Kelenner a écrit :
Ils critiquent l'économie de marché telle qu'elle fonctionne, oui, mais en aucun cas ils ne parlent de passer à la planification, au communisme ou je ne sais quoi. Je ne sais pas d'où tu sors ça en fait. Ca n'a jamais figuré sur aucun de leurs programmes, ni dans aucun discours ou intervention télévisée. Grosso modo leur but est d'arriver à une meilleure répartition des richesses et avec sans doute un contrôle accru de l'Etat sur certains secteurs de l'économie, oui, mais sûrement pas davantage que ce qu'a pu faire un De Gaulle par exemple. Et il y a effectivement l'équation UE à prendre en compte, avec la pression qu'ils auraient à subir je doute fort qu'ils appliquent véritablement leur programme -même si la France a davantage d'arguments à faire valoir que la Grèce, malheureusement pour Syriza.
Ok pour une économie de marché, mais il y a deux éléments qui me gène:
le premier, c'est la taxe inspirée de Piketty, si elle peut se justifier elle est quand même trop importante, le rendement du patrimoine dans une économie occidentale en bon ordre de fonctionnement atteint autour des 6% alors qu'il propose une taxe jusqu'à 10%, ce qui le réduit(sans autres taxes) de 4% chaque année entraînant un manque d'offre sur le marché des capitaux, le seul moyen que je vois c'est par l'intermédiaire de l'Etat qui finalement est contraint de nationaliser de plus en plus de production
Le deuxième est que l'économie de marché fonctionne sur la contradiction de l'intérêt du travailleur face à l'intérêt du consommateur, en augmentant les coûts de main d'oeuvre par réduction de temps sans perte de salaire ou par forte augmentation, le consommateur fera un choix au niveau du prix favorable qu'il trouve strictement à l'extérieur, et l' Etat s'il veut continuer à avoir les finances pour les salaires sera bien obligé de le contraindre, en fin de compte la gestion proposée avec appareil productif tenu par l'Etat et la contrainte du consommateur on ne se retrouve pas loin du fonctionnement de base de l'économie planifiée.
De manière plus subjective je me méfie aussi des personnes pronant une idéologie qui veulent modifier les institutions, et de ceux qui prennent à parti le peuple pour justifier leur point de vue