Kelenner a écrit : Comme toujours, ces braves électeurs de droite se retrouvent pris au piège de leurs contradictions : ils veulent moins de fonctionnaires pour économiser 20 centimes, résultat on ferme des classes quand y a plus assez de mômes, fallait réfléchir avant.
Et bien pour un enseignant, tu ne connais pas bien les chiffres.
L'EN est le premier poste de dépense publique en France ... Près de 7% du PIB. Alors que l'armée réclame par exemple un petit 2% du PIB et n'est pas entendue.
Près de 150 milliard d'euros pour l'EN. (on est vraiment loin des 20 centimes

).
Un budget en hausse constante je te laisse regarder le graphique dans ce lien (voir l'évolution en prix constant).
http://www.education.gouv.fr/cid61665/p ... u-pib.html
Depuis 1980, la dépense intérieure d'éducation est orientée à la hausse (figure 1). Après des années de croissance soutenue (+ 3,1 % par an en moyenne de 1980 à 1996 en prix constants), la hausse est ralentie depuis 1997 (+ 0,9 % en moyenne annuelle).
La crise de 2008-2009 n’a pas affecté immédiatement
les dépenses d’éducation qui ont crû en 2009 de 2,9 %. En revanche, de 2010 à 2012, avec la politique de maîtrise des dépenses budgétaires, la DIE décroît (- 0,4 % puis - 0,7 %). À partir de 2013, elle reprend une croissance modérée (+ 1,5 % en 2013, + 0,9 % en 2014, stable en 2015 et + 1,1 % en 2016) : cette croissance est notamment soutenue par celle du budget de l’État dédié à l’enseignement scolaire, qui augmente de 1,6 % en 2016 (Les budgets consacrés à l’enseignement scolaire correspondent aux programmes de la Mission interministérielle de l’enseignement scolaire [MIES]).
Bref, il vous en faut toujours plus. Toujours plus d'argent, en grande partie emprunté. C'est à cause de l'EN, première dépense publique en France, que la dette publique atteint des sommets, des records qui risque de nous péter en pleine gueule.
La France fait partie des pays qui dépensent le plus dans l'éducation,...., avec les résultats lamentables que l'on sait.
L'EN, c'est le scandale national. En 2009, en pleine crise, et bien pas de problème pour l'EN : + 2,9 % tranquille.
Alors que moi et beaucoup d'autres perdaient leur emploi ... L'EN continuait son petit bonhomme de chemin en coûtant toujours et toujours plus cher aux pauvres contribuables.
Quand on voit ces chiffres, on comprend pourquoi les enseignants sont pour la plupart complètement déconnectés du monde réel et s'imaginent que les budgets sont infinis, que les crises économiques n'existent pas ... Et pourquoi ils se font aussi facilement bernés par un Mélenchon. Tout s'explique.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville