec le ministre de l'intérieur que nous avons actuellement et j'ai vite souhaité que les Gilets Jaunes contournent les manipulations qui les mélangent à toutes ces arapèdes qui tentent de se coller à eux avec cette violence inacceptable !
Ces Gilets Jaunes doivent très très vite se structurer car la situation,les situations qu'ils subissent, méritent qu'ils tentent une présentation politique !
maintenant ;ils subissent ?? :mdr3: :siffle: Plus ils se radicaliseront ; plus ils subiront
Après les concessions obtenues , il suffisait de calmer le jeu et de songer à s'organiser
hélas non ,d'abord vous voulez tout et rien ,les seules choses qui vous intéressent , c'est le pognon et le chaos
les GJ ne sont qu'une bande de Ravachol sans lendemain
vivarais
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 48181
Enregistré le : 04 avril 2018 16:39
A Liké : 1 fois
A été liké : 2 fois

Re: Les gilets jaunes représentent vraiment le peuple ?

Message par vivarais »

Fonck1 a écrit : ils représentent des gens de toutes classes, qui veulent détruire la démocratie, casser le système, pour le remplacer par on se sait quoi, vu qu'ils sont composés de FI ou de FN ou de non votants, autant vous dire que l’avenir n'est pas rose.
quand je vois la haine qui les anime, parce que l'on peut parler de haine, il faut bien réfléchir à savoir ce que l'on veut pour notre pays, parce que j'ai honte de voir ce que j'ai vu hier, on est plus dans la protestation politique, on est dans le lynchage.

un peu comme leurs pères en 1789
la démocratie existait bien avec le parlement noblesse , clergé tiers état
aujourd'hui c'est pareil LREM (noblesse) UDI ,PS , LR , MODEM (clergé) RN, LFI ,PCF ( tiers état)
la haine du RN et de LFI c'est simplement dans votre tête
ils veulent simplement plus de social pour le peuple ;)
si l'on n'envoyait pas des CRS contre les manifestants pacifiques à coup de grenades et de gaz ; il n'y aurait pas de reflexes d'auto défense
moi aussi j'ai honte de voir ce que j'ai vu hier , des motards venir jeter de grenades sur des manifestants qui sont sur le trottoir d'en face et qui ne bloquent même pas la chaussée
et ensuite le simulacre d'agression et ensuite une fois le plan tourné on récupère la moto intacte et repartir avec dessus
c'est vraiment vouloir prendre es gens pour des cons et sur certains çà marche ou font semblant d'y croire ;)
Verrouillé

Retourner vers « DISCUSSIONS POLITIQUE - ACTUALITÉ - DÉBATS »