junomille a écrit : Enseignante retraitée, je pense à cette jeune maîtresse de maternelle qui part le matin pour son dernier jour d'école ( c'est aussi important que le jour de la rentrée), jour qui se révèle être son dernier jour de vie. Bien sûr, c'est un fait divers bien ordinaire que celui de la personne qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment face à un disent ne rien pouvoir faire malade mental. Et le ministre de déplorer un drame sur une enseignante modèle! Fréquente-t-il les inspecteurs? C'est quand on est victime d'agression qu'on devient exemplaire? Au cours de ma carrière, il m'est arrivé de rencontrer des parents violents mais heureusement sans conséquences dramatiques. Signaler des parents maltraitants expose à des représailles quand les services sociaux avouent leur modeste pouvoir d'intervention. "On ne sépare pas les enfants de leur famille" même quand des faits odieux sont avérés. C'est sûr, on ne peut pas surveiller les dégénérés mais on peut les empêcher de rentrer dans les écoles. Elle aurait pu s'en prendre également aux enfants ce qui s'est déjà produit. Arrêtons d'associer les écoles à des halls de gare.
Totalement d'accord. Après 1968, des Bisounours ont eu l'idée "d'ouvrir les écoles sur la vie"...c'est à dire de construire des bâtiments qui ne soient plus entourés d'un mur, percé d'une seule porte, ouverte à heure fixe, et surveillée par un(e) concierge ( pour les plus âgés, votre école était comme ça )
Maintenant, les écoles/collèges/lycées sont bâtis de telle façon que "la vie" y entre à qui mieux mieux, et dans le cas dont nous parlons, c'est "la mort " qui est entrée.
Dans ma région, je remarque que petit à petit, grâce à des aides du Conseil Général, on clôture peu à peu ce qui ne l'était pas, on installe des vidéosurveillances, etc. Preuve que ce n'est pas inutile...
Que l'importance soit dans ton regard et non dans la chose regardée.
Plus un corps tombe moins vite, moins sa vitesse est plus grande.