beaucoup de blabla pour ne rien direJiimmy a écrit : 13 mars 2022 17:45J'aime bien cette définition. Elle rejoint un peu celle que je me fais concernant l'acception de l'intelligence (c'est peut-être pour cela que je l'aime bienlotus95 a écrit : 13 mars 2022 16:33 Bien sûr ... l'intelligence (chacun en donne une définition qui conforte son idéologie, souvent élitiste du reste) , n'est pas la quantité de savoirs ou diplômes acquis, ni la réputation des écoles fréquentées , mais la capacité de traduire ces connaissances en actions pertinentes selon les contextes, surtout si on parle de politique au plus haut niveau de responsabilités.
Et dans ce cadre, je dirais que l'intelligence ne suffit pas, loin de là, il faut encore suffisament de conviction et d'objectivité pour que les objectifs poursuivis cadrent avec l'intérêt national, sans interférence qui vienne polluer ces objectifs, et suffisamment d'humilité pour intégrer toutes les couches sociales dans les politiques menées.
Autant dire qu'on parle du mouton à 5 pattes si on se réfère à l'armée d'égocentriques et de parasites aux dents longues qui jouent des coudes pour profiter des avantages de la fonction.
Donc ceux qui qualifient bêtement les individus lambda d'imbéciles sous prétexte qu'ils ne sortent pas de grandes écoles ne font que traduire leur propre bétise et leur aveuglement idéologique ; quand on voit que ce quinquennat, sur fond permanent d'ordonnances et de procédures accélérées, n'a engendré que démolition de droits , de services publics, et pillage des richesses du pays au profit d'une infime minorité, on se dit que n'importe quel crétin peu féru de démocratie et d'équité aurait été capable de faire de même ...
ça ne réduit pas pour autant ceux qui ont gouverné à de sombres bétas, leur intelligence a seulement été orientée selon leurs intérêts et ceux de leurs sponsors. Donc l'intelligence, tout dépend de ce qu'on en fait, en l'occurrence elle n'est rien sans l'intégrité qu'on est en droit d'attendre de ceux qui prétendent à la gouvernance d'un pays.). En somme, il n'est pas pertinent de détacher l'intelligence de la morale (même si cette dernière est certainement bien + relative qu'on ne peut spontanément le penser) et celle-ci doit s'apprécier (l'intelligence) de manière globale en jugeant notamment des finalités que l'on poursuit.
Dans cette perspective, un génie du mal, un haut fonctionnaire véreux mais fortement doué dans ce qu'il entreprend, ne seraient pas des êtres intelligents car n'oeuvrant pas au service de la collectivité et du bien de manière plus générale, mais uniquement pour leur propre intérêt au détriment de nombre de personnes qui se retrouveraient, indirectement, lésées par leurs actions.
L'être intelligent serait donc l'être sage qui mènerait une vie honnête, positive pour son entourage, au service des autres, développant des actions qui permettraient à la morale collective de progresser. L'être intelligent serait donc l'être qui fait les bons choix. Il serait ainsi + aisé de jauger de l'intelligence d'une personne qu'avec des critères aussi flous et subjectifs que ceux que chacun utilise présentement selon ses intérêts (puisque l'on aura peut-être tendance à accorder de l'importance à ceux que l'on imagine nous favoriser) même si définir l'intelligence comme je viens de le faire peut sembler relever de cette démarche.
on n'est pas sous un arbre à palabre africain où l'on parle pour ne rien dire et où l'aime s'ecouter parler

