moi quand même, je suis assez surpris que ce radicalisme,certains défendent ce "type" , je n'ai pas d'autres mots, qui quand même affiche un islamisme revendiqué, qui traite les femmes qui ne suivent pas la religion musulmane avec extrême rigueur de colabos de l'occident, qui a pris ses distances avec LFI parce qu'il y aurait trop d'islamophobes dans ce parti et qu'ils ne défendaient pas assez les musulmans....Kelenner a écrit : 20 janvier 2020 07:05 Étonnant de voir le zèle soudain de la « justice « , on est pas habitué à ça... quand il s’agit de Ferrand, Bayrou ou Fillon pour des faits autrement plus graves, les serpillèr.. euh pardon « « « magistrats « « « mettent trois ans avant la moindre convocation pour finir par enterrer discrètement les dossiers par des non-lieu en série. Je n’ose pas imaginer qu’il y ait un lien avec le fait que le type a été à l’origine de l’affaire Benalla..![]()
Le 10 novembre dernier, il était en première ligne pour dénoncer l’« islamophobie ». Juché sur le toit d’une fourgonnette, entre slogans indigénistes, quasi-“fatwas” lancées aux ennemis déclarés du communautarisme et mimiques dignes d’un télévangéliste américain, il coordonnait le rassemblement. « C’est pas les musulmans qui posent problème, c’est Valeurs actuelles qui a la haine », scandait-il alors, euphorique. Ne voyant, comme certains grands noms de la gauche politique, collaborationnistes appâtés par de chimériques gains électoraux en banlieue et co-signataires –comme lui – de l’indigeste tribune publiée par Libération, aucun problème à défiler main dans la main avec indigénistes, islamistes et autres activistes de l’anti-France.
Journaliste le jour, militant “antiraciste” la nuit (et vice-versa, la frontière entre ses deux occupations étant parfaitement trouble), le cas Bouhafs n’en finit plus de diviser la profession. En juin 2019, il avait été interpellé en marge d’un mouvement de sans-papiers à Alfortville (94) et avait vu son téléphone portable confisqué par les forces de l’ordre ; il a alors pu compter sur l’indéfectible soutien, entre autres, de Libération, mais aussi de Gaspard Glanz, le photoreporter-black block indépendant (et fiché S) qui avait été interpellé en avril pour outrage à agent. D’autres voix journalistiques, reluctantes à prendre parti pour ce qui semblait plutôt être un trublion communautariste qu’un authentique journaliste, avaient alors fait entendre d’autres sons de cloche.
Professeur ès fake news
Car Taha Bouhafs n’était déjà plus cet illustre semi-inconnu qui avait, en mai 2018, mit le feu aux poudrières de l’Élysée en filmant les prouesses guerrières d’Alexandre Benalla, traçant la route d’un scandale qui fera trembler la majorité macronienne tout l’été 2018 durant. À 22 ans, le palmarès de l’intéressé a en effet de quoi surprendre. Ex-tête de liste de la France insoumise pour les législatives de 2017 dans la deuxième circonscription de l’Isère, l’activiste s’était alors fait vaguement connaître pour une altercation (une « agression physique », glissera Bouhafs) avec un militant En Marche. Et son opposant LREM, Jean-Charles Colas-Roy, de commenter, après coup, l’incident « que Bouhafs est venu créer lui-même pour se faire de la pub ». Deux ans plus tard, journaliste autoproclamé, force est de constater que ses tactiques n’ont pas changé.
Et pour cause. Quel genre de journaliste porterait un tel soin, une telle opiniâtreté à diffuser des fake news aussi orientées ? On a encore en tête l’épisode des grèves étudiantes de Tolbiac, en avril 2018, où le jeune militant s’était illustré, une fois encore, en déclarant que « les CRS [épongeaient] le sang à l’intérieur de la fac ». Léger problème cependant : nulle trace, dans les locaux de la faculté, de la fameuse flaque de sang, si complaisamment relayée, pourtant, par le Média (alors dirigé par Sophia Chikirou, l'irascible “très” proche de Jean-Luc Mélenchon).L’affaire, devenue depuis lors un véritable cas d’école de désinformation, avait également vu l’ex-candidat LFI jurer avoir été agressé par les CRS. La scène, filmée, montrait pourtant l’inverse : un Bouhafs furibard, traitant les CRS présents de « grosses merdes » avec un tel savoir-faire que l’on jurerait, à l’entendre, qu’il avait fait cela toute sa vie. Le tweet du militant, rapidement supprimé, n’a cependant pas empêché la scène de refaire surface peu de temps après.
Particulièrement prolixe sur les réseaux sociaux, l’homme a rapidement – et sûrement – su se forger une image médiatique atypique. À la manière d’un Yassine Belattar, clown triste de l’islam politique, Taha Bouhafs s’engouffre dans la brèche ouverte par une gauche médiatico-politique en quête désespérée d’un porte-voix des banlieues qui soit à ses bottes – il y a du Tantale dans cette hasardeuse stratégie. Aujourd’hui, l’homme est devenu un habitué des saillies, tantôt sécessionnistes, tantôt menaçantes. Il lui est arrivé, parfois, de flirter dangereusement avec l’antisémitisme, grossièrement grimé en “antisionisme” pour l’occasion, comme une bien bancale caution de respectabilité. En réaction à l’agression verbale dont a été victime Alain Finkielkraut le 16 février dernier, en marge d’une mobilisation de “gilets jaunes” – l’académicien avait été menacé et traité, pêle-mêle, de « facho », de « sale enculé » ou de « sale sioniste de merde » – le leader de Génération.s Benoît Hamon avait alors publiquement défendu le philosophe… et s’était attiré les foudres du provocateur militant. Rogue et goguenard, il tweetait : « Sale sioniste veut dire sale juif ? Sacré Benoit, c’est bientôt le dîner du CRIF, et t’as pas envie d’être privé de petits fours, je comprends. » À peine voilé, le putride antisémitisme d’extrême-gauche imprimait sa marque.
Également, au tableau de ses faits d’armes militants, des attaques répétées contre les laïcs, apostats de l’islam, ou simple critiques d’une certaine religion toujours plus présente dans l’espace public. Grand amateur d’assignations identitaires, ne pouvant concevoir que des Français d’origine maghrébine aient l’outrecuidance de condamner les dérives de l’islam politique – on se souvient de son « arabe de service » à l’attention de l’historien Nader Allouche, ou encore de ses algarades twitteriennes contre les « collabeurs » Majid Oukacha, Zohra Bitan ou Zineb el Rhazoui – Taha Bouhafs pratique également le cyberharcèlement. Voire même le « doxxing », cette pratique qui consiste à dévoiler et diffuser les coordonnées personnelles d’une personne, dans l’optique de la livrer en pâture aux réseaux sociaux. La même Zohra Bitan, chroniqueuse des Grandes Gueules sur RMC, en a d’ailleurs fait les frais en juillet 2019.
Proche du Comité Adama – association de tous les communautarismes où il a fait ses premières armes politiques en 2016 –, “filleul” militant de l’élu de Saint-Denis Madjid Messaoudene et de Youcef Brakni (figure, lui aussi, du Comité Adama et porte-parole autoproclamé des banlieues), Bouhafs avait déjà entamé sa prise de distance d’avec les partis politiques “traditionnels”. En juillet dernier, alors que l’été suivait son cours et que l’AMFiS (université d’été de la France insoumise) faisait de même, c’est lui qui a tronqué, décontextualisé, et diffusé le fameux « on a le droit d’être islamophobe » du philosophe Henri Peña-Ruiz. La polémique enflant, Bouhafs se retrouve à ferrailler avec Benoît Schneckenburger, cadre insoumis qui l’avait alors mis devant ses agissements, dont les méthodes tout à fait contestables ont gêné plus d’un responsable du parti. Il s’écarte du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, mais conservera des liens avec certains de ses figures connues, Éric Coquerel et Danièle Obono en tête – qui sait, cela peut toujours servir.
Pyromane d’abord, pompier ensuite
Patron du pure player Là-bas si j’y suis, Daniel Mermet le prend sous son aile en décembre 2018. L’homme, qui est accessoirement cofondateur de l’organisation altermondialiste Attac, est satisfait de son nouveau protégé. « C’est sur ses qualités de très jeune journaliste qui se précipite sur des situations très vite qu’il a été recruté. Il a été très malin sur Benalla et très malin sur les gilets jaunes. Il est là où je ne vais pas. » confiait-il alors à Libération, dithyrambique. Inconsciemment, Mermet mettait alors le doigt sur la charnière principale de la méthode “Bouhafs” : attiser les braises de l’émeute, sur les réseaux sociaux notamment, puis filmer. Le mode d’action du militant, connu et reconnu, n’en est pas moins toujours efficace – à défaut d’être journalistique. Et son camarade de “luttes” Youcef Brakni de commenter : « À 25 ans ? J’espère qu’il sera Président de la République et qu’il aura rassemblé toute la gauche. » En l’état, le temps passe, et la gauche aussi.
Innocent cette raclure? je crois pas...continuez de le défendre....

