Je fais partie de la génération qui au contraire voit s'éloigner la perspective de toute retraite du fait de certains abus des précédentes. Je fais également partie de la génération qui a des enfants en bas âge et qui s'interroge sur le monde qu'elle souhaite leur laisser. Contrairement à nombre d'entre vous (désolé les "vieux"Victor a écrit :
Je pense que tu es un bon exemple de cette génération d'irresponsable prêt à charger les politiques ou tout autre catégorie sociale plutôt que de se regarder en face et d'assumer ses choix pour les générations suivantes.
Donc non, je ne me voile pas la face et je suis prêt à assumer des choix. Mais il faut qu'ils aient une vraie pertinence concernant mon avenir et celui de mes enfants, pas qu'ils soient limités à préserver le bien-être de certains. Or je constate aujourd'hui que les seules décisions qui sont prises ne le sont pas pour le futur du pays et des citoyens, mais pour permettre, par pur électoralisme à travers des réformes "à minima", la conservation des privilèges de ceux qui ont déjà "bien vécu" ...
Et pourtant, je refuse de me laisser enfermer dans ce qu'on appelle parfois le "TINA" (There Is No Alternative). Oui, il y a des problèmes dans les systèmes actuels. Ils sont obsolètes, inadaptés au monde actuel après 60 ans de bons et loyaux services. Et ce n'est pas en reculant un âge de départ par-ci, en supprimant un petit avantage par-là qu'on résoudra cette question qui nécessite une réflexion profonde au vu des perspectives démographiques réelles (dans 20 ou 30 ans, les baby-boomers ne seront plus là pour "engorger" le système des retraites et plomber les comptes de la Sécu, il faut le garder à l'esprit avant de supprimer tous les mécanismes sociaux).

