Crapulax a écrit : 08 octobre 2020 05:14
lotus95 a écrit : 07 octobre 2020 15:02
Le tout étant de définir ce qu'est le n'importe quoi ... vivre normalement ? Ne pas accepter de restrictions infondées? Ne pas croire aux com anxiogènes des médias?
Si tu penses ainsi alors....Ou si d'autres pensent pareil alors....Que faire?...Problème de responsabilité personnelle?....Face à un virus?...Parce que le soucis c'est que l'on peut mettre volontairement sa santé en jeu mais a t'on le droit de faire courir un risque aux autres?
...La responsabilité n'est-elle pas collective?
Je ne pense pas comme ça par plaisir ou par esprit de contradiction et encore moins par égoisme, c’est le cumul des faits et l’analyse des chiffres qui me fait aboutir à ces constats. Pour moi, le point primordial est de se connecter à la réalité, aux faits et études scientifiques, sans quoi on ne fait que parler dans le vide et nourrir des fantasmes qui nous emmènent dans le mur.
Or, les facteurs qui biaisent la réalité sont nombreux ; de même que les faits qui contredisent les postulats politiques établis
Donc bien sûr, la responsabilité est collective dès lors qu’on est face à un virus véritablement dangereux et une épidémie réellement en progression, et pour autant que les preuves scientifiques vont dans le sens d’une mise en cause des comportements plutôt que la simple saisonnalité ;
et dans ce cas, on peut s’en sortir avec des mesures raisonnables ; les obligations et restrictions sont d’autant mieux appliquées qu’elles sont comprises par le plus grand nombre.
Dans le cas contraire ou face à des incertitudes, le bon sens voudrait qu’on mesure tous les risques de mesures sanitaires infondées ou disproportionnées dans tous les domaines ;
- les pathologies potentiellement plus graves laissées de côté par manque de place ou parce qu’elles rapportent moins (j’ose espérer que ce dernier cas est marginal)
- l’isolement et le dénuement affectif des personnes âgées ou à risques ;
- le chômage et la pauvreté induits par la mise à mort de certains secteurs économiques ;
- les dégâts psychologiques irréversibles liés à une propagande anxiogène continue ;
- l’incitation à la délation et à la violence …
représentent bien plus de facteurs de mortalité qu’un virus à létalité faible quand on daigne le soigner avec les moyens dont on dispose
Force est de constater qu’on est loin de la vision d’ensemble et de la relativisation dans la communication actuelle ; au contraire, on cherche en permanence à enfoncer le clou pour justifier de nouvelles mesures toujours plus restrictives.
Pire, faire porter la responsabilité aux citoyens permet de se dédouaner des erreurs passées et noyer le dépouillement du système hospitalier dans une prétendue 2ème vague ; et le coup de maître est dans l’utilisation de la nature humaine et de ses faiblesses ou petitesses pour parvenir à l’objectif.
Le conditionnement à la peur et la culpabilisation est une tactique connue et on en voit les résultats : l’individu lambda est bien plus prompt à condamner son voisin qu’à remettre en cause les paroles venues d’en haut ; de même que tout dire et son contraire permet de cliver, braquer ou embrouiller et désintéresser
Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple vous pouvez faire ce qu’il vous plaît.
Hannah Arendt.
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.
George Orwell.