Victor a écrit :
Les frontières de la Gaule et de la France actuelle sont tout de même assez proches ....
Je ne vois pas comment on peut affirmer qu'elles ne correspondent pas. A moins, encore une fois, de mettre en oeuvre une volonté délibérée de déconstruction du récit national, donc de l'identité française.
L'identité française a été profondément et régulièrement bafouée par les gauchistes en tout genre. Ils ont insufflés dans notre pays la haine de soi, la haine d'être français. On en voit aujourd'hui le résultat malheureusement partout dans notre pays.
Il suffit de lire les publicités, quand on veut mettre en avant les produits français ou le savoir-faire français, on parle de "french touch", comme si on avait honte de parler en bien de la France en français !
Les gauchistes n'ayant jamais gouverné ce pays, sa situation est de la responsabilité de la Droite et de la Gauche, qui n'a rien de gauchiste, mais se réclame des mêmes valeurs que la Droite: l'Argent, le Marché, la Nation et ses intérêts partout (????) dans le monde.
L'identité française n'est pas "bafouée" par les gauchistes.
Les gauchistes défendent l'idée de classe et rejettent l'idée de nation: ce sont deux idées incompatibles.
L'idée de classe, internationale, on l'a vu, aurait pu éviter la boucherie de 1914-18, et celle de 1939 -45, annoncée dès la fin de la précédente.
La nation est une idée qui s'est affirmée à partir de 1789.
L'idée d'identité nationale est plus récente et liée au régime de Vichy, grand spécialiste du mensonge propagandiste et du culte de la personnalité, et des "héros" qui ont fait la grandeur de "LA France".
Les frontières ont beaucoup varié, la langue aussi, ainsi que les lois.
Vous persistez dans le mensonge, Victor, mais nous savons pourquoi.
Si tous les Français sont unis, alors ils peuvent marcher au pas et enrichir les gros "la fleur au fusil".
Mais ce que vous dites recouvre une certaine réalité.
Oui les Français se haïssent, se divisent, se frappent.
D'abord pour savoir qui est le plus Français, depuis quand, c'est à dire légitime à gagner plus que son voisin, ou envier au contraire sa situation.
Oui, la culture française est menacée: sa langue, son art (le classique pas le content pour rien qui confond expression, création et...transgression), ses traditions, ses paysages et ses régions diverses.
La langue anglo-saxone remplace (au lieu d'enrichir) la langue française par l'intermédiaire du commerce international, des marques et de la technologie.
On dit "fun" au lieu de plaisir ou d'amusement.
On like au lieu d'aimer.
Les promotions deviennent des beautiful days.
Une boisson devient un drink.
Les exemples sont innombrables et leur nombre croît de jour en jour.
Dans le même temps les hangars commerciaux, les chantiers, les Mac Do's envahissent et défigurent les paysages.
La violence sociale, la violence tout court sont partout.
Les jeunes ont de plus en plus de mal à distinguer la réalité de la fiction, tandis qu'ils passent de plus en plus de temps devant des séries vulgaires, violentes où les morts et les détonations sont plus nombreux que les mots.
Des séries diffusées par des chaînes privées, financées par les annonceurs capitalistes.
Sans parler des jeux vidéos ultra-violents.
Les traditions sont reléguées au Musée ou travesties en marchandises "made in China".
La publicité donne des modèles de comportement et de réactions débiles, infantiles ou narcissiques.
Le savoir, la culture, le passé sont ignorés et méprisés, les vieux ridiculisés et relégués dans les maisons de retraite.
C'est ça LA France qui ne va pas.
Et ce n'est pas la faute des "gauchistes": c'est de la responsabilité TOTALE des entreprises, du commerce, du capitalisme VENERES PAR LA DROITE qui a le culot de prétendre que la France est un pays de tradition catholique, fille aînée de l'Eglise, alors qu'elle se prosterne devant le Veau d'Or.
Alors elle vient cette page de manuel scolaire?
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"