Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
Il manque quelques prix Georges.... 
Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
Au delà des comptes d'épicier, Paris reste une des villes les plus chères du monde après Singapour!GEORGES a écrit : C'est bien pire à Genève qu'à Paris, manger au restau à midi sans vin c'est 45 CHF mini. Soit 37€ environ.
A Annecy, Annemasse, St Julien, Cruseilles côté français tu manges au restau pour 12 - 15€ toujours sans vin.
- sacamalix
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Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
Ce sera finalement non à plus de 76% au salaire minimum. Les Suisses devaient se prononcer ce dimanche, par référendum d’initiative citoyenne, sur la proposition de l’Union syndicale suisse (USS) d’instaurer un smic à 4 000 francs dans tout le pays. « Au lieu de voter sur le principe, les gens ont voté sur le chiffre », regrette Charly Schwarz, conseil en marketing politique installé à Genève.
Un salaire minimum à 3 300 euros ? Le montant, environ 2,3 fois son équivalent en France, aurait été l’un des plus élevés au monde. Le chiffre a été brandi par le patronat qui a fait craindre un risque de chômage – un comble dans un pays où ce taux est à 3%.
A bien y regarder, les 22 francs suisse de l’heure qu’auraient représenté ce salaire minimum ne sont pas si élevés que cela si l’on considère que :
-seulement 9% des salaires sont en-dessous de ce montant, à en croire l’argumentaire en faveur de l’initiative ;
-le salaire médian (50% des salariés touchent plus, 50% moins) en Suisse s’élève à plus de 6 000 francs suisses, soit 2,3 fois son équivalent en France ;
-nombre de gros employeurs ont déjà instauré un salaire minimum de ce montant, comme la chaîne de hard-discount Lidl ;
-le coût de la vie est nettement plus élevé en Suisse qu’en France : le panier moyen coûte 126 francs suisse de l’autre côté des Alpes, contre 104 en France, selon l’Office fédéral des statistiques (OFS) ;
-surtout, ce chiffre ne veut rien dire en soi, dans les montagnes, vous êtes le roi du monde, mais à Genève, vous ne pouvez pas vous loger correctement avec cette somme.
Malgré son échec, cette initiative a permis de soulever d’autres débats que celui sur le salaire minimum.
Si la Suisse a longtemps évité d’instaurer un smic, c’est que les salaires augmentaient largement assez vite, au point qu’il n’était pas besoin, en quelque sorte, de réclamer.
Jean Batou, professeur à l’Institut d’histoire économique et sociale de l’université de Lausanne, a expliqué à SwissInfo.ch que durant les Trente Glorieuses, « la croyance en l’“exception suisse” était très ancrée : on pensait qu’il était possible d’obtenir des augmentations de salaires sans lutte syndicale ».
Le mouvement syndical suisse s’est longtemps intéressé en priorité aux ressortissants nationaux, masculins et qualifiés. Or ces populations représentent à l’heure actuelle une proportion décroissante du salariat, à l’inverse des femmes et des immigrés à faible qualification actifs dans la vente, les services personnels (coiffure, soins du corps, etc.), le nettoyage ou l’hôtellerie-restauration, des secteurs peu organisés syndicalement.
Comme le soulignent les partisans de l’initiative citoyenne, instaurer un salaire minimum aurait permis de lutter contre la discrimination salariale dont sont victimes les femmes. En effet, « plus des deux tiers des 330 000 personnes qui gagnent moins de 22 francs de l’heure sont des femmes. Beaucoup de branches sont concernées, du commerce de détail aux soins privés à la personne, en passant par les centres d’appels et le nettoyage ».
Si la Suisse se classe au troisième rang européen des pays à plus fort pouvoir d’achat, derrière le Luxembourg et la Norvège, elle fait moins bien pour ce qui est des inégalités :
« La somme des revenus des 20% les plus riches est 4,4 fois supérieure aux revenus cumulés des 20% les plus pauvres. » A peu près comme en France, mais loin de la Norvège ou de l’Islande.
Le référendum du 9 février dernier, « contre l’immigration de masse », qui a ouvert la voie à une remise en cause de la libre circulation des personnes, avait révélé une profonde division au sein de la confédération helvétique entre :
-des populations vivant en milieu rural et qui craignent la libre circulation de la main d’œuvre étrangère ;
-des population plus âgées qui redoutent l’arrivée de contingents de transfrontaliers surqualifiés, attirés par les salaires, venant concurrencer la main d’œuvre locale, mais retournant dormir et dépenser leur argent en France ou en Allemagne.
Ce refus d’instaurer un salaire minimum révèlerait cette fois une peur du chômage, tout aussi fantasmée que celle de l’invasion migratoire.
Alors que le pays discute de l’éventuelle instauration d’un revenu universel inconditionnel, les voix les plus conservatrices arrivent à capter une audience importante.
Le parti ultra-conservateur UDC est devenu le premier parti de la Confédération, même s’il n’a qu’un seul élu au conseil fédéral. Il se nourrit du rejet de l’immigration et illustre bien les tensions qui traversent le pays. Selon Frédéric Burnand, journaliste à SwissInfo :
« La Suisse arrive à l’heure des grands choix. Elle va devoir répondre à la question de la relation avec ses voisins, décider si elle reste un pur Etat tiers comme n’importe quel pays hors d’Europe ou si elle se raccommode avec l’UE. Il est paradoxal de voir ce rejet de l’immigration alors que le pays en a toujours tiré profit. »
Hervé Naillon, français installé à Lausanne pour animer le G21, analyse ainsi ces mouvements de la société civile :
« La question qui était posée dans le fond est : peut-on vivre en démocratie s’il y a trop d’inégalités ? C’est le modèle suisse lui-même, le vivre ensemble confédéral, qui est remis en cause si une partie de la population reste à l’écart de la prospérité. Cela peut paraître étonnant vu de France mais le passage de quatre à six semaines de congés payés a par exemple été refusé par référendum. Les Suisses estiment parfois que le vivre ensemble est plus important que les bénéfices personnels. »
Pas cette fois.
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
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Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
Mettre une source, c'est trop demandé ? http://rue89.nouvelobs.com/2014/05/18/p ... mic-252258sacamalix a écrit :
Si on avait parlé du bout du monde ou de je sais pas quoi, je veux bien mais là, y'a qu'à traverser la frontière pour voir que les salaires sont nettement mieux corrélés à la valeur ajoutée générée par l'employé qu'en France.
La Suisse se porte mieux que la France avec pas le quart de la moitié de ce que "le monde entier nous envie" et ça les fait chier chez ru89... pas étonné mais c'est tellement désespérant.
Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
Faut voir d'où ils tirent leur pognon.
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Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
De leur sueur, ou de celle des autres ?Kelenner a écrit : Faut voir d'où ils tirent leur pognon.
Lion a écrit :
Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
D’où ?Kelenner a écrit : Faut voir d'où ils tirent leur pognon.
Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
D'apres vous, si la meme votation avait ete propose aux Francais, quel aurait ete le resultat?
- sacamalix
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Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
L'article de rue89 montre qu'on est déjà dans cette situation en France (montant 2,5 fois moindre mais coût de la vie 2,5 fois plus bas...)NSC a écrit : D'apres vous, si la meme votation avait ete propose aux Francais, quel aurait ete le resultat?
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
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Re: Un SMIC à 3 300 € en suisse ?
Moi j'pense qu'avec l'enfumage que fait le MEDEF par la voix de Gattaz, sur le fait que nous somme des salariés déjà bien trop payé, le résultat serait encore pire que celui des Suisses, à savoir 95 % des gens qui diraient "non" ..NSC a écrit : D'apres vous, si la meme votation avait ete propose aux Francais, quel aurait ete le resultat?
Lion a écrit :