C'est pour cela que des lois promulguent que l'état doit être neutre face à toutes les religionsVictor a écrit : Vous opposez état de droit et liberté d'expression. Comme si l'état de droit menaçaient la liberté d'expression et inversement. Au contraire, ils doivent se renforcer mutuellement, c'est pour cela que je dis qu'il ne faut rien lâcher. Ils ne sont rien l'un sans l'autre. L'état de droit fixe les limites de la liberté y compris la liberté d'expression. Sans les lois qui à la fois garantissent cette liberté et en fixent les limites, nous basculons dans la loi de la violence et du totalitarisme politique et religieux. C'est pourquoi il ne faut en aucun cas tolérer les propos que vous sembliez défendre. Les tolérer, c'est remettre en cause l'état de droit, première garantie de la liberté d'expression.
Plus l'état sort de ce cadre et devient partial et plus y'aura de soucis
Au niveau judiciaire des voix s'élèvent quant aux dérives de l'état
Les jihadistes ont fait un joli coup en France : diviser les français et nous restreindre la liberté d'expression en se servant de l'arme judiciaire pour des mots qui déplaisent"Il faut faire attention à ne pas agir sous le coup de la tension et de l'émotion", abonde le président du Syndicat des avocats de France (SAF) Jean-Jacques Gandini, qui s'inquiète de voir "des peines de prison ferme prononcées pour de simples dérapages verbaux".
"Le gouvernement est en train de profiter de l'affaire Charlie pour faire emprisonner pour des mots. Heureusement, face à la menace terroriste, la justice sait frapper promptement et sévèrement à côté de la cible", ironise sur Twitter l'influent blogueur judiciaire Maître Eolas qui conseille à ses confrères de "refuser les comparutions immédiates pour apologie et de demander un délai".
"Que le parquet recommande la fermeté, c'est normal. Maintenant, si les juges ne font pas de différence entre les degrés de gravité, c'est grave. Le parquet s?enflamme mais c'est au juge de tempérer", réagit aussi l'ancien bâtonnier de Paris, Me Jean-Yves Le Borgne, pour qui "une situation tendue comme aujourd'hui ne justifie pas l'aveuglement".


