Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

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hulneb
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par hulneb »

Anne32 a écrit : 03 septembre 2020 08:40 Si notre justice déplaît aux donneurs de leçons, ...
Ou vous attendez le verdict, et pourrez critiquer le laxisme des juges, ou vous essayez (mais c'est mission impossible) de raisonner sainement.....Ca changerait
Oh, ça suffit peut-être Anne de voler au secours de juges, magistrat, procureurs & C° alors que tout le monde constate que quelques soient les fautes ou manquements si énormes soient-ils, volontaires ou non, ILS NE SERONT JAMAIS PUNIS PAR LES LEURS, SEUL A AVOIR CE POUVOIR.

Nous nous souvenons du procès d'Outreau où le principal responsable du fiasco (mais pas le seul) ne risquait que "Pour Le Figaro, c'est joué. Le juge va écoper d'une "réprimande avec inscription au dossier", une sanction inférieure à celle qu'avait requise la chancellerie, "l'exclusion temporaire des fonctions pour une durée maximale d'un an".
S'il est sanctionné, il sera le seul à "payer" pour ce fiasco judiciaire..."
sur www.lexpress.fr/actualite/societe/justi ... 56165.html

S'il est condamné à 'maximum 1 an d'exclusion de ses fonctions' il garde son salaire. S'il a une réprimande : il garde son job ET son salaire.

A ma connaissance le pire traitement infligé à un juge fautif même pour fait gravissime est "la mutation temporaire dans une autre juridiction" !
Et que penser de ce que nombreux parmi nous ont vécu face à un juge quel qu'il soit face à des preuves, des témoignages, rend un jugement après avoir lu le dossier 'en diagonale' alors qu'il a déjà décidé avant quelle orientation il va donner à l'affaire :evil:
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par mic43121 »

Jiimmy a écrit : 03 septembre 2020 12:14
mic43121 a écrit : 03 septembre 2020 11:21
Les Yezidis vivent bien en Iran ?
Quand au procès (le sujet) peine de mort rétablie pour tous les complices des tueurs.
Un bateau à 10bornes des côtes et on les balance à la mer . :ange:
Pas sépulture ça attire les mouches..
:XD:
Ils sont originaires du territoire de l'Iran actuel mais l'on en retrouve un peu partout en Asie (Jordanie, Syrie, Turquie, Irak, Arménie, Géorgie etc...).

Sinon, je pensais que vous étiez contre la peine de mort (à titre personnel j'y suis favorable). Notez que c'est bien ainsi, de cette façon vous comprenez la pertinence de mes propos lorsque je reproche, par-exemple, aux autorités Françaises d'être complices de crimes contre l'humanité lorsqu'elles collaborent avec des régimes qui tuent et/ou vendent des armes à des pays qui tuent des civils avec (Arabie Saoudite par-exemple).


Ne m'explique rein …je n'ai pas de leçons a recevoir d'un iman islamiste .
:XD:
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Crapulax
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par Crapulax »

.........................................Attentats de janvier 2015: Des accusés qui refusent l’étiquette terroriste......................................


Ce jeudi, la cour d’assises spéciale de Paris a commencé l’examen des personnalités des accusés. Il révèle une palette de délinquants de droit commun, sans incursion dans la violence islamiste.

Les accusés présentaient tous un casier judiciaire bien chargé.

Ils ne découvrent pas les tribunaux – ils ont tous été déjà condamnés –, mais leur présence dans une cour d'assises spécialement composée pour juger de crimes terroristes détonne dans leur parcours. La personnalité des premiers accusés des attentats de janvier 2015 dont la cour a entamé l'examen, ce jeudi, révèle une palette de délinquants de droit commun, plus ou moins chevronnés, mais aucune incursion dans la violence islamiste. Et s'ils n'occultent pas leur passé chargé, ils refusent l'étiquette terroriste qui colle à leur peau.

Handicapé par un grave accident survenu lors de son enfance, Abdelaziz Abbad a de lourds antécédents judiciaires : des affaires de stupéfiants, mais aussi une condamnation à 25 ans de prison aux assises pour complicité d'assassinat. Un casier chargé, mais dans un registre très différent que celui qui lui vaut d'être dans ce box. « Ma famille est très surprise et choquée de me voir dans ce genre d'histoire », indique cet homme de 36 ans, soupçonné d'avoir joué un rôle dans la fourniture des armes qui ont atterri entre les mains d'Amedy Coulibaly. « Je partage la souffrance des victimes », dit-il.

Ancien camarade de détention d'Amedy Coulibaly, Nezar Mickaël Pastor Alwatik dit d'une voix douce toute sa douleur d'être mêlée à ce dossier. « Je ne mets pas dans une position de victime. Elles sont dans la salle. Mais il n'y a rien de pire que d'être accusé de choses que vous n'avez pas faites », insiste cet homme qui avait multiplié les échanges avec son ami les jours précédant ses crimes. « J'ai été considéré comme coupable dès le début. Dès le début on a fait de moi un terroriste, un djihadiste », déplore-t-il.

«Je suis vacciné contre le terrorisme depuis longtemps»:

Miguel Martinez raconte, lui, son rapport intime avec la religion. Très marqué par le suicide de son père lorsqu'il a 9 ans, il se tourne très jeune « vers Dieu » et fait le choix de la religion musulmane, celle que pratique la majorité des habitants de son quartier de Revin (Ardennes), mais aussi celle de son grand-père algérien.

« La religion m'a aidé à chaque problème dans ma vie », explique cet homme de 38 ans qui a aussi perdu sa mère. Alors qu'il avait intégré une classe de sports-études en basket, son caractère impulsif le rattrape. Multipliant les bagarres, il est exclu. Et dès sa majorité, il s'épanouit surtout dans la délinquance avec un casier garni de 18 mentions : des affaires de stupéfiants, de vol ou de violences essentiellement. Du pur droit commun.

«Je suis vacciné contre le terrorisme depuis très longtemps, insiste cet accusé lui aussi poursuivi dans le volet armes.Je me suis converti dans les années 90, pendant les années noires en Algérie dont mes amis me racontaient les horreurs.J'ai profondément honte d'être au tribunal dans une affaire comme ça.Et je me sens mal à l'aise par rapport aux familles des victimes comme si j'étais responsable de leurs malheurs alors que c'est faux.»

« Je reconnais la douleur des parties civiles », avance lui aussi Michel Catino, qui met en avant sa propre souffrance après la mort accidentelle d'un de ses fils. Agé de 68 ans – c'est l'accusé le plus âgé – ce Belge qui souffre de diabète est surtout connu pour un vice en particulier : le jeu.

Ancien tenancier d'un café, il a dû fermer l'un de ses établissements lorsqu'une descente de police met à jour l'existence d'un tripot de jeu de cartes clandestin. Son parcours est émaillé d'une succession de petites combines, mais ses proches s'accordent à souligner sa gentillesse. « C'est un homme très serviable qui a toujours été là pour moi et ses petits-enfants, souffle son fils, très ému à la barre. Il n'a rien à voir avec tout ça. »
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/faits-divers/ ... 378238.php
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par Crapulax »

......................«Ce jour-là, ils nous ont tous tués»: Au procès des attentats de janvier 2015, le traumatisme des rescapés....................


Des employés qui travaillaient dans la rue ont témoigné ce mardi au procès des attentats.

La cour d’assises spéciale a commencé ce mardi à entendre ces «victimes oubliées» des attaques terroristes. Plus de cinq ans après, leurs vies restent bouleversées, entre angoisse et sentiment de culpabilité.

L'odeur de poudre, le regard des terroristes, leurs armes lourdes, leurs cagoules et leurs gants. Et puis la peur, celle de mourir, celle de voir d'autres personnes mourir. La peur aussi que les hommes en noir reviennent. Et enfin la culpabilité, pour certains, de n'avoir rien pu faire. Ce mardi 8 septembre, dans la matinée, ont débuté les auditions des parties civiles dans le procès des attentats de janvier 2015.

Quatre employés de la rue Nicolas-Appert (Paris XIe) ont témoigné. Tous ont croisé les frères Kouachi lorsque ces derniers cherchaient la rédaction de « Charlie Hebdo ». Ils n'ont pas été physiquement blessés, mais accusent encore aujourd'hui le coup de cette funeste matinée.

« L'attentat, c'est comme une cicatrice. Je la vois tous les jours, elle ne me gêne pas. Mais si je commence à gratter, elle me fait mal. Ce jour-là, ils m'ont tuée, ils nous ont tous tués. » Cette employée de la rue de « Charlie Hebdo » a vu Chérif et Saïd Kouachi entrer dans son bureau, pointer une Kalachnikov sur ses collègues et elle, puis tirer dans le plafond lorsqu'ils leur ont répondu ne pas savoir où se trouvait l'hebdomadaire. « Je regardais leurs yeux, j'essayais de comprendre », témoigne-t-elle.

Depuis, cette femme d'une soixantaine d'années souffre des répercussions liées à cet épisode traumatique. Selon un bilan psychologique lu par la cour, l'ancienne secrétaire commerciale présente des troubles de la concentration, de l'attention, est « hypervigilante », est angoissée dans les endroits bondés. D'autres témoins évoquent les insomnies, la perte d'appétit, de poids, l'épuisement physique, les crises de panique. Tous souffrent de troubles de stress post-traumatique, ces symptômes qui surviennent après un événement bouleversant.

La souffrance de ne pas avoir pu les sauver:

Une autre employée a passé de longues minutes cachée sous un bureau à écouter « les cris et les coups de feu à n'en plus finir. » Elle se rappelle ainsi comment, dans les jours suivant l'attentat, elle s'est effondrée sur le trottoir au passage d'un joggeur vêtu de noir. Son collègue, un homme d'une cinquantaine d'années, est quant à lui resté coincé dans sa voiture sur le parking de son bureau, se souvient-il.

« Je suis retourné travailler le vendredi après les attentats. J'ai vu une voiture sombre qui ressemblait à celle des Kouachi. Je n'ai pas pu sortir de ma voiture », confie-t-il à la cour d'assises, spécialement composée pour juger les attentats de « Charlie Hebdo », de Montrouge et de l'Hyper Cacher jusqu'en novembre.

Parmi tous les sentiments qui troublent ces « victimes oubliées », la culpabilité se fraie un passage. La honte d'être vivant quand d'autres ont perdu la vie et aussi la détresse de s'être trouvé impuissant face à l'épouvantable. « J'ai culpabilisé de ne pas avoir réussi à monter » à l'étage de « Charlie Hebdo », témoigne ainsi cette employée qui a fait face à Chérif Kouachi avant que celui-ci ne se détourne.

Celle qui se dit pourtant « battante » confesse être « honteuse d'être malade par rapport aux autres victimes ». « Je n'ai pas été tuée », répète cette femme qui ne supporte plus les « bruits » ou « les gens qui crient » depuis janvier 2015. Elle raconte dans un sanglot comment elle a appelé la police en ayant « un peu l'espoir de pouvoir les sauver ». Avant d'entendre les coups de feu.

Un jour, le «super-héros», un autre, la dépression:

Un autre voisin de « Charlie Hebdo », qui a lui aussi fait face aux armes de guerre des frères Kouachi, retrace les aléas de ses émotions. Entre volonté de sauver le monde et abattement. « Parfois, je suis pris par mon imagination débordante et je me transforme en super-héros qui change la situation. Et d'autres jours, c'est la dépression, je ne trouve rien d'intéressant. »

Depuis, cet ancien producteur de films chinois a fermé sa société et est devenu intermittent du spectacle : « Diriger une entreprise, ça demande beaucoup d'énergie, d'être compétitif ». Tout ce dont il manquait après voir croisé le chemin des terroristes.

Manque d'envie, perte de motivation, blocages. Les quatre témoins qui se sont succédé à la barre avant lui ont tous rencontré le même problème. Et après plusieurs mois, voire années d'arrêts maladie, ils ont tous les quatre été licenciés par leurs employeurs.
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/faits-divers/ ... 380728.php
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par Crapulax »

..............................Attentats de janvier 2015: Les accusés se disent «impressionnés par la dignité» des victimes.............................


Les accusés se sont exprimés vendredi à la fin de cette semaine d’audience consacrée aux témoignages des survivants et des proches des victimes de la tuerie de Charlie Hebdo.


Au terme d'une bouleversante semaine de témoignages des survivants et des proches des victimes décédées de la première tuerie des attentats de janvier 2015, le président de la cour d'assises spéciale de Paris a donné la parole à ceux qui sont jugés. Tour à tour, en cette fin de journée de vendredi, les accusés — onze encourent vingt ans de prison, deux risquent la perpétuité et un autre est poursuivi pour un délit passible de dix ans — ont exprimé leur ressenti.

« J'aimerais dire aux victimes qu'elles ont beaucoup de courage de venir témoigner à la barre. C'est très fort émotionnellement, j'espère que ce procès leur apportera des réponses, qu'elles puissent faire leur deuil », commence Abdelaziz Abbad. Près de lui, Miguel Martinez se dit « impressionné par la dignité » des victimes : « J'étais anxieux à l'idée de croiser leur regard. Je n'ai vu aucune haine chez personne. »

«Une bonne chose que l'on puisse voir ces dessins»:

« Moi, j'ai vu de la haine et de la colère que je peux comprendre. » Amar Ramdani prend la parole et évoque pendant plus de dix minutes son sentiment, à l'aise et d'un ton calme. « Venir parler ici, ça ne doit pas être facile. Je me suis senti comme un voyeur. Je ne les connais pas et ils viennent parler avec une voix tremblante et ils se mettent à pleurer. »

Maladroitement, l'accusé de 39 ans « félicite » Hélène, la fille du dessinateur Honoré pour son témoignage, « remercie la femme de Michel Renaud (NDLR : journaliste décédé), qui a dit avoir de la compassion pour nous. C'est la seule qui nous a regardés. »

Le détenu demande également à Sigolène Vinson, une des rescapées de la tuerie de Charlie Hebdo, de ne pas s'excuser d'avoir cru voir de la douceur dans le regard d'un des frères Kouachi : « Il ne faut pas s'excuser de chercher de la douceur au milieu de la douleur. »

Christophe Raumel, le seul accusé libre, s'avance à la barre et commente : « Eux, ils disent que c'est des survivants, moi je dis que c'est des bons vivants, note-t-il en cherchant ses mots. Après tout ce qu'ils ont traversé, tout le monde ne pourrait pas encaisser ça. Toute la force que je peux leur donner, je leur donne à tous. »

Tous se disent « choqués » par les images « dures » de la scène de crime dans la salle de rédaction de « Charlie Hebdo » diffusées lundi. L'un d'eux aborde les dessins des caricaturistes que la cour a pu voir cette semaine. Nezar Mickaël Pastor Alwatik s'étonne : « Je pensais pas que j'allais rire, sourire pendant ce procès. Mais ça a été le cas. Ça a été une bonne chose que l'on puisse voir ces dessins. »

«Je suis mal à l'aise», s'offusque une avocate des parties civiles:

Et puis Ali Riza Polat prend la parole. Le détenu s'était fait remarquer le matin en explosant dans le box des accusés alors que Raphaël, le fils de Bernard Maris, terminait de témoigner. « Venez mardi quand y aura l'enquêteur de la SDAT (NDLR : la sous-direction antiterroriste). Je vais tout déballer », avait-il crié. Ces deux fils de p****, ces en***** de Kouachi, je les connais pas. Amedy Coulibaly, c'était mon ami, je le reconnais. »

Ce vendredi après-midi, il s'excuse : « Désolé pour mon comportement […] J'ai hâte que la vérité sorte. Les familles ont été très fortes. Je vais essayer… Pardon, je vais dire la vérité. Elle viendra à partir de mardi. »

Si le degré de sincérité des accusés est difficile à évaluer, du côté des parties civiles, l'expression de leur ressenti ne fait pas l'unanimité. Une avocate s'offusque : « Je suis mal à l'aise. Je peux comprendre que les accusés, dans le cadre de leur défense, veuillent se démarquer de ces faits graves, commence-t-elle. Mais je ne suis pas sûre que l'appréciation du témoignage d'une victime ait sa place ici. »

Elle assène : « Quand on vend des armes et des kalachnikovs, ce n'est pas pour jouer au golf. »
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/faits-divers/ ... 383275.php
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par Anne32 »

Mais il ne faut pas s'étonner de la réaction des accusés
C'est classique
C'est pas moi, c'est l'autre
Pris en flagrant délit de vol de mouton, il criera "Allez vous en sales bêtes"
C'est une histoire que j'ai toujours entendue en Algérie
Les justiciers au petit pied, s'indignent déjà d'un verdict qui n'a pas été prononcé
Peut être ont ils des infos que nous n'avons pas.Ils pourraient nous les communiquer
Ou alors leur boule de cristal fait des merveilles
J'attends les décisions des magistrats
Il sera alors temps de s'indigner si les peines paraissent trop légères
Ah, ces donneurs de leçons, bien en sécurité derrière leur clavier
Ils savent tout, jugent de tout, taillent à bras raccourcis, sans tenir compte des évènements, seulement juste en fonction de leur ressenti
Je leur conseille de mettre leur bravoure en action et d'aller flinguer les accusés dans leurs boxes
Là, je leur tirerai mon chapeau
Alors, qui, qui, se décide le premier??????
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par mic43121 »

Anne32 a écrit : 12 septembre 2020 15:34 Mais il ne faut pas s'étonner de la réaction des accusés
C'est classique
C'est pas moi, c'est l'autre
Pris en flagrant délit de vol de mouton, il criera "Allez vous en sales bêtes"
C'est une histoire que j'ai toujours entendue en Algérie
Les justiciers au petit pied, s'indignent déjà d'un verdict qui n'a pas été prononcé
Peut être ont ils des infos que nous n'avons pas.Ils pourraient nous les communiquer
Ou alors leur boule de cristal fait des merveilles
J'attends les décisions des magistrats
Il sera alors temps de s'indigner si les peines paraissent trop légères
Ah, ces donneurs de leçons, bien en sécurité derrière leur clavier
Ils savent tout, jugent de tout, taillent à bras raccourcis, sans tenir compte des évènements, seulement juste en fonction de leur ressenti
Je leur conseille de mettre leur bravoure en action et d'aller flinguer les accusés dans leurs boxes
Là, je leur tirerai mon chapeau
Alors, qui, qui, se décide le premier??????


Je suis bien d'accord avec toi..
Pris la main dans le sac ..il dit c'est pas moi…
:]
Et ce n'est pas moi qui l'ai inventé ..
Je l'ai appris la bas .
Et je l'ai constaté chez moi..
:hello:
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par Bertrand »

Anne32 a écrit : 12 septembre 2020 15:34 Je leur conseille de mettre leur bravoure en action et d'aller flinguer les accusés dans leurs boxes
Ce serait bien stupide.

Mieux vaut les laisser au sort qui les attend : perpétuité filmé 24h/24 par des caméras infra-rouges en prison.
Vont avoir le temps de regretter le temps où ils étaient libres.
Je suis en réalité un petit magicien noir. Et nul ne peut voir mon vrai visage!
N'écoutez surtout pas ma musique! : https://www.youtube.com/watch?v=uaRHCKHU2Pw
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par latresne »

Bertrand a écrit : 13 septembre 2020 21:47
Anne32 a écrit : 12 septembre 2020 15:34 Je leur conseille de mettre leur bravoure en action et d'aller flinguer les accusés dans leurs boxes
Ce serait bien stupide.

Mieux vaut les laisser au sort qui les attend : perpétuité filmé 24h/24 par des caméras infra-rouges en prison.
Vont avoir le temps de regretter le temps où ils étaient libres.

La perpuité n'existe + en France en réalité ,c'est 30 ans ou 22 ans max selon certains cas.
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par Bertrand »

latresne a écrit : 13 septembre 2020 22:25 La perpuité n'existe + en France en réalité ,c'est 30 ans ou 22 ans max selon certains cas.
La perpétuité avec 22 ans de sûreté et ensuite à l'appréciation des juges d'application des peines c'est la peine maximale ouais...

En même temps après 22 ans de prison les risques de récidive sont minimes, en plus on peut parier qu'ils feront plus de 22 ans.
Je suis en réalité un petit magicien noir. Et nul ne peut voir mon vrai visage!
N'écoutez surtout pas ma musique! : https://www.youtube.com/watch?v=uaRHCKHU2Pw
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par latresne »

Bertrand a écrit : 13 septembre 2020 22:34
latresne a écrit : 13 septembre 2020 22:25 La perpuité n'existe + en France en réalité ,c'est 30 ans ou 22 ans max selon certains cas.
La perpétuité avec 22 ans de sûreté et ensuite à l'appréciation des juges d'application des peines c'est la peine maximale ouais...

En même temps après 22 ans de prison les risques de récidive sont minimes, en plus on peut parier qu'ils feront plus de 22 ans.

"..aprés 22 ans de prison les risques de récidive sont minimes..",pas si sûr .
"Le temps ne fait rien à l'affaire ,quand on est ..." Brassens .
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par Crapulax »

Mieux vaut les laisser au sort qui les attend : perpétuité filmé 24h/24 par des caméras infra-rouges en prison.
Vont avoir le temps de regretter le temps où ils étaient libres.
Oui...Et que cela coûte des ronds aux contribuables français...Qui "payent" en quelque sorte les frais de logistique et d'entretien de tarés qui ont flingué des innocents ou ceux ayant pactisé avec les terroristes...

....Il faudrait les déconnecter cérébralement....A vie...Pas besoin de barreaux,pas besoin de surveillance,pas besoin de caméras,pas besoin de télé,pas de risque de "mystification" pour les autres, etc etc....Sur une chaise H24...Un légume...Qui passerait son temps à rester la bouche ouverte avec le regard vide de tout....Solution qui respecte la loi....Vu qu'il ne s'agit pas d'une peine de mort...."Directe,physique et définitive"...

Il faut rappeler que ce sont des combattants,se déclinant eux-même comme ennemis de la France...Des soldats de Dieu comme ils disent...A ce titre ils devraient aussi être jugés par un tribunal militaire qui lui les condamnerait surement à la peine capitale ou encore à la déchéance de nationalité...
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par sofasurfer »

Anne32 a écrit : 12 septembre 2020 15:34 Mais il ne faut pas s'étonner de la réaction des accusés
C'est classique
C'est pas moi, c'est l'autre
Pris en flagrant délit de vol de mouton, il criera "Allez vous en sales bêtes"
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Ah, ces donneurs de leçons, bien en sécurité derrière leur clavier
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Alors, qui, qui, se décide le premier??????
Sans excuser personne, il y a des pauvres hères qui se sont fait embrigader par des manipulateurs, c'est deja arrivé par le passé et ce ne m’étonne pas dans ce genre d’opération terroriste.

Cela ne minimise en rien la responsabilité de chacun des prévenus...
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par vivarais »

Bertrand a écrit : 13 septembre 2020 22:34
latresne a écrit : 13 septembre 2020 22:25 La perpuité n'existe + en France en réalité ,c'est 30 ans ou 22 ans max selon certains cas.
La perpétuité avec 22 ans de sûreté et ensuite à l'appréciation des juges d'application des peines c'est la peine maximale ouais...

En même temps après 22 ans de prison les risques de récidive sont minimes, en plus on peut parier qu'ils feront plus de 22 ans.
est ce que comme aux USA et en nouvelle Zélande la perpétuité incompressible ce ne serait pas mieux
en France il y a quelques cas comme cela mais c'était des condamnations d'il y a plus de 20 ou 30 ans
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Re: Procés des attentats islamistes de janvier 2015 à Paris.

Message par Crapulax »

..........................Attentats de janvier 2015: Dans l’imprimerie avec les frères Kouachi, «mon Dieu, que c’était dur !».......................


A jamais liés par l’épreuve, Michel Catalano, patron du site de Dammartin-en-Goële où s’étaient retranchés les terroristes, et son graphiste ont livré mercredi un récit bouleversant devant la cour d’assises spéciale de Paris.

Le patron de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële Michel Catalano et son graphiste ont témoigné ce 16 septembre au procès des attentats de janvier 2015.


Michel Catalano est en larmes. Le patron de l'imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) où s'étaient retranchés les frères Kouachi, vient de raconter à la cour d'assises spéciale de Paris, ce mercredi 16 septembre au procès des attentats de janvier 2015, son huis clos terrifiant avec les deux terroristes, cette journée où il a plusieurs fois été persuadé qu'il allait mourir.

Son épouse le réconforte à la barre. De retour sur le banc des parties civiles, ce sportif accompli de 53 ans tombe dans les bras de Lilian, son ancien employé, qui a passé plus de huit heures recroquevillé sous l'évier du réfectoire de l'entreprise. Les deux hommes s'étreignent, à jamais unis par épreuve traversée.

Quand il aperçoit, au matin du 9 janvier 2015, dans son entreprise, deux hommes vêtus de noir, armés de Kalachnikovs et d'un lance-roquettes, Michel Catalano comprend immédiatement qu'il fait face aux assassins de « Charlie Hebdo » en fuite. « Je vais vers Lilian et je lui dis : Ce sont eux. Il me regarde un peu étonné, mais il voit la peur dans mes yeux, là où je vois la peur dans les siens.

Je lui dis : Cache-toi, coupe ton portable ». Le jeune graphiste, à l'époque âgé de 26 ans, se réfugie dans un minuscule réduit. « J'avais réfléchi la veille à l'endroit où je me cacherais s'ils venaient ici », révèle le jeune homme au catogan et à la chemise à carreaux.

«Tout faire pour que Lilian s'en sorte vivant»:

A partir de ce moment-là, Michel Catalano n'a plus qu'une seule obsession : « tout faire pour que Lilian s'en sorte vivant ». Tous ses actes seront guidés par cet objectif. « J'ai fait plein de choses que je ne me pensais pas capable de faire. Je suis resté calme. Mon cerveau a été capable de mettre par-dessus tout la survie. C'était celle de Lilian qui me préoccupait le plus », insiste-t-il lors de son émouvante déposition, entrecoupée de sanglots.

C'est ainsi qu'il propose aux deux frères de boire un café, qu'il répond à leurs questions avec un sang-froid époustouflant ou qu'il soigne Chérif Kouachi, blessé par un tir de gendarme. « J'ai gardé mon calme mais, mon Dieu, que ça m'a pris de l'énergie, mon Dieu, que c'était dur », souffle-t-il, éprouvé. A trois reprises, il assure à ses geôliers qu'il est seul dans le bâtiment.

Contorsionné sous son évier, Lilian perçoit des bribes de conversation. Il sait que son patron fait face aux terroristes − il pense même qu'un autre employé est présent. « J'ai pensé à Michel qui s'était sacrifié pour moi », livre-t-il la voix brisée par l'émotion. Il est surtout terrifié à l'idée d'être découvert, obnubilé par les incessantes vibrations de son téléphone qui pourraient le trahir.

«Il était à 30 cm de là où j'étais»:

A un moment de la journée, Saïd Kouachi pénètre dans le réfectoire pour chercher de la nourriture. « Il a ouvert le meuble à côté du mien. Il était à 30 cm de là où j'étais », raconte l'ex-reclus d'une voix étouffée, les mains tremblantes. « Il a fait couler de l'eau dans le lavabo. Comme j'avais bouché le siphon, l'eau ruisselait dans mon dos. Je n'avais qu'une peur: Qu'il voie de l'eau couler et qu'il ouvre la porte. Mon cerveau s'est mis en pause, mon cœur s'est mis en pause.

C'était irréel », poursuit-il, donnant l'impression de revivre cette scène traumatisante. Pour tenir le coup, il pense à ce qu'il fera s'il s'en sort vivant:«demander ma femme en mariage, passer encore plus de temps avec ma famille…»

En début d'après-midi, Michel Catalano a enfin la permission de sortir de son imprimerie. « Une fois dehors, j'ai eu une vraie angoisse. J'ai pensé à ma famille, mais j'ai aussi pensé que j'avais abandonné Lilian à l'intérieur, relate-t-il. Tant qu'il était à l'intérieur, j'avais le souffle coupé, j'étais en apnée. […] Il allait mourir, et moi j'étais vivant. » A l'air libre, il insiste à trois reprises auprès des gendarmes pour qu'ils n'oublient pas son graphiste.

En fait, les forces de l'ordre sont déjà en relation avec lui. Au prix de savantes contorsions, il a pu accéder à son portable et envoyer des appels à l'aide à ses proches. Le GIGN s'enquiert de sa capacité éventuelle à sauter par la fenêtre : « J'avais envisagé ce scénario 300 fois dans ma tête mais je n'avais plus de jambes, plus de circulation sanguine. Je n'aurais jamais pu courir. C'était impossible. »

«Aujourd'hui, Michel, c'est mon héros»:

L'assaut est finalement donné et le jeune homme évacué. « Quand j'ai entendu cibles neutralisées, otage vivant, j'ai enfin pu respirer », se souvient Michel Catalano. Le jeune graphiste évoque l'émotion qui le submerge aussi en voyant son patron qu'il croyait mort. « Aujourd'hui, Michel, c'est mon héros », dit-il.

Incapable de revenir à Dammartin, Lilian a retrouvé du travail ailleurs, loin de chez lui. Il raconte les cauchemars, la peur de prendre les transports en commun et l'aide que lui procure la méditation. Il exprime aussi le traumatisme de la frénésie médiatique dont il a fait l'objet et son aspiration à redevenir anonyme.

Profondément meurtri lui aussi, Michel Catalano se bat pour son entreprise et pour « continuer à vivre ». « J'aurais tellement aimé que Lilian ne soit pas là ce jour-là, conclut-il sa déposition. Mais ma plus grande joie, c'est qu'il est auprès de sa famille aujourd'hui. »
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/faits-divers/ ... 386236.php
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
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