Stounk a écrit : Premier constat: du boulot, il n'y en a pas assez. C'est le cas depuis des décennies, c'est le cas dans toutes les grandes économies, y compris dans celles qui vont "bien", cf le recours massif au temps partiel et les moyennes de nombre d'heures travaillées par semaine.
Deuxième constat: il y en aura de moins en moins. Robotisation, intelligence artificielle, ce sont des secteurs qui font des bonds de géants et on ne peut pas miser sur le fait que les emplois détruits soient remplacés par de nouveaux emplois concernant ces nouvelles technologies. Ce n'est pas ce que l'on peu observer depuis des décennies.
Ceux qui attendent le retour du plein-emploi (à temps plein pour tout le monde, pas les taux de chômage qu'on nous sert comme modèle tels US ou Allemagne qui cachent un recours massif au temps partiel, donc mal payé) depuis plus de 40 ans sont des utopistes déconnectés de la réalité de notre époque.
Voilà pourquoi, même si cela sera difficile à mettre en place, d'une manière ou d'une autre, le revenu universel est incontournable à plus ou moins long terme. La population ne semble pas prête (on verra ce qui ressort des élections) parce qu'elle n'a majoritairement pas compris le contexte et reste pétrie d'aprioris, mais c'est inéluctable.
La France n'est plus ni compétitive ni attractive. Tout a été fait pour faire fuir les investisseurs, 35 heures, impôts sur les bénéfices ,charges patronales, droit du travail.
Le boulot est partit ailleurs. En Europe de l'Est, par exemple.
Qu'est-ce qu'on a fait pour réagir ? retrouver de la compétitivité ? => NON.
On a profité de l'euro et des taux d'intérêts très faibles pour financer par de la dette un traitement social RSA, CMU, etc.
et on a créé de nombreux postes de fonctionnaires eux aussi financés par de la dette.
Bref on a mis des cataplasmes sur une jambe de bois ...
Le revenu universel, c'est continuer cette mauvaise politique mais en pire.
Si on ne réajuste pas notre compétitivité et que l'on fait l'autruche, le réajustement se fera finalement mais de manière très violente. C'est à dire qu'un avenir sans aucun assistanat social (plus moyen de le financer), un SMIC à 600, 700 euros et les autres salaires terriblement revus à la baisse (bref un scénario à la grec) est tout à fait possible si on ne réagit pas rapidement.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville