Ces métiers boudés par les Français

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vincent
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Re: Ces métiers boudés par les Français

Message par vincent »

[quote="crepenutella"Vous vous croyez chez les bisounours. La plupart des maux dus au travail ne sont pas du tout reconnus. Cela ne fonctionne que dans des cas très spécifiques. D'ailleurs la plupart du temps il n'est pas possible de prouver par A+B que c'est le travail qui à provoqué le mal, ce qui ne signifie en rien que ce ne soit pas le cas. J'en suis d'ailleurs un bon exemple, atteint d'arthrose précoce dégénérative à l'épaule, je n'ai pas été reconnu comme inapte à mon précédent travail et pourtant la souffrance m'a obligé à en changer. Je n'ai droit à rien. Ce n'est pas grave d'ailleurs car mon patron conscient que je ne pouvais plus bosser à accepté une rupture à l'amiable, et j'ai trouvé un super job plus en phase avec mes goûts personnels. Mais c'est la preuve que dans notre pays, la plupart des gens doivent s'en sortir tout seul. La France, ce n'est pas le paradis.

Quant au sdf dont je m'occupait, il est évident que son trajet de vie est abominable et ne découle pas uniquement de son incapacité à continuer son travail. Je n'ai jamais dit ça. J'affirme seulement que forcément il s'est quand même retrouvé dans une situation très précaire quand il a du en changer. Dans les faits il n'a pas supporté (et encore moins sa femme), un changement de niveau de vie aussi brutal. Du jour au lendemain il est redevenu un smicard à chercher des boulots sous-payés alors qu'avant il flambait. Cela est du sans doute à son manque d'éducation. Je pense que s'il avait lu Montaigne et étudié la philosophie à l'université avant de rentrer dans le monde du travail il aurait été plus apte à rebondir après cet aléa de la vie. D'où l'importance de rendre des études humanistes obligatoires même pour les ouvriers. Ne serait-ce que pour leur reconversion au moment ou leur corps se brise, comme pour les sportifs.

Il arrive un moment où il faut pouvoir se reconvertir dans un métier moins exigeant comme ceux des notables pour pouvoir continuer à travailler, d'où l'importance que tout le monde est un bon niveau scolaire.[/quote]


quand je fais le tour de tous vos propos, que je rassemble ,je suis pas toubib , mais j' en conclu que :

vous avez une faiblesse a ce niveau , ( compte tenu de son apparition et de ce que j' ai mis en copier/coller ) donc il n' y a absolument aucune raison que vous ayez droit a une invalidité pour cause de maladie professionnelle .

Sans que cela ait atteind votre niveau , j' ai eu des pb trés sérieux de vertébres , j' avais un excellent toubib , ne trouvant pas son équivalent sur Lille Paris (je lui avais demandé qu' il me donne le nom d' un confrére).....je faisais en TGV Lille Lyon ( a mes frais bien sur ) Je fasais a l' époque beaucoup de voiture , et devait avoir sans doute une faiblesse a ce niveau , car d' autres en faisaient autant , voir plus SANS AVOIR CES PB A UN AGE OU ON N A PAS CE GENRE DE PB ......

Et mon toubib de me dire " changez de métiers , j' aimerais bien ne pas avoir a vous opérer " ( je venais le voir trop souvent a son goût , c'est ce qui s' est passé , mes pb ont disparu petit a petit avec mon nouveau job a Hénin Beaumont ( 25 km de Lille )

on ne peut pas distribuer des maladies professionnelles a tous ceux qui ont de l' arthrose ,mal au dos ( c' était trés tendance a une certaine époque )
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Victor
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Re: Ces métiers boudés par les Français

Message par Victor »

crepenutella a écrit :
latresne a écrit :


Enfin un français heureux ,tant mieux .
Effectivement oui, je ne boude pas mon plaisir. J'ais mis 7 ans pour enfin obtenir un premier emploi dans un domaines en rapport avec mes études.
Et je suis heureux parce que cela me permet de prouver à ma famille (et au monde) que je ne suis pas le "loufoque" qui a fait des études inutiles pour rien plutôt que de rester auxiliaire de vie ou devenir aide soignant ou ouvrier. Même si mon salaire est minable, je le gagne tout les jours en vendant (et classant) des bouquins et partageant mes savoirs.

Ça peut paraître anecdotique, mais en vérité c'est un arrachement à une condition sociale, à des déterminismes mortifères. Tant que j'étais en échec (à la base pour des raisons de santé), ma famille, mes collègues, considéraient que j'avais eu bien tord de m'intéresser à la culture, que ça sert à rien de toute façon, et qu'il vaut mieux pas se prendre la tête et aller demander s'ils embauchent chez Feu Vert. Pour ces gens le travail c'est pas fait pour être agréable, mais ce qui compte c'est de faire des gamins et avoir un crédit sur une baraque.

Sauf que maintenant, quand je ferai (sans doute bientôt) un gamin avec ma compagne, il grandira dans un monde où il est possible de vivre de la culture, de vivre de l'intelligence et de la poésie, de l'art. Ce sera son quotidien, sa vérité. Cela ne sera plus seulement qu'une loufoquerie de bobo que l'on ne voit que dans les films (genre coup de foudre à Noting Hill), mais sa vie à lui.
Il ne se dira pas " à quoi bon" en regardant Cyril Hanouna, avec pour seul horizon le paysage d'une zone commerciale coincée entre une bretelle d'autoroute et une cité dortoir, à se demander s'il préfère bosser chez mcdo ou chez Carglass.


Ce que je viens de prouver à ma famille, à mon milieu social, c'est qu'on peut échapper à sa réalité de parkings d'hyper marché, de glissières de sécurités entrecoupées de trottoirs en béton, de hangars de taules, et de sacs de ciment. Et que non ce n'est pas "trop dur" comme on me l'a répété toute ma vie, mais qu'il faut seulement s’obstiner, prendre des risques, et beaucoup sacrifier, tout en se rendant disponible à d'improbables expériences (croque-mort pour moi, ce qui impressionne beaucoup les gens, et interpelle sur mon cv). Et ce que j'ai sacrifié, c'est tout simplement ma dignité. Durant 7 ans ou j'ai accepté en me taisant de voir tout mes choix remis en question, d'être méprisé par ce qui faisait ma fierté (mes études). Dans mon univers la reconnaissance vient avec le mariage, les enfants, la maison et la bagnole. Je n'ai rien qui puisse me valoriser à ce niveau, à part une compagne avec qui je vis en concubinage. C'est cela mon sacrifice, celui d'avoir renoncé à tout ce qui m'aurait valu le respect et l'admiration de ma famille et de ceux de mon milieu. Mais je l'ai fait pour quelque chose de plus grand, pour leur prouver qu'on pouvait briser à grand coup de pieds les chaines mentales qui nous lient à notre condition de tacherons inculte.

Que la vie ce n'était pas uniquement ce qu'il y a au bout de la rue, que mâter les filles dans la rue, jouer au foot, insulter les chômeurs, les homos et les arabes en se plaignant des riches au troquet du coin.

C'est juste un taff, pas la panacée, mais qui par l'épanouissement qu'il m'apporte aboli 7 ans de souffrance et sonne comme une validation rétroactive (et certes tardive) de mes choix. Qui me permet de dire: "Je vous l'avez bien dit que si mes aspirations me portaient vers l'art et la littérature, c'est que ma vie ne pourrait jamais se limiter à des taches répétitives et vides de sens à l'usine. Vous m'avez dit que j'étais fou, bizarre, dans la lune, que j'étais un fainéant qui préférait faire des études tranquillement que trouver un vrai travail...que la réalité me rattraperait...,vous avez cru avoir raison, et vaincu mes illusions toutes ces années durant lesquelles j'ai enchaîné des petits boulots. Mais cette fois ça y est, j'ai gagné. Je peut vivre de ma passion, et ça veut dire que vous aviez tord, et que j'ai eu raison de m'obstiner, de fermer mes oreilles quand vous me disiez que ça mènerait qu'au chômage.

Alors oui je suis heureux, car pour la première fois depuis que je suis sorti de l'université, j'évolue dans une environnement où ce qui fait mon identité; mes passions, ma culture, ne sont pas un motif de moquerie et de raillerie, mais de respect et de reconnaissance. Où mes valeurs sont partagées par mes supérieurs, mes collègues et mes clients.

Ah ben ça fait du bien de le dire tiens.
Je te conseille de ne pas rester trop longtemps sur ton "petit nuage".
Je suis heureux pour toi que ton taf te convienne et te plaise.
Mais un taf reste un taf.
Demain on peut te coller un chef méga chiant. Ton emploi peut être déplacé, la ligne budgétaire réduite ou supprimée et ton emploi aussi.
Et puis tes besoins financiers peuvent devenir plus importants => ex: études des enfants, aide des enfants, parents âgés dépendants, maisons de retraite, etc.

Ce sont dans ces moments là que l'on apprécie d'avoir de bons revenus et d'être en capacité d'être à la hauteur financière de ce qu'il faut faire.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
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Re: Ces métiers boudés par les Français

Message par latresne »

crepenutella a écrit :
latresne a écrit :


Enfin un français heureux ,tant mieux .
Effectivement oui, je ne boude pas mon plaisir. J'ais mis 7 ans pour enfin obtenir un premier emploi dans un domaines en rapport avec mes études.
Et je suis heureux parce que cela me permet de prouver à ma famille (et au monde) que je ne suis pas le "loufoque" qui a fait des études inutiles pour rien plutôt que de rester auxiliaire de vie ou devenir aide soignant ou ouvrier. Même si mon salaire est minable, je le gagne tout les jours en vendant (et classant) des bouquins et partageant mes savoirs.

Ça peut paraître anecdotique, mais en vérité c'est un arrachement à une condition sociale, à des déterminismes mortifères. Tant que j'étais en échec (à la base pour des raisons de santé), ma famille, mes collègues, considéraient que j'avais eu bien tord de m'intéresser à la culture, que ça sert à rien de toute façon, et qu'il vaut mieux pas se prendre la tête et aller demander s'ils embauchent chez Feu Vert. Pour ces gens le travail c'est pas fait pour être agréable, mais ce qui compte c'est de faire des gamins et avoir un crédit sur une baraque.

Sauf que maintenant, quand je ferai (sans doute bientôt) un gamin avec ma compagne, il grandira dans un monde où il est possible de vivre de la culture, de vivre de l'intelligence et de la poésie, de l'art. Ce sera son quotidien, sa vérité. Cela ne sera plus seulement qu'une loufoquerie de bobo que l'on ne voit que dans les films (genre coup de foudre à Noting Hill), mais sa vie à lui.
Il ne se dira pas " à quoi bon" en regardant Cyril Hanouna, avec pour seul horizon le paysage d'une zone commerciale coincée entre une bretelle d'autoroute et une cité dortoir, à se demander s'il préfère bosser chez mcdo ou chez Carglass.


Ce que je viens de prouver à ma famille, à mon milieu social, c'est qu'on peut échapper à sa réalité de parkings d'hyper marché, de glissières de sécurités entrecoupées de trottoirs en béton, de hangars de taules, et de sacs de ciment. Et que non ce n'est pas "trop dur" comme on me l'a répété toute ma vie, mais qu'il faut seulement s’obstiner, prendre des risques, et beaucoup sacrifier, tout en se rendant disponible à d'improbables expériences (croque-mort pour moi, ce qui impressionne beaucoup les gens, et interpelle sur mon cv). Et ce que j'ai sacrifié, c'est tout simplement ma dignité. Durant 7 ans ou j'ai accepté en me taisant de voir tout mes choix remis en question, d'être méprisé par ce qui faisait ma fierté (mes études). Dans mon univers la reconnaissance vient avec le mariage, les enfants, la maison et la bagnole. Je n'ai rien qui puisse me valoriser à ce niveau, à part une compagne avec qui je vis en concubinage. C'est cela mon sacrifice, celui d'avoir renoncé à tout ce qui m'aurait valu le respect et l'admiration de ma famille et de ceux de mon milieu. Mais je l'ai fait pour quelque chose de plus grand, pour leur prouver qu'on pouvait briser à grand coup de pieds les chaines mentales qui nous lient à notre condition de tacherons inculte.

Que la vie ce n'était pas uniquement ce qu'il y a au bout de la rue, que mâter les filles dans la rue, jouer au foot, insulter les chômeurs, les homos et les arabes en se plaignant des riches au troquet du coin.

C'est juste un taff, pas la panacée, mais qui par l'épanouissement qu'il m'apporte aboli 7 ans de souffrance et sonne comme une validation rétroactive (et certes tardive) de mes choix. Qui me permet de dire: "Je vous l'avez bien dit que si mes aspirations me portaient vers l'art et la littérature, c'est que ma vie ne pourrait jamais se limiter à des taches répétitives et vides de sens à l'usine. Vous m'avez dit que j'étais fou, bizarre, dans la lune, que j'étais un fainéant qui préférait faire des études tranquillement que trouver un vrai travail...que la réalité me rattraperait...,vous avez cru avoir raison, et vaincu mes illusions toutes ces années durant lesquelles j'ai enchaîné des petits boulots. Mais cette fois ça y est, j'ai gagné. Je peut vivre de ma passion, et ça veut dire que vous aviez tord, et que j'ai eu raison de m'obstiner, de fermer mes oreilles quand vous me disiez que ça mènerait qu'au chômage.

Alors oui je suis heureux, car pour la première fois depuis que je suis sorti de l'université, j'évolue dans une environnement où ce qui fait mon identité; mes passions, ma culture, ne sont pas un motif de moquerie et de raillerie, mais de respect et de reconnaissance. Où mes valeurs sont partagées par mes supérieurs, mes collègues et mes clients.

Ah ben ça fait du bien de le dire tiens.

Profite ,je ne veux pas te sabrer le moral ,mais parfois la roue tourne et pas dans le bon sens et vite.
J ne veux pas jouer les oiseaux de mauvaise augure,mais je te préviens .Faut s'y préparer c'est tt ,parce qu'on n' a pas tjrs le vent dans le dos .Jouis ,ce qui est pris est pris.
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Re: Ces métiers boudés par les Français

Message par vincent »

crepenutella a écrit :
latresne a écrit :


Enfin un français heureux ,tant mieux .
Effectivement oui, je ne boude pas mon plaisir. J'ais mis 7 ans pour enfin obtenir un premier emploi dans un domaines en rapport avec mes études.
Et je suis heureux parce que cela me permet de prouver à ma famille (et au monde) que je ne suis pas le "loufoque" qui a fait des études inutiles pour rien plutôt que de rester auxiliaire de vie ou devenir aide soignant ou ouvrier. Même si mon salaire est minable, je le gagne tout les jours en vendant (et classant) des bouquins et partageant mes savoirs.

En voila un qui n 'est pas sorti de la cuisse de Jupiter malgré un pére ingénieur comme quoi la culture n 'est pas un handicap , que bac + 6 n 'est pas indispensable, et que le bénévolat n 'est pas une exploitation , et l' adresse postale un handicap ( Minguettes .....hot )

Thierry Frémaux

Naissance 29 mai 1960 (59 ans)
Tullins, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Directeur de l’Institut Lumière de Lyon
Activité principale
Délégué général du Festival de Cannes depuis 2007
Autres activités
Délégué artistique en 2001

Thierry Frémaux, né le 29 mai 1960 à Tullins (Isère), est directeur de l’Institut Lumière de Lyon, délégué général du Festival de Cannes et président de l'association Frères Lumière.

Biographie
Né en Isère, Thierry Frémaux grandit dans la banlieue lyonnaise, aux Minguettes à Vénissieux, où son père est ingénieur EDF, proche du PSU1.

Initié au cinéma par son père, cofondateur de la première radio libre associative, Radio Canut1, il enseigne le judo dont il est ceinture noire (en 2015 4e dan)2, et étudie l'histoire sociale, obtenant sa maîtrise avec un mémoire consacré aux débuts de Positif3. Il commence un DEA sur l'histoire sociale du cinéma qu'il interrompt après avoir été embauché à l'Institut Lumière4.
Bénévole à l'Institut dès sa création, il en devient salarié sur proposition de Bernard Chardère en 1983 En 1995, il est nommé directeur artistique au côté du président Bertrand Tavernier avec lequel il organise le centenaire du cinéma et la création d'une collection de livres chez Actes Sud, ainsi que la restauration des films des frères Lumière5.

Il organise le Festival Lumière à Lyon depuis 2009.

Il est parrain de Horschamp - Rencontres de Cinéma6 depuis décembre 2017.

Festival de Cannes
Après avoir décliné la direction de la Cinémathèque française en 1999, il est appelé par Gilles Jacob, élu président, au poste de délégué artistique du Festival de Cannes, à la suite du départ précipité d'Olivier Barrot4. Thierry Frémaux négocie cependant de ne pas devoir quitter la tête de l'Institut Lumière4. Officiellement chargé de la programmation des films depuis la 57e édition, il désigne fin 2003 les consultants et membres des deux comités de sélection qu'il dirige, l'un consacré aux longs métrages français et l'autre aux œuvres étrangères7. Après le départ de Véronique Cayla, directrice générale, pour la direction du CNC, il est promu, en 2007, délégué général, chargé à la fois du contenu artistique mais aussi de l'intendance et de la gestion administrative et logistique du festival5.

À la tête de la sélection cannoise, il marque le retour des studios américains sur le tapis rouge (il déclare : « je préfère un bon film commercial à un mauvais film d'auteur »1), ouvre le Palais des festivals aux films de genre et à l'animation, redonne une voix au cinéma documentaire, poursuit l'ouverture aux cinématographies exotiques et prend des risques avec des films engagés4.

En 2002, il inaugure avec Pépé le Moko8 la projection numérique de films classiques restaurés, regroupés ensuite dans la section Cannes Classics, fondée en 2004.

En 2012, il est parrain d'honneur de la 10e édition Visions Sociales organisé par la Caisse centrale des activités sociales (CCAS) des industries électrique et gazières à la Napoule9.

C 'est trés bien ce que vous avez réalisé , mais prenez du recul , le pére de Thiérry Frémaux était au PSU , le fils estpartie ailleurs
oups
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Re: Ces métiers boudés par les Français

Message par oups »

crepenutella a écrit :
latresne a écrit :


Enfin un français heureux ,tant mieux .
Effectivement oui, je ne boude pas mon plaisir. J'ais mis 7 ans pour enfin obtenir un premier emploi dans un domaines en rapport avec mes études.
Et je suis heureux parce que cela me permet de prouver à ma famille (et au monde) que je ne suis pas le "loufoque" qui a fait des études inutiles pour rien plutôt que de rester auxiliaire de vie ou devenir aide soignant ou ouvrier. Même si mon salaire est minable, je le gagne tout les jours en vendant (et classant) des bouquins et partageant mes savoirs.

Ça peut paraître anecdotique, mais en vérité c'est un arrachement à une condition sociale, à des déterminismes mortifères. Tant que j'étais en échec (à la base pour des raisons de santé), ma famille, mes collègues, considéraient que j'avais eu bien tord de m'intéresser à la culture, que ça sert à rien de toute façon, et qu'il vaut mieux pas se prendre la tête et aller demander s'ils embauchent chez Feu Vert. Pour ces gens le travail c'est pas fait pour être agréable, mais ce qui compte c'est de faire des gamins et avoir un crédit sur une baraque.
Crepenutella , comme quoi c'est possible en traversant une rue certe tres large et jonchee de sacrifices .Content pour vous :hello:
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Re: Ces métiers boudés par les Français

Message par Victor »

crepenutella a écrit : Bah en ce qui me concerne j’ai compris que si à 29 ans j’avais les épaules fichues, il me fallait urgemment trouver une solution maintenant. J’ai donc capitalisé à mort sur mes passions et mes diplômes en profitant de mon chômage comme matelas en cas de problème, et mes propres économies. Ce qui me donne facilement deux ans de vie en autonomie, voir trois. Finalement j’ai trouvé un type assez fou pour me donner ma chance comme libraire, et ça roule. Boulot que je suis allé cherché à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi, m’obligeant à payer deux loyers et m'éloigner de ma compagne, ( ce n’est donc qu’une première expérience pour me mettre le pied à l’étrillé, me faire une ligne dans le cv; bref un investissement ) Je me découvre une vraie aisance commerciale, et surtout enfin je peux travailler dans un milieu où je suis reconnus pour mes connaissances, et apprécié pour cela...un vrai bonheur après avoir été auxiliaire de vie et croque-mort...je revis. Ça et la formation de bibliothécaire que je commence en septembre, j'espère bien pouvoir continuer sur ma lancé, soit comme libraire, soit comme bibliothécaire, je m'en fiche. En attendant c’est un véritable bonheur de pouvoir dire: « je suis libraire ». Hier j’ai rencontré le fondateur du festival de polar d’une grande ville française,avec qui j’ai parlé dix minutes de littérature, de son grand père blessé dans les tranchées, et qui est reparti avec 80e de bande dessinées que je lui ai fait découvrir...ça ça m’éclate! Enfin voilà c'était une aparté.
Non ce n'est pas un aparté (nom masculin, au fait), tu es complètement dans le sujet.
Ce nouveau job, ce n'est pas courir derrière le camion poubelle.
Ce nouveau job, ce n'est pas bosser dans une cuisine avec des horaires de dingues
Ce nouveau job, ce n'est pas monter des poutrelles d'acier sur un chantier
…
C'est un boulot pas physiquement fatigant, pas salissant, …
pas un de ces métiers boudés par les français, en fait !
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Ces métiers boudés par les Français

Message par sofasurfer »

Victor a écrit :
crepenutella a écrit : Bah en ce qui me concerne j’ai compris que si à 29 ans j’avais les épaules fichues, il me fallait urgemment trouver une solution maintenant. J’ai donc capitalisé à mort sur mes passions et mes diplômes en profitant de mon chômage comme matelas en cas de problème, et mes propres économies. Ce qui me donne facilement deux ans de vie en autonomie, voir trois. Finalement j’ai trouvé un type assez fou pour me donner ma chance comme libraire, et ça roule. Boulot que je suis allé cherché à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi, m’obligeant à payer deux loyers et m'éloigner de ma compagne, ( ce n’est donc qu’une première expérience pour me mettre le pied à l’étrillé, me faire une ligne dans le cv; bref un investissement ) Je me découvre une vraie aisance commerciale, et surtout enfin je peux travailler dans un milieu où je suis reconnus pour mes connaissances, et apprécié pour cela...un vrai bonheur après avoir été auxiliaire de vie et croque-mort...je revis. Ça et la formation de bibliothécaire que je commence en septembre, j'espère bien pouvoir continuer sur ma lancé, soit comme libraire, soit comme bibliothécaire, je m'en fiche. En attendant c’est un véritable bonheur de pouvoir dire: « je suis libraire ». Hier j’ai rencontré le fondateur du festival de polar d’une grande ville française,avec qui j’ai parlé dix minutes de littérature, de son grand père blessé dans les tranchées, et qui est reparti avec 80e de bande dessinées que je lui ai fait découvrir...ça ça m’éclate! Enfin voilà c'était une aparté.
Non ce n'est pas un aparté (nom masculin, au fait), tu es complètement dans le sujet.
Ce nouveau job, ce n'est pas courir derrière le camion poubelle.
Ce nouveau job, ce n'est pas bosser dans une cuisine avec des horaires de dingues
Ce nouveau job, ce n'est pas monter des poutrelles d'acier sur un chantier
…
C'est un boulot pas physiquement fatigant, pas salissant, …
pas un de ces métiers boudés par les français, en fait !

Fatiguant, salissant, et surtout très mal payé, ce qui explique tout! Dans un monde logique, les infirmières devraient etre payées le triple car elles sauvent des vies et les traders devraient etre payés au smic car ils détruisent des vies. Actuellement l'ordre des choses n'est pas logique, pas naturel, forgé par les basses nécessités a très court terme...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

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crepenutella
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Re: Ces métiers boudés par les Français

Message par crepenutella »

Tout a fait, j’ai fais les deux. Des métiers que personne ne veut faire et qui n’arrivent pas recruter, et là un métier plus sympa. Au final je suis parti de mon précédent boulot parce que il m’a bousillé les épaules, et je ne perdait qu’un smic financièrement...pourquoi aurais-je dû rester? Ce genre de boîte doivent devenir plus attractive si elles veulent garder leur personnel et ne pas devoir toujours recruter des inconnus...mais de toute évidence elles s’en foutent; elles font semblant de râler pour signifier qu’elles veulent encore plus de flexibilité de leur main d’oeuvre, mais dans les faits, elles sont heureuses qu’il y est du turn over sinon elles chercheraient à garder leur personnel. Je suis parti en bon terme, et même avec un né rupture conventionnelle; mais il n’y avait rien de bien intéressant qui puisse m’y faire rester, sinon un horizon de blessure et de problèmes articulaires et un smic amélioré en fin de carrière.
10:5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison!

10:6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.
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