Kelenner a écrit : 20 juillet 2020 22:18
De fait, si, ce type de loi impose par la peur à tous les individus d’adhérer à la foi officielle ou de taire toute critique à son égard. D’autres pays vont même encore plus loin en criminalisant toute pratique religieuse non islamique, ce qui a au moins le mérite d’être moins hypocrite que tes justifications poussives.
Pour le reste tu me prends pour un imbécile avec la confusion volontaire entre critique d’une religion et dénigrement de ses adeptes : par leur croyance même, les musulmans rejettent le judaïsme, ce qui n’empêche en rien de respecter les juifs en tant qu’individus, exactement de la même façon que considérer l’islam comme une croyance puérile et absurde n’équivaut absolument pas à insulter les musulmans en tant que personnes.
Le « sacré » c’est purement personnel et ça ne peut pas être imposé aux autres, c’est aussi simple que cela.
Si demain vous me demandez de cesser de railler votre croyance religieuse dont je me moquais auparavant, seriez-vous pour autant dans une démarche d'imposition de votre croyance ? Bien évidemment non, votre volonté d'être respecté dans ce que vous considérez comme sacré ne fera nullement office de prosélytisme. Attendre le respect, ce n'est pas imposer ce à quoi l'on croit.
Quant au fait d'interdire la critique, je crains que nous ne soyons pas bien placés en France pour porter ce discours dans d'autres pays étant donné que cela est notre cas sur des sujets comme le sionisme par-exemple (l'on se souvient notamment du traitement réservé à la campagne BDS ou à ceux dénonçant cette idéologie et que l'on tente de museler par de fausses accusations en lien avec l'holocauste).
Quant au dernier élément. Vous dites que se moquer des Versets d'une religion, ce n'est pas insulter ses fidèles. Mais cela est un avis qui vous est propre. Ce n'est ni à vous, ni à moi, ni à qui que ce soit de décider de ce que doit être la sensibilité d'untel ou untel. En l'occurrence, les Musulmans vous disent que se moquer de leur Dieu c'est hautement attentatoire à leur dignité, cela revient à les insulter de manière extrêmement grave. De quelle façon peut-on décréter, pour les autres, ce qu'ils se doivent de prendre en tant qu'insultes ou non.
De la même façon que personne n'est légitime à définir votre sensibilité, il me parait nécessaire que de respecter celle des autres et ce notamment dans une optique de vivre-ensemble.